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Ewa

Deux chartes de bonne conduite pour les deux-roues à Paris

Cityscoot

La Mairie de Paris a signé le 27 juin une charte de bonne conduite avec d’une part les opérateurs de scooters électriques en libre service, d’autre part avec les loueurs de vélos en libre service et sans station.

Les opérateurs s’y engagent à proposer un matériel fiable et sécurisé. En clair, il s’agit pour la Mairie de Paris de commencer à réguler le stationnement des deux roues sur la voirie et de s’opposer aux vélos « jetables » qui finissent n’importe où sur la voirie.

Les loueurs de scooters électriques devront donc entre autres engagements, procéder à l’enlèvement à leurs frais des véhicules « dont le stationnement est considéré comme étant dangereux ». Quant aux loueurs de vélos, ils s’engagent notamment « à mettre en place un dispositif de maintenance et de régulation afin d’éviter toute surconcentration de vélos stationnés ou de vélos dégradés sur la voie publique », indique la charte.

« L’idée, c’est de s’ouvrir à ces nouvelles offres, mais de le faire de façon régulée, commente Anne Hidalgo. Aujourd’hui la loi ne dit pas grand-chose sur le free floating. Ce cadre contractuel que nous mettons en place pourrait nourrir la future loi d’orientation des mobilités. Nous travaillons sur ces questions avec la ministre des Transports », ajoute la maire de Paris.

Ces deux-roues peuvent aussi représenter une solution alternative pour les abonnés de Vélib’ alors que le nouveau service est toujours plus que défaillant. Une première réunion est prévue fin juillet pour faire le point sur Vélib’ avec Smovengo, l’opérateur, et des élus, dont Christophe Najdovski, l’adjoint à la maire chargé des Transports. En septembre, le bilan sera dressé et – « ce sera l’heure de vérité », annonce Christophe Najdovski, laissant entrevoir un possible arrêt du contrat au cas où…

M.-H. P.

Ewa

La relève d’Autolib’ est assurée mais les modalités restent à définir

Bolloré Bluecars recharging at an Autolib' carsharing service kiosk on Rue du Quatre Septembre in Paris. 
Date 2 June 2012

Après la mort prématurée d’Autolib’ qui doit définitivement cesser de rouler fin juillet pour cause de déficit trop élevé, la relève ! La Ville de Paris a annoncé le 4 juillet une alliance avec Renault qui doit implanter à partir de septembre plusieurs services de véhicules partagés. Renault proposera trois offres différentes d’autopartage électrique : d’une part des VTC électriques grâce à la plateforme Marcel rachetée en août 2017, d’autre part, des véhicules électriques en autopartage accessibles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, sans station, et enfin, une offre de véhicules électriques en autopartage en boucle, pour des trajets plus longs, accessibles en permanence depuis des parkings de Renault ou de partenaires.

Toute la gamme électrique de Renault sera proposée, ZOE, Twizy, Kangoo Z.E., Master Z.E. D’ici à la fin 2019, il est prévu que le parc atteigne 2 000 véhicules.

« Ce qui se passe est historique : c’est la première alliance entre un constructeur automobile, qui devient un acteur de la mobilité, et une grande ville-monde qui veut garder sa force d’innovation, d’attractivité », a commenté Anne Hidalgo, la maire de Paris, en précisant que cette alliance n’est pas exclusive.

PSA est déjà sur les rangs. Le constructeur souhaite lancer un service d’autopartage électrique en free floating sous la marque Free2move. « Nous conclurons une alliance si son offre répond aux principes que nous souhaitons », indique Anne Hidalgo. D’autres sociétés pourraient suivre, notamment des loueurs de voitures comme Ada, Europ Car via Ubeequo ou Avis (Zipcar).
Les futurs prestataires de services pourront utiliser les 3 244 places libérées par Autolib’ auxquelles seront ajoutées d’autres places ailleurs. Quant aux bornes de recharge d’Autolib’, dont la propriété revient à la Ville, il faudra les reconfigurer et améliorer leur puissance. Elles seront intégrées au réseau de recharge parisien Belib.

En présentant son offre, Renault n’a pas voulu dévoiler ses tarifs. « C’est trop tôt », a assuré Thierry Bolloré, le directeur général adjoint du groupe, en précisant « qu’il n’y aurait pas d’abonnement obligatoire ».

Christophe Najdovski affirme que « la Ville n’interviendra pas dans la fixation des tarifs mais elle sera bien sûr attentive au niveau de tarification ». L’adjoint à la maire chargé des Transports rappelle que « quand on veut lancer un service attractif, on met en place des tarifs attractifs ! » Demain, la Ville espère que les services d’autopartage pourront être intégrés au passe Navigo, et pourquoi pas, à plus long terme, dans une sorte de passe universel sur le modèle du Maas (Mobility as a service).

« L’idée, c’est d’inciter les Parisiens à renoncer à posséder une voiture personnelle », souligne Anne Hidalgo. « Avec Autolib’, on pensait que 3 000 véhicules remplaceraient 15 000 véhicules personnels. En fait, c’est sans doute un peu plus car à Paris, les véhicules tournent plus qu’en zone dense », ajoute-t-elle. Selon la maire, en 2001, la moitié ses ménages possédaient un véhicule personnel, ils ne sont plus que 34 % aujourd’hui.

A terme, les opérateurs disent qu’ils pourraient proposer à Paris 20 0000 véhicules partagés. Ce qui reviendrait à abaisser encore de 100 000 le nombre de voitures dans la capitale.

Reste que l’intervention d’Anne Hidalgo ne concerne que Paris, alors qu’Autolib’ était conclu avec un syndicat mixte regroupant 103 communes, dont Paris. Pour les futurs services dans Paris, le principe d’une redevance annuelle de 300 euros par véhicule  a été votée. Elle ouvrira le droit à l’utilisation des emplacements Autolib’ et d’autres emplacements à définir. Il reviendra aux autres communes d’Ile-de-France, chacune étant compétente sur sa voirie, d’instaurer une redevance d’usage des emplacements. Il pourrait en résulter un beau casse-tête pour les opérateurs. Valérie Pécresse s’apprête donc à réunir à la rentrée une conférence, avec toutes les parties prenantes, opérateurs et territoires, afin de parvenir à un label Ile-de-France autopartage, gérant notamment la question de la redevance d’usage de la voirie. Tout en laissant la possibilité aux communes concernées de participer ou non à la démarche.

M.-H. P.

Ewa

Légère baisse des effectifs dans le transport public urbain en province

Est-ce l’amorce d’une tendance ? Alors que les recrutements se poursuivent dans le transport public urbain de province (l’année dernière, 2 140 recrutements ont été recensés), le secteur a vu ses effectifs se tasser légèrement en 2017 comparé à l’année précédente : on compte au total 46 961 emplois, ce qui représente un tassement de 0,9 % selon le bilan social 2017 présenté le 28 juin par l’Union des transports publics. 

L’UTP l’explique principalement par la réduction de l’offre kilométrique dans certains réseaux qui a conduit à ne pas remplacer certains départs en retraite. « Les départs en retraite représentent, par ailleurs, 44,2 % des sortants, part qui a augmenté de près de 18 % entre 2016 et 2017 », indique le rapport. En outre, peut-on lire dans le bilan social, « des difficultés de recrutement commencent à apparaître, en particulier sur les postes de conduite et de maintenance ». 

A noter également, la part de femmes dans les effectifs continue d’augmenter : + 16 % durant la dernière décennie, même si elle reste modeste en représentant aujourd’hui 19,6 % des salariés du transport public urbain de province. Enfin, en 2017, quasiment 98 % des salariés travaillaient sous contrat à durée indéterminée, une proportion beaucoup plus élevée comparée à la moyenne nationale (91,9%) et à la moyenne du secteur des transports (94,1 %), note encore l’UTP.

Face plus sombre du tableau, l’absentéisme au sein de la branche atteint, pour la quatrième année consécutive son plus haut niveau depuis dix ans : autour de 7,66 % soit 0,8 point de plus par rapport à l’année 2016. La moyenne de jours d’absence par salarié atteint 30,57 jours en 2017 (contre 29,74 jours en 2016). 90 % des actifs, soit 42 293 salariés, ont été absents au moins une fois en 2017…

M.-H. P.

Ewa

La SNCF promet 80 % à 100 % des TGV les 6 et 7 juillet

Train TER CORAIL renove, Region Rhone-Alpes, et TGV Duplex (ALSTOM) en gare voyageurs Lyon Part-Dieu - Rampe d'acces aux quais.

png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAYAAAAfFcSJAAAAC0lEQVR4nGNhAAIAABkABaSlNawAAAAASUVORK5CYII= Alors que la CGT-Cheminots et Sud Rail appellent à une grève les 6 et 7 juillet, au moment des premiers grands départs en vacances, la SNCF annonce qu’entre 80 et 100 % des TGV circuleront selon les lignes. Les destinations de vacances seront assurées à 100 % comme par exemple les trains à destination de Nice, Marseille ou Montpellier. Même chose pour Noirmoutier d’où le Tour de France s’élancera le 7 juillet.

Ce sont surtout les liaisons les plus courtes qui seront impactées, ou celles qui sont fréquemment desservies « et donc cela ne se verra quasiment pas », affirme Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF. Les Intercités seront davantage touchés : 60 % circuleront en moyenne, 70 % sur la Normandie, « et quelques bouts de dessertes seront assurés par bus », indique la directrice générale.

« Là où les trains seront annulés, il sera possible de reporter son voyage sur d’autres horaires. Nous avons réservé des places dans les autres trains pour ces voyageurs », précise Rachel Picard. »Notre objectif, c’est que 100 % des vacanciers partent », ajoute-t-elle.

Les clients peuvent aussi choisir de se faire rembourser ou changer leurs billets sans frais. « C’est la flexibilité 100 %. On leur laisse le choix », affirme la patronne de Voyages SNCF. Habituellement, 11 % des billets TGV font l’objet de changements. Ces trois derniers mois, avec les jours de grèves à répétition lancées depuis depuis début avril, le taux est monté à plus de 30 %.

« Pour assurer les circulations, nous avons été chercher les ressources quasiment une à une. C’est un travail de titan », raconte encore Rachel Picard. « Pour élaborer les plans de transport, la méthode a changé : avant, on regardait les ressources, on en déduisait les circulations et on informait les voyageurs. Nous avons inversé le système : désormais, on regarde où il y a des réservations tel jour sur tel axe et ensuite on assemble les moyens. Et on prévient les clients », précise-t-elle.

Pendant les trois mois de grève, plus de 3 millions de SMS et de mails ont ainsi été adressés aux clients pour les tenir informés de la circulation -ou pas- de leur train. « Au début, nous pouvions informer nos clients en J-2. Depuis juin, nous leur donnons l’information avec plus de deux semaines d’anticipation », ajoute Rachel Picard en affirmant que dans les enquêtes, 90 % des clients ont dit que ces informations étaient utiles ou très utiles et 88 % ont réussi à voyager dans le train prévu.

L’objectif de la SNCF est désormais de reconquérir ses clients. D’où le lancement de 3 millions de billets à petits prix à moins de 40 euros sur le TGV et Ouigo. 800 000 cartes commerciales à prix réduit (29 euros) ont aussi été vendus, « ce qui veut dire que les clients s’engagent dans une relation de long terme avec nous », commente Rachel Picard.

L’été ne s’annonce pas si mal. Malgré les menaces de perturbations, un million de voyageurs sont attendus dans les TGV le premier week-end de grands départs, soit un peu plus que l’an dernier.

Des nouveautés sont aussi annoncés : ainsi Ouigo s’installe en gare de Paris Est à partir du 7 juillet et desservira Strasbourg, Metz, Nancy, Colmar, Champagne-Ardenne TGV et Lorraine TGV. Avec son offre low cost, la SNCF a déjà transporté plus de 7 millions de voyageurs et en espère deux fois plus cette année.

Toutefois, à l’heure des comptes, le bilan devrait être lourd pour la SNCF qui se garde pour le moment de donner des chiffres, admettant simplement avoir perdu quelques points de croissance et, en plus du manque à gagner dû à la grève, avoir mis en place un système onéreux pour assurer le transport de ses clients (remboursements, indemnisations, reports sans frais, taxis mis en place…) « Nous avons essayé de préserver l’avenir », explique Rachel Picard. « Toutes les semaines, nous avons mesuré le taux de satisfaction de nos clients. Ce que nous pouvons dire, c’est que nous n’avons pas trop esquinté leur confiance.. »

Marie-Hélène Poingt

Ewa

Le réseau de tramway s’étend à Nice

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Nice a inauguré le 30 juin un tronçon de la ligne 2 du tramway, allant du Cadam au carrefour Magnan. Le matériel choisi par la Métropole Nice Côte d’Azur est un tramway nouvelle génération Citadis X05 de couleur ocre, avec un design conçu par Ora-ïto.

La technologie de recharge statique se fait par le sol SRS couplée au système de stockage d’énergie Citadis Ecopack. « C’est ce système qui permet au tramway de circuler sans lignes aériennes de contact sur tout le parcours. SRS charge le tramway en énergie lorsqu’il est à l’arrêt en station pendant l’échange de passagers (moins de 20 secondes), de façon automatique et sécurisée », explique Alstom, le constructeur du matériel.

En septembre 2019, lorsqu’elle devrait être achevée, la ligne 2, qui suit un axe Est-Ouest, permettra de relier le port à l’aéroport grâce à une de ses deux branches, à l’ouest. Elle sera également reliée à la ligne 1. Elle s’étendra alors sur 11,3 km (dont 3,2 km en souterrain), avec un total de 20 stations dont quatre souterraines.
Selon la Métropole, à terme, le réseau de tramway permettra de relier entre eux la plupart des grands pôles d’activités économiques ainsi que les grands équipements touristiques et pourra desservir 260 000 personnes, soit les deux tiers de la population niçoise. Avec l’objectif de transporter 140 000 personnes par jour.

Ewa

Emmanuel Macron promulgue la loi de réforme ferroviaire

hemicycle sénat © DR

Jusqu’au bout, le processus mis en place pour réformer le système ferroviaire aura été mené au pas de course : le 27 juin, Emmanuel Macron promulguait le Nouveau pacte ferroviaire définitivement adopté mi-juin par le Parlement.

Le lendemain, s’achevait la grève perlée organisée à la SNCF deux jours sur cinq, depuis début avril. Sur fond de désunion syndicale puisque, tandis que la CGT-Cheminots, rejoint par Sud-Rail, appelait à lancer en juillet de nouvelles grèves contre la réforme, en commençant par le week-end du 6 et 7 juillet au moment des grands départs en vacances, l’Unsa Ferroviaire et la CFDT Cheminots s’en dissociaient. Les deux syndicats réformistes, qui estiment avoir obtenu des avancées dans la loi de réforme ferroviaire, attendent désormais les négociations qui vont s’ouvrir d’une part, avec l’Union des Transports Publics (UTP) pour achever la convention collective du ferroviaire, d’autre part avec la direction de la SNCF pour élaborer un nouvel accord d’entreprise. L’Unsa a déjà prévenu que ses troupes se« remobiliseraient »et feraient « pression » dès qu’il reviendrait autour de la table des négociations.

Autre échéance cruciale côté SNCF, la direction doit présenter en juillet son nouveau projet d’entreprise, avec l’objectif de gagner encore en productivité. Autant d’exercices compliqués alors que le climat social est tendu dans l’entreprise, après ce long conflit émaillé de SNCF bashing, et que la menace de nouvelles grèves à la rentrée n’est pas à exclure.

Ewa

Accord entre CarPostal et les trois PME françaises qui la poursuivaient en justice

CarPostal Trans'Isère

C’est la fin d’une longue bataille judiciaire qui opposait CarPostal France aux PME Cars Faure, Cars Berthelet et Réunir Dauphiné. Le 26 juin, CarPostal Suisse a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les trois entreprises de l’Isère, qui l’accusaient de concurrence déloyale : 6,2 millions d’euros vont être versés par Car Postal aux trois plaignantes, selon leur avocat, Xavier Vahramian.

Le contentieux donc pris fin et l’audience qui devait se tenir le lendemain devant la Cour d’appel de Paris a été annulée, a précisé à VR&T Xavier Vahramian, qui n’a pas voulu donner d’autres détails sur cet « accord transactionnel confidentiel ».

Rappelons qu’en 2016, le tribunal de commerce de Lyon avait condamné CarPostal à verser 10,6 millions d’euros aux trois plaignantes, condamnation contestée par CarPostal qui avait fait appel. Il y a quelques jours, on apprenait que CarPostal France pourrait cesser ses activités dans notre pays du fait d’un scandale qui agite sa maison mère sur le territoire helvétique, la publication de rapports internes démontrant des malversations financières de la part de CarPostal Suisse. Selon le journal Le Temps, parmi les indices sur la manière dont des bénéfices non autorisés auraient été utilisés, des soupçons portent sur le développement de CarPostal France qui s’est lancé en 2004 sur le marché hexagonal et gère aujourd’hui huit réseaux urbains (dont Dôle, ancrage historique de CarPostal France ou encore Bourg-en-Bresse et Mâcon) et exploite des lignes interurbaines et scolaires. Ces ennuis ont sans doute une part dans cet épilogue judiciaire, souligne l’avocat des transporteurs français.

Pour en savoir plus : lire aussi l’article ; Ennuis judiciaires de Car Postal : bientôt l’épilogue https://www.ville-rail-transports.com/route/carpostal-condamne-tribunal/

Ewa

Une étude pour mesurer la pollution des bus en Ile-de-France

LigneRATPTUVIssy les Moulineaux

Ile-de-France Mobilités a lancé le 22 juin ce qu’elle présente comme « la plus importante étude au monde de mesure des bus diesel en conditions réelles ». La campagne de mesure, qui va concerner un panel de 22 bus diesel et hybrides, « représentatifs du parc de bus franciliens » sera menée jusqu’en juin 2019 en partenariat avec Airparif, explique l’autorité organisatrice des transports franciliens.

L’étude, qui représente un coût d’1,3 million d’euros, cherchera à établir un niveau moyen de pollution par motorisation et par norme de véhicules (Euro IV et VI).

Ewa

Paris lance son premier passage piéton en 3D

Islande passage pieton 3D

L’Hôtel de Ville a présenté, le 26 juin, son premier passage piéton en 3D à l’angle des rues Pernety et Raymond-Losserand, dans le XIVe arrondissement. Ce nouveau passage protégé est très visible, même la nuit, avec sa peinture blanche en trompe-l’œil qui donne un effet de relief. Il doit renforcer la sécurité des piétons dans les zones 30 puisqu’il devrait avoir pour effet d’inciter les automobilistes à freiner quand ils le voient. Après une période de test, le passage piéton en 3D pourrait être déployé plus largement dans la capitale.

Paris n’est toutefois pas la première à utiliser ce dispositif qui aurait été inventé en Inde, et été ensuite adopté par la Belgique et l’Islande (photo). En France, quelques villes s’en sont équipées, dont Cysoing, dans le Nord, la première à le lancer.

Ewa

Strasbourg reprendra en direct ses transports publics en 2020

Tram de Strasbourg

A l’approche de l’échéance du contrat de concession de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), les élus de l’Eurométropole ont annoncé un changement de statut prochain pour leur opérateur de transport public. « La CTS, qui est une société d’économie mixte, va être transformée en société publique locale », a déclaré Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, à l’occasion d’un débat public consacré aux mobilités. « Notre concession arrive à son terme en décembre 2020. La transformation en SPL permettra de s’affranchir d’une procédure appel d’offres, qui est aussi coûteuse pour les candidats que pour la collectivité qui doit la traiter. L’économie pourrait atteindre trois millions d’euros », précise Jean-Philippe Lally, directeur général de la CTS.

Introduites dans le droit français en 2010, les SPL interviennent pour le compte de leurs actionnaires en « quasi-régie ». Les collectivités territoriales et leurs groupements sont les seules personnes publiques qui peuvent participer à ces sociétés. La future SPL strasbourgeoise aura deux actionnaires : l’Eurométropole, majoritaire, et le conseil régional du Grand Est. La Caisse des dépôts, Transdev, le conseil départemental et des banques locales vont mener des négociations pour céder leurs parts aux deux actionnaires restants. Une deuxième SPL, consacrée à l’interurbain, remplacera l’actuelle CTBR dans le Bas-Rhin. Le conseil régional sera cette fois l’actionnaire majoritaire. « Le changement de statut n’impliquera aucun changement pour nos salariés », prévient Jean-Philippe Lally.

En revanche, l’exploitant actuel, Keolis, devra faire une croix sur ce contrat à Strasbourg. La collectivité exploitera en direct son service de transports en commun.

L’annonce du changement de statut est intervenue au moment où la CTS a annoncé de bons résultats pour l’exercice 2017. La fréquentation du réseau de transports en commun de l’Eurométropole de Strasbourg s’est établie à 119,7 millions de voyages, en progression de 2,8 %. Les recettes de trafic du réseau sont en hausse de 5,6 %. Le contrat de performance dans lequel la CTS s’est engagée depuis 2017 se traduit par une baisse de la contribution (109,3 millions d’euros) versée par l’Eurométropole. Le taux de couverture s’établit désormais à 46,4 %.

L’offre tram s’est établie à 6,1 millions de kilomètres, en hausse de 3,2 %. Avec 70,3 millions de voyages, le tram représente 58,7 % de la fréquentation du réseau. L’année 2017 a été marquée par la mise en service de l’extension sur 2,7 kilomètres de la ligne D du tramway vers Kehl, en Allemagne. « Le succès du tramway vers Kehl est allé au-delà de nos attentes, plus vite que nous ne l’espérions », se félicite Jean-Philippe Lally. La deuxième extension en cours dans cette commune allemande riveraine de Strasbourg devrait encore renforcer son attractivité en 2019. Le réseau connaîtra deux autres évolutions mineures en 2019, avec la poursuite des travaux sur la ligne E (1,6 kilomètre, trois stations) dans le quartier résidentiel de la Robertsau et la ligne F (1,7 kilomètre, trois stations) dans le faubourg de Koenigshoffen.

Olivier MIRGUET