Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

L’Etat va reprendre la main sur le transfert des personnels ferroviaires

Agent SNCF conducteur tram-train cheminot.

Il n’y aura pas d’accord avec les syndicats sur les modalités de transfert des personnels dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des services publics de transport ferroviaire. Après six mois de négociations, l’Unsa Ferroviaire a été le seul syndicat à signer à la fin de l’année dernière avec l’UTP un projet d’accord. Cette unique signature est insuffisante pour valider l’accord puisque l’Unsa représente 24 % des salariés, en deçà des 30 % nécessaires à la conclusion d’un accord,

C’est donc l’Etat qui doit prendre, dans les trois mois, un décret pour « fixer les modalités et critères de désignation des salariés transférés par catégorie d’emploi, les conditions d’appel prioritaire au volontariat, les modalités et délais d’établissement des listes de salariés transférés », en cas de changement d’opérateur de service public de transport ferroviaire, précise l’UTP.

Une situation regrettable, estime encore l’organisation patronale qui explique avoir proposé, au cours des six mois de négociations, différentes versions intégrant des évolutions importantes et « de nombreuses demandes des organisations syndicales relatives à la promotion et à la priorité donnée au volontariat », comme « la prise en compte, au-delà de ce que prévoyait la loi, des critères sociaux pour la désignation des salariés à transférer, ou encore une large information de chacun des salariés potentiellement concernés par un éventuel transfert à chaque étape de la procédure ».

Ces derniers temps, l’UTP ne se faisait plus trop d’illusions sur la possibilité de conclure un accord. Car certaines demandes des organisations syndicales revenaient selon l’organisation professionnelle, à « réécrire la loi », ce qui n’était pas envisageable, ajoute-t-elle en invitant désormais le gouvernement « à reprendre, autant que possible, les principes contenus dans le projet d’accord signé le 20 décembre 2018, qui est, pour l’UTP, le meilleur compromis possible ».

En attendant, les négociations relatives aux classifications et rémunérations continuent, tandis que celles sur les garanties sociales (qui concernent notamment les facilités de circulations, le logement, la protection sociale…) vont s’engager.

M.-H. P.

Ewa

Occitanie : des aides nouvelles à la mobilité

LOGO Reg Occitanie

La région Occitanie récompensera les usagers les plus fidèles de ses TER (abonnés annuels) en leur reversant une part des 400 000€ de pénalités dus par la SNCF au titre du non-respect de ses engagements de qualité et de ponctualité. C’est une des décisions annoncées lors de l’adoption, le 20 décembre, de son budget 2019. Elle octroiera aussi aux foyers modestes* une prime de 1000€ pour l’achat de véhicules électriques ou hybrides d’occasion et de 100€ pour l’achat d’un vélo à assistance électrique. Elle lancera aussi une étude en vue de créer une aide à la conversion des véhicules essence au GNV. L’an dernier, la Région avait baissé d’un tiers l’abonnement aux TER pour les moins de 26 ans et développé les billets à 1€ sur tout le territoire.

CS

* 1,3 millions de foyers sous le seuil du barème de l’éco-chèque logement, soit 38 500€ de revenus pour un couple avec deux enfants.

Ewa

Le Luxembourg envisage la gratuité des transports publics en 2020

tramway du luxembourg 4

Le nouveau gouvernement luxembourgeois mis en place le 5 décembre et dirigé par le libéral Xavier Bettel s’est engagé dans le cadre d’un accord de coalition (signé par le parti libéral, le parti socialiste et les Verts) à rendre les transports publics gratuits sur l’ensemble du territoire au cours du premier trimestre 2020.

La gratuité existe déjà dans le Grand-Duché pour les étudiant et les moins de 20 ans. Plus de 100 millions de passagers ont emprunté les transports publics en 2016 dans ce petit pays prospère qui compte un peu moins de 600 000 habitants. Le ministère des Transports évalue à 491 millions d’euros le coût de fonctionnement des transports publics, tandis que les recettes rapportent 40 millions d’euros annuels.

Ewa

Transdev remporte un contrat de lignes maritimes en Suède

Bateau Waxholmsbolaget dans l'archipel de Stockholm.

L’opérateur français a annoncé le 12 décembre que l’autorité des transports publics du conseil départemental de Stockholm avait attribué à Blidösundsbolaget, une compagnie de navigation acquise par Transdev Suède début 2018, l’exploitation de vedettes maritimes de Waxholmsbolaget dans l’archipel de Stockholm. Ce contrat d’une durée de neuf ans et d’une valeur de 12 millions d’euros annuels débutera en décembre 2019. Il comprend l’exploitation de 15 lignes transportant environ un million de passagers par an.

Ewa

La Cour des Comptes juge préoccupante la situation financière de SNCF Réseau

rvbsite

Malgré les réformes et la reprise d’une partie de sa dette par l’Etat à l’horizon 2022, SNCF Réseau reste dans une situation financière fragile, estime la Cour des comptes dans un rapport publié le 4 décembre. La hausse importante des coûts dus au renouvellement du réseau et de faibles gains de productivité pèsent notamment sur ses comptes, précise la Cour qui rappelle que « SNCF Réseau a eu massivement recours à l’emprunt, provoquant la dérive de sa dette, qui atteignait 46,6 milliards d’euros en 2017 et devrait s’élever à 62,6 milliards d’euros en 2026 ».

De ce fait, la rénovation du réseau, pourtant priorité de l’entreprise, est menacée car l’Etat « a trop peu accompagné les besoins de financement » nécessaires au programme de renouvellement. Selon la Cour, Réseau ne pourra pas assumer sa mission « sans augmentation de l’aide de l’Etat ».

Mais les Sages pointent aussi l’insuffisance des gains de productivité et de la qualité de service, estimant que SNCF Réseau « n’a pas pu ou su améliorer sa gestion » ni « trouver les modes d’organisation les plus efficients ».

Anticipant les conclusions de ce rapport, le PDG de SNCF Réseau Patrick Jeantet avait annoncé il y a quelques mois un projet d’entreprise, baptisé « Nouvel ‘R », visant à industrialiser la gestion du réseau ferré pour poursuivre sa rénovation à moindres frais.

Ewa

Transdev se réorganise

car électriques LER Paca

Après avoir choisi cet automne son nouvel actionnaire, l’Allemand Rethmann qui prend 34 % de son capital à côté de la Caisse des Dépôts et consignations qui en détiendra 66 %, Transdev fait le ménage. Cela passe par des changements de tête importants annoncés le 18 décembre et met fin à des rumeurs qui couraient depuis longtemps en interne : Richard Dujardin est remplacé par Edouard Hénaut au poste de directeur général France. Actuellement directeur général des services aux collectivités chez Suez (ancienne maison de Thierry Mallet, le PDG de Transdev), il prendra ses fonctions au cours du premier trimestre 2019. Laurence Broseta partira également au cours de ce même trimestre, remplacée par Bruno Charrade qui était depuis avril dernier son adjoint à la direction générale internationale (cette zone couvre l’Asie-Pacifique, l’Amérique latine, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud).

L’opérateur de transport public a également annoncé qu’il allait créer une zone Europe du Nord et du Centre sous la direction de Christian Schreyer. Enfin, Anne de Bagneux, jusqu’alors directrice générale adjointe de Transdev France, chargée de la zone Sud, devient directrice de la Stratégie et de la Transformation.

Avec cette nouvelle organisation, Thierry Mallet veut « accélérer la transformation » du groupe après quelques échecs marquants (Lille, Nancy ou CDG Express) que d’autres victoires ailleurs n’ont pas réussi à estomper.

Ewa

Une nouvelle navette autonome testée sur un campus à Lille

la navette automatique NAVYA en test sur le campus de Vill. d' Ascq

La Métropole Européenne de Lille (MEL) a lancé le 17 décembre une expérimentation de navette autonome sur le campus de l’Université de Lille à Villeneuve-d’Ascq qui accueille 20 000 étudiants et 1 600 chercheurs. Le service, qui va être testé pendant un an, fait partie des projets proposés par le consortium SAM dans sa réponse à l’appel à projets Evra (Expérimentation de véhicules routiers autonomes).

« La navette autonome, accessible gratuitement pendant toute la durée de l’expérimentation, emprunte la même route que les automobilistes et est amenée à croiser vélos et piétons », souligne la MEL qui finance le projet à hauteur de 760 000 euros. « La navette traverse également, et c’est une première française, un rond-point sans aucune assistance externe », ajoute-t-elle.

C’est une navette électrique Navya avec ses 15 places qui dessert un trajet de 1,4 km comportant quatre arrêts et connecté aux deux extrémités à des stations de métro. Elle passe avec une fréquence de 10 minutes en heures de pointe et vingt minutes en heures creuses.

Keolis, l’exploitant du réseau lillois, explique que « sur les campus universitaires, zones moins bien desservies par les transports en commun, les navettes autonomes sont une solution de mobilité efficace, propre, adaptée aux attentes du public. Elles permettent de répondre à la problématique du premier et dernier kilomètre en connectant les différents lieux stratégiques de l’université aux réseaux de transport public existants ».

La filiale de la SNCF rappelle que Lille devient la deuxième ville française et la quatrième dans le monde où une navette autonome est expérimentée sur un campus. A Rennes, notamment, où une navette est testée sur le campus de Beaulieu depuis le 15 novembre, Keolis indique que sur les trois premières semaines d’exploitation près de 3 000 passagers ont emprunté les navettes, soit environ 200 personnes quotidiennement. « Un record de fréquentation en France pour ce mode de transport », affirme l’opérateur.

Ewa

Une pétition d’usagers contre la suppression de dessertes TER en Occitanie

Gare de Toulouse-Matabiau

Le nouveau service TER mis en place le 9 décembre ne fait pas que des heureux en Occitanie. Si la région a inauguré avec satisfaction le nouveau trajet direct en TER entre Toulouse et Perpignan (cinq trains par jour), en vantant dans son communiqué de presse « l’augmentation de l’offre pour répondre aux besoins de déplacements en zones denses et pour relier les territoires » et « le maillage de l’Occitanie pour préserver et développer les bassins de vie et d’emploi », elle s’est gardée de mettre la lumière sur les dégradations de service.

Deux lignes de TER à voie unique (Toulouse – Auch et Toulouse – Latour-de-Carol) sont victimes de suppressions de trains et de suppressions de dessertes de certaines gares en contre-pointe. La double peine en quelque sorte. Des usagers du TER de l’Ariège utilisant les 5e et 6e gares de la ligne, en pleine zone périurbaine de Toulouse, ont lancé une pétition pour s’opposer à ces suppressions qui a recueilli à ce jour quelque 1 100 signatures. Pas sûr que cela soit suffisant pour se faire entendre d’une SNCF qui a trouvé cette solution pour répondre à la demande de la région Occitanie de « fiabiliser les trains de la ligne de l’Ariège », le cadencement de 30 minutes sur une voie unique entraînant de nombreux retards. Au passage, le cadencement mis en place il y a quelques années disparaît.

C. S.

Ewa

Ile-de-France Mobilités reprend la main sur le Smart Navigo

07/10/2003
Transports Ile de France - Navigo


RATP SNCF
Transports Ile de France
Navigo

C’est un contrat stratégique que l’autorité organisatrice des transports franciliens a indiqué avoir attribué le 17 décembre : elle a choisi le groupement constitué de Worldine et de Conduent, suite à l’appel d’offres lancé pour gérer le nouveau système informatique central du Smart Navigo. Le contrat, qui va durer neuf ans, représente 60  millions d’euros.

Wordline (filiale du groupe français Atos) spécialiste du paiement électronique, et Conduent, spécialiste de la billettique, vont remplacer le groupement d’intérêt économique (GIE) Comutitres, qui assurait jusqu’alors la gestion opérationnelle des titres de transport Navigo pour le compte des transporteurs RATP, SNCF et Optile.

Dans la perspective de l’ouverture à la concurrence qui doit débuter à partir de 2021 pour les bus, ce changement de gestionnaire permettra d’assurer une équité de traitement en étant ouvert à tous les opérateurs d’aujourd’hui et de demain qui voudront s’y brancher, explique Ile-de-France Mobilités (IDFM). Le futur système va reposer sur des standards internationaux, ajoute-t-on.

Ce choix permet donc à IDFM de reprendre la main, alors que jusqu’à présent les deux principaux transporteurs franciliens étaient aux manettes. Il va aussi lui permettre de s’affranchir des limites du Smart Navigo tel qu’il avait été initialement conçu sous leur influence. Rappelons que le programme Smart Navigo lancé en 2016 vise la suppression progressive des tickets de métro par des supports sans contact ainsi que la généralisation de l’achat de titres de transport via Internet en développant l’utilisation des smartphones soit comme support de rechargement de la carte Navigo (utilisé à la place des distributeurs automatiques), soit directement comme support de validation.

Or, IDFM ayant dans un premier temps choisi  la solution de Wizway (un service développé par Orange, RATP, SNCF et Gemalto), cela impliquait d’avoir un smartphone compatible NFC et d’avoir Orange comme opérateur… ce qui excluait de fait de nombreux Franciliens sans parler des voyageurs étrangers. « Même si IDFM affirmait que Free, SFR ou Bouygues allaient rendre leurs téléphones compatibles, il est évident qu’ils n’allaient pas dépenser des dizaines de millions pour changer toutes leurs cartes SIM alors que ces dernières vont probablement disparaître dans quelques années », commente un des acteurs du secteur. L’arrivée du nouveau consortium va mettre fin à ces blocages en ouvrant le système avec des technologies accessibles à tous, quel que soit le mobile ou l’opérateur.

M.-H. P.

Ewa

En Occitanie, inquiétude sur la disparition des contrôleurs dans les TER

RFF - Ligne touristique entre Perpignan et Cerbere. Port-Vendres. Juin 2013.

Depuis le 3 décembre, le trafic de nombreux TER de la région Occitanie est perturbé par une grève des cheminots à l’appel de la CGT. Ils s’inquiètent du remplacement, depuis le 9 décembre sur quatre lignes TER test en Occitanie (Toulouse – Latour-de-Carol, Toulouse – Agen – Brive, Nîmes – Le-Grau-du-Roi et Carcassonne – Quillan), du contrôleur présent systématiquement à bord par des « Equipes mobiles » intervenant ponctuellement et de manière ciblée. Ils craignent la généralisation du dispositif EAS (Équipement agent seul) permettant de faire circuler les trains avec le seul conducteur à bord. « La qualité du service sera moindre », a expliqué Julien Barthélémy, l’un des représentants CGT des cheminots de Villlefranche-de-Conflent au journal L’Indépendant. « S’il n’y a plus de contrôleur à bord, qui va faire les billets, sachant qu’il y a de moins en moins de guichets dans les gares ? Et comment assurer la sécurité des passagers ? »

Selon la CGT, cette décision est le prélude à « une généralisation des trains avec le seul conducteur à court et moyen terme sur l’ensemble des relations TER ».

C. S.