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03 Jan 2017

Ferroviaire , Alger , métro d'Alger

Dossiers > Les nouveaux rendez-vous du métro d’Alger

Les nouveaux rendez-vous du métro d’Alger

Cinq ans après ses débuts, le métro d’Alger poursuit son expansion. Après un premier prolongement en 2015, deux nouveaux tronçons vont ouvrir cette année. Et l’intermodalité sans contact est promise pour ce mois de février.

Il y a cinq ans, Alger inaugurait son métro. C’était la fête et la cohue. « Vous venez pour le métro ! Cela fait 30 ans qu’on l’attendait ! », disait alors un fonctionnaire de l’aéroport à notre journaliste venu assister à l’événement. Abdelaziz Bouteflika, pourtant malade, et qui déjà s’était fait rare, était venu célébrer l’événement. C’était le 31 octobre, veille de la fête nationale. Une semaine avant, les ouvriers et les peintres s’étaient affairés tout le long du chemin que devait emprunter le cortège présidentiel, pour badigeonner les façades des immeubles ou déployer d’immenses drapeaux devant les plus décrépits. Une nuée de ballons aux couleurs de l’Algérie, verts, blancs, rouges surplombait la station inaugurale où s’engouffrait le président algérien (VR&T du n° 531 du 16 novembre 2011).

Ce 26 octobre 2016, le cinquième anniversaire a été fêté. Avec retenue. Les ballons verts, blancs et rouges surplombaient la même station de l’esplanade des Fusillés. Mais, bien sûr, le président Bouteflika n’était pas là. Le ministre des Transports, Boudjema Talai (ingénieur, industriel avant d’entrer en politique), en fonction depuis mai 2015, a fait acte de présence sous la tente dressée pour l’occasion, avant de repartir assez vite, appelé par d’autres obligations. Pas de quoi s’étonner. Un anniversaire n’a rien d’une inauguration. Cinq ans après, le métro est entré dans les mœurs. Selon les statistiques, tout va bien.

La preuve ? RATP El Djazair, filiale à 100 % de RATP Dev, exploitant pour une durée de huit ans, a fait ses comptes. Les rames CAF du métro ont transporté, en 2015, 21 millions de voyageurs. 99,98 % ont été des trains à l’heure (pour 98,95 % requis précise Didier Lescloupe, DG de RATP El Djazaïr), 99 % de clients sont satisfaits selon une enquête menée par l’Autorité des transports récemment créée, le trafic a augmenté de 33 % et les recettes de 30 %.

La construction du réseau se poursuit, sans doute pas aussi vite qu’on l’espérait. La ligne, qui suit la baie d’Alger, va aujourd’hui, d’ouest en est, de la station Tafourah-Grande-Poste à El Harrach. 12 km et quatorze stations en tout, soit 4 km de plus et quatre stations de mieux que le 31 octobre 2011 : en juillet 2015, un premier prolongement, vers l’est, a été ouvert, allant de Haï El Badr à El Harrach. Il a fait faire un bond à la fréquentation. Lors de l’inauguration, passé l’afflux de curiosité des premiers jours, on attendait 60 000 passagers tout de suite et une montée en puissance forte et rapide. Cette nette croissance pour l’instant n’a pas été au rendez-vous. Pour quelle raison ? La ligne 1 d’Alger, nous dit-on, c’était un peu la ligne 14 de Paris lorsqu’elle faisait la navette Madeleine – Bibliothèque-François-Mitterrand, avant qu’elle ne rejoigne la gare Saint-Lazare d’un côté et le RER C de l’autre. Maintenant que l’on gagne des quartiers populaires comme la commune de El Harrach, on enregistre 100 000 voyageurs par jour. Certains officiels parlent déjà de 200 000. Ils intègrent l’effet de prolongements en construction. C’est le célèbre optimisme de la volonté.

Trois extensions sont en travaux. A l’ouest, la ligne doit poursuivre deux stations plus loin, jusqu’à la place des Martyrs. Une fourche de quatre stations doit descendre au sud, se décrochant de la ligne non loin d’Hai El Badr. Ces deux prolongements sont attendus pour 2017. Et, à l’ouest, on réalise aussi le plus long prolongement en cours, qui doit atteindre l’aéroport Houari-Boumedienne en 2020.

Les futures stations des deux prolongements en voie d’achèvement reprennent le plan initial. Vastes espaces, sur deux niveaux. Tout en bas, de très larges quais, prêts pour une affluence future, et, en mezzanine, la salle des billets, dans lesquels prend place aussi, à chaque station, un PC surveillant l’ensemble du système, de la circulation des trains jusqu’à l’information des voyageurs. Et un poste de police.

Les vicissitudes du cours des hydrocarbures sont la cause de l’oubli dans lequel la réalisation du métro est longtemps restée. Les prolongements devraient suivre. Pourtant, le cours des hydrocarbures est bas, très bas, même s’il amorce une remontée. Dire que les finances algériennes ont été frappées de plein fouet par la dernière baisse serait faible. En 2016, selon la presse économique, le pétrole et le gaz représentent 60 % du budget de l’Etat, 95 % des exportations. Et les recettes tirées de l’énergie ont diminué de moitié en 2015. Mais, cette fois, le métro a l’air de ne pas vouloir s’arrêter.

F. D.

&

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Retrouvez l’article Les nouveaux rendez-vous du métro d’Alger dans le magazine VR&T n°595

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