Xavier Piechaczyk veut un groupe RATP plus agile et décentralisé
Il n’est pas là pour bousculer les 70 000 salariés du groupe mais pour leur redonner « l’amour du maillot ». Il sait le groupe RATP à un tournant historique et il est là pour incarner ce changement. Pour l’accompagner, il promet plus d’autonomie et une organisation plus agile. En revanche, c’est lui le président et les arbitrages, c’est lui qui les fait.
La feuille de route présentée par Xavier Piechaczyk aux 500 managers du groupe en France, à 200 cadres basés à l’étranger, aux représentants syndicaux et hier à la presse, a été on ne peut plus claire.
Lié par un contrat avec IDFM jusqu’au tournant de la décennie, lancé dans son développement à l’international et dans celui de plusieurs métiers, le groupe se retrouve, selon son nouveau PDG, à une période charnière. Le dirigeant nommé en février va gérer la bascule qui permettra au chiffre d’affaires des filiales de dépasser celui de l’établissement public. Cela correspondra à un autre tournant : les contrats gagnés dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et d’appels d’offres pèseront bientôt plus dans les comptes que le contrat historique en Île-de-France.
Le groupe est déjà engagé dans cette voie. Beaucoup de contrats déjà gagnés assurent des revenus au-delà de 2030. « Le jeu était de se projeter plus loin encore », résume l’ancien patron de RTE, justifiant son refus de faire un plan stratégique à trois ou cinq ans, comme cela se fait généralement.
A l’approche de cette bascule, Xavier Piechaczyk a jugé plus nécessaire de rappeler les fondamentaux du groupe. Il a pour cela travaillé avec son comité exécutif, pour confirmer les orientations stratégiques, mais surtout définir les valeurs communes. « J’assume
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