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05 Mai 2017

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Dossiers > Scania. L’éthanol boostera-t-il ses bons résultats ?

Scania. L’éthanol boostera-t-il ses bons résultats ?

Bus electrique
Tout roule pour Scania ! Avec dix milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 2016, le constructeur a connu une année record. Les commandes ont atteint un très bon niveau en Europe. Ailleurs dans le monde, les résultats sont également en nette progression. Font exception le Brésil, en sérieuse régression, et la Russie où, selon Mats Gunnarson, président de Scania France depuis six ans et aujourd’hui en attente de prendre un poste équivalent en Amérique du Sud, « on a touché le fond ! » Au niveau mondial, les commandes de camions au quatrième trimestre 2016 se sont accrues de 27 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Quant aux livraisons, elles ont battu un record en augmentant de 5 % d’une année sur l’autre.

Sur le marché spécifique des cars et bus, l’heure est aussi à la satisfaction car les immatriculations de véhicules Scania en Europe ont progressé de 10 % entre 2015 et 2016. La part de marché du constructeur s’y établit à 7,2 %, mais avec des disparités importantes selon les pays. Ainsi, en Espagne, celle-ci s’élève à 20,7 %, mais il s’agit pour l’essentiel de châssis nus carrossés par des industriels locaux, comme il est de coutume dans ce pays, à l’image de ce qui s’est d’ailleurs toujours produit au Royaume-Uni.

Autre record pour Scania, le pic des 80 camions par jour sortis de chaîne, en février dernier, dans son usine française d’Angers ! Ce site de production a assemblé 14 260 camions en 2016, dont 4 193 pour la France. Il y a été procédé, en 2016, à 56 nouvelles embauches, auxquelles il convient d’ajouter 605 CDI. L’Europe du Sud reste la première destination pour les véhicules d’Angers, absorbant 74,96 % des volumes produits.

Un indicateur pour jauger de l’état des marchés est donné par la répartition des entreprises de transport selon le résultat courant avant impôt. Per Spjut, président de Scania Finance France, observe qu’en 2007, juste avant la crise, 80 % des clients s’étaient déclarés bénéficiaires, que ce chiffre était descendu à 58 en 2012, mais qu’il était pratiquement remonté à son niveau d’avant-crise en 2015, avec 78 %. Pour 2016, il s’attend à une nouvelle amélioration, compte tenu du faible prix du gazole, de la stabilité sur le marché du pétrole, et des taux de crédit très bas.

« En 2015, nous avons connu une année record pour les cars et bus en France, et 2016 a confirmé ce développement », note Julien Jarossay, responsable du secteur. Pour sa première année de commercialisation dans l’Hexagone, l’Interlink a déjà donné lieu à 70 livraisons. C’est le seul autocar gaz ou éthanol du marché, mais il est, bien sûr, également disponible en version diesel Euro VI. En Urbain, Scania a récemment gagné une tranche RATP pour des Citywide articulés à motorisation GNV (gaz naturel pour véhicules) livrables cette année, et il s’est positionné sur un nouvel et important appel d’offres de la Régie. Il s’agit de 600 à 800 standards « gaz » en trois lots qui doivent obligatoirement être attribués à autant de constructeurs différents, d’où l’optimisme raisonné de Scania qui compte en avoir 200. Le constructeur a abordé 2017 avec pour objectif premier d’accentuer encore sa position dominante sur les énergies alternatives. Côté GNV, outre l’urbain avec les appels d’offres RATP et sept Citywide déjà livrés à Colmar, vingt autocars au gaz circulent déjà sur le territoire français, et éveillent un intérêt grandissant auprès des agglomérations. Surtout, Scania, qui est « le » spécialiste mondial incontesté du bioéthanol, a réussi, l’an passé, au terme d’une véritable épopée, à voir en France son carburant enfin autorisé. Cette autorisation, publiée au Journal officiel le 4 février 2016, permet au constructeur de commercialiser désormais de tels véhicules. Un premier autocar interurbain est actuellement en essai sur la région de Bordeaux. Le bioéthanol est un carburant liquide, facile à manipuler et à stocker. Pas besoin de station de compression comme pour le GNV ! De plus, il réduit de plus de 90 % les rejets de CO2, et bénéficie d’une fiscalité très avantageuse. On peut le fabriquer près de son lieu d’utilisation, à partir de matières amylacées, comme le maïs et le blé, ou sucrières telle la betterave et la canne, ou encore en utilisant des résidus : les marcs de raisin, la mélasse et tous les déchets fermentescibles en général. Les seules contraintes, au demeurant très relatives, résident dans une maintenance légèrement plus rapprochée et une consommation 1,5 fois supérieure à rendement égal, tandis qu’il reste à démontrer à grande échelle que la filière est valide et pérenne. « Sur un bus, l’éthanol est imbattable, affirme-t-on chez Scania, mais le problème est que nous sommes les seuls aujourd’hui à le commercialiser ! Nous ne pouvons donc entrer dans un appel d’offres que s’il est explicitement ouvert à tout carburant. » La RATP y réfléchirait actuellement… Et l’électrique ? « Chez Scania, on ne présente de nouveaux véhicules que s’ils sont techniquement fiables et économiquement viables ! », martèle Julien Jarossay.

Toutefois, le temps semble venu de sortir du bois, puisque le responsable Cars et Bus de Scania réfléchit à mettre un Citywide électrique en essai à la RATP, ce dès la fin de l’année ou au tout début de 2018. Enfin, le constructeur manifeste la ferme volonté de rester leader sur le marché des « cars Macron », d’autant que les premières salves de renouvellement des flottes se profilent déjà à l’horizon. Ces véhicules effectuent des parcours annuels de 200 000 à 300 000 kilomètres, incitant les transporteurs à privilégier des véhicules robustes. Sur ce marché particulier, Scania dispose de deux atouts d’importance : ses chaînes cinématiques, réputées d’une grande robustesse et, en cas de souci technique, son service après-vente présent partout sur le territoire. Le griffon, emblème historique de la marque, pourrait s’envoler vers de nouveaux succès.

Philippe Hérissé

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Retrouvez l’article Scania. L’éthanol boostera-t-il ses bons résultats ? dans le magazine VR&T n°599

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