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Ewa

Rail Europe élargit son réseau

Premier train CRRC pour l'Europe, le Sirius pour LEO Express

Rail Europe, la plateforme de réservation de trains en Europe, poursuit le développement de son réseau de partenaires ferroviaires avec l’intégration de Leo Express, une compagnie privée tchèque qui propose ses services en République tchèque, en Pologne, en Slovaquie et en Allemagne.

Les clients de Rail Europe peuvent désormais réserver directement sur la plateforme des trajets reliant notamment Prague, Cracovie, Varsovie, Ostrava et Olomouc.

« Ce partenariat constitue la troisième expansion majeure du réseau de Rail Europe depuis le début de l’année, après l’intégration de BritRail et d’European Sleeper », souligne dans un communiqué la plateforme de distribution.

Ewa

Après une grève réussie, l’unité syndicale maintenue jusqu’au 23 juin

grèves
21/01/2004

Paris - Ile de France - France 

Paris Gare de l'est, jour de greve et de pluie

La grève lancée le 10 juin par les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF a été fortement suivie. Les syndicats attendent maintenant les réponses de la direction lors de la table ronde prévue le 23 juin. VRT a interrogé les responsables syndicaux sur leurs demandes. La CGT Cheminots n’avait pas encore donné suite à notre demande au moment de la publication de ces interviews. 

Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots: « La SNCF est en train de devenir une entreprise de l’incertitude »

Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous de la grève du 10 juin? 

On ne peut que saluer la forte mobilisation des cheminotes et des cheminots. C’était une mobilisation unitaire et remarquable. Les trois revendications portées par les organisations syndicales ont vraiment porté la voix des cheminots. Les taux de mobilisation ont été très importants chez les roulants, les aiguilleurs… et même chez les cadres.

Mais elle a été moins forte dans les sociétés dédiées? 

La mobilisation a été également importante mais il faut la re-situer dans son contexte : les mobilisations sont toujours un peu moins fortes dans les petites structures.

Quels sont les premiers signes donnés par la direction suite à cette mobilisation? 

La direction a confirmé la table ronde du 23 juin et renvoie ses réponses à cette date. Nous verrons à ce moment-là si elle a pris la mesure de nos trois revendications. Nous avons un devoir d’alerte. Aujourd’hui, la politique d’ouverture à la concurrence est réinterrogée. Ceux qui l’ont portée en 2018 sont les mêmes qui la remettent en question aujourd’hui. Ils croyaient en la magie de la concurrence mais elle n’a rien réglé. Au contraire. Il y a un prix social de la concurrence. D’ailleurs Jean Castex a déjà évoqué l’idée d’un observatoire de la concurrence. Il faut l’évaluer : combien a coûté la concurrence et pour quels résultats?

Quelles réponses attendez-vous?

Le 23 juin, il faudra que nous ayons des réponses sur les réorganisations en cours dans le groupe, sur la préservation des droits de cheminots et sur la préservation du pouvoir d’achat suite à l’inflation. Nous demandons la réouverture de la clause de revoyure prévue dans les NAO. Nous voulons aussi des mesures immédiates car le service public a un coût : quand un agent ouvre ou ferme une gare par exemple, il prend sa voiture et cela a un coût.

Jusqu’à présent, la SNCF était une entreprise de la certitude, de la compétence, du droit social. Elle est en train de devenir une entreprise de l’incertitude. Si la réunion du 23 juin n’apporte pas de réponses à la hauteur, nous construirons un nouveau mouvement. Si la direction estime qu’elle a déjà tout donné, ce sera une erreur d’interprétation.

Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire : « Nous sommes dans le vrai »

Quel bilan dressez-vous du mouvement du 10 juin? 

C’est une réussite même si nous avons beaucoup de mal à obtenir les chiffres officiels de la direction qui refuse depuis plusieurs années de nous les donner. De nombreux cheminotes et cheminots ont répondu à notre appel, nous sommes dans le vrai.

Quelle suite comptez-vous donner au mouvement? 

Le PDG de l’entreprise, Jean Castex, a prévu de nous recevoir le 23 juin. Nous attendons des réponses sur trois points : les réorganisations qui causent de la souffrance, les sociétés dédiées qui mettent à mal les droits des salariés et des hausses de salaires en raison de l’inflation plus forte que prévu. Nous avons signé un accord NAO avec une clause de revoyure, il faut renégocier.

La direction peut-elle vous donner satisfaction sur ces points qui pourraient remettre en cause son organisation? 

J’espère que le message est bien passé, je suis optimiste. Ce n’est pas la SNCF qui va changer la loi sur la concurrence mais il y a des sujets sur lesquels elle peut agir. Nous attendons notamment qu’elle arrête de répondre aux appels d’offre en créant des filiales. Ce n’est pas un impératif défini par la loi. Les régions demandent un cadre financier séparé, la SNCF peut le faire sans créer de sociétés dédiées. La loi demande aussi un cadre social de haut niveau.

Jean Castex ne semble pas très allant sur la concurrence…

Sur ce sujet, Jean Castex est un homme réaliste. On voit que les Britanniques renationalisent leurs chemins de fer après 30 ans de privatisation. Le ferroviaire n’est pas adapté à la concurrence. D’ailleurs, la SNCF a été créée pour que l’État reprenne la main car toutes les sociétés privées avaient fait faillite. L’État était alors redevenu stratège avec un monopole.

Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-Rail : « Si nous n’obtenons pas satisfaction, nous ne nous interdisons rien »

Quel bilan dressez-vous de la grève? 

La mobilisation a été très réussie. Nous sommes très en colère : la stratégie de Jean Castex n’est pas à la hauteur de la situation. Il nous renvoie au 23 juin alors que de nombreux cheminots et cheminotes se sont mis en grève le 10 juin. Les trois revendications portées unitairement par les organisations syndicales parlent aux cheminots. Cela n’a pas toujours été le cas. Cette fois-ci, nous avons vu de nombreux rassemblements, d’AG… Le mouvement revendicatif est parti.

Quelle suite envisagez-vous? 

Nous ne nous arrêterons pas là. Nous avons lancé une grève un mercredi, en pleine semaine, avant le bac. C’est la dernière fois que nous faisons attention. Nous avons assez entendu parler d’unité du groupe, il faut passer aux actes.

Nos revendications sont claires. Elles parlent aux agents sur le terrain, que ce soit à propos des réorganisations et des souffrances qu’elles causent, de la concurrence ou des rémunérations.

Nous prendrons la température le 23 juin et nous discuterons avec les trois autres organisations syndicales et la base. Jean Castex n’a pas compris la situation. Il ne s’agit plus d’organiser une table ronde comme il l’a fait quand il est arrivé. Ce sera surveillé par des milliers de cheminots qui ont perdu de l’argent.

Nos revendications sont connues depuis des mois. Nous allons continuer à aller sur le terrain et à mobiliser. Si nous n’obtenons pas satisfaction, nous ne nous interdisons rien. Ce n’est pas la période estivale qui va nous arrêter.

Pensez-vous que l’unité syndicale pourra perdurer? 

Les fédérations devront prendre leurs responsabilités. Nous voulions poser, dès hier, une nouvelle alarme sociale mais cela n’a pas fait l’unanimité. Si on garde l’unité syndicale, il faudra hausser le ton si on n’obtient pas de vraies réponses.

Ewa

Les déplacements lors de la Coupe du Monde de foot toujours plus polluants

Le Stade de France est éloigné des gares pour faciliter l’évacuation des spectateurs vers les transports publics.

La Coupe du Monde de football affiche déjà un record : celui de la plus polluante à ce jour. En cause, le transport des spectateurs qui doivent se déplacer dans trois pays différents (Etats-Unis, Canada, Mexique), avec parfois plusieurs milliers de km séparant les villes hôtes.

Le transport des spectateurs d’un pays à l’autre concentre ainsi 80 % des émissions de gaz à effet de serre dans les grandes compétitions internationales, indique l’association The Shift Project, qui se réfère à son rapport « Décarbonons le sport » publié en 2025.

« Cette part prépondérante s’explique par trois facteurs : le recours massif à l’avion, mode de transport dépendant du pétrole, les longues distances parcourues et les millions de personnes qui se déplacent », souligne l’association.

Cette édition 2026 sera d’autant plus polluante qu’elle fera jouer 48 équipes (au lieu de 32 la dernière fois), augmentant mécaniquement le nombre de matchs et de déplacements. Une étude britannique a ainsi estimé l’empreinte carbone de l’événement à près de 9 millions de tonnes de CO₂, soit quatre fois les émissions de gaz à effet de serre des Jeux olympiques de Paris 2024 et près de deux fois celles de la Coupe du monde 2022 », rappelle encore The Shift Project, qui s’interroge sur le modèle économique du football, « structurellement dépendant du pétrole» et de l’aérien.

L’association appelle à revoir ces événements mondiaux en s’appuyant sur des leviers efficaces : transports publics, électrification des véhicules, limitation du recours à l’avion lorsque des alternatives existent, rénovation énergétique des équipements sportifs ou encore allongement de la durée de vie du matériel, recours accru au réemploi et à la réparation. Elle prône aussi des événements repensés au niveau local, voire au national.

 

Ewa

European Sleeper renforce ses destinations en train de nuit

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La compagnie European Sleeper a annoncé début juin qu’elle proposera, sur le trajet de son nouveau train de nuit Bruxelles–Cologne–Suisse–Milan, des arrêts supplémentaires à Anvers, Breda et Eindhoven à partir du 14 décembre 2026. Cette nouvelle liaison s’inscrit dans la continuité de la connexion vers Milan déjà annoncée par European Sleeper et dont le lancement est prévu le 9 septembre 2026 entre Bruxelles, Cologne, la Suisse et Milan, indique la compagnie coopérative néerlando-belge dans un communiqué.

Les réservations pour le train de nuit Bruxelles–Pays-Bas–Cologne-Suisse–Milan ont ouvert aujourd’hui. À partir du lundi 14 décembre 2026, les départs depuis Bruxelles, les Pays-Bas et Cologne auront lieu les dimanches, mardis et jeudis soir, avec une arrivée le lendemain matin en-Suisse, à Côme et à Milan. Les trains vers le nord partiront de Milan et de Suisse les lundis, mercredis et vendredis soir, avec une arrivée à Cologne, aux Pays-Bas et à Bruxelles les mardis, jeudis et samedis matin.

European Sleeper exploite actuellement des trains de nuit sur les axes Bruxelles–Berlin–Prague et Paris–Berlin, trois fois par semaine sur chaque axe.

Ewa

Franck Dhersin et Catherine Trautmann, futurs dirigeants du Gart

Franck Dhersin et Catherine Trautmann

Le Gart a annoncé que ses administrateurs ont proposé officiellement le 9 juin le nom de Franck Dhersin pour le poste de président et celui de Catherine Trautmann pour la co-présidence. Ils ont demandé au sénateur du Nord, également élu des Hauts-de-France, et à la maire de Strasbourg et présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, de « préparer une liste représentative de la diversité des autorités organisatrices de la mobilité et des sensibilités politiques qui composent l’association« .

Cette liste sera soumise à l’assemblée générale prévue le 29 septembre à Paris.

 

Ewa

Le trafic fortement perturbé par une grève unitaire à la SNCF

grève des bus cergy pontoise

Le trafic ferroviaire devrait être fortement perturbé le 10 juin, suite à l’appel à la grève des quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF. Ce sera tout particulièrement le cas en région tandis qu’au niveau national, deux TGV sur trois circuleront en moyenne en France ou en Europe et un train Intercités sur deux.

L’impact sera également fort en Île-de-France sur toutes les lignes de RER exploitées par SNCF Voyageurs.  « Les prévisions détaillées pour chaque ligne seront communiquées à compter de demain« , indique dans un communiqué la compagnie

Le dernier mouvement de grève unitaire à la SNCF remontait à novembre 2024. Il avait été suivi inégalement et avait finalement donné lieu en décembre à un accord sur le fret. Ce nouveau mouvement apparaît plus compliqué à gérer. La CGT-Cheminots, l’Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT-Cheminots demandent notamment l’arrêt des réorganisation en cours dans  l’entreprise qui « portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminots ». Les syndicats s’inquiètent notamment de la mise en place des sociétés dédiées, mises en place dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, et qui portent en elles les germes d’une régression des acquis sociaux des cheminots, estiment-ils. Ils réclament aussi des hausses de salaires puisque le taux d’inflation augmente plus que prévu. La grève est reconductible alors que les grands départs d’été approchent. Elle représente une première épreuve de force pour le nouveau PDG du groupe Jean Castex. Une table ronde en sa présence est programmée le 23 juin.

Ewa

Le salon Mobco nouvelle formule s’ouvre à Paris

RNTP 2025

Les rencontres nationales du transport public (RNTP) et European Mobility Expo (EuMo Expo) se sont rassemblées sous une même bannière : Mobco. Le salon nouvelle formule se tient du 9 au 11 juin Porte de Versailles à Paris. C’est l’occasion pour les nouveaux élus municipaux de découvrir l’écosystème et de rencontrer les professionnels.

C’est l’heure du renouveau pour le salon européen du transport public : rebaptisé Mobco, il se tient du 9 au 11 juin à Paris Expo Porte de Versailles. 250 exposants et plus de 10 000 visiteurs professionnels sont attendus au cours de ce rendez-vous qui se réunit une année à Paris et l’année suivante (les années impaires) dans une autre ville du pays.

Parmi les évolutions les plus notables, on remarquera l’accent mis sur les innovations et une programmation renouvelée qui donne la part belle aux grands enjeux de la mobilité, liés notamment à l’intelligence artificielle et à la mobilité militaire, actualité oblige.

Citons aussi des conférences sur la résilience des infrastructures, sur les conséquences du vieillissement de la population ou sur la nécessité, dans une démocratie, de penser l’inclusion sociale. Une grosse séquence sur l’ouverture à la concurrence est prévue dès le premier jour du salon.

« C’est un salon un peu particulier non seulement parce qu’il cherche à se renouveler mais aussi car il fait suite aux élections municipales et intercommunales avec la mise en place des nouveaux exécutifs. Ce rendez-vous leur permettra d’avoir une approche globale des différents acteurs et de l’écosystème », commente Alexandre Magny, directeur général du Groupement des autorités responsables des transports.

Nouveaux élus et nouveaux patrons

Pour le  Gart, qui a mis en place une gouvernance transitoire en attendant de renouveler ses instances, c’est aussi l’occasion de préparer son futur conseil d’administration programmé en septembre.

Côté UPTF (Union des transports publics et ferroviaires), l’un des faits majeurs est aussi l’arrivée de nouveaux patrons aux commandes des plus grosses entreprises du secteur ; Jean Castex passé de la RATP au groupe SNCF, Xavier Piechaczyk qui le remplace à la RATP et Frédéric Van Heems arrivé chez Keolis.

L’organisation patronale organisera une assemblée générale le dernier jour du salon, puis son conseil d’administration. Parmi les autres temps forts pour l’UTPF, la remise des Bus d’or. La cérémonie devrait être organisée en présence de tous les patrons des opérateurs de transport, de la ministre de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, et de la présidente de l’Île-de-France, Valérie Pécresse.

Le salon s’inscrit enfin dans un moment particulier, alors que le projet de loi-cadre sur les transports a été adopté le 28 avril en séance plénière par le Sénat. Philippe Tabarot, le ministre des Transports, attendu Porte de Versailles, devra répondre aux attentes formulées par la profession dans le contexte budgétaire actuel tendu.

Le Gart a salué le projet de loi-cadre qui a été porté par le ministre, estimant qu’il « pose un cap » et « acte un principe structurant : l’établissement d’une loi de programmation pour sécuriser les investissements et flécher les recettes autoroutières vers les infrastructures ». Mais, l’association qui rassemble les élus responsables des transports, relève aussi que  le projet de loi « passe cependant à côté d’un enjeu essentiel : celui du modèle économique des AOM et rejette notamment notre proposition visant à leur donner davantage de latitude dans la fixation des taux du versement mobilité ». Les débats promettent d’être animés.

 

 

Ewa

Reprise le 13 juin des circulations ferroviaires entre Quimper et Châteaulin

travaux sur la ligne Quimper Châteaulin dans le Finistère en mai 2026

Les circulations ferroviaires doivent reprendre le 13 juin entre Quimper et Châteaulin dans le Finistère. Elles s’étaient interrompues le 11 février suite à un glissement de terrain.

Les équipes de SNCF Réseau et de NGE Fondations ont alors procédé à la sécurisation du site. Puis, à partir de la mi-mars, elles ont procédé à des « travaux de renforcement du talus, par clouage de la paroi du haut vers le bas de l’ouvrage, après la dépose des big bags, (qui) permettront une reprise des circulations ferroviaires en toute sécurité« , explique SNCF Réseau. Des travaux complémentaires devront encore être réalisés pour pérenniser la ligne. « Des études sont en cours pour en définir les modalités« , indique le gestionnaire des infrastructures.

Ewa

Le coût de HS2, deuxième LGV britannique, s’envole

Travaux HS2 et fouilles dépôt ancien à Brimingham Curzon Street

Le projet de ligne à grande vitesse HS2, qui doit relier Londres à Birmingham, dans les Midlands de l’Ouest (Angleterre), voit son coût déraper au fil des années. « Le coût prévu de l’achèvement de la HS2 se situe finalement entre 87,7 milliards et 102,7 milliards de livres (entre 101 et 118 milliards d’euros » a ainsi annoncé en mai Heidi Alexander. La ministre des Transports l’explique pour les deux tiers par une mauvaise évaluation des travaux à réaliser et un manque d’efficacité et pour l’autre tiers par l’inflation.

Le projet a déjà été plusieurs fois remanié. Initialement conçu pour desservir les grandes villes du nord de l’Angleterre, son terminus se situe désormais à Birmingham, et non plus Manchester et Leeds. Nouveau coup de rabot, le gouvernement britannique a décidé que la vitesse des trains sera limitée à 320 km/h au lieu de 360 km/h pour compresser les coûts.

hs2 cartenew siteLa possibilité d’abandonner le projet a été analysée mais coûterait quasiment autant que de l’achever, a également indiqué la ministre, fustigeant la gestion du dossier par les précédents gouvernements conservateurs. Les trains ne devraient pas commencer à circuler avant 2036, voire 2039.

Ewa

Matthieu Chabanel reconduit au poste de PDG de SNCF Réseau

Matthieu Chabanel - Directeur general adjoint operations

L’État fait le choix de la continuité : le conseil d’administration de SNCF Réseau a renouvelé pour quatre ans, le 4 juin, le mandat de Matthieu Chabanel au poste de PDG. L’Autorité de régulation des transports avait rendu le 12 mai un avis positif à cette reconduction, estimant qu’elle est « compatible avec les exigences d’indépendance qui s’imposent à SNCF Réseau« .

Le ministre des Transports a salué l’action du PDG depuis sa première nomination en octobre 2022. « Je sais pouvoir compter sur lui pour mener à bien le chantier historique de la régénération, de la modernisation et de l’adaptation au changement climatique de notre réseau ferroviaire, condition indispensable pour répondre à l’envie de trains des Français », a commenté Philippe Tabarot.

Ce diplômé de l’École Polytechnique et de l’École nationale des Ponts et Chaussés, âgé de 49 ans, sera en effet chargé de mettre en œuvre les objectifs fixés dans le projet de contrat de performance 2024-2033 entre l’État et SNCF Réseau, mis en consultation depuis le 1er juin, avant sa signature attendue à l’automne prochain.  « Il aura pour missions prioritaires de poursuivre l’amélioration de la qualité du réseau au bénéfice de tous les usagers afin d’accompagner la hausse attendue des trafics de 25 % entre 2024 et 2033, de conduire la montée en puissance opérationnelle des travaux de régénération, de modernisation et d’adaptation au changement climatique du réseau, et de poursuivre l’assainissement de la trajectoire financière du gestionnaire d’infrastructure », souligne un communiqué le ministère des Transports.