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Ewa

L’Arafer estime à 13 % la part des trains en retard

TGVD_n°772_sur_la_LGV_BPL_© Cramos Le Mans Rennes

Avec un temps de retard, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières salue une « bonne nouvelle » : la fréquentation dans les trains a connu un « net rebond » en atteignant 92,4 milliards de passagers-km en 2017, a souligné son président en présentant le 11 décembre le deuxième bilan du marché du transport ferroviaire de voyageurs en France. Un renversement de la « tendance baissière » observée de 2001 à 2016, commente Bernard Roman.

Globalement, la fréquentation croît de 7 %, alors que le transport de voyageurs tous modes n’augmente que de 1 % (4 % pour l’aérien, 0,4 % pour la voiture), indique l’étude de l’Arafer. « En 2016 et 2017, tous le services ferroviaires ont vu leur fréquentation progresser avec les TGV domestiques en tête (+9,7 %), puis les services internationaux (+6,8 %), les TER (+5 %), les Intercités (+3,3 %) et enfin les Transilien (+1,7 %) », précise Bernard Roman.

Ces hausses s’expliquent par la mise en service en juillet 2017 des liaisons à grande vitesse Tours – Bordeaux et Le Mans – Rennes, par le développement de l’offre à bas coûts Ouigo ou encore par les abonnements TGV Max. Mais elles ont pour corollaire la baisse de la recette kilométrique : -2,5 % pour les TGV domestiques et -5,3 % pour les Intercités du fait de la multiplication des petits prix.

L’Arafer remarque aussi la diminution du nombre de circulations des TGV domestiques (-3,2 % soit environ 7 400 circulations en moins) mais qui est compensée par l’offre de sièges qui reste stable grâce à l’emploi de rames plus capacitaires. Le taux d’occupation moyen atteint 44 % en hausse de 1,6 point sur un an. Ce taux augmente sur les TGV nationaux (il atteint 67 %, soit une hausse de 4,3 points) et internationaux (71 %, +3 points) et pour les Intercités (44 %, +2,5 points). En revanche, il recule sur les TER (25 % ; -0,1 point) et Transilien (27 %, -0,3 point) car l’augmentation de l’offre a été supérieure à la demande, explique Bernard Roman.

Pour évaluer la qualité du service, l’Arafer s’est particulièrement penchée sur le traitement des retards. Comme elle l’avait annoncé il y a un an, elle a calculé le taux de retard à 5 minutes et 0 seconde et non pas à 5 minutes et 59 secondes comme le fait la SNCF. D’où des résultats différents de ceux présentés par la société nationale. Selon l’Autorité, le taux de trains en retard de plus de 5 minutes et 0 seconde au terminus s’établit à 13 % en moyenne. Par rapport aux calculs de la SNCF (repris dans les statistiques de l’Autorité de la Qualité de service dans les transports, l’AQST, organisme gouvernemental), cela revient à tenir compte d’environ 20 % de trains supplémentaires en retard, affirme l’Arafer qui pointe une différence non négligeable.

Il y a évidemment des différence selon les missions des trains. Ainsi, pour les services longues distances, le taux de retard est plus élevé « ce qui est normal puisque les trajets sont plus longs : 24 % des TGV domestiques et 25 % des Intercités et des services internationaux arrivent avec plus de 5 minutes de retard à leur terminus« , relève Bernard Roman.

Côté SNCF, Alain Krakovitch rétorque qu’à Transilien, les retards sont comptabilisés à partir de 4 minutes et 59 secondes. Et Guillaume Pepy, qui avait été interpelé il y a un an sur cette question du laps de temps choisi pour mesurer le retard, avait rappelé quelques règles : l’AQST considère que, pour des trajets courts (Paris-Lille), au-delà de 5 minutes, le train est en retard. Pour des trajets de deux heures (Paris-Bordeaux ou Paris–Lyon), à partir de 10 minutes. Pour des trajets de trois heures (Paris-Marseille), à partir de 15 minutes. De quoi comparer TGV et avion pour  l’AQST qui se fonde sur l’uniformisation « pertinente » des seuils de retards et d’annulations entre les deux modes. Globalement, un vol sur 6 est en retard toutes catégories confondues. La comparaison donne un avantage au ferroviaire pour les retards sur les liaisons courtes. « Par ailleurs, le temps moyen de perturbation est globalement similaire entre les deux modes avec toutefois un temps légèrement plus élevé pour les longues liaisons ferroviaires« , écrit l’AQST dans son bilan 2017. Deux observatoires, deux façons d’appréhender les statistiques?

M.-H. P.

Ewa

Tensions sur l’emploi dans les transports et la logistique

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2017 a enregistré la plus forte progression d’effectifs dans le secteur des transports et de la logistique avec quelque 17 800 emplois salariés créés. « C’est certes moins que dans la construction qui a créé 31 000 postes en 2017 mais beaucoup plus que dans l’industrie (+3 000 postes) », a commenté Bruno Lefebvre, le vice président de l’OPTL (Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique) en présentant ce matin son rapport annuel. Au total, la branche compte 701 400 salariés, en progression de 2,6 % par rapport à 2016.

Ce dynamisme est porté par le transport routier de marchandises (+3,9 %) et les prestataires logistiques (+4,8 %). Seul le transport routier de voyageurs perd des emplois salariés (-0,4 %). « Plusieurs explications sont possibles : la pénurie de candidats, l’optimisation des lignes ou la modification des lots dans le transport urbain », souligne Bruno Lefebvre.

Autre enseignement, dans quasiment tous les secteurs d’activité, le nombre des indépendants augmente, globalement de +15 %. Dans le transport routier de marchandises, neuf fois sur dix, les établissements sont créés sans salarié. « Un phénomène qui s’explique largement par l’essor du e.commerce et des services de livraisons à domicile », indique encore Bruno Lefebvre.

L’un des principaux défis à relever par ce secteur passe par les recrutements et la formation : alors que le nombre d’offres d’emploi déposées à Pôle Emploi a fait un bond de 22 % en 2017 comparé à 2016, la proportion des entreprises déclarant éprouver des difficultés d’embauche s’accroît : sa part augmente de 10 % en 2018. 43 % des entreprises sont dans cette situation et même elles sont jusqu’à 68 % dans le transport routier de voyageurs. D’où la nécessité, selon l’OPTL, de fait connaître l’ampleur de ces besoins « afin de trouver au plus vite des solutions à la résorption de ces tensions ». Et de conclure : « Il en va de l’avenir de notre branche ».

M.-H. P.

Ewa

OUI.sncf accélère sur les nouveaux usages digitaux 

OUIbot

Lancé il y a dix-huit ans, le site de voyages de la SNCF (anciennement Voyages-sncf.com) rebaptisé il y a tout juste un an OUI.sncf, n’a pas pâti de ce changement de nom et de marque, estime Alexandre Viros. Au contraire ! « OUI.sncf a vu sa notoriété progresser de 14 points depuis ce rebranding. C’est au-delà de ce qu’on espérait », affirme son directeur général.

Le site enregistre ainsi cette année une augmentation de 12,5 % des transactions en France et en Europe par rapport à 2017 et accueille 16 millions de visiteurs uniques par mois. Le directeur général de OUI.sncf, qui rappelle le rôle pionnier du site (premier à vendre des billets de train en e.commerce, premier à vendre des billets par mobile dès 2007…) note la progression de l’usage de l’application sur mobile « devenue le premier canal de contact avec les clients du groupe ». Elle totalise 17 millions de téléchargements uniques. « Le mobile concentre les deux tiers de l’audience globale et la barre du milliard d’euros de volume d’affaires réalisé sur mobile a été franchi l’année dernière. » En 2007, c’était un pari. Aujourd’hui, il porte ses fruits, résume Alexandre Viros.

Désormais OUI.sncf parie sur les robots conversationnels. Depuis novembre, il est possible de réserver et payer son billet sur OUIbot (image), un moteur conversationnel. Plus de 5 000 personnes s’adressent ainsi chaque jour à cet assistant conversationnel sur la page d’accueil du site. Pour Alexandre Viros, il ne faut pas passer à côté du développement du e.commerce vocal. « Nous sommes en train de devenir une société d’intelligence artificielle », commente-t-il.

Autre axe de développement : proposer un voyage de bout en bout, multimodal. Dans ce but, le groupe travaille sur le futur assistant personnel de mobilité qui permettra de proposer une solution de déplacement globale aux clients. De nouvelles annonces sont attendues sur ce sujet au printemps prochain.

M.-H. P.

Ewa

L’Unsa devient le premier syndicat de la RATP

PREMIER MATERIEL MP89, TRANSFERE DE LA LIGNE 1 A LA LIGNE 4 EN AVRIL 2011, CIRCULE REGULIEREMENT DEPUIS LE LUNDI 23 MAI

Le paysage syndical a changé à la RATP après le premier tour des élections professionnelles qui ont eu lieu du 22 au 29 novembre : pour la première fois, la CGT n’est plus le premier syndicat de l’entreprise dépassé par l’Unsa. L’Unsa qui obtient 30,19 % ne dépasse que d’une courte tête la centrale de Montreuil (30,11 % des voix pour la CGT, un score stable comparé aux dernières élections en 2014) mais le syndicat progresse fortement (environ huit points par rapport à 2014).

Autre changement, avec 8,95 % des suffrages, SUD disparaît. Il n’y a plus désormais que trois syndicats représentatifs à la RATP car ayant passé le seuil des 10 % de voix recueillis : en plus de l’Unsa et de la CGT, la CFE-CGC a attiré 10,43 % des suffrages.

Pour Thierry Babec, « le syndicalisme de proximité » a payé. « Nous essayons d’être dans le concret, d’expliquer ce que l’on fait et ce qu’on obtient. Nous ne sommes pas dans la démagogie », commente le secrétaire général de l’Unsa RATP, qui précise que l’analyse des résultats reste à faire.

De son côté, la CGT RATP pointe surtout, sur son site, « le triste record de ces élections qui, par la forme du scrutin (vote électronique, une première à la RATP) et par la mise en place des CSE suite à la loi Travail, qu’a combattue la CGT, n’ont pas mobilisé les foules ». En effet, le taux de participation est particulièrement bas : 45,13 % des quelque 45 800 agents qui étaient appelés à élire leurs représentants au sein des 15 comités sociaux et économiques (CSE). Ils étaient 65 % à voter en 2014.

« Le vote se décomposait en 88 scrutins. 39 d’entre eux feront l’objet d’un second tour, qui aura lieu entre le 12 et le 17 décembre », indique la RATP dans un communiqué. Mais la représentativité des organisations syndicales s’établissant sur la base des résultats du premier tour, ces seconds tours n’auront pas d’impact sur la représentativité syndicale, ajoute-t-elle.

M.-H. P.

Ewa

Une solution de lutte prédictive contre la fraude testée en Essonne

parctice

Finies les tournées aléatoires des contrôleurs sur le réseau des Transports Intercommunaux Centre Essonne. La société d’économie mixte qui gère le réseau TICE (une particularité en Ile-de-France) a noué un partenariat avec la start up francilienne Datategy qui fournit des solutions de lutte prédictive contre la fraude. La solution proposée repose sur l’analyse de données de flux et sur un algorithme prédictif d’intelligence artificielle. L’équipement se résume à une application installée, pour les contrôleurs, sur leurs smartphones (elle peut leur indiquer où se positionner) et, pour les managers, sur une plateforme accessible à partir d’un ordinateur. « Les managers peuvent fournir à l’algorithme des données ajustées en fonction de la situation. Ils bénéficient aussi en retour d’indications affinées qui les aident dans le management : ils disposent par exemple de la productivité par agent, du nombre de verbalisations par agent, par station, par ligne… C’est un outil de supervision », souligne-t-on côté Tice. « L’intelligence artificielle prédictive permet d’être au bon endroit au bon moment », résume Mehdi Chouiten, l’un des fondateurs de Datategy.

« Le taux de fraude sur le réseau a quasiment doublé, passant de 9 % en 2009 à 15 % aujourd’hui », expliquent encore les responsables de TICE qui souhaitent lutter contre le phénomène en utilisant des moyens innovants. Le réseau qui couvre 20 communes, 19 lignes et transporte 87 000 passagers par jour emploie sur le terrain 28 contrôleurs et 40 médiateurs. Les conditions de travail ne sont en effet pas toujours faciles dans cette banlieue qui abrite notamment la cité de la Grande Borne ou le quartier des Tarterêts.

« Tice a accepté d’être le premier en France à tester cette solution pour les transports », souligne Mehdi Chouiten. L’expérimentation prévue sur un an doit aussi permettre de mieux réguler les circulations de bus grâce aux données captées sur la fréquentation.

MH P

Ewa

Les Français plus nombreux dans les transports publics

L’enquête annuelle de l’Union des transports publics, intitulée Observatoire de la mobilité 2018, va pouvoir nourrir les débats suscités par la future loi d’orientation des mobilités. L’enquête présentée le 27 novembre montre en effet que si la surface desservie par les transports publics urbains en province ne cesse de croître (elle a augmenté de 25 % en deux ans), la population desservie n’augmente que très faiblement (+2 %). « Cela témoigne de l’étalement urbain dont l’un des effets est le maintien du « tout-voiture » », notent les auteurs de l’étude. Selon Thierry Mallet, président de l’UTP, « on voit bien que la voiture va continuer à jouer un rôle majeur car les transports publics ne peuvent aller chercher tout le monde partout ». D’où l’idée d’inventer de nouvelles solutions de transports, essentiellement basées sur les comportements collaboratifs et soutenues financièrement par les futures autorités organisatrices de la mobilité que veut créer la LOM sur tout le territoire (lire aussi « LOM : de bons outils, mais quel chantier ! »).

Globalement, 73 % des Français ont accès à un réseau de transport public. L’enquête réalisée en septembre 2018 à partir d’un questionnaire soumis à un échantillon représentatif (1 501 individus de 18 ans et plus, vivant dans une agglomération de plus de 50 000 habitants) montre aussi l’engouement des Français pour les transports publics. Ils sont de plus en plus nombreux à les utiliser : 70 % les utilisent régulièrement alors qu’ils étaient 67 % en 2015(avant tout le bus, puis le métro et le tramway).

Mais alors que va se réunir en décembre en Pologne la COP24 et que le débat s’amplifie sur la nécessité de réduire les émissions de CO2, la principale raison de leur choix en faveur des transports collectifs est leur côté pratique pour 46 % des personnes interrogées. La raison environnementale est la dernière évoquée par seulement 14 % d’entre eux. « Pour la première fois, l’argument écologique qui avait doublé entre 2015 (7 %) et 2017 (14 %) cesse de progresser et se positionne après le motif économique, et ce, malgré la démission de Nicolas Hulot », notent les auteurs de l’étude.

Autre enseignement, le coût des transports est mal perçu par les utilisateurs, souligne l’UTP. Une majorité d’entre eux (34 %) pensent que l’évolution du coût des déplacements en transports est identique à celle du coût des déplacements en voiture. Et une proportion également élevée (30 %) est persuadée que le coût des déplacements en transports collectifs croît plus que celui en voiture. Les responsables de l’UTP, qui rappellent que cette augmentation reste bien en deçà du budget de l’automobiliste, et même en deçà de l’évolution des coûts des autres services publics, pourraient avoir intérêt à faire œuvre de pédagogie. D’autant qu’un autre débat (celui sur la gratuité des transports) est en train de monter à l’approche des élections municipales. L’UTP se prononce contre la gratuité en raison des besoins de financement considérables du transport public urbain estimés à plus de 16 milliards d’euros par an (dont 8,4 milliards pour la province). L’organisation professionnelle s’interroge sur la pérennité du versement transport apporté par les employeurs à hauteur de sept  milliards d’euros si des collectivités décidaient de passer à la gratuité.

M.-H. P.

Ewa

Stabilité des forces syndicales à la SNCF

manifestation, grève, syndicats

Plusieurs nouveautés ont marqué les élections professionnelles qui se sont tenues à la SNCF du 19 au 22 novembre et au cours desquelles plus de 151 000 cheminots étaient appelés voter. C’est en effet la première fois que les salariés choisissaient leurs représentants par vote électronique. Deuxième particularité, les élus dont le mandat commencera pour quatre ans à partir du 1er janvier prochain siégeront dans de nouvelles instances, les CSE qui se substitueront aux CE, aux délégués du personnel et aux CHSCT comme le prévoit la loi Travail.

Mais comme c’est le cas depuis plusieurs années, ce scrutin a été marqué par un nouveau recul de la participation : celle-ci s’établit à 66,7 %. Elle atteignait 80 % en 2004.

De plus malgré les longues grèves de ce printemps organisées dans un premier temps dans l’unité, puis les stratégies différentes mises en œuvre par les organisations syndicales, le paysage syndical n’a pas bougé : chacun maintient ses positions.

Ainsi, avec 34,02 %, la CGT reste la première organisation syndicale de la SNCF. Même si la centrale de Montreuil enregistre un très léger repli (elle avait obtenu 34,33 % lors des dernières élections en 2015), elle stabilise son électorat qui avait tendance à se réduire sérieusement depuis 2004 (elle représentait alors 43,96 % des votants). La CGT-Cheminots précise avoir progressé dans les collèges de l’exécution et de la maîtrise.

Deuxième force syndicale, l’Unsa recueille 23,96 % des voix, soit un dixième de point en plus comparé à la dernière élection. Ce qui lui permet de dire qu’elle poursuit sa progression ininterrompue depuis les années 2000.

SUD affiche aussi une – modeste – hausse, en passant de 16,83 % à 17,28 % des voix. Mais c’est elle qui a le plus progressé, fait-elle valoir. De son côté, la CFDT recule de 15,15 % à 14,30 %.

Une fois de plus, FO ne parvient pas à dépasser la barre des 10 %, seuil à partir duquel une organisation syndicale est considérée comme étant représentative dans une entreprise. Au contraire, la centrale chute à 7,63 %, alors que son score atteignait 9,16 % en 2015. La CFE-CGC a attiré 2,78 % des voix tandis que la CFTC est quasi inexistante à 0,03 %.

Conséquence, les quatre syndicats représentatifs restent les mêmes et la CGT et SUD qui totalisent à eux deux 57,28 % des forces en présence détiennent un droit d’opposition qui peut leur permettre de remettre en cause des accords signés par les deux autres syndicats dits réformistes, l’Unsa et la CFDT. Les syndicats revendicatifs pourraient donc peser fortement sur les discussions qui devront être menées notamment pour bâtir le futur accord d’entreprise.

La SNCF rappelle qu’au 1er janvier 2019, le groupe ferroviaire comptera 33 CSE. Il y aura 26 CSE pour SNCF Mobilités, six pour Réseau et un pour l’Epic SNCF. L’entreprise indique dans un communiqué qu’une « négociation est en cours au sein du Groupe public ferroviaire pour déterminer les modalités de mise en œuvre des CSE ».

M.-H. P.

Ewa

Les compagnies ferroviaires Renfe et CP se rapprochent

(c) Renfe
TRAIN DE FRET ESPAGNOL 
TRANSPORT COMBINE

Devant les projets de nouveaux arrivants (notamment Arriva) dans la Péninsule, l’opérateur public espagnol Renfe et son homologue Comboios de Portugal (CP) resserrent les rangs. Le président de CP vient d’affirmer devant les députés à Lisbonne qu’une alliance avec Renfe « serait une façon d’investir dans le futur face à la concurrence de haut niveau qui s’annonce avec la libéralisation des services voyageurs » à l’horizon 2020.

Concrètement, les deux compagnies étudient la création d’une entreprise conjointe ainsi que les modalités communes de circulation des trains : les convois des deux pays pourraient circuler sans restrictions sur les deux réseaux à cette échéance. Au même écartement ibérique, leurs lignes sont déjà empruntées par des convois marchandises, notamment de sociétés privées portugaises ou espagnoles (Medway, Takargo ou Comsa-Rail). Et CP loue jusqu’en 2022 pour huit millions d’euros 24 autorails Renfe de la série 592, circulant sur le réseau de Porto et vers Vigo en Galice.

Une convention signée entre les deux compagnies envisage aussi la location de rames automotrices électriques Renfe, par exemple des unités 120 ou 121 Alstom/CAF de quatre voitures : elles pourraient épauler les services à vitesse élevée « Alfa » entre Lisbonne et Porto.

Michel Garicoïx

Ewa

Keolis renouvelé à Tours et à Orléans

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La période est faste pour Keolis qui engrange les bonnes nouvelles. Après avoir été désignée, dans le cadre d’un groupement avec RATP Dev, futur exploitant des trains de CDG Express, la filiale de la SNCF a annoncé le 20 novembre avoir vu son contrat renouvelé à Tours Métropole Val de Loire. Ce contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de transport urbain Fil Bleu, qui doit durer sept ans, démarrera le 1er janvier 2019. En plus d’accompagner le renouvellement progressif du parc de bus en GNV ainsi que le lancement de la deuxième ligne de tramway attendue en 2025, l’opérateur de transport public s’engage à augmenter le nombre de voyages de 26 % d’ici là.

Second succès datant du 15 novembre : la Communauté urbaine Orléans Métropole a également renouvelé le contrat de Keolis pour l’exploitation et la maintenance du réseau de transport urbain Tao. Le contrat, qui débutera le 1er janvier prochain pour six ans, représente un chiffre d’affaires cumulé de 395 millions d’euros. Le groupe indique dans un communiqué qu’il accompagnera la collectivité dans son projet de renouvellement intégral de la flotte avec des véhicules électriques d’ici 2024. « Tao deviendra alors le réseau français le plus décarboné », souligne-t-il.

Ewa

RATP Dev parie aussi sur les bus électriques à Londres

London United Busways

RATP Dev a inauguré le 15 novembre l’électrification de son centre de bus de Shepherd’s Bush dans l’ouest de Londres. Ce dépôt qu’elle a racheté en 2004 en même temps que la société London United Busway accueille depuis début septembre 36 bus électriques construits par le Chinois BYD pour la partie batterie et par le britannique ADL pour la carrosserie. Ces bus desservent les lignes C1 et 70 de la ville.

Selon Jim Small, le manager du dépôt, les premiers retours d’expérience sont positifs : « Les bus roulent toute la journée sans qu’il soit nécessaire de les faire repasser par le dépôt. Ils rentrent en fin de service avec des batteries encore chargées entre 25 et 40 %. » Les 36 bus sont rechargés la nuit entre 23h et 5h du matin grâce aux bornes électriques équipées de la technologie Smart Charging de BYD.

A terme, le dépôt devrait devenir 100 % électrique, la RATP ayant l’ambition d’en faire « le premier garage de bus zéro émission à Londres ». Le maire Sadiq Khan souhaite créer dans sa ville une zone à ultra-faibles émissions (ultra low emission zone) et Transport for London, l’autorité organisatrice, envisage de faire évoluer progressivement la flotte de la capitale vers des motorisations plus propres, en recourant à l’électricité et si possible à l’hydrogène d’ici à 2037, explique RATP Dev. Selon la filiale de la RATP, 8 700 bus roulent actuellement à Londres dont 1 258 qu’elle exploite elle-même (parmi eux, elle compte quatre autres bus électriques à Hounslow au sud ouest de la ville et 246 bus hybrides). RATP Dev exploite 60 « routes » soit 12 % du marché des bus londoniens, précise Laurence Batlle, la patronne de RATP Dev. Le transporteur est propriétaire de quatre garages (dont celui de Shepherds) et en loue huit autres.

Toutefois, adapter les dépôts à ces nouvelles technologies demande de gros investissements. Les contrats signés à Londres s’étendant sur cinq à sept ans ne permettent pas aujourd’hui de porter de tels investissements, indique Catherine Guillouard, la PDG du groupe RATP, qui souhaite discuter de ce sujet avec TfL. D’autant que dans un souci d’économies, l’objectif de TfL est d’abaisser de 6 % le volume des bus londoniens dans les années qui viennent, ajoute-t-elle.

Le groupe rappelle aussi avoir engagé une démarche parallèle dans l’activité des bus touristiques : il a présenté en octobre 2018 le premier véhicule qui a rejoint la flotte de sa filiale de bus touristique londonienne The Original Tour, quelques mois après le lancement du premier bus à impériale 100 % électrique à Paris.

Le Royaume-Uni est considéré comme un marché stratégique pour RATP Dev, qui entend y faire croître son activité pour contribuer à la réalisation de son objectif : doubler son chiffre d’affaires annuel global, en le faisant passer de 1,1 milliard à 2,2 milliards d’euros à l’horizon 2022.

M.-H. P.