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Ewa

CAF renforce sa présence au Royaume-Uni

CAF

L’opérateur London North Eastern Railway (LNER) a choisi le constructeur espagnol CAF pour la fourniture de dix trains interurbains tri-modes. Le montant total du contrat dépasse 500 millions d’euros, incluant à la fois le coût d’acquisition des trains et la maintenance pendant huit ans. Les rames, composées de dix voitures, sont une déclinaison de la plateforme produit Civity UK de CAF. Ces trains peuvent fonctionner en mode électrique, diesel ou batterie. Ils sont adaptés au réseau britannique, électrifié à seulement 38%, rappelle CAF qui va assembler et tester les trains sur son site CAF de Newport, au Pays de Galles.

Ewa

Des projets tous azimuts pour le rail en Bretagne

Inauguration du train régional REGIO 2N, 15 octobre 2014
Photo Charles Crié/Région Bretagne
La Bretagne avance dans plusieurs directions pour augmenter la part du rail sur son territoire. Dans le cadre du contrat de plan Etat-Région pour la période 2023-2027, qui doit être prochainement définitivement signé, le montant du volet Mobilités s’élève à 686 millions d’euros.
187 millions d’euros sont plus particulièrement destinés à l’infrastructure ferroviaire dans le but d’« augmenter l’usage du train » :  sont prévus des études et des travaux de désaturation de la gare de Rennes, le renforcement des capacités de maintenance à Quimper, des études de modernisation des lignes Redon – Quimper, ou encore des études préliminaires sur les axes Rennes – Brest et Rennes – Nantes dans le cadre du projet LNOBPL (Liaisons nouvelles Ouest Bretagne Pays-de-la-Loire).
Le CPER, permettra également de financer des dessertes fines du territoire avec le renouvellement des lignes Auray – Quiberon et Guingamp – Carhaix (131 millions).

Doubler le fret ferroviaire

Pour développer le fret ferroviaire (la Bretagne veut « doubler » sa part « pour passer à 18 %, en 2030, et à 25 % en 2050», le CPER prévoit un investissement de 64 millions d’euros. Pour y parvenir, elle veut recréer l’offre mer+fer en réhabilitant des voies ferrées portuaires à Brest et à Lorient.
Elle veut aussi développer le transport combiné à l’intérieur de la région et vers le reste de la France. Elle mise sur le développement du centre de transport combiné (CTC) de Rennes et le maintien des connexions vers les entreprises créatrices de flux. La remise en état des lignes Auray – Pontivy – Saint-Gérand et Vitré – Gérard (Montreuil-sous-Pérouse), déjà commencée, va se poursuivre. À plus long terme, la région doit aussi mener des études sur des plateformes de massification ou sur la mise en place d’un opérateur ferroviaire de proximité.

BreizhGo Express Sud

Pour convaincre les Bretons de prendre plus le train, la région veut augmenter l’offre de TER de 93 % d’ici en 2040, avec deux étapes : + 20 % en 2030, et + 50 % en 2035. Cela passera notamment par l’un des projets phare de la Bretagne : le BreizhGo Express Sud. En partie dévoilé en juillet (https://www.ville-rail-transports.com/ferroviaire/la-bretagne-sud-prepare-larrivee-de-son-rer/), ce projet réunit la région et six intercommunalités locales (les EPCI Golfe du Morbihan Vannes Agglomération, Auray Quiberon Terre Atlantique, Lorient Agglomération, Quimperlé Communauté, Concarneau Cornouaille Agglomération et Quimper Bretagne Occidentale). Les collectivités souhaitent renforcer l’offre de TER avec 21 circulations supplémentaires entre Vannes et Quimper, « à l’horizon 2025-2026 », soit 41 % d’arrêts en plus, ou un train toutes les demi-heures en pointe, pour les principales communes mais aussi pour « les petites villes comme Brandérion, Landévant, Bannalec, Gestel, Landaul », ont expliqué Loïg Chesnais-Girard, président de la région, et Michaël Quernez, premier vice-président au Climat et aux mobilités, au cours d’une conférence de presse, le 9 octobre.
« Mais pour cela, il faut du matériel supplémentaire », ont ajouté les deux élus. Fin mars 2023, la Bretagne a passé commande de six rames Regio 2N, dont la première livraison est attendue à l’été 2026. Face aux délais de livraison du matériel neuf, elle s’est aussi tournée vers l’occasion. Elle a acheté, entre fin 2022 et début 2023 à Île-de-France Mobilités, quatre rames AGC bibi pour la desserte estivale Rennes – Châteaubriant et Auray – Quiberon.
La modernisation du matériel TER est également en cours avec des opérations mi-vie commencées fin 2020, sur le parc de 19 ZTER. Elles devraient se terminer fin 2024. Les 18 rames X73500 font actuellement l’objet de rénovation dite de confort. 26 rames AGC entreront en opération mi-vie en 2025. Les dernières en sortiront en 2030.

Bientôt un syndicat mixte pour acquérir du matériel

Pour acquérir un nouveau matériel, la région va créer en septembre 2024, Bretagne Mobilités, un syndicat mixte des transports régionaux. Cette structure devrait aussi permettre de lancer un titre unique en Bretagne, qui donnera accès à tous les modes de transports, y compris aux parkings vélos en gare afin d’offrir une plus grande multimodalité des transports.
Pour Loïg Chesnais-Girard, « si quelques places ont été ajoutées dans certains TER, la finalité n’est pas de transporter des vélos, en ajoutant, comme on nous l’a suggéré des voitures dédiées. Il est préférable que les voyageurs laissent leur vélo dans la gare de départ, et, à destination, prennent un autre vélo, montent dans un bus, ou marchent ». 
Les élus poursuivent aussi les négociations avec SNCF Voyageurs sur la future convention TER, le contrat actuel s’achevant cette année. La région voudrait distribuer des titres TER via sa nouvelle boutique en ligne BreizGo alors qu’ils sont actuellement exclusivement vendus par la SNCF. En échange, les automates SNCF pourront aussi vendre la gamme BreizhGo cars et bateaux. Dans les discussions sur « la convention TGV » qui, elle, s’achève en 2027, la région souhaite que les abonnés BreizhGo puissent continuer à emprunter les TGV et que les dessertes intermédiaires soient conservées. Elle réclame le maintien des trains rapides pour offrir des temps de parcours réduits (3h30) aux voyageurs qui se rendent à Paris en partant des gares terminus de la pointe bretonnes, Quimper et Brest. La région planche sur des allers-retours dans une journée entre ces deux gares et la capitale et sur la possibilité de réserver des places à la dernière minute.
Yann Goubin

Ewa

Près de 40 millions d’euros pour moderniser les lignes Polt et Paris-Clermont-Ferrand

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A l’occasion du salon des maires, qui se tient du 21 au 23 novembre Porte de Versailles à Paris,  l’Etat et SNCF Réseau ont signé trois nouvelles conventions de financement à hauteur de 38,5 millions d’euros pour les axes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont-Ferrand. Plus précisément, les 700 km de la ligne Polt seront régénérés et modernisés lors de plusieurs chantiers prévus d’ici 2027. Les deux conventions pour cet axe concernent le financement des travaux entre Brétigny et Boisseaux (13 millions d’euros) et le financement des études et dossiers de consultation des entreprises entre Les Aubrais et Montauban (près de 8 millions), annonce le ministère des Transports.

Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, l’Etat investira près de 17,5 millions d’euros « pour améliorer le service offert aux voyageurs et la compétitivité de l’offre TET en agissant sur quatre leviers : la desserte, la régularité, les temps de parcours et le développement des services à bord« , indique le ministère.

Plus globalement, il précise que l’Etat et la SNCF investissent, sur ces deux grandes liaisons structurantes, près de 3,5 milliards d’euros pour changer l’ensemble du matériel roulant et remettre à neuf l’ensemble du réseau d’ici 2027. « Ces investissements incluent des programmes de modernisation sur chacune des lignes, financés par l’Etat et complétés par les collectivités, visant à diminuer les temps de parcours« , précise le ministère.

Ewa

Une campagne pour lutter contre les incivilités dans les trains franciliens

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S’appuyant sur un sondage OpinionWay sur les incivilités à bord des trains et RER en Île-de-France, Transilien SNCF Voyageurs lance une campagne pour « mieux voyager ensemble« . Huit Franciliens sur dix se disent en effet gênés par les incivilités dans les trains, un chiffre qui monte à 85% parmi les actifs « soulignant le lien étroit entre la fréquence des déplacements aux heures de pointe et le niveau de gêne« , note le transporteur. Parmi les incivilités les plus courantes et les moins acceptées, garder ses écouteurs pendant une annonce, parler bruyamment au téléphone, monter dans une voiture pleine de voyageurs et pousser pour entrer ou encore mettre les pieds sur une banquette.

Pour sensibiliser les voyageurs, Transilien a confié à l’agence Rosa Paris la réalisation d’une campagne intitulée « Parce qu’on est tous dans le même train », montrant des scènes du quotidien. Transilien souhaite ainsi sensibiliser les passagers aux incivilités et les encourager à adopter des comportements respectueux en gare et à bord des trains.

La campagne, visible depuis le 20 novembre, est diffusée sur l’ensemble de la région Ile-de-France, via des panneaux en gare et sur les écrans numériques des trains exploités par Transilien.

Ewa

Transdev voit ses contrats renouvelés à Lens, Niort et au Havre

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Triple succès pour Transdev au cours de cette première quinzaine de novembre : l’opérateur de transport public, filiale de la Caisse des dépôts et du groupe allemand Rethmann, s’est vu notifier le renouvellement de ses contrats dans les agglomérations de Lens, du Havre et de Niort. Ce qui représente un volume d’affaires global de plus d’un milliard d’euros sur les six années des contrats, indique Transdev.

Plus précisément, dans les agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin, Béthune-Bruay (62), où Artois Mobilités est l’autorité organisatrice de la mobilité, Transdev, l’exploitant depuis 2017, va engranger un volume d’affaires de 522 millions d’euros sur la durée du contrat s’étendant de 2024 à 2029.

Dans la Communauté urbaine du Havre Seine Métropole, Transdev, opérateur historique, se voit confier un volume d’affaires de 448 millions d’euros  sur la durée du contrat (2024-2029).

Enfin, à Niort, première agglomération de France pratiquant – depuis 2017 – la gratuité totale des transports en commun, l’objectif est d’arriver à 8 millions de voyages en 2029 (6,7 millions de voyages sur les 40 communes de l’agglomération cette année), Le volume d’affaires que devra réaliser Transdev au terme du nouveau contrat atteindra au total 100 millions d’euros.

Ewa

Valdunes placé en redressement judiciaire

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Le tribunal de commerce de Lille, qui a constaté une situation de cessation de paiement, a placé le 20 novembre en redressement judiciaire Valdunes. Le dernier fabriquant en France de roues et d’essieux pour les trains est à la recherche d’un repreneur après avoir été été lâché en mai dernier par son actionnaire chinois MA Steel.

L’entreprise dispose de trésorerie lui permettant de tenir jusqu’en mars. Le tribunal considère qu’un « plan de redressement est envisageable » pour la société qui emploie plus de 320 salariés dans deux sites du département du Nord, une forge à Leffrinckroucke, près de Dunkerque, et Trith-Saint-Léger près de Valenciennes, où sont usinés roues et essieux. « A ce stade, nous n’avons pas de marque d’intérêt pour les deux sites mais nous avons des marques d’intérêt séparés pour chacun des deux sites« , a commenté Roland Lescure, le ministre de l’Industrie qui suit le dossier depuis plusieurs mois.

En septembre, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, avait appelé à la reprise de Valdunes par Alstom et la SNCF, deux gros clients du fabriquant. Les deux groupes se sont dits prêts à jouer leur rôle d’acheteur mais pas à devenir actionnaires. De leur côté, l’Etat et la région Hauts-de-France ont annoncé mi-octobre qu’ils s’engageraient financièrement pour accompagner une éventuelle reprise.

Selon le ministère de l’Industrie, Valdunes produit en moyenne 30 000 roues par an. Il devrait en fabriquer au moins 80 000 pour être rentable. C’est deux fois plus que les besoins cumulés d’Alstom, de la SNCF et de la RATP. L’évolution des sites vers d’autres activités fait partie des scénarios envisageables pour la suite, estime le ministre.

Ewa

Bornes de recharge : des solutions pour les copropriétés

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Alors que le nombre de bornes de recharges dans l’espace public a aujourd’hui dépassé les 100 000 exemplaires, l’enjeu est désormais d’équiper les installations privées pour accompagner l’essor des voitures électriques. On compte actuellement environ 1,5 million véhicules électriques et hybrides en France, et on prévoit qu’ils seront 17 millions en 2035.
Pourquoi installer des bornes dans l’espace privé ? Parce que « les utilisateurs de véhicules électriques effectuent la moitié de leurs recharges à domicile », précise Patrick Kic, président de l’association française des opérateurs de recharge (Afor), et également Pdg de Waat, un important installateur et opérateur français de bornes de recharge.
La recharge à domicile est encore plus importante chez les Français possédant une habitation individuelle : « 90 % des recharges se font à domicile quand une place dédiée est disponible », ajoute Antoine Herteman, président de l’Avere, association nationale pour le développement de la mobilité électrique.

Plus de 8 millions de places de parking à équiper dans les immeubles

Moins coûteuse que la recharge dans l’espace public, surtout si l’on profite des heures creuses, la recharge à domicile est aussi plus pratique parce qu’elle est le plus souvent effectuée de nuit au moment où le véhicule ne sert pas. Si l’installation d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques dans une maison individuelle est facile, notamment pour des bornes de puissance moyenne autour de 7 kW, elle est évidemment plus compliquée dans une résidence ou un immeuble.
Or, la moitié des Français vit en habitat collectif, avec 8,4 millions de places de parking. Seules 2 % sont équipées d’une borne de recharge. Il reste donc plus de 8,23 millions à équiper d’ici à 2035.
Les syndics de copropriétés ont le choix entre plusieurs formules. Soit la copropriété installe les infrastructures de recharge à ses frais, ce qui la laissera libre ensuite de choisir son opérateur, et permettra aux copropriétaires de valoriser leurs places de parking de 10 à 15 % de la valeur à la revente. Mais cela représente un coût difficile à faire voter en assemblée générale, les charges ayant augmenté avec la hausse de l’énergie. Pour éviter d’investir, les copropriétaires peuvent aussi faire appel à un opérateur qui assumera le coût de l’installation. Mais la copropriété perdra sa liberté de choisir le fournisseur d’électricité des recharges. Et l’installation pourra être démontée en cas de revente.

De nouvelles solutions possibles

Une autre formule réunit les avantages des deux premières solutions mais elle ne concerne que les parkings souterrains. Il s’agit de la propriété sans le financement, une solution portée par Logivolt, une filiale de la Banque des territoires. L’organisme financier de la Caisse de dépôts créée en 2022, avance alors l’investissement nécessaire à l’installation et se remboursera à travers les contrats des utilisateurs.
En communiquant sur ces dispositifs, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui réunit 25 millions d’adhérents, l’Ademe, Enedis et l’Afor, cherche à promouvoir l’installation de bornes dans l’habitat collectif en présentant des solutions qui n’imposent pas d’avance de frais de financement.
Toutefois, le président de l’Afor, pointe du doigt l’exclusion du stationnement extérieur dans le dispositif Logivolt. Or, « on dénombre 90 000 places en extérieur dans les copropriétés en France. Et l’équipement de ces places est deux fois plus coûteux à cause des travaux d’infrastructures et notamment des traversées de voiries à l’intérieur de ces copropriétés ».
L’installation de la borne elle-même coûte « entre 1500 et 2000 euros, dans un parking souterrain », dit Patrick Kic. Mais, ajoute-t-il, « avec le crédit d’impôt et les différentes aides, on peut proposer une borne à 599 euros ».
Yann Goubin

Ewa

Situation ferroviaire tendue dans les Hauts-de-France

TER Hauts-de-France à Boulogne-Ville

Des intempéries qui durent et qui fragilisent le réseau ferroviaire… C’est le cas depuis le 1er novembre dans la région des Hauts-de-France, qui a été longuement exposée à des intempéries, tempête, fortes précipitations et vents violents, perturbant le fonctionnement des TER. Les zones de fragilité se sont multipliées dans la région. Ainsi, sur la ligne Etaples-Le Touquet vers Boulogne, l’eau accumulée dans le sol a provoqué des coulées de terre d’un talus sur la voie ferrée. L’expertise qui doit être menée, puis les travaux qui suivront, devraient durer jusqu’en février, estime dans un communiqué SNCF Voyageurs. D’où des interruptions de circulations entre Etaples et Boulogne.

Sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise vers Etaples-Le Touquet, des évaluations sont également en cours suite aux flux d’eau qui se sont déversés sur les voies les inondant par endroit. La remise en état est envisagée pour le mois d’avril. Les circulations sont de ce fait interrompues entre Etaples-Le Touquet et Saint-Pol-sur-Ternoise et le plan de transport est allégé entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras.

Cinq rames vandalisées

A partir du 21 novembre, un service de cars devait être mis en place sur la ligne Etaples-Le Touquet – Boulogne. En revanche sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise- Etaples le Touquet, le niveau d’inondations ne permettait pas à cette date d’envisager une solution routière. Les voyageurs ont la possibilité d’utiliser un itinéraire de contournement en TER ou en TER GV. Un dédommagement sera également proposé aux abonnés qui pourront s’adresser au service clients de TER.

A cette situation s’est ajouté un acte de vandalisme particulièrement grave avec des conséquences sur les circulations ferroviaires : dans la nuit du 11 au 12 novembre, cinq rames du parc des Hauts-de-France, stationnées dans le secteur d’Amiens, ont été fortement endommagées. 250 vitres ont notamment été brisées, des dommages ont été commis sur l’informatique embarquée et des pupitres de cabines de conduite cassées. SNCF Voyageurs, qui a immédiatement porté plainte,  est de ce fait obligé « d’ajuster » quotidiennement son plan de transport et éviter autant que possible les suppressions et les sous-compositions sur les six lignes concernées (Paris Nord-Amiens, Paris Calais Ville, Paris Nord -Saint Quentin, Paris Nord- Compiègne, Paris Nord- Maubeuge- Cambrai, Paris Nord – Creil – Saint Just-en-Chaussée).

Les équipes SNCF de la région sont mobilisées pour remettre en état le matériel pour limiter les temps d’immobilisation. Le 16 novembre, une première rame était remise en circulation. Une seconde était attendue tout début décembre 2023.

Ewa

L’Unsa-Ferroviaire et la CFDT Cheminots signent l’accord salarial à la SNCF

Siège sncf

Après l’Unsa-Ferroviaire qui a annoncé le 15 novembre avoir signé l’accord salarial proposé par la SNCF, c’est au tour de la CFDT Cheminots d’indiquer le 20 novembre que ses adhérents se sont prononcés en faveur d’une signature. Le syndicat regrette « la communication déployée par la direction« , qui s’appuie « sur des moyennes et des agrégats de somme » mais explique faire un choix clair pour les salaires, un sujet « prioritaire« , et pour  « améliorer le réel et le quotidien » des cheminots. De son côté, l’Unsa-Ferroviaire, qui fait aussi du pouvoir d’achat une question majeure, estime avoir été entendu sur plusieurs points (notamment des éléments variables de solde rehaussés) et se félicite de la reconduction du forfait mobilités durables (400 euros) qui avait été obtenu l’an dernier.

Rappelons que l’entreprise propose pour 2024, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), une hausse moyenne des rémunérations de 4,6 %. Une hausse plus forte que l’inflation envisagée à +2,6 % en 2024. Et qui s’inscrit dans la lignée des augmentations des deux années précédentes, atteignant + 12 % en moyenne, sous la poussée d’une inflation importante.

Reste maintenant à savoir, d’ici le 22 novembre (date butoir), si la CGT Cheminots et Sud Rail signeront, ce qui paraît peu probable. Surtout depuis que Sud Rail a écrit aux autres fédérations pour demander à les les rencontrer et « construire une puissante mobilisation » sur le sujet des salaires.

L’accord NAO s’applique automatiquement si des organisations syndicales représentant une majorité dans l’entreprise signent. Ce n’est pas le cas à elles deux de l’Unsa-Ferroviaire et de la CFDT Cheminots. L’année dernière, seule la CFDT Cheminots avait signé et la SNCF avait tout de même décidé unilatéralement d’appliquer ses propositions salariales. Les deux syndicats espèrent que, quelle que soit l’issue des consultations lancées par Sud et la CGT, la SNCF appliquera le même principe.

Ewa

La modernisation du matériel roulant se poursuit en Centre Val de Loire

Trains Rémi Centre Val de Loire
La flotte des Omneo premium Regio2N, à la livrée jaune propre à la région Centre Val de Loire, est désormais complète. La 32ème rame commandée par la région a été livrée le 9 novembre, un peu plus de trois ans après le premier exemplaire livré le 20 août 2020. La mise en service est prévue mi-décembre. Et d’ici l’été 2024, ces 32 Regio2N seront équipés du wifi, de la vidéoprotection et du comptage automatisé des voyageurs.
Cette commande de matériel neuf pour un montant de 460 millions avait été décidée par la région en 2018 lorsqu’elle avait décidé de reprendre à l’État les trois lignes Intercités : Paris – Orléans – Tours, ­Paris – Bourges – Montluçon, et Paris – Montargis – Nevers. Avec l’objectif de mailler le territoire régional aux multiples pôles.

Un nouveau technicentre à Orléans

Pour assurer l’entretien de ce nouveau matériel, et notamment la maintenance préventive, la région a fait construire pour 70 millions d’euros un nouveau technicentre à Orléans, entre les gares d’Orléans et de Fleury-les Aubrais, qui a été inauguré il y a un an, le 29 novembre 2022.
Le Centre Val de Loire en attend une hausse de la fréquentation : + 26% sur les lignes Rémi express (les anciennes lignes Intercités), et + 20 % sur les lignes Rémi Val de Loire, par rapport à 2019. L’instauration de la gratuité des TER et des bus Remi, à la rentrée, pour les jeunes de 15 à 25 ans, le week-end et les jours fériés, devrait y contribuer. « 160 000 billets gratuits ont déjà été délivrés à ce jour, depuis le 1er septembre, et les prévisions tablent sur 200 000 billets gratuits d’ici la fin de l’année », a indiqué Philippe Fournié, le vice-président du conseil régional délégué aux mobilités et au transport.
En plus des 32 Regio2N, la région a annoncé une nouvelle commande de sept rames supplémentaires, pour un montant de 145 millions d’euros. Elles devraient être livrées mi-2026 et affectées à la ligne Paris – Chartres.
Enfin, la région a engagé la rénovation mi-vie de 50 rames régionales de trois séries : les ZTER jusqu’en 2025, les TER NG jusqu’en 2026 – la première rame rénovée a été livrée en juin –, et les AGC entre 2025 et 2029. L’investissement s’élève à 187 millions d’euros.
Yann Goubin