Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Alstom empoche de nouveaux contrats pour le métro de Ryad 

Métro de Ryad en Arabie Saoudite

Alstom a signé le 25 août un accord avec le Comité royal de la ville de Riyad (Royal Commission for Riyadh City) pour la fourniture de rames de métro supplémentaires pour les lignes 3 et 6 de la ville. Le contrat prévoit également la construction d’un atelier d’assemblage de matériel roulant sur place pour la future ligne 7 en projet.

Le montant du contrat est évalué à environ 500 millions d’euros. L’accord a été signé à l’occasion de la visite à Paris, fin août, de Mohammed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie saoudite.

Pour Ryad, ces investissements s’inscrivent dans le plan Vision 2030 lancé par le prince Mohammed ben Salmane en 2016. Ce plan stratégique de développement vise notamment à diversifier l’économie du pays afin qu’elle dépende moins du secteur pétrolier.

Ewa

Fin de l’aventure pour Bluebus

capture decran 2024 01 24 a 11 19 48

Le groupe Bolloré a annoncé hier à ses équipes vouloir arrêter définitivement la production de bus électriques. Un plan de sauvegarde de l’emploi devrait s’ouvrir concernant la suppression de 74 postes chez la société Bluebus.

Pour le groupe Bolloré, Bluebus n’a « pas la taille suffisante » pour faire face à  « un marché français moins dynamique qu’attendu, marqué par une concurrence intense et une forte pression sur les prix ».

Bluebus avait été créé en 2011 à Ergué-Gabéric, dans le Finistère, pour développer un bus fonctionnant grâce à la technologie solide lithium-métal-polymère (LMP), développée par sa société sœur Blue Solutions. Cette société est aussi concernée par un plan de sauvegarde de l’emploi avec la suppression de 41 postes. Un projet visant à faire évoluer la stratégie de Blue Solutions concernant sa future génération de batteries va toutefois être présenté, précise le groupe.

Reste que 700 véhicules électriques de 6 et 12 mètres ont été vendus en France et en Europe, selon les chiffres de Bolloré. Dans un communiqué, Île-de-France Mobilités, un de ses clients, réclame  « des garanties sur le service après-vente des 320 bus achetés par IDFM et le changement des batteries à mi-vie », en demandant « une rencontre dans les plus brefs délais ».

Bolloré a déjà indiqué qu’une « organisation réduite serait ensuite maintenue pour respecter les engagements de Bluebus notamment en matière de service après-vente et de suivi des flottes en circulation ». Il affirme aussi qu’une offre d’un repreneur industriel européen sera présentée dans les prochains jours aux représentants du personnel.

Ewa

L’association France urbaine revient à la charge sur le versement mobilité

France Urbaine

Alors que le gouvernement prépare le budget 2027, les métropoles, villes et grandes intercommunalités veulent se faire entendre. Selon France urbaine, l’association qui les représente, « investir dans les mobilités est une priorité indispensable face au dérèglement climatique ». « Nous n’avons pas découvert les épisodes climatiques extrêmes cet été : ils étaient identifiés. Nous ne sommes pas dépourvus et avons des solutions« , a commenté Nathalie Appéré, la présidente de Rennes Métropole, lors d’une conférence de presse organisée le 8 septembre, La première vice-présidente de France urbaine estime « qu’un mur d’investissement » se dresse devant les collectivités dans le contexte de crise des finances publiques.

Pour y faire face, France Urbaine demande une hausse du plafond du versement mobilité demandé aux entreprises et administrations de plus de 11 salariés. « Le taux du VM est, depuis quinze ans, plafonné à 2 % de la masse salariale. Notre capacité d’agir se trouve atrophiée alors que nous ne manquons pas d’idées pour développer les transports alternatifs à la voiture individuelle, en particulier en faveur des transports publics », explique Jean-Luc Moudenc.

Le président de Toulouse Métropole, également président de France urbaine. pointe le traitement de faveur accordé à Île-de-France Mobilité, qui bénéficie depuis trois ans d’un versement mobilité à 3,2 %. Conséquence selon lui, la dépense permise par habitant est de 520 euros en Île-de-France contre 105 euros par habitant en province. « La décarbonation des transports ne doit pas être réservée à l’Île-de-France« , se plaint l’édile qui se satisferait d’un taux relevé de 0,6 %. Soit la moitié du surplus bénéficiant à IDFM, car « nos besoins ne sont pas les mêmes qu’en Île-de-France« , reconnaît-il.

France urbaine a organisé des rendez-vous avec des responsables politiques mais pour l’instant, reconnaît-il, « nous n’avons pas entendu un, grand enthousiasme! », commente Jean-Luc Moudenc. Pour peser sur les débats dans les mois qui viennent, l’association va élaborer une plateforme de propositions qu’elle portera aux candidats à la présidentielle.

Ewa

Pierre Hausswalt chargé de transformer SNCF Voyageurs

Pierre Hausswalt

Les nominations se succèdent depuis que Christophe Fanichet, ancien PDG de SNCF Voyageurs, a été remercié par Jean Castex, avec l’idée de revoir la stratégie de la compagnie ferroviaire. Pierre Hausswalt va ainsi prendre le poste, le 15 septembre, de directeur de la transformation de SNCF Voyageurs.  Cet énarque de 42 ans, également diplômé de Sciences Po Paris, a débuté sa carrière au ministère de l’Économie et des Finances. Après quatre ans chez Unibail-Rodamco-Westfield, il rejoint en 2021 le groupe SNCF en tant que directeur Stratégie et transformation. Depuis 2025, il était directeur d’établissement Ouigo chez SNCF Voyageurs.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il est rattaché à Jean-Aimé Mougenot, le nouveau directeur général de SNCF Voyageurs, et membre du comité exécutif.

Par ailleurs, David Guilbaud est nommé directeur de cabinet de Jean-Aimé Mougenot. Il est également énarque et diplômé de Sciences Po, magistrat à la Cour des comptes où il a débuté sa carrière. Après une expérience dans les services de la ville de Paris, il a rejoint  fin 2023 SNCF Voyageurs. Il sera alors successivement directeur de cabinet adjoint, puis directeur de cabinet et secrétaire général à la direction TER.

Ewa

Deux nouveaux venus au comité exécutif de Keolis

Viktoria Otero del Val et Marc Demougeot au comex de Keolis

Keolis a annoncé aujourd’hui la nomination de Viktoria Otero del Val au poste de directrice en charge de la Transformation, de l’innovation et de la performance à compter du 22 septembre. Cette diplômée de Harvard Business School (MBA) et de Harvard University a commencé sa carrière dans le conseil avant de travailler dans de grands groupes comme EDF ou Sodexo.

Marc Demougeot est devenu de son côté, le 1er septembre, directeur Informatique & digital. Diplômé d’un DESS de l’IAE d’Aix-en-Provence, il était depuis 2021 vice-président exécutif SI&T et directeur informatique de Veolia Amérique du Nord.

Tous deux rejoignent le comité exécutif du groupe. « Ces nominations s’inscrivent en cohérence avec le plan stratégique en cours de préparation« , indique l’opérateur de transport public. Il s’agit, poursuit la filiale de la SNCF, de « renforcer l’agilité opérationnelle et placer l’innovation, la performance et le digital/IA au cœur du modèle stratégique de Keolis, en soutien d’une croissance rentable et durable« . La simplification et l’accélération de la croissance rentable passe notamment par une réorganisation managériale, nous avait expliqué il y a quelques mois Frédéric Van Heems, le président du directoire de Keolis.

Pierre Gosset directeur industriel va quitter le groupe, de même que Jan Kilström, jusqu’alors directeur général Europe continentale.

Ewa

« Le chemin de fer a atteint ses limites en Ukraine »

oleksandr pertsovsky

VRT avait rencontré pour la première fois en mars 2022, un mois après le début de l’agression russe, Oleksandr Pertsovskyi. Il était alors PDG de l’entité voyageurs des chemins de fer ukrainiens.  Il est devenu le patron des UZ mais n’a rien changé à sa manière d’être : simple et abordable, plutôt en polo bleu foncé qu’en costume cravate, son ordinateur logé dans un petit sac à dos noir. Nous l’avons rencontré à la gare centrale de Kiev.

 

Ville, Rail & Transports. Quel est l’état du réseau ferré aujourd’hui?

Oleksandr Pertsovskyi. Nous le maintenons du mieux que nous pouvons. Sur un territoire presque grand comme la France, il représente 24.000 km dont 60% sont électrifiés et nous réussissons à faire voyager plus de 28 millions de passagers dont 3 millions de et vers l’étranger.

Ces chiffres augmentent malgré les difficultés : 25% du réseau sont soit inaccessibles car en territoire occupé, soit endommagés. Nous avons un ennemi tenace qui a décidé, avec ses drones, de s’attaquer à nos infrastructures et à notre matériel roulant. En particulier les locomotives, dont 500 ont été détruites. De même, malgré tous nos efforts de maintenance, nous avons perdu en capacité avec 212 voitures endommagées.

Quant à notre flotte de trains de nuit, elle s’est réduite de 2000 à 1600 voitures en état de marche. Nous n’avons qu’une quinzaine de voitures dont le gabarit permet d’aller jusqu’à Vienne ou Varsovie. Alors que nos voitures au gabarit plus large nous permettent de rejoindre Budapest.

Quel est le bilan côté humain?

Il y a d’abord les cheminots qui ont été enrôlés, dont mille sont morts au combat. En service, nous comptons une cinquantaine de tués et 3200 blessés.

Vous exploitez le réseau de manière très classique. Pourquoi?

Cela nous permet d’avoir du personnel sur tout le territoire, au lieu de dépendre de commandes centralisées qui pourraient être attaquées physiquement, ou via des hackeurs russes, pour anéantir une grande partie de réseau. Une signalisation en ERTMS pourrait stopper toute une ligne si elle était endommagée.

Nous travaillons donc très localement avec des aiguilleurs, des gardes barrières, des chefs de gare… Nous réparons sans cesse et sans relâche les dommages causés par l’ennemi.

Nous travaillons à l’ancienne, diriez-vous, mais c’est un atout. L’ennemi est obligé de multiplier les attaques pour gêner notre production. Et puis nous sommes dans un système intégré, ce qui facilite la cohésion de l’ensemble des équipes.

Cependant aujourd’hui, nous avons atteint nos limites. Au début de la guerre, par exemple, les locomotives n’étaient pas prises pour cible. Je vais souvent sur la ligne de front car c’est le seul moyen de comprendre les problèmes et d’en discuter avec ceux qui utilisent le système ferroviaire. Nous ne sommes jamais à l’abri d’une action terroriste lancée par notre ennemi.

Comment les chemins de fer aident-ils l’armée ?

Je préférerais ne pas répondre à cette question, ma réponse pourrait donner de mauvaises idées à nos ennemis.

Vous aviez commencé votre carrière à l’étranger quand vous avez été appelé de revenir pour prendre des responsabilités en Ukraine. Pourquoi ?

Je ne regrette pas du tout ma décision de quitter mon travail précédent en Asie, où je m’occupais de logistique, pour revenir en Ukraine et servir mon pays. Bien au contraire ! Je menais ma carrière à l’étranger quand la guerre a démarré. Personnellement, sentimentalement, je n’ai pas eu le choix : si j’étais resté à l’étranger j’aurais été dans une situation qui ne m’aurait pas plu.

Comment vivez-vous la situation actuelle ?

Je ne souhaite à personne d’être à notre place. Nous devrions pouvoir travailler dans un environnement pacifique, et faire du mieux que nous pouvons. Même en temps de paix, faire marcher un système ferroviaire est difficile et stressant : il y a les pannes, les imprévus, la sécurité et, en plus de tous ces aléas, en ce moment, nous subissons les destructions quotidiennes de locomotives, le saccage des voies dédiées au transport des marchandises, en particulier celui du grain. Nos employés sont tués.

Nous avons réussi à faire beaucoup mieux que ce que nous aurions pu penser au départ. En 2022, c’était difficile, et ça l’est devenu beaucoup plus encore avec les attaques de drones.

Le système ferroviaire a atteint ses limites, nous avons atteint nos limites, et pourtant, il est à craindre que l’année prochaine soit plus difficile encore. En fait, on se rend compte que la résilience humaine sous la pression est beaucoup plus importante que ce que l’on peut croire.

Mon conseil, pour ceux qui ont la chance de travailler dans un environnement en paix, c’est de se challenger pour arriver à faire mieux. Mais aussi de diriger cette énergie et cette passion dans des domaines différents. La vie en temps de guerre apprend à gérer les urgences, à mobiliser les efforts, à aller plus vite et, sur un plan entrepreneurial, à aller plus loin. C’est vrai, je suis toujours sur la brèche. Mais pas plus que les 189 000 cheminots qui payent un lourd tribut à cette guerre.

Vous paraissez moins calme qu’à notre rendez-vous précédent?

Comment trouver la tranquillité ? Même la nuit, mon téléphone peut sonner pour m’annoncer une catastrophe. Mais il y a des jobs beaucoup plus rudes, comme ceux de nos soldats sur le front.

Le chemin de fer est un service national dont on a un grand besoin, et j’ai eu l’honneur de prendre la direction de l’ensemble des chemins de fer après m’être occupé des passagers pendant quatre ans. Aujourd’hui, je dirige une entreprise sans savoir de quoi demain sera fait.

Comment assurez-vous votre sécurité personnelle ?

On est prudent (sourire). C’est sûr que si je marche à pied dans la ville, mes deux gardes du corps ne sont pas loin.

Vous êtes (étiez) très sportif …

Oui, mais aujourd’hui, c’est compliqué de faire du sport. Je compense, par exemple en poussant notre équipe de football que nous avons appelée… Lokomotyv.

Comment envisagez-vous l’avenir des chemins de fer ukrainien après la guerre ?

Ce sera une question de stratégie extrêmement importante. Quelle orientation prendrons-nous ? Comment aborderons-nous la question de la grande vitesse ? Nous devrons réfléchir à la question de l’écartement de nos voies dans la perspective de l’intégration européenne que nous appelons de tous nos vœux. Et bien sûr, petit à petit, il nous faudra renouveler notre matériel dont la solidité et la résilience ont pourtant fait chaque jour leurs preuves en ces temps mouvementés.

La nation doit dire ce qu’elle veut pour le chemin de fer comme pour l’aérien. Avec le besoin de définir nos moyens de production pour le transport. C’est une question d’aménagement du territoire. Nous devons tendre vers ce que font les Européens comme les Suisses ou les Autrichiens, et même si on critique beaucoup les Allemands en ce moment, leur système ferroviaire est très efficace et transporte un nombre incroyable de passagers. Et puis il y a aussi l’exemple du système commercial mis en place en France.

Et comment voyez-vous votre propre avenir ?

Quand vous travaillez dans une société qui est détenue par l’État, vous travaillez pour l’État, pas pour vous personnellement. Je resterai en Ukraine. Probablement pour exporter tout ce que nous avons appris de cette guerre et de la résilience que nous que nous en avons retenu.

Quand j’étais petit je voulais être un médecin … Voyez où j’en suis maintenant ! Je soigne le chemin de fer.  Après de telles années, c’est sûr que n’importe quel être humain a besoin d’un break. Mais la paix et la voie vers l’Europe sont des projets tellement galvanisants que je ne me vois pas retourner en Asie ni ailleurs. Je préfère être ici, et y être utile.

Propos recueillis par François Deletraz

Un réseau ferré long de 24 000 km

Carte Ukraine
Réseau ferré ukrainien. @UZ

Surface Ukraine 603.628KM2

Réseau ferré : 24.000km

Électrifiés : 10.000km

Écartement des voies  à 1520 (mais 155 km en écartement UIC à 1435 dont 22 km viennent d‘être ouverts entre Uzhorod et Chop).

Salariés 189.000 (avant la guerre 220.000)

Passagers transportés en 2025 :  28 millions dont 3 à l’international.

 

 

 

Ewa

Xavier Roche va quitter son poste de directeur de la Sûreté du groupe SNCF

sncf xavier roche 1 scaled e1635861468720

Après Christophe Fanichet remercié fin juillet, c’est au tour de Xavier Roche d’être écarté de son poste de directeur de la Sûreté du groupe SNCF. L’information, dévoilée par Mobilettre, n’a pas été démentie par l’entreprise que nous avons contactée.

« Lui aussi est loin d’avoir démérité, à la tête d’un service essentiel et transverse, aux missions particulièrement difficiles« , commente sur X Thierry Marty, secrétaire général adjoint Unsa Retraités, en regrettant un management « du genre brutal » envers « les dirigeants de haut niveau ».

Xavier Roche, qui occupait cette fonction depuis l’automne 2021, devrait retourner à la Cour des Comptes.

Ewa

CFTR acquiert SNTA et s’étend dans le Sud et l’Occitanie

Stéphane Guenet

La Compagnie française de transports régionaux (CFTR) poursuit sa politique d’acquisitions. Elle a annoncé le 7 septembre avoir racheté la Société nouvelle des transports Auran (SNTA), un opérateur de transport régional de voyageurs implanté en Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse. CFTR met ainsi la main sur une société qui affiche 46,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (chiffre 2025)  grâce à plus de 480 collaborateurs et à une flotte de près de 450 véhicules.

CFTR était déjà présente en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie. La société, dirigée par Stéphane Guenet, étend désormais son champ d’action en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 346 millions d’euros en 2025.

Ewa

Contrat de performance État-SNCF Réseau : une trajectoire peu crédible selon l’ART

Thierry Guimbaud, nouveau patron de l'ART.

Insuffisance en matière de définition de la stratégie, de la sécurisation des financements et d’incitation à la performance… L’Autorité de régulation des transports (ART) ne mâche pas ses mots pour commenter le contrat de performance État-SNCF Réseau 2024-2033 qui lui a été soumis en juin.

Si l’autorité de régulation se félicite « d’avancées notables par rapport au contrat 2021-2030″, car il affiche un « objectif d’accroissement significatif des investissements en faveur de la régénération et de la modernisation du réseau existant, à hauteur d’environ 1,5 Md€ par an à compter de 2028 » pour atteindre 4,5 milliards annuels, elle en pointe très vite les limites dans son avis en date du 23 juillet.

L’ART estime en effet, dans un communiqué de presse du 4 septembre, que la programmation des investissements se limite à trois ans, « sans montants associés à chaque opération structurante« . De plus, poursuit l’autorité, trop d’incertitude entoure les financements. « L’effort supplémentaire prévu à compter de 2028 repose pour un tiers sur le fonds de concours du groupe SNCF (soit 500 millions d’euros par an à partir de 2028) et, pour les deux tiers restants, (environ 1 milliard par an) sur des financements externes dont la nature, le montant et le calendrier ne sont pas arrêtés‘, écrit-elle.

Des pistes avaient été proposés comme les certificats d’économies d’énergie, des financements privés ou encore recettes susceptibles d’être dégagées à l’occasion de futures concessions autoroutières, mais l’État n’a toujours rien tranché.

L’ART s’interroge aussi sur les hypothèses très ambitieuses d’augmentation du trafic et des recettes du gestionnaire des infrastructures : le trafic total progresserait d’environ un quart en trains-kilomètres entre 2024 et 2033, tandis que les services librement organisés connaîtraient, après 2029, une croissance proche de 6 % par an. Les péages continueraient pour leur part de progresser, alors même que les redevances d’accès au réseau français pour les services librement organisés figurent déjà parmi les plus élevées d’Europe, relève l’institution. Or, les hausses de péages doivent être soutenables pour les nouvelles entreprises ferroviaires qui viendront sur le marché, rappelle l’ART en précisant qu’elle y veillera via ses avis conformes qui s’imposent au gestionnaire des voies.

Enfin, le régulateur regrette un manque de mesures incitatives de nature à améliorer les performances de SNCF Réseau .D’où ses recommandations de donner de la visibilité sur les investissements à dix ans, de mieux documenter et sécuriser les trajectoires financières et de renforcer la mesure de la performance.

Pour lire l’avis de l’ART : ici

 

Ewa

Grand Cognac unifie son réseau de transport sous la marque Transcom

Grand Cognac

L’agglomération de Grand Cognac (Charente) a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son offre de mobilité en réunissant, fin juin, l’ensemble de ses transports en commun sous une identité unique : Transcom. Après l’harmonisation tarifaire engagée en 2025, cette évolution vise à simplifier les déplacements des usagers tout en encourageant le recours aux mobilités durables.

Le nouveau réseau regroupe plus de 50 lignes et s’adresse à tous les publics : scolaires, actifs, personnes à mobilité réduite et seniors de plus de 70 ans, notamment grâce à un service de transport à la demande. L’offre est organisée en trois niveaux de service, avec des fréquences adaptées aux besoins des différents usagers.

Les titres de transport sont désormais valables sur l’ensemble du réseau et peuvent être achetés ou rechargés en ligne ou à l’agence Transcom. Les cartes actuelles restent utilisables mais seront progressivement remplacées par le titre Modalis, compatible avec les bus, les trains, les cars régionaux et les vélos en libre-service de Nouvelle-Aquitaine.

Les lignes seront renumérotées et un nouveau guide des horaires sera diffusé en septembre.