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10 Mar 2010

Dossiers > Billettique : ce qu’il faut savoir avant de valider son choix

Billettique : ce qu’il faut savoir avant de valider son choix

Commencer par lister les fonctionnalités


« On ne choisit pas une solution technologique, car on se fermerait immédiatement des tas de portes ! Le choix d’une technologie dicterait ses contraintes, par exemple en imposant de nouvelles méthodes de travail. Il faut d’abord lister les fonctionnalités dont on a besoin : c’est ce qui sera le moteur du choix. » C’est le premier conseil que donne Dominique Bièvre, PDG fondateur de DTB Consult, consultant spécialisé dans les systèmes billettiques. Car le monde de la billetterie dans les transports publics reste très contrasté : « des technologies de pointe pilotées par des systèmes complexes côtoient des solutions beaucoup plus anciennes où les opérations restent mécaniques ou manuelles », rappelle-t-il. Et si le règne du sans-contact peut paraître aujourd’hui sans partage, c’est entre autres à cause du lobbying des fabricants.


Se souvenir que le billet électronique n’est pas universel


Plébiscité pour son image moderne, ses possibilités d’analyse des flux, et donc la connaissance des habitudes des voyageurs, et considéré comme un « must » pour faciliter l’intermodalité, le billet électronique ne répond pourtant pas à toutes les problématiques. En particulier, il n’est pas la solution pour le billet unitaire, qui représente encore 20 à 30 % des ventes des réseaux. Tout simplement parce qu’il est encore très cher. « Au mieux, un ticket sans contact jetable coûte 30 centimes la pièce alors que le coût d’un billet magnétique au format Edmonson [celui du ticket de métro parisien, ndlr] est inférieur à 1 centime ! Quand on sait qu’un réseau comme celui de la RATP compte environ 800 millions d’occasionnels par an, on voit tout de suite que l’enjeu est énorme », explique le consultant. « Typiquement, les cartes sans contact prennent tout leur sens quand elles portent des titres d’une durée de vie supérieure à un jour », conclut le consultant.

Bien tenir compte de la structure tarifaire

Avant de changer tous les valideurs d’un réseau, quelles sont les bonnes questions à se poser ? « Le valideur est un équipement “grand public” qui doit avoir un rapport qualité/prix performant », souligne Alain Combette, directeur commercial de l’unité transport public de Parkéon. En fait, il faut commencer par visiter sa structure tarifaire, qui peut être plus ou moins complexe. Car « tout part de là : mono-opérateur ou multi-opérateur ? Veut-on favoriser la multimodalité ? Quel est le poids de l’occasionnel ? ». Ainsi, si la transaction sans contact sécurisée procure un avantage aux réseaux importants de grandes agglomérations, en fluidifiant le trafic aux heures de pointe, encore faut-il que la structure tarifaire ne soit pas une usine à gaz. Car plus elle sera complexe, plus elle nécessitera d’utiliser de la mémoire et pourra ralentir la transaction. Or un système performant doit procurer une vitesse de traitement comprise entre 250 et 300 millisecondes, estiment les spécialistes. Autre détail important : « la validation doit rester possible quand la carte est dans le portefeuille ou le sac à main, sinon ce n’est pas très ergonomique », conseille Dominique Bièvre. Et si pour les petits réseaux les solutions, a priori, sont les mêmes, la question financière n’est pas neutre. Pas tant au niveau de l’équipement matériel, qui reste abordable, qu’au niveau des développements logiciels. « Il n’y a pas un réseau pareil, moralité, il y a une customisation importante du système central, rappelle l’expert. Un grand réseau n’a pas de problème pour s’offrir le logiciel ad hoc, mais un petit n’aura pas forcément le volume suffisant pour amortir les frais de développement. » Ainsi, aussi surprenant que cela puisse paraître, même de nos jours, un réseau interurbain qui privilégie la vente au sol et la vente à bord peut tout à fait se contenter d’un système de tickets papier avec un compostage mécanique.


Ne pas croire que le titre magnétique est mort

Quant au titre magnétique, celui qui est né dans les années 60, il a encore de beaux jours devant lui, surout grâce à un prix compétitif. La plupart des grandes agglos utilisent des systèmes mixtes, sans contact et magnétique : l’Ile-de-France avec le Navigo (une carte Calypso) et les tickets magnétiques basse coercitivité (ils se démagnétisent facilement) ; idem pour la région lyonnaise avec un système plus récent, donc à haute coercitivité ; à Marseille, le magnétique sera bientôt complété par du sans-contact; à Toulouse, il a muté avec l’ajout du sans-contact partout… Et l’on peut multiplier les exemples. « En Italie, après un passage en full sans contact, un réseau a fait machine arrière, cela lui coûtait trop cher, raconte aussi Dominique Bièvre. Et en un an d’économies sur les tickets unitaires sans contact, ils ont payé les valideurs magnétiques neufs ! »


Etre prêt à embarquer le Wifi

Trois grandes familles de valideurs coexistent. Les purement sans contact, qui acceptent toutes les cartes actuelles et futures à la norme ISO 14443 ; les systèmes mixtes et enfin les valideurs magnétiques avec toutes les déclinaisons de formats (carte de crédit piste iso ou piste sur le côté, Edmonson…). Seul le composteur de tickets carton serait en voie de disparition. « En France, tous les appels d’offres en zone urbaine portent sur des équipements sans contact, multisupports, multicanaux de rechargement, multi-opérateurs et multi-autorités organisatrices », analyse Philippe Millet, directeur de l’unité Transport public de Parkéon. Ainsi, dans sa gamme, le fabricant propose des valideurs pouvant recharger le pass transport et qui bientôt liront les cartes bancaires sans contact. Il souligne une tendance récente « en voie de généralisation » : le Wifi embarqué dans bus et tram, permettant aux appareils de communiquer avec l’unité centrale sans câblage à bord. Et quid des dernières tendances à base de NFC (Near Field Communication) ? Juste un support de plus ! « Tout comme les jetons sans contact qui peuvent servir de titre unitaire car ils sont recyclables, les montres et téléphones NFC sont des déclinaisons du sans-contact », estime Dominique Bièvre. Séduisants sur le papier, ils se heurtent encore à des surcoûts. C’est pourquoi malgré ses avantages, le NFC n’a pas ecore trouvé de débouchés en Europe. « L’opérateur téléphonique réclame une rémunération pour le service procuré en mettant un billet de transport dans “son” téléphone. Cela renchérit le coût du transport. »
 

Cécile NANGERONI

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