Accident d'Urda : les maux du système ferroviaire espagnol
Le deuxième plus grand réseau à grande vitesse au monde et son ouverture à la concurrence « exemplaire », vient de connaitre un deuxième accident mortel, sur une ligne inaugurée il y a 36 ans, avec un bilan qui se chiffre en dizaines de victimes. Il met en cause les fragilités du système ferroviaire espagnol qui résonnent avec celles que connaissent plusieurs réseaux européens, dont le français.
La libéralisation remise en cause
En décembre 2020, l’ouverture à la concurrence doit permettre d’augmenter le trafic mais aussi d’améliorer l’infrastructure. L’Espagne qui a un réseau beaucoup plus vaste que celui des autres pays européens (4000 kilomètres contre 2800 en France), a besoin de plus lourds investissements.
En cinq ans, avec l’arrivée des opérateurs Ouigo et Iryo, le taux d’occupation du réseau grimpe à 88,5%. La concurrence a fait baisser les prix et exploser le trafic passagers sur les corridors les plus fréquentés du pays. En 2025, 44,5 millions de passagers sont montés à bord d’un train espagnol contre 22,4 millions en 2019, avant l’arrivée de Ouigo et Iryo. Le pri
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