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Ewa

RATP Dev se renforce en Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse

HelveCie RATP DEV suisse

RATP Dev a annoncé le 28 septembre avoir remporté, via des filiales, huit nouveaux contrats en Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse, portant sur trois lignes transfrontalières, deux contrats interurbains, deux contrats de transport scolaire ainsi que le renouvellement d’un réseau urbain.

Plus précisément, Alpbus exploitera, à partir de la mi-décembre, des lignes transfrontalières d’autocars de Haute-Savoie, pour le compte du Groupement Local de Coopération Transfrontalière des Transports Publics. Ces lignes seront intégrées à la politique commerciale des Transports Publics Genevois avec lesquels RATP Dev est associé via le réseau de transports en commun d’Annemasse et le Téléphérique du Salève.

Le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes a aussi confié à Alpbus deux nouveaux contrats prévoyant l’exploitation des lignes régulières et touristiques, l’un au départ de Moutiers pour desservir les stations de sport d’hiver de Val Thorens, Les Ménuires, Courchevel et Méribel, l’autre au départ d’Annecy, pour la Clusaz et le Grand Bornand « Une flotte supplémentaire de 80 véhicules neufs sera dédiée aux nouvelles activités dont 27 véhicules circulants au Gaz Naturel Véhicule (GNV)« , précise RATP Dev.

Sa filiale CTLB a de son côté vu renouveler, pour 7 ans, son contrat d’exploitation des lignes Ondéa. Enfin, la suisse de RATP Dev, HelvéCie,  a remporté deux contrats de transports scolaires dans les Cantons de Vaud et Fribourg depuis la rentrée de septembre 2021, grâce à une flotte de 52 véhicules.

Ewa

Keolis remporte deux contrats de transport interurbain dans les Alpes-Maritimes

Bus du réseau Keolis Alpes Maritimes

Keolis a annoncé fin septembre avoir gagné les contrats de délégation de service public pour l’exploitation de deux lots du réseau de transport public régional ZOU !, desservant le littoral des Alpes-Maritimes et le pays Grassois. Ces contrats qui doivent débuter le 1er janvier prochain et durer huit ans, devraient générer un chiffre d’affaires cumulé de près de 260 M€. Ils concernent l’exploitation et la maintenance d’une flotte de 120 bus et cars, desservant 17 lignes.

Parmi ces engagements, Keolis devra faire progresser de 30 % la fréquentation du réseau grâce à une augmentation de l’offre, une meilleure information voyageurs ou encore un renforcement de la complémentarité avec les TER. L’opérateur de transport public devra aussi convertir à l’électrique l’ensemble de la flotte d’ici juillet 2023. « Une première pour un réseau interurbain en France », souligne la filiale de la SNCF.

Ewa

Brice Bohuon, DGA France de Transdev, va devenir directeur général délégué de l’Ile-de-France

Brice Bohuon

Alors qu’une longue grève perturbe fortement des services de bus assurés par Transdev en Ile-de-France, Brice Bohuon, son directeur général adjoint France, s’apprête à quitter l’entreprise. Il sera remplacé par Pierre Talgorn, l’actuel directeur financier.

De son côté, Brice Bohuon va prendre le poste de directeur général délégué de l’Ile-de-France auprès de David Bonneau, le directeur général des services de la région. « Il l’accompagnera, en lien avec les directeurs adjoints, dans la conduite des projets structurants de la région », nous a indiqué le Conseil régional que nous avons contacté. Et ses missions n’auront aucun lien avec les transports franciliens, nous assure-t-on par ailleurs.

Son départ, qui est évoqué depuis cet été dans l’entreprise nous affirme-t-on en interne, n’aurait donc rien à voir avec le conflit sérieux qui agite depuis plusieurs semaines des dépôts de bus exploités par Transdev. Pour en sortir, la filiale de la Caisse des dépôts et de l’allemand Rethmann a demandé la médiation de l’inspection du travail. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu. « Nous essayons d’avoir une formulation claire des enjeux avec un dialogue direct avec les conducteurs autour de l’organisation du travail », explique Transdev.

Rappelons que depuis début septembre, des conducteurs de plusieurs dépôts, dont ceux de Sénart et de Melun (en Seine-et-Marne), sont en grève protestant contre la nouvelle organisation du travail mise en place par Transdev. Ce sont des dépôts d’où partent les bus des lignes gagnées l’année dernière par Transdev dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau de bus en grande et moyenne couronnes parisiennes (lignes Optile), et auxquels d’autres sites se sont joints depuis.

M.-H. P.

Ewa

La SNCF et l’Occitanie signent un accord pour avancer sur le plan Rail

Carole Delga

Carole Delga, la présidente de l’Occitanie, également présidente de Régions de France, veut montrer son engagement pour le ferroviaire. « Nous nous inscrivons dans un partenariat de longue durée avec la SNCF » , a-t-elle indiqué en présentant le 28 septembre, en présence de dirigeants de la SNCF, les grands chantiers régionaux dans ce domaine. D’autant que la région engrange des résultats : « Nous sommes la seule région française à enregistrer une augmentation de la fréquentation des trains régionaux : durant l’été 2020, le trafic dans les TER a augmenté de 13 % par rapport à l’été précédent », a rappelé l’élue. Son objectif est de passer de 67 000 voyageurs quotidiens aujourd’hui à 100 000 d’ici 2030. « Je crois au service public ferroviaire », a-t-elle souligné. « Nous partageons les mêmes valeurs », a répondu Jean-Pierre Farandou.

D’où plusieurs grands chantiers lancés dans la région. Après avoir approuvé il y a près d’un an un nouveau plan Rail pour lequel l’Occitanie s’est engagée à financer 800 millions d’euros, la région a demandé à SNCF Réseau de s’impliquer localement en installant une équipe dédiée à la réalisation de son plan. Dans un premier temps, 20 agents seront dédiés à ce plan Rail puis 50 autres seront notamment affectés à l’ingénierie et à la conduite de projets, aux termes d’un accord qui vient d’être passé avec le gestionnaire des infrastructures.

La région demande à l’Etat, comme le lui permet la loi, le transfert de la gestion de deux petites lignes fermées à la circulation depuis quelques années qu’elle souhaite relancer après travaux : elle annonce qu’elle veut consacrer 67 millions pour rouvrir en 2023 la ligne Montréjeau – Luchon (36 km) fermée en 2012 et qui permettra de desservir les hautes vallées du Comminges. Et elle consacrera 66 millions pour relancer la liaison Alès – Bessèges (31 km) fermée depuis 2014, afin de relier de nouveau en 2024 les terres cévenoles. Enfin, parmi d’autres projets, l’Occitanie veut avancer par phases dans la réouverture de la rive droite du Rhône. Première étape, elle prévoit d’ouvrir l’année prochaine le tronçon Pont-Saint-Esprit – Avignon Centre avec cinq allers-retours quotidiens. A terme, l’objectif est de proposer huit allers-retours pour relier en 1 h 20 les 80 km qui séparent Pont-Saint-Esprit de Nîmes.

M.-H. P.

Ewa

Citroën imagine le véhicule urbain et autonome de demain

Urban Collectif, le projet de déplacement du futur de CITROËN

Comment se déplacera-t-on demain en ville ? Pour répondre à cette question, Citroën a laissé libre cours à son imagination et a présenté le 29 septembre Urban Collëctif, son concept de transport urbain.

« En 2050, 60 % de la population vivra dans en zone urbaine », rappelle Laurence Hansen, directrice du Produit et de la Stratégie de Citroën. Le constructeur a choisi de dissocier son véhicule en deux parties : la partie châssis-moteur, présentant la forme d’un skate (2,60 m de long, 1,60 m de large et 51 cm de haut), vient se fixer sous une deuxième partie, la carrosserie-habitacle (les pods).

Avec deux avantages : le Citroën Skate (capable de tourner sur son ère grâce ses roues-billes Goodyear) est interchangeable puisqu’il vient se glisser sous les pods pour les motoriser, et chaque pod est personnalisable en fonction des usages. « Lorsqu’on a soumis le projet à notre responsable du design et son équipe, ils en ont trouvé 63 usages en une journée ! », raconte Laurence Hansen.

Pour l’instant, le constructeur en a dévoilé trois : deux avec Accor et ses marques Sofitel et Pullman, et un avec JCDecaux. Le Pullman permettra de faire du sport tout en se déplaçant, et le Sofitel sera une sorte de lounge au standard de confort propre à l’hôtellerie. Le pod de JCDecaux se rapproche le plus d’un transport en commun, puisqu’il pourra transporter jusqu’à cinq personnes. Ils fonctionneront comme du trajet à la demande, réservables depuis un smartphone.

Au cours du trajet, le véhicule pourra s’arrêter pour embarquer d’autres passagers si leurs destinations sont proches ou si leurs trajets sont en partie identiques. Au cours du trajet, un grand écran affichant le trajet proposera des visites de musées, des expositions à proximité du parcours, voire des promotions dans des magasins.

Tout cela reste à définir plus précisément, au gré des entreprises intéressées, des collectivités. Car Urban Collëctif est avant un concept qui doit servir à faire émerger des idées. « Demain, de nouveaux usages seront possibles, comme un réseau de coiffeurs qui vous couperaient les cheveux pendant vos déplacements, ou une enseigne de bricolage qui exploiterait une flotte de pods pour rapporter vos achats chez vous », suggère Laurence Hansen. « On a imaginé le poids d’un pod entre 500 à 700 kg. Le skate lui fait 500 kg », précise-t-elle. Une masse qui s’explique surtout par l’emport de batteries.

Citroën imagine que ses véhicules, autonomes grâce à leurs capteurs embarqués et une recharge par induction en roulant ou sur des bornes, pourraient circuler sur les voies de bus, ou des voies dédiées, à 25 km/h maximum, selon des itinéraires programmés par des clients réguliers ou selon des demandes ponctuelles. L’entreprise affirme vouloir aujourd’hui interpeller, proposer une matière à réflexion. Avant, espère le constructeur, d’aller plus loin.

Yann Goubin

Ewa

Bientôt la fin des carnets de métro

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Ile-de-France Mobilités prépare la fin de la vente des carnets de métro, qui se fera progressivement entre octobre prochain et mars 2022. A ce moment-là plus aucune station et gare ne vendront le carnet papier. A place, la carte Navigo Esay d’un coût de 2 euros sera proposée et pourra être rechargée au prix de l’ancien carnet. La vente de tickets à l’unité sera en revanche toujours possible.

L’autorité organisatrice vise des économies tant financières qu’écologiques (550 millions de tickets sont émis chaque année).

Ewa

Le ministre ne répond pas aux demandes des professionnels du transport public

Inauguration des RNTP à Toulouse le 28 septembre 2021

Réunies à Toulouse pour les Rencontres nationales du transport public (RNTP) du 28 au 30 septembre, les collectivités n’en finissent pas de faire leurs comptes. Et de présenter la note à l’Etat mais sans succès pour le moment. Hors Ile-de-France, les autorités organisatrices des mobilités (AOM) estiment avoir perdu l’an dernier 700 millions d’euros en recettes tarifaires du fait de la baisse de fréquentation avec la crise sanitaire et 200 millions d’euros en versement mobilité. « Nous avons reçu une compensation de 29 millions d’euros pour le versement mobilité. Ce qui ne représente pas plus de 15 % du total. Et l’Etat a apporté 584 millions d’avances remboursables. Mais qui dit aides remboursables dit qu’il faudra les rembourser », regrette Louis Nègre, le président du Gart, également maire de Cagnes-sur-Mer.

Le Gart demande que les subventions directes représentent au moins la moitié des aides de l’Etat et que toutes les collectivités aient droit à un traitement équitable, alors que les pertes s’annoncent « à peu près dans les mêmes eaux » cette année.

Interpelé, Jean-Baptiste qui était venu inaugurer le salon, n’a pas apporté de réponse. Sa seule annonce a été la création d’un observatoire de la tarification dans les transports. Constatant qu’un débat sur la gratuité des transports s’est installé, il « met en garde » contre cette tentation susceptible « de déséquilibrer un système qui fonctionne » et qui repose sur le versement mobilité et les recettes tarifaires. « Le Gart ne peut pas participer à cet observatoire car nous serions alors juge et partie. Nous avons suggéré que ce soit l’ART qui s’en charge car cette autorité possède des experts compétents et indépendants », a commenté Louis Nègre.

Autre déception au cours du salon : si les participants se sont félicités de la récente décision du gouvernement de porter de 450 à 900 millions l’enveloppe allouée à l’appel à projets de l’exécutif pour aider les projets d’infrastructures de transports publics des collectivités, le ministre n’a pas apporté de précisions sur les projets retenus. On sait que 199 projets sont sur les rangs portant sur tous les modes de transport sauf le métro (le métro de Toulouse étant traité à part). Ce qui représente une somme totale d’investissement évaluée à 11,5 milliards. La liste des projets retenus pourrait être présentée au cours du mois d’octobre.

M.-H. P.

Ewa

Nouveau bras de fer entre IDFM et l’Etat sur une indemnisation des pertes dues au Covid

Valerie Pecresse, en juillet 2017, au siège de la région Ile de France à Paris.
© Lewis JOLY 
Cette image est la propriété de Lewis Joly, aucune utilisation autorisée sans accord préalable.

L’autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM) « manque à ses devoirs » en suspendant ses paiements à la RATP et à la SNCF, faute d’accord avec le gouvernement sur la compensation des pertes liées au Covid-19, a indiqué à l’AFP le 28 septembre le ministère des Transports.

IDFM, autorité présidée par Valérie Pécresse, réclame 1,3 milliard d’euros à l’Etat (dont un milliard pour le recul des recettes tarifaires) et a annoncé la veille la suspension de ses paiements aux deux groupes publics, faute d’argent. Elle verse tous les mois environ 400 millions d’euros à la RATP et 300 millions à la SNCF, pour faire rouler les trains, RER, métro, trams et bus dans la région capitale.

L’autorité régionale des transports s’appuie sur la « clause de revoyure » comprise dans le protocole signé avec l’Etat en septembre 2020, au terme d’un premier bras de fer après avoir, déjà, suspendu ses paiements pendant deux mois. Le texte prévoit en effet une « réévaluation de la situation en cas de nouvelles pertes de ressources imputables à la situation sanitaire ». Cette année, Mme Pécresse réclame essentiellement des subventions et non des avances remboursables.

Ewa

La Renfe s’installe à Paris

Rame Talgo S-112 en livrée Avlo, la future offre low cost de la Renfe.

Pas un bureau de tourisme de plus, mais une délégation pour la France : le conseil d’administration de Renfe a décidé le 27 septembre la création d’une succursale de l’opérateur à Paris. Objectif, se saisir de toutes les opportunités sur le marché français, et en particulier pour les services à grande vitesse. L’Hexagone étant présenté comme une « cible prioritaire » à Madrid.

Une fois obtenu le feu vert du ministère espagnol des Finances, Renfe pense être à même de construire sur place son offre pour la grande vitesse entre Paris – Lyon et Marseille. De même afin de poser sa candidature à des services publics comme elle vient de le faire dans les régions Grand Est et Hauts-de-France pour des lignes TER, par exemple dans les Vosges.

Renfe s’était positionnée sur la grande vitesse entre Lyon et Marseille, mais elle a rencontré « des difficultés techniques au niveau des systèmes d’information ». Pour autant, elle n’est pas restée inactive pour s’internationaliser en Europe. Elle vient de boucler l’achat de la moitié du capital de la compagnie tchèque Leo Express. Une opération qui lui ouvre les marchés voyageurs en Europe centrale : République tchèque, Pologne, Slovaquie… A l’horizon 2030, Renfe entend obtenir 10 % de ses recettes via ses activités à l’international.

Michel Garicoïx

Ewa

Un véhicule de livraison autonome devrait circuler l’année prochaine à Troyes

Véhicule autonome de livraison Neolix

L’année prochaine, un véhicule autonome de livraison devrait circuler dans les rues de Troyes, au beau milieu de la circulation. « Cela fait deux ans que j’attends ce moment », s’enthousiasme Hervé Dechene, cofondateur et VP Strategy de SprintProject, un cabinet de veille technologique qui travaille pour 12 grands groupes de logistique, et qui porte ce projet de véhicule de livraison autonome. « Il fallait que tous les éléments soient réunis : un véhicule autonome, un chargeur, et un territoire ».

Troyes Champagne Métropole vient en effet d’accepter l’expérimentation sur son territoire. Il s’agira d’un schéma de distribution BtoB (destiné aux professionnels), plus précisément de transport des colis entre un centre commercial et un entrepôt urbain de DPD Group, une filiale du groupe La Poste spécialisée dans la livraison de colis jusqu’à 30 kg.

Les trajets en centre-ville comptent d’innombrables difficultés : feux, stops, priorités à droite, dépassement de véhicules, piétons qui traversent en dehors des passages piétons. Tout ce qu’un conducteur sait gérer en théorie, mais qu’un véhicule autonome doit apprendre. « Il nous fallait donc un véhicule autonome qui fonctionne déjà réellement, pas un modèle encore en développement qui pourrait ajouter des difficultés au projet », poursuit Hervé Dechene. « Nous avons donc choisi celui de Neolix », l’entreprise chinoise qui en est au stade de la production industrielle.

« Il ne s’agit que de l’achat d’un seul véhicule. Nous avions bien précisé à Neolix qu’il n’y aurait pas de commande qui suivrait. Et toute la partie logicielle de navigation est développée par LMAD – pour Last Mile Autonomous Delivery – une start-up française à capitaux européens totalement indépendante du constructeur », précise encore Hervé Dechene.

L’expérimentation, qui va durer trois mois, cherchera à évaluer l’acceptabilité de l’engin (dont la taille est de 2,6 m x 1 m). Et à répondre à des questions, comme : doit-on « signaler » le véhicule par des bandes réfléchissantes, des couleurs vives – mais sans « distraire » les automobilistes-, ou le laisser tel quel ?

Développé avec 12 clients de SprintProject, ce projet de véhicule de livraison autonome pourrait accueillir d’autres partenaires, Hervé Dechene n’excluant pas de faire entrer d’autres sponsors dans le projet.

Yann Goubin