Espagne : le ministre des Transports communique avant tout sur la faute humaine pour expliquer la collision ferroviaire
Dans la présentation circonstanciée qu’il a livrée de l’accident d’Urda, en fin de matinée, lors d’une conférence de presse de deux heures, le ministre espagnol des Transports et de la Mobilité durable, Oscar Puente, laisse peu de doutes sur la responsabilité d’un membre de l’équipe du centre de régulation du trafic basé à Atocha, la gare madrilène.
Le ministre s’appuie notamment sur un enregistrement, diffusé dans les médias, qui accable un employé « qui n’avait pris son service que deux heures plus tôt », a-t-il précisé. Ce matin-là, le centre de gestion du trafic travaillait selon lui « dans une absolue normalité », avec 17 contrôleurs à leur poste. Il a ainsi répondu aux critiques des syndicats qui pointent le manque de personnel. « Ces structures ne sont pas en sous-effectifs avec plus de 1200 personnes contre 1008 en 2016 », a souligné le ministre soumis à une demande de démission de la part de l’opposition au gouvernement Sanchez.
Des avaries du système qui n’ont rien d’exceptionnel
Oscar Puente est revenu sur la chronologie précise du drame. À 8h31, une panne du système de contrôle du réseau LZB, sur un tronçon d’une soixantaine de kilomètres sur la ligne entre Madrid et Séville, a été enregistrée. Ce type d’avaries n’a rien d’exception
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