Iveco prêt à passer sous pavillon indien
Les retards de livraisons sont en passe d’être réglés, promet la direction du numéro deux européen du bus dont le rachat par Tata Motors est en train de se concrétiser.
Annoncée il y a un an, l’acquisition d’Iveco par Tata Motors est entrée dans la dernière ligne droite. Elle devrait être finalisée après l’été, une fois les dernières autorisations obtenues, notament de la part des autorités de la concurrence. « Elles font l’objet de démarches actives afin de permettre une finalisation de l’opération dans les meilleurs délais », assure le groupe dans un communiqué.
Les bus Iveco, Heuliez, le Defenfer de Land Rover et la F-Pace de Jaguar vont donc se retrouver au sein du même groupe… Mais pour peu de temps. L’Indien a annoncé son intention de diviser ses activités véhicules professionnels et particuliers dans deux structures distinctes, afin d’éventuellement les coter en Bourse séparément. Iveco, jusque-là détenu à 27 % par Exor, la holding de la famille Agnelli, viendra se nicher dans une entité regroupant autobus, cars et poids-lourds, dont les marques Iveco, Iveco Bus, FPT Industrial (propulsion) et Heuliez. Les marques anglaises, que Tata s’était offert en 2008, se retrouveront dans une filiale « véhicules commerciaux ».
L’activité défense cédée à Leonardo
Au coeur de l’été 2025, Tata Motors et Iveco Group avaient annoncé leur accord pour une prise de contrôle par l’indien. Son offre d’achat valorisait sa cible 3,8 milliards d’euros. Il fixait une condition à sa proposition : qu’Iveco Group se sépare de son activité défense. Ce sera chose faite quelques mois plus tard. L’italien Leonardo, acteur majeur de la défense et de la sécurité en Europe, a d
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