X


ou

Mot de passe oublié?

Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

X

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous

X

Forgot Password

X
Créer un nouveau dossier
X

X

Recevoir des contenus similaires

Sélectionnez la catégorie ci-dessous pour être alerté(e) dès qu’un article évoquant ce sujet est publié sur notre site.

X

RAJOUTER A MON PORTE DOCUMENT

Sélectionnez un dossier :

Créer un nouveau dossier

Le train à hydrogène passe du prototype à la série

Alors que Jacques Chirac avait rêvé de se passer du diesel sur les voies ferrées d’ici le milieu de la prochaine décennie, les Länder allemands pourraient bien le faire, du moins « dans les dix à quinze prochaines années ». Car « désormais, le transport ferroviaire non électrifié disposera d’une véritable alternative aux trains au diesel » grâce à l’association de l’hydrogène et des piles à combustible. C’est ce qu’a déclaré Olaf Lies, ministre de l’Economie et des Transports du Land de Basse-Saxe, le 9 novembre. C’était lors de la signature des contrats pour la fourniture par Alstom de 14 autorails iLint à pile à combustible, leur maintenance à Bremerhövde et leur alimentation en hydrogène par Linde sur trente ans. Avec cette première tranche, les transports de Basse-Saxe (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen, LNVG) permettent de franchir le pas vers la production en série d’un matériel roulant ferroviaire destiné aux lignes non électrifiées sans être diesel pour autant. Ce matériel roulant étant l’iLint d’Alstom, bien connu depuis sa présentation à InnoTrans en septembre 2016 et ses essais courant 2017.

Produits en Basse-Saxe sur le site Alstom de Salzgitter, ces 14 rames bicaisses à pile à combustible devraient transporter les voyageurs entre Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude à partir de décembre 2021. Avec une autonomie pouvant atteindre 1 000 km entre deux pleins d’hydrogène et une vitesse maximale de 140 km/h, ces autorails d’un nouveau genre remplaceront les éléments automoteurs diesel des transports des bassins de l’Elbe et de la Weser (Elbe-Weser-Verkehrsbetriebe, evb), riverains de la mer du Nord. Rappelons que l’iLint tire son énergie électrique d’une pile à combustible embarquée, dont le combustible est l’hydrogène. Ses émissions se limitent ainsi à un peu de vapeur et d’eau condensée.

« Pour la première fois au monde, un train régional de voyageurs fonctionnant à l’hydrogène remplacera les trains au diesel, sans aucune émission et avec les mêmes performances qu’un train régional ordinaire » résume Gian Luca Erbacci, Senior Vice-Président d’Alstom en Europe, qui a également remercié le gouvernement fédéral allemand, représenté par Enak Ferlemann, secrétaire d’Etat parlementaire au ministère fédéral des Transports et des Infrastructures numériques (BMVI). Ce dernier a déclaré souhaiter financer le projet de la LNVG par un investissement d’environ 8,4 millions d’euros, « dans le but de renforcer le site industriel de Basse-Saxe ». Cette somme sera financée par le programme national d’innovation pour les technologies de l’hydrogène et des piles à combustible (NIP 2).

Cet investissement n’est certainement pas désintéressé. En effet, selon Joachim Menn et Klaus Hoffmeister, de LNVG, « tandis que les véhicules qui roulent au diesel sont de plus en plus poussés hors du marché, la technologie des piles à combustible a toutes les chances de s’imposer en Allemagne dans les dix à quinze prochaines années ». Et si, comme prévu, la tranche d’iLint pour les transports de Basse-Saxe est suivie d’autres séries pour d’autres Länder, il s’agit de ne pas rater le train à hydrogène !

Patrick Laval

ENTREPRISES, PROJETS ET RéGIONS COncernés

réagissez à cet article

Accédez à l’espace débat

Signaler un problème