Au moins quatre affaires par jour qui doivent rapporter un minimum de 50 euros. C’est la consigne donnée par la direction d’un établissement commercial train (ECT) à ses contrôleurs, selon Le Parisien du 31 mai. Un système de bonus inciterait en outre les agents à faire du zèle. Guillaume Pepy a démenti tout objectif chiffré destiné à pousser les contrôleurs à faire du chiffre. « Le seul objectif, c’est la lutte contre la fraude, qui fait perdre 350 millions d’euros annuels à la SNCF », a précisé le président de la SNCF. Côté syndical, on affirme également n’avoir jamais vu de notes écrites sur ce thème. Mais on dénonce des pressions incitant les contrôleurs à verbaliser davantage. « Cela se répercute sur leur déroulement de carrière, souligne Sud-Rail. On sait que des démarches locales, managériales, peuvent mettre la pression sur les contrôleurs », commente la CGT-Cheminots qui réclame des éclaircissements à la direction de la SNCF.
L’administration Obama n’en démord pas. Malgré les coups de boutoirs des républicains, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, elle a réaffirmé sa « vision » d’un réseau national de trains à grande vitesse desservant 80 % de la population américaine dans vingt-cinq ans. L’administration Obama n’en démord pas. Malgré les coups de boutoirs des républicains, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, elle a réaffirmé sa « vision » d’un réseau national de trains à grande vitesse desservant 80 % de la population américaine dans vingt-cinq ans. Le secrétaire aux Transports, Ray LaHood, a triomphalement annoncé le 9 mai qu’il distribuait 2,02 milliards de dollars pour la modernisation des chemins de fer. Cette somme vient des 2,4 milliards que le même LaHood avait donnés pour la grande vitesse en Floride et que le gouverneur de l’Etat Rick Scott lui a rendus quand il a enterré le projet en février… avant que le Congrès ne récupère 400 millions au passage début avril pour faire des économies (de même qu’il a supprimé les crédits supplémentaires prévus pour 2011).
La manne fédérale est répartie entre 22 projets concernant 15 Etats. C’est le « Corridor nord-est » (Washington – Philadelphie – New York – Boston), notoirement surchargé, qui en récupère la plus grande part, avec 795 millions de dollars. Ceux-ci seront surtout consacrés à des renforcements de capacité à New York et à l’aménagement d’une quarantaine de kilomètres parcourables à 260 km/h. Dans le Midwest, 404 millions doivent permettre d’améliorer les liaisons Chicago – Detroit et Chicago – Saint Louis. La Californie recevra 300 millions de plus afin de porter à 220 km la longueur du premier tronçon de ligne à grande vitesse construit dans la Central Valley, tandis que le Texas aura 15 millions pour étudier un TGV entre Dallas et Houston. Enfin, 336 millions sont destinés à l’achat de matériel roulant « high-tech », destiné à la Californie et au Midwest. Il devra être produit aux Etats-Unis.
Le 30 mai, Alstom a annoncé avoir reçu de PKP Intercity un contrat d’une valeur de 665 millions d’euros pour la livraison de 20 rames « à grande vitesse » (250 km/h maximum) et leur entretien complet sur 17 ans maximum dans un atelier à construire à Varsovie. Composées de sept voitures et pouvant transporter jusqu’à 402 voyageurs, ces rames du type New Pendolino seront assemblées dans le site d’Alstom à Savigliano (Italie). Mais, conformément aux spécifications de PKP Intercity, elles ne seront pas pendulaires. Ces rames, dont les premières sont attendues en 2014, seront exploitées sur Varsovie – Gda?sk – Gdynia, Varsovie – Cracovie et Varsovie – Katowice avec des temps de parcours de deux heures à deux heures et demi. Equipées ERTMS, ces rames seront interopérables entre la Pologne, la République tchèque, l’Autriche et l’Allemagne.
La population strasbourgeoise a voté non : dans la consultation par courrier proposé par la mairie, ils ont refusé à 54,9 % la proposition de limiter la circulation à 30 km/h dans la majorité des rues de la ville. Le maire Roland Ries (PS) s’est déclaré « déçu » mais « satisfait de la participation des citoyens, supérieure à la participation aux récentes élections cantonales » dans cet exercice de démocratie participative. 44,5 % des Strasbourgeois inscrits sur les listes électorales se sont prononcés (27 420 voix contre, 22 514 voix pour) dans cette consultation par voie postale, dont l’organisation a mobilisé un investissement de 70 000 euros.
Dès la publication des résultats, Roland Ries a annoncé le retrait de son projet de zone 30 élargie. Mais il ne veut pas renoncer à ses projets de « ville apaisée » et de code de la rue, et entend poursuivre la création de zones 30 ponctuelles, « à la demande des riverains, ou dans des rues où la vitesse est difficile ». Robert Herrmann, premier adjoint à la mairie de Strasbourg, a souligné le contexte national défavorable à ces mesures locales contraignantes sur la circulation automobile. « Les automobilistes craignent les pièges à radars et se plaignent d’être des vaches à lait. Le débat sur les radars imposé par le gouvernement est arrivé dans le temps de notre consultation. Il n’y avait pas de pire moment.»
Le comité de suivi de la convention signée le 13 décembre 2010 entre l’Etat et la SNCF sur les trains d’équilibre du territoire, a été mis en place le 30 mai. « A vocation consultative, ce comité, prévu par la convention, a pour mission de s’assurer de la bonne exécution des engagements pris par l’Etat […] sur les 40 lignes d’équilibre du territoire et de faire des propositions d’amélioration sur la qualité du service rendu aux usagers sur ces lignes », explique un communiqué ministériel.
Le débat public sur le projet de ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon devrait avoir lieu entre octobre 2011 et la fin janvier 2012. L’un des objectifs de cette liaison est d’assurer à terme un temps de parcours inférieur à deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand.
C’est un homme du rail qui devrait prendre la direction de l’Epic Tisséo, gestionnaire du réseau urbain toulousain, à partir du 4 juillet. C’est un homme du rail qui devrait prendre la direction de l’Epic Tisséo, gestionnaire du réseau urbain toulousain, à partir du 4 juillet. Le polytechnicien Olivier Poitrenaud, ex-directeur général de Thalys International, entré à la SNCF en 1989, devrait remplacer Olivier Delcour, qui rejoint la direction générale des services de la communauté urbaine du Grand Toulouse. Franck Gervais lui succédera chez Thalys International. La nomination d’Olivier Poitrenaud, proposée par le président de Tisséo, devra être validée en conseil syndical le 30 mai. « Nous espérons que cette nomination marquera le retour de la stabilité, après les nombreux changements de direction que nous avons connus depuis 2004 », a commenté Franck Delpérier, délégué Sud Transports Urbains dans l’entreprise. L’Etablissement public industriel et commercial, créé en avril 2010, compte 2 300 salariés et a été agité par un conflit dur lors du lancement du premier tramway toulousain.
Maria Fernanda Campo, qui a remplacé le maire de Bogotá, Samuel Moreno, dont le mandat a été suspendu par le procureur général de la nation, a décidé de suspendre le processus en cours en vue d’attribuer le contrat d’ingénierie de base de la 1re ligne du métro de Bogotá. Les offres étaient examinées depuis plusieurs mois par la Banque mondiale qui, du coup, a annoncé qu’elle ne financera pas ce contrat tant que les autorités responsables du financement du projet dans son ensemble (gouvernement colombien et municipalité de Bogotá) n’auront pas clarifié leur position. Le point d’achoppement réside officiellement dans le tracé. La nouvelle maire de Bogotá, comme plusieurs responsables de la municipalité et des experts universitaires, estime que le tracé défini par l’étude préliminaire réalisée par un consortium espagnol (Sener et métro de Barcelone) n’est pas adapté à la demande de transport dans la capitale colombienne. Une étude de trafic, qui a été commandée il y a quelques mois au consultant Steer Davies Gleave, devrait être disponible en juin. Il semble de plus en plus certain qu’aucune décision majeure ne sera prise avant les élections municipales d’octobre et l’entrée en fonction du prochain maire, le 1er janvier 2012. Le problème de fond réside dans le fait que le métro ne fait pas l’unanimité parmi les candidats potentiels à la mairie et que de puissants intérêts liés au monde du transport par autobus essaient toujours de torpiller le projet.
Le ministère chinois de l’Environnement a ordonné l’arrêt de la construction de la ligne à grande vitesse de 261 km de long devant relier, à la vitesse de 350 km/h, les villes de Tianjin et Qinhuangdao, dans le Hebei. Cet ordre exceptionnel serait motivé par le fait que le chantier avait subi des modifications importantes sans que le ministère de l’Environnement soit consulté et donne son avis. Ledit ministère avait déjà, fin avril, exigé l’arrêt d’un autre chantier, visant la conversion de la ligne conventionnelle Qingdao – Jinan, dans la province du Shandong, en une ligne à grande vitesse (250 km/h) qui n’avait pas passé les tests d’impact sur l’environnement. On ne sait pas encore exactement si ces ordres sont définitifs ou temporaires. Adressés aux entreprises en charge des chantiers, et non directement au ministère des Chemins de fer (MOR), ils évitent de faire perdre la face à ce dernier, qui n’en est pas moins incontestablement le destinataire final. L’avenir dira si ces injonctions constituent les premiers éléments d’une véritable stratégie pour geler ou freiner le programme à grande vitesse chinois, passablement critiqué dans le pays depuis la mise à pied pour corruption de l’ancien patron du MOR, Liu Zhijun.
La région Bretagne a présenté le bilan à mi-parcours de la convention qui la lie à la SNCF sur la période 2007-2013 pour un montant de 280 millions d’euros. Jean-Yves Le Drian a tenu à souligner que la région investit autant dans le train régional que dans la ligne Bretagne à grande vitesse, car « les effets se conjuguent ». La région Bretagne a présenté le bilan à mi-parcours de la convention qui la lie à la SNCF sur la période 2007-2013 pour un montant de 280 millions d’euros. Jean-Yves Le Drian a tenu à souligner que la région investit autant dans le train régional que dans la ligne Bretagne à grande vitesse, car « les effets se conjuguent ». Il s’est réjoui que « 96 % des trains arrivent à l’heure, ce qui est la meilleure régularité des régions françaises » et que « l’ensemble du matériel est à ce jour neuf ou rénové » pour un investissement de 250 millions d’euros. À noter que sur les 23 AGC mis en service entre 2007 et 2009, neuf sont hybrides électrique-diesel (AGC bibi). Par ailleurs, 90 gares et haltes ont bénéficié d’aménagement et les 10 plus importantes gares bretonnes vont évoluer en pôles d’échange multimodaux. « Nous sommes dans un contexte particulier de demande considérable de renforcement des lignes, avec la création de 241 circulations supplémentaires par semaine depuis 2007 », a appuyé Gérard Lahellec, vice-président en charge des transports. L’augmentation du trafic est en effet de + 50 % depuis 2002, date à laquelle la région est devenue autorité organisatrice du transport, et de + 18 % depuis le début de la convention en 2007. Cette hausse est particulièrement importante sur les trajets quotidiens périurbains (40 km autour de Rennes) domicile – travail (ou études). La fréquentation du TER a atteint 9,6 millions de voyages en 2010, avec une moyenne de 30 000 par jour. Devant ce succès, la région a programmé entre 2014 et 2017 l’achat de 17 nouveaux trains à double étage, d’une capacité de 350 à 500 places assises chacun, pour un montant de 200 millions d’euros. « Nous observons un effet immédiat entre l’augmentation du prix du carburant et la fréquentation des trains, auquel s’ajoute la croissance démographique. D’autant que nous souhaitons n’oublier aucun territoire et aucune catégorie sociale », a précisé Gérard Lahellec. De fait, la région propose une gamme tarifaire très attractive avec des réductions allant jusqu’à 75 % par exemple pour les déplacements fréquents (uzüel) et la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans (ribambël). « Nous sommes à 1 euro/km pour les trajets domicile – travail inférieurs à 50 km, et nous souhaitons nous tourner encore davantage vers les jeunes de moins de 26 ans. Des études sont en cours pour créer de nouveaux tarifs », a-t-il poursuivi.
Sylvie Luneau
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