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05 Mai 2017

Ferroviaire , Bretagne , Region , Rennes , Siemens

Dossiers > Rennes sera la première ville au monde à rouler en Cityval

Rennes sera la première ville au monde à rouler en Cityval

Les Rennais seront les premiers voyageurs au monde à pouvoir se déplacer, dans trois ans, à bord d’un métro automatique léger de nouvelle génération, qui a été baptisé « Cityval ». Il s’agit d’un système de transport entièrement repensé, dont le matériel roulant associé a été présenté, le 22 mars dernier, dans l’usine Siemens de Vienne (Autriche), à la faveur de la sortie de chaîne de la toute première rame. Ce nouveau système concrétise un saut technologique sans précédent par rapport au VAL (véhicule automatique léger) traditionnel, dont les principes constructifs avaient été élaborés, il y a déjà une quarantaine d’années, par une équipe de l’université de Lille, dirigée alors par le professeur Robert Gabillard, avant d’être industrialisés par Matra pour le métro de la métropole lilloise inauguré en 1983. Cette fois-ci, c’est à la ville de Rennes qu’il revient de jouer le rôle de pionnier, en introduisant la technologie Cityval sur sa future ligne b, en cours de réalisation.

Comme à l’accoutumée, Siemens France Mobility, successeur de Matra, joue dans ce projet le rôle de concepteur et d’intégrateur, en s’adjoignant les compétences des centres de recherche et développement, des sites de production et des équipementiers du constructeur, qu’elles viennent de France, de République tchèque, d’Italie, de Suisse ou encore du Royaume-Uni. Toutefois, Christophe de Maistre, président de Siemens France, souligne que 80 % de la valeur du Cityval restent produits dans l’Hexagone, qu’il s’agisse de la conception ou de la réalisation, dont 20 % sont, en outre, directement issus de la région Bretagne. Il y voit donc « un projet français de coopération européenne ». L’industriel allemand compte 7 000 collaborateurs de ce côté-ci du Rhin, et y dispose notamment, comme l’on sait, de son centre mondial pour les automatismes ferroviaires installé à Châtillon, au sud de Paris, et pour les métros automatiques sur pneus, à Toulouse. Siemens France Mobility réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’export, et vient d’ailleurs, il y a quelques jours, de recevoir le prix BFM 2017 du meilleur exportateur étranger implanté en France. Jusqu’ici le VAL lui a plutôt bien réussi puisqu’on dénombre aujourd’hui, à travers le monde, quelque 150 km de lignes exploitées, plus d’un millier de véhicules en circulation, et bientôt cinq milliards de voyageurs transportés.

Cette année, la première ligne (ligne a) du métro de Rennes fête son quinzième anniversaire. A l’époque de sa construction, seul le VAL de Siemens existait sur ce créneau très spécifique des modes de transport guidés et automatiques. La capitale de la Bretagne aurait pu devenir captive d’un seul fournisseur. Mais lorsque l’appel d’offres pour une seconde ligne (ligne b) est lancé, le 2 octobre 2008, six industriels, au moins, sont désormais susceptibles de pouvoir offrir un tel produit : Alstom, Ansaldo, Bombardier, Mitsubishi, Rotem et Siemens. La discussion s’engage aussitôt entre plusieurs candidats déclarés et l’autorité organisatrice de Rennes Métropole. En définitive, fin 2010, c’est Siemens qui est choisi. Sans véritable surprise : « Tous les Rennais peuvent attester de la fiabilité du VAL ! », clame aujourd’hui Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole. D’ailleurs, parmi les deux offres écartées lors du choix final, l’une était justement une version « up to date » du VAL Siemens de la ligne a, tandis que l’autre émanait du constructeur concurrent Bombardier…

La nouvelle ligne b, en majeure partie souterraine, reliera Saint-Jacques-Gaîté, au Sud-ouest de l’agglomération, à Cesson-Viasilva, au Nord-Est, avec un temps de parcours de 21 minutes. Sa longueur sera de 14 km, et elle comptera quinze stations, dont deux – Saint-Anne et Gares – en correspondance avec la ligne a. A l’heure actuelle, cinq stations (ainsi que le garage-atelier) se trouvent être en phase finale de gros œuvre. La ligne b desservira trois parcs-relais, qui représenteront une capacité totale de stationnement de 2 000 places.

50 % de voyageur en plus d’ici 2020

A sa mise en service en 2020, elle devrait assurer 113 000 voyages par jour, contre actuellement 130 000 – avec parfois des pointes à 180 000 – sur la ligne a. La fréquentation globale du réseau des transports en commun rennais atteindra alors les 120 millions de voyages annuels aux alentours de 2020-2025, alors qu’on en dénombre 77 millions aujourd’hui, et qu’il y en avait seulement 33 millions en l’an 2000 ! La mise en service, en juillet de cette année, de la ligne ferroviaire à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, qui va mettre Rennes à 1 heure 25 de Paris, n’est d’ailleurs pas étrangère à cet envol programmé pour la fréquentation des transports en commun. De fait, autour de la gare, le nouveau quartier EuroRennes deviendra, à terme, un pôle économique de première importance dans la cité, en accueillant les sièges sociaux de plusieurs grandes entreprises. En mars 2018, la ville doit même organiser un évènement numérique majeur, qui aura pour nom « inOut », et dont l’objectif est d’accompagner la révolution digitale de la mobilité dans les dix prochaines années. A l’évidence, le Cityval arrive à point nommé. Pour l’heure, les travaux d’infrastructure se poursuivent selon le calendrier initial. Sur les 8 186 m de tunnel prévus, 5 165 m sont déjà forés, et le tunnelier doit justement être réactivé en ce mois d’avril, après avoir été arrêté suite à la rencontre de fontis qui, au demeurant, avait pu être anticipée. Au total, ce seront quelque deux milliards d’euros qui auront ainsi été investis sur le métro rennais au cours de la période 2014-2020.

Philippe Hérissé

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Retrouvez l’article Rennes sera la première ville au monde à rouler en Cityval dans le magazine VR&T n°599

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