
La Normandie et RATP Dev ont ratifié le 29 janvier le contrat qui confie à la filiale de la RATP l’exploitation des TER de l’Etoile de Caen. Après 18 mois de pré-exploitation, l’opérateur lancera le nouveau service à partir de juillet 2027 sur dix liaisons représentant 20 % du réseau TER normand. Il aura à sa disposition 45 trains et l’atelier de maintenance de Caen.
« Ce choix ne signifie pas que la SNCF faisait du mauvais travail. Au contraire la ponctualité et la qualité du service se sont nettement améliorées et les cheminots ont fait un super boulot. Nous conservons notre confiance à la SNCF. Mais nous ne pouvions pas faire autrement : l’offre de la RATP était meilleure que celle de la SNCF, en termes de prix et sur l’ensemble des dix critères qualitatifs« , commente Hervé Morin, le président de la région.
Selon l’élu, RATP Dev demandait 50 millions d’euros de moins que la SNCF sur la durée du contrat de 12 ans. « C’est à peu près le même tarif que nous payons actuellement mais avec 50 % d’offre en plus« , précise le patron de la Normandie.
L’offre augmentera en effet, passant de 3,4 millions de trains-km à 5,1 millions de trains-km annuels d’ici à l’été 2028. « Nous allons également réduire de 25 % le nombre de suppressions de trains. Et nous renforcerons la présence humaine : 63 % des trains seront accompagnés et 100 % le seront le soir à partir de 21 heures« , précise Hiba Fares la présidente du directoire de RATP Dev en indiquant que le contrat représente 827 millions d’euros cumulés.
Ce n’est peut-être que le premier pas mis par RATP Dev dans la région. L’entreprise s’est pré-positionnée sur le lot de l’Etoile de Rouen pour lequel la Normandie a également lancé un appel d’offres. « Nous avons entamé un dialogue nourri avec la région. Mais, comme nous avons une gouvernance formalisée, nous n’avons pas encore décidé si nous irons (jusqu’au bout, ndlr). La décision n’est pas gravée dans le marbre« , précise Hiba Fares. Le futur exploitant ferroviaire doit être choisi fin 2027.
RATP Dev s’est également positionné sur l’appel d’offres portant sur l’Etoile de Reims. Parmi les critères de décision pour entrer en compétition, l’entrepris « regarde si elle peut apporter une plus-value« , ajoute la dirigeante.









