Métro parisien : AnsaldoBreda et RATP, fin de partie

Ce devrait être le dernier épisode d’un long feuilleton : le 8 mars, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a infirmé la décision du tribunal de commerce de Marseille, rendue le 23 novembre 2011, et décidé de ne pas ordonner la poursuite du contrat conclu entre la RATP et le groupe AnsaldoBreda. Il portait sur la rénovation des lignes 13, 7 et 8 du métro parisien. Comme la RATP était le seul client en France de l’usine AnsaldoBreda de Cannes (114 salariés), c’est l’un des deux sites de rénovation ferroviaire en France qui va fermer, faute de contrats. Deux jours plus tôt, l’usine avait fait partir la dernière rame de la ligne 13 du métro parisien, rénovée dans le cadre d’un contrat portant sur 66 rames. Une livraison effectuée avec près de six ans de retard, précise-t-on à la RATP. Le jugement précise d’ailleurs qu’aucun « manquement à la loyauté contractuelle ne peut être imputé à la RATP, dont la position n’a jamais été entachée d’équivoque ». La RATP rappelle qu’elle a subi « un préjudice considérable en raison de la très mauvaise exécution du marché » par AnsaldoBreda France et sa société mère italienne, AnsaldoBreda SPA. En cause, outre le retard, le niveau de fiabilité des rames, la multiplicité des malfaçons sur un matériel pour lequel la RATP n’a jamais pu obtenir les documentations techniques.
 

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