X


ou

Mot de passe oublié?

Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

X

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous

X

Forgot Password

X
Créer un nouveau dossier
X

X

Recevoir des contenus similaires

Sélectionnez la catégorie ci-dessous pour être alerté(e) dès qu’un article évoquant ce sujet est publié sur notre site.

X

RAJOUTER A MON PORTE DOCUMENT

Sélectionnez un dossier :

Créer un nouveau dossier

« Nous avons engagé un travail avec le Medef sur le versement transport »

Le PDG de Transdev, qui a pris en juin la tête de l’Union des transports publics, explique quelles orientations il compte donner à l’organisme professionnel et quelles sont ses positions alors que vont s’ouvrir les Assises.

Ville, Rail & Transports. Comment envisagez-vous votre action en tant que président de l’UTP ?
Thierry Mallet. Mon action à la tête de l’UTP se fera dans la continuité de celle de Jean-Pierre Farandou, tout particulièrement dans le cadre de ce qui a été initié par les états généraux de la mobilité durable que nous avons organisés il y a quelques mois. Certaines de nos préconisations ont d’ailleurs déjà été prises en compte comme notre demande d’un ministère de plein exercice qui s’est concrétisée avec la nomination d’Elisabeth Borne.
Nous voulons aussi faire de l’UTP une plateforme de toutes les mobilités. C’est pourquoi nous avons créé un nouveau statut : des membres partenaires, qui arriveront à partir de cet automne, pourront participer à des commissions – nous avons d’ailleurs créé une commission « Nouvelles mobilités, Villes de demain ». Nous allons réfléchir à la mise en œuvre cohérente de toutes les mobilités en intégrant le stationnement, les VTC, les taxis, les vélos partagés… Mais nous n’avons pas vocation et ne souhaitons pas nous occuper de leurs conventions de branche, autrement dit de leurs conditions sociales. Mon but est d’accueillir les nouvelles mobilités et des têtes nouvelles qui pensent différemment.

VR&T. Quelles sont vos priorités en tant que président de l’UTP ?
T. M. L’un de mes premiers chantiers concerne le financement, tout particulièrement la pérennisation du versement transport. En juillet, nous avons engagé un groupe de travail avec le Gart et le Medef pour faire des propositions à ce sujet. Nous apporterons aussi notre contribution sur ce thème lors des Assises de la mobilité et lors de la préparation du budget 2018.
Nous demandons aussi toujours un retour à la TVA à 5,5 % car les transports sont un service de première nécessité [la TVA est actuellement de 10 %, NDLR]. En contrepartie, nous ne proposerons pas forcément une baisse des tarifs mais les sommes dégagées pourraient servir à la desserte des territoires délaissés, « les déserts de mobilité », un thème que l’on retrouvera également lors des Assises. Nous pourrions mixer des solutions classiques et d’autres plus nouvelles, comme du transport à la demande et du covoiturage, pour répondre aux besoins dans ces territoires.
Nous avons aussi devant nous tout le chantier de la transition énergétique : il faut voir comment on la financera puisque notre secteur va devoir renouveler ses flottes. Dans l’urbain, ce sera plutôt de l’électrique, dans l’interurbain, ce sera plus compliqué car l’électrique n’a pas encore l’autonomie nécessaire. Peut-on attendre des aides de l’Etat ? Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, il reste encore une enveloppe pour aider à cette transition énergétique : environ 800 millions d’euros n’ont pas été engagés, mais ce n’est qu’une inscription budgétaire !
Enfin, pour préparer l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, l’UTP souhaite une démarche progressive et consensuelle. Nous souhaitons guider l’Etat pour permettre les premiers appels d’offres dès 2020-2021. Nous nous sommes mis d’accord au sein de l’UTP sur le principe d’un transfert de personnel comme celui qui existe dans l’urbain. Reste à régler certaines questions, sociales comme le périmètre du transfert, mais aussi la maintenance. Nous devons arriver entre nous à des solutions intelligentes. Mais c’est l’Etat qui tranchera et la loi édictera les conditions.

VR&T. Sur quels autres thèmes souhaitez-vous intervenir dans le cadre des Assises de la mobilité ?
T. M. Tous les acteurs se retrouveront autour de la table, les passagers, mais aussi les associations, les collectivités, les élus et les entreprises. Nous participerons car nous représentons les opérateurs de transport. Il s’agit non seulement de préparer une loi, mais aussi de mettre en avant les innovations. L’intérêt est de réfléchir à court et à long termes. La priorité annoncée à la mobilité du quotidien est une bonne nouvelle. Mais nous avons besoin de visibilité sur les infrastructures. L’enjeu est de repenser les projets et les financements. Nous avons aussi besoin de cohérence. Aujourd’hui, il y a différents niveaux d’offres, intercommunal, région, Etat. Ces trois acteurs majeurs devront intégrer leurs offres. Enfin, j’ajouterai qu’on ne peut pas envisager les Assises sans avoir une réflexion sur la ville de demain.

Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

 

ENTREPRISES, PROJETS ET RéGIONS COncernés

réagissez à cet article

Accédez à l’espace débat

Signaler un problème