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Ewa

Nouvelle déconvenue en Suède pour Keolis

Mauvaise nouvelle pour Keolis : en Suède, l’opérateur de transport public, filiale de la SNCF, n’a pas réussi à décrocher le contrat d’exploitation du réseau de transport ferroviaire de la région de Scanie (1,3 million d’habitants environ). C’est le sortant Arriva, filiale de la Deutsche Bahn, qui conserve ce contrat. Un contrat de huit ans qui couvre sept lignes de trains régionaux pour un montant de 68 millions d’euros par an.

Arriva aurait proposé une offre de 5 à 6 % moins chère que celle de ses deux challengers qui se sont placés aux deuxième et troisième rangs du classement établi par l’autorité organisatrice : le groupe de Hongkong MTR et Keolis. Alors que MTR et Keolis sont connus pour serrer leurs prix, Arriva a été encore plus loin. Comment ? La question se pose mais trouve sans doute une réponse par l’avantage dont bénéficie le sortant qui connaît mieux que quiconque son marché.

Pour Keolis toutefois, c’est la deuxième déconvenue subie en peu de temps en Scandinavie après l’échec enregistré en décembre 2015 à Stockholm, où le groupe français n’avait pas réussi à remporter le contrat des RER face à MTR. Or, remporter un de ces contrats apparaissait comme un enjeu important pour le groupe SNCF.

Reste tout de même la satisfaction de constater que, malgré l’échec, Keolis parvient à challenger le puissant MTR, en se plaçant au coude-à-coude. Et surtout la satisfaction de voir que MTR a été écarté de ce contrat de TER. Si le groupe de Hongkong avait réussi en Scanie, il aurait pu ajouter à sa palette de prestations l’exploitation de TER, le seul segment sur lequel il n’est pas encore présent. Perspective qui inquiétait Keolis alors que les régions réclament la possibilité d’ouvrir leurs TER à la concurrence pour faire baisser les prix en recourant à de nouveaux opérateurs et que les sénateurs s’apprêtent à présenter en septembre une proposition de loi en ce sens.

M.-H. P.

Ewa

Montréjeau-Luchon, première de 6 lignes de train à renaître d’ici 2020

La région Occitanie Pyrénées-Méditerranée mise résolument sur le train pour son développement. Suite aux Etats généraux du Rail du printemps 2016, elle a décidé de rouvrir six lignes rurales ou de montagne pour l’aménagement de son territoire. La première est Montréjeau-Luchon dont la remise en service est prévue pour fin 2020. C’est ce que sa présidente Carole Delga est venue annoncer mi-mai à Luchon devant 150 personnes, usagers, habitants et élus locaux. Les cinq autres lignes prioritaires sont Alès-Bessèges, Carcassonne-Quillan, le Train Jaune, la Rive droite du Rhône et Rodez-Sévérac. Mais il pourrait y en avoir d’autres

Mise en service en 1873, la ligne Montréjeau-Luchon avait été suspendue en novembre 2014, suite notamment aux inondations de 2013 qui avaient fragilisé les voies et plusieurs ouvrages. Depuis, la desserte est assurée en autocar. « Une étude réalisée en 2015 a montré que la fermeture de cette ligne avait une vraie conséquence économique sur l’emploi dans nos vallées, avec une baisse de la fréquentation des thermes et des structures d’hôtellerie-restauration, indique Carole Delga. Il y a des zones pour lesquelles l’infrastructure routière n’est pas suffisante pour avoir une bonne desserte. »

Entre les trois scénarios évoqués par le comité de pilotage de l’avenir de la ligne, le choix d’investissement de la région s’est porté sur la rénovation de la voie et des ouvrages, mais pas de la caténaire. La ligne fonctionnera donc avec des locomotives bimodes, roulant à l’électricité jusqu’à Montréjeau et au diesel sur les 35 km séparant Montréjeau à Luchon. « Le coût est de de 36 M€ au lieu de 56 M€, or les 20 M€ de plus ne se justifiaient pas au vu des faibles émissions de CO2 », explique la présidente. La Région est convaincue que le rail apportera du développement à ces vallées pyrénéennes, pour le thermalisme, le ski mais aussi avec l’installation de population pour qui ce mode de transport est une facteur d’attractivité.

Sur 36 millions d’euros, 26 M€ seront pris en charge par la région, 6 M€ par l’Etat dans le cadre du contrat de plan Etat-Région et 4,5 M€ par la SNCF. La région prendra aussi à sa charge le déficit d’exploitation. Pour les autres lignes, Carole Delga souhaite le même engagement tripartite. « La Région est prête à s’engager sur une nouvelle offre d’exploitation de lignes en difficulté ou aujourd’hui fermées, mais cet engagement doit s’accompagner d’investissements partagés entre l’État, les collectivités locales et SNCF Réseau sur les infrastructures, souligne-t-elle. Ces mises à niveau doivent s’accompagner d’un projet de service car c’est par un niveau d’offre suffisamment important qu’une ligne est utile au territoire et justifie les investissements consentis. Un niveau de service de 6 allers/retours par jour semble être un objectif soutenable pour rendre le service de transport attractif pour les usagers. »

Pour Montréjeau-Luchon, un comité de pilotage sera mis en place à l’automne 2017 pour construire un véritable projet de territoire. Les études préliminaires et d’avant-projet seront conduites d’ici 2018, pour un lancement des travaux en 2019.

Catherine Sanson-Stern