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16 Mai 2019

Ferroviaire , Logistique , SNCF , Fret

Sylvie Charles : « Si on ne se donne pas les moyens d’un report modal, on va droit dans le mur »

© SNCF- BERTRAND JACQUOT

Fret SNCF reporte à 2021 son objectif de retour à la rentabilité opérationnelle, après une année 2018 plombée par les grèves. Digitalisation, nouvelle offre produit, optimisation des capacités, filialisation et recapitalisation : Sylvie Charles, directrice générale du pôle TFMM (Transports ferroviaires de marchandises et multimodal) au sein de SNCF Logistics, fait le point sur les leviers qui doivent conduire au redressement de Fret SNCF. La directrice générale dresse également le bilan des autres activités du pôle.

 

VRT. En 2017, Fret SNCF avait connu une perte de 114 millions d’euros hors éléments non récurrents, ce qui n’était pas conforme à la marge de redressement prévue. Comment se porte aujourd’hui cette entité ?

Sylvie Charles. En 2018, Fret SNCF a souffert comme toutes les entreprises ferroviaires des grèves menées lors de l’examen du texte sur la réforme ferroviaire. Le mouvement a notamment été très suivi par les agents de circulation de SNCF Réseau, en particulier dans des zones stratégiques pour nous comme les Hauts-de-France. Nous n’étions donc pas en mesure d’exercer pleinement notre activité, bien qu’il y ait eu un nombre limité de grévistes au sein même de Fret SNCF. Résultat : l’exercice se solde par une perte opérationnelle de plus de 170 millions d’euros, alors que le budget prévoyait une perte de 90 millions d’euros. L’essentiel de cet écart est imputable aux grèves, dont on estime l’impact à 70 millions d’euros. Nous évaluons par ailleurs le manque à gagner en termes ...

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Retrouvez l’article Sylvie Charles : « Si on ne se donne pas les moyens d’un report modal, on va droit dans le mur » dans le magazine VR&T n°623

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