Le fabricant de télécabines Sigma s’est associé au designer italien Pininfarina pour la réalisation de Symphony, la nouvelle cabine 3S. Les nouvelles cabines, présentées en avril dernier au salon d’Innsbruck, en Autriche, portent la marque du célèbre designer de Ferrari et Maserati et proposent confort et espace. Elles disposent de 28 sièges individuels en cuir ainsi que des sept places debout. La société Sigma mise sur la mobilité urbaine et le tourisme en montagne.
Quelques jours avant la présentation du rapport sur l'avenir des Intercités préparé par la commission Duron, les élus des régions et des agglomérations moyennes ont lancé un cri d'alarme car ils craignent "un scénario noir de démembrement" du réseau des trains Intercités.
Ces trains, anciennement appelés Grandes Lignes, aujourd'hui rebaptisé Intercités ou trains d'équilibre du territoire (TET), accusent un déficit annuel d'exploitation de 300 à 400 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 1 milliard. Ils risquent de faire les frais "des choix budgétaires" de l'Etat, selon la présidente de Villes de France Caroline Cayeux, sénateur-maire UMP de Beauvais. "Ces TET sont extrêmement importants pour nos villes. Ilspermettent d'éviter une désertification des territoires", ajoute Caroline Cayeux.
"Tout le monde le sait, la SNCF a une petite idée sur l'avenir (…) L'enjeu, c'est de supprimer plus de la moitié des lignes de TET", avertit de son côté Jacques Auxiette, le président de la région Pays de la Loire. Egalement président de la commission transports de l'ARF, il estime que "le parlement doit se saisir de cette question, sans démagogie" et réclame "des moyens budgétaires" sur "une dizaine d'années pour garantir l'égalité d'accès des usagers" au transport ferroviaire.
Les élus craignent aussi que l'Etat et la SNCF "profitent" de l'agrandissement des régions en tant qu'entités administratives "pour faire basculer des lignes TET dans de nouvelles relations TER" qui seraient à la charge des régions. Les régions pourraient l'accepter mais seulement si elles obtiennent une compensation financière, indique encore Jacques Auxiette.
L'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a émis le 13 mai un avis défavorable sur un projet de décret relatif à sa propre organisation et son fonctionnement, rédigé par le gouvernement en application de la réforme ferroviaire de 2014.
L'Araf avait déjà retoqué trois projets de décrets début décembre, et émis un avis "réservé" sur quatre autres en janvier. Cette fois, le régulateur critique notamment la mise en place d'un délai de deux mois maximum pour rendre un avis, et jusqu'à un mois "pour motif d'urgence", au-delà de quoi l'avis sera réputé favorable.
"L'application du principe silence vaut acceptation semble inappropriée et pourrait même être perçue comme une ingérence dans le fonctionnement du régulateur", écrit l'Araf, qui ajoute qu'"aucune disposition législative ou règlementaire similaire ne s'applique par exemple à l'Autorité de la concurrence, la CRE (Commission de régulation de l'énergie, NDLR) ou l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes)".
L'Autorité remet aussi en cause la consultation obligatoire du gouvernement pour chaque décision, avis ou recommandation. Elle recommande "une transmission au gouvernement du seul dossier" et "non pas de toutes les pièces", refuse de transmettre ses analyses et estime que "le représentant du gouvernement auditionné par le collège de l'Araf ne doit pas participer aux délibérés."
L'Araf s'irrite aussi du fait que le contenu de son rapport d'activité soit défini par un décret.
"Aucun décret ne précise le contenu du rapport annuel d'autres autorités de régulation sectorielles: l'Arcep (communications électroniques et postes), la CRE (énergie), l'Arjel (jeux en ligne), peut-on lire dans l'avis de l'Araf.
Le premier tramway Citadis d'Alstom pour la ville de Cuenca en Equateur a quitté le site de construction de La Rochelle. Arrivée le 17 mai dans le port d'Anvers, la rame … devrait atteindre sa destination finale fin juin.
En 2013, la ville de Cuenca avait choisi le consortium Cita Cuenca (CIM, Ineo, TSO et Alstom) pour la fourniture d’un système intégré de tramway. Le contrat prévoit la construction de 14 rames Citadis en France, la dernière sera expédiée en octobre 2015.
Le premier réseau en Equateur qui comptera 10 km de ligne et 20 stations, devrait entrer en service en 2016.
Le trafic ferroviaire est sérieusement perturbé en Allemagne par une neuvième grève, depuis septembre, des conducteurs de train.
Au coeur du conflit, des questions de représentativité. Le syndicat GDL, à la taille plutôt modeste (19.000 adhérents pour 196.000 salariés à Deutsche Bahn), veut pouvoir négocier des accords salariaux pour d'autres catégories de personnel que les conducteurs. Ce que la direction refuse.
Face à la multiplication de ces mouvements sectoriels, le gouvernement a élaboré une loi, structurée autour du principe "une entreprise, un accord salarial". Le texte est censé mettre les syndicats au diapason en évitant la multiplication des accords salariaux au sein d'une même entreprise. Attendue avec bienveillance par les milieux patronaux, la loi renforce le pouvoir des gros syndicats mais elle suscite les inquiétudes des petites organisations qui, à l'image de GDL, verront leur pouvoir de négociation rogné.
Ce texte pourrait être adopté vendredi par les députés du Bundestag (chambre basse du Parlement) et entrerait en vigueur au plus tôt le 1er juillet.
Ce matin, le Club VRT du Grand Paris a mis en scène les initiatives de ceux dont les innovations vont transformer les mobilités, voire « débugger le transport », selon l’expression Stéphane Schultz, consultant en numérique, fondateur de 15Marches. Avec, dans le rôle du grand témoin, Jérôme Coutant, responsable du numérique pour « le futur métro le plus digital du monde »à la Société du Grand Paris. Géolocalisation, prédictivité, temps réel sont les maîtres-mots de ces Géo Trouvetou d’aujourd’hui. Avec un seul objectif : nous faciliter la ville.
Cette rencontre a en effet donné la parole à 8 hommes ou femmes, spécialistes de R&D, dans un grand groupe ou une start-up, tous à l’initiative d’une idée qui pourrait révolutionner notre rapport à la mobilité : Elena Umanetspour le projet Wild!VanDeSpits d’Egis ; Zhiad Khoury, cofondateur de PadamBus ; Arnaud Renwick(Systra) pour Cycl’ou ; Stéphane Savouré, président-fondateur de Koolicar ; Guillaume Crouïgneau, directeur de Canal TP, promoteur d’open innovation avec navitia.io ; David Lissmyr, cofondateur de Plume Labs qui vient de lancer le Plume Air Report ; Dominique Servier-Crouzat d’Orange Business Service et les traces GSM de Flux Vision ; enfin, Olivier Deschaseaux, cofondateur de Joul et son appli ZenBus.
Retrouvez les meilleurs moments de ce rendez-vous
[View the story « Rencontre Club Ville Rail & Transports – spécial transports numériques » on Storify]
Le numéro un des voyages par autocar en Allemagne, la start-up Flixbus, a affiché le 19 mai ses ambitions de conquête d’un marché français amené à se développer grâce à la loi Macron débattue au Parlement.
« Notre principal objectif est de démarrer en France », a expliqué Pierre Gourdain, directeur général pour la France de Flixbus, lors d’une conférence de presse. Dès cette semaine, la société va ouvrir ses lignes au départ de Paris vers Amsterdam et Maastricht ainsi que Bruxelles, avant Francfort, Berlin et Hambourg, entre autres, début juin, avant une offensive programmée sur les lignes intérieures.
Flixbus mise sur une politique de prix agressive pour conquérir le secteur du transport des personnes : entre deux fois et trois fois et demie moins cher que le train. Avec un modèle : la mise en relation entre clients et sociétés d’autocars, comme Uber avec les voitures de transport avec chauffeur (VTC), sur internet ou via application mobile. « Nous remplissons les cars, et nous avons des partenaires qui opèrent des cars, on se met en partenariat avec eux, et on partage les revenus », explique Pierre Gourdain. Selon lui, le marché français du transport par autocar entre les grandes villes est estimé à cinq millions de passagers par an.
C’est déjà une star. Mais c’est une star accessible. Il suffit de demander à parler à « Émilie », à l’un de ses collègues de l’Escale de Saint-Lazare, pour qu’il vous guide aussitôt. La veille au soir, juste avant … … le journal de 20h de TF1, elle a décrit son métier d’agent d’Escale dans un clip, premier d’une série qui vise à montrer le travail des agents. Mais des « vrais » agents : Émilie s’appelle bien Émilie. Elle exerce vraiment le métier d’agent d’Escale et elle travaille sans conteste à Saint-Lazare. Les agents qui racontent leur métier sont, et seront, filmés sur le vif, au travail, quelques heures avant la diffusion. Une gageure lorsqu’on connaît les délais de « production » de l’audiovisuel. Mais l’équipe est très légère. « Ils étaient trois », raconte l’agent d’Escale : un caméraman, un preneur de son et le réalisateur. « Ça a pris trois heures », ajoute-t-elle. « Mais c’était plutôt court, parce qu’ils avaient prévu quatre heures ». C’est toujours ça de gagné pour le montage.
Dans la salle de repos, Émilie raconte l’aventure. « Le réalisateur est venu en février pour les repérages ». Pourquoi elle ? « J’étais la seule femme ce jour-là », dit modestement Émilie, que tous ses collègues ne cessent de taquiner depuis le matin. « On a tous fait un selfie avec elle ! », rit l’un d’eux. Aucune jalousie de ne pas avoir été choisi. « De toute façon, ils cherchaient une fille ! », ajoute un autre, sans regret.
Émilie, la trentaine, est en poste à Saint-Lazare depuis août 2014. « En février, au moment des repérages, je n’étais même pas encore commissionnée ». Après deux années de chômage, elle postule pour un poste à la SNCF. « Je visais plutôt la Suge », explique celle qui avait passé quelques années dans la police. « Mais c’est l’Escale qui a répondu la première ».
Et c’est l’Escale qui la met en avant aujourd’hui.
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Le rapport sur les trains d'équilibre du territoire doit être « préfinalisé » aujourd’hui, puis remis au gouvernement à la fin de la semaine. Parmi ses principales conclusions, la commission qui planche depuis plusieurs mois sur les TET, également appelés Intercités, va mettre en cause l’Etat « qui n’a pas exercé pleinement son autorité », indique un membre de la commission. « Depuis 20 ans, en France, rien n’a été décidé sur les TET. Nous souhaitons que l’Etat reprenne la main et dise ce qu’il veut. »
D’autant que la situation n’est plus tenable : le déficit se monte à 310 ou 350 millions d’euros. « Le chiffre exact n’est pas clair, indique encore ce membre de la commission. Mais ce déficit devrait rapidement monter à 400 ou 500 millions. C’est ingérable pour la SNCF », poursuit-il.
L’Etat, autorité organisatrice des TET, a une comme ultime échéance la fin de l’année puisque c’est à ce moment-là que la convention signée avec la SNCF s’achève. Y aura-il demain une nouvelle convention avec la SNCF ? « Nous n’avons rien contre la SNCF. Mais il faut lui dire ce qu’elle doit faire », répond-il encore.
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