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20 Fév 2017

Lettre confidentielle

Accord ficelé pour les 15 TGV

A force de contorsions et d’aberrations, l’Etat, la SNCF et Alstom sont arrivés à une solution qui a l’air de se tenir et de répondre tant bien que mal à de vrais besoins. Belfort va se voir commander 15 rames TGV, non par l’Etat pour des TET, mais par la SNCF pour une LGV. Les six premiers TGV arriveront en 2019 et les neuf suivants en 2020. Ils devraient revenir à la SNCF à 27 millions d’euros l’unité. La SNCF considérait jusqu’à présent qu’elle n’a pas les moyens d’acheter ces rames, elle avait donc prévu 150 millions pour, plus modestement, rénover 24 rames anciennes. 150 millions qu’elle n’aura pas à débourser. De plus, l’Etat, se fondant sur des recommandations de la Cour des comptes, va opportunément alléger une contribution de solidarité territoriale que lui verse la SNCF. L’allégement serait de 70 millions d’euros par an pendant cinq ans. Soit 350 millions plus 150 millions d’économisés, pour un achat d’à peine plus de 400 millions. Il faut compter aussi sur les frais d’ingénierie de la SNCF. C’est en mai 2019 que devait s’arrêter la livraison des 40 rames Duplex dite L’Océane. Les 15 nouvelles seront livrées à partir de juin 2019 et pourraient mener, au rythme d’une par mois environ vers septembre ou octobre 2020. On ne sera alors plus très loin des dates attendues pour le lancement du TGV du futur. Rebaptisé TGV 2020, parce qu’on l’attendait d’abord pour 2020, il semble maintenant se profiler au mieux, pour ce qui est de la production régulière, à partir de 2022, production que devrait précéder une rame au moins de présérie. Bref, Alstom à Belfort aurait un trou d’un an environ, ce qui peut se traduire si rien ne vient entretemps par du chômage technique. Ce n’est pas souhaitable mais selon un connaisseur, cela n’entraînerait pas de dommages irrémédiables...

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