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Ewa

Franck Dhersin et Catherine Trautmann, futurs dirigeants du Gart

Franck Dhersin et Catherine Trautmann

Le Gart a annoncé que ses administrateurs ont proposé officiellement le 9 juin le nom de Franck Dhersin pour le poste de président et celui de Catherine Trautmann pour la co-présidence. Ils ont demandé au sénateur du Nord, également élu des Hauts-de-France, et à la maire de Strasbourg et présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, de « préparer une liste représentative de la diversité des autorités organisatrices de la mobilité et des sensibilités politiques qui composent l’association« .

Cette liste sera soumise à l’assemblée générale prévue le 29 septembre à Paris.

 

Ewa

Le trafic fortement perturbé par une grève unitaire à la SNCF

grève des bus cergy pontoise

Le trafic ferroviaire devrait être fortement perturbé le 10 juin, suite à l’appel à la grève des quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF. Ce sera tout particulièrement le cas en région tandis qu’au niveau national, deux TGV sur trois circuleront en moyenne en France ou en Europe et un train Intercités sur deux.

L’impact sera également fort en Île-de-France sur toutes les lignes de RER exploitées par SNCF Voyageurs.  « Les prévisions détaillées pour chaque ligne seront communiquées à compter de demain« , indique dans un communiqué la compagnie

Le dernier mouvement de grève unitaire à la SNCF remontait à novembre 2024. Il avait été suivi inégalement et avait finalement donné lieu en décembre à un accord sur le fret. Ce nouveau mouvement apparaît plus compliqué à gérer. La CGT-Cheminots, l’Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT-Cheminots demandent notamment l’arrêt des réorganisation en cours dans  l’entreprise qui « portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminots ». Les syndicats s’inquiètent notamment de la mise en place des sociétés dédiées, mises en place dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, et qui portent en elles les germes d’une régression des acquis sociaux des cheminots, estiment-ils. Ils réclament aussi des hausses de salaires puisque le taux d’inflation augmente plus que prévu. La grève est reconductible alors que les grands départs d’été approchent. Elle représente une première épreuve de force pour le nouveau PDG du groupe Jean Castex. Une table ronde en sa présence est programmée le 23 juin.

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Le salon Mobco nouvelle formule s’ouvre à Paris

RNTP 2025

Les rencontres nationales du transport public (RNTP) et European Mobility Expo (EuMo Expo) se sont rassemblées sous une même bannière : Mobco. Le salon nouvelle formule se tient du 9 au 11 juin Porte de Versailles à Paris. C’est l’occasion pour les nouveaux élus municipaux de découvrir l’écosystème et de rencontrer les professionnels.

C’est l’heure du renouveau pour le salon européen du transport public : rebaptisé Mobco, il se tient du 9 au 11 juin à Paris Expo Porte de Versailles. 250 exposants et plus de 10 000 visiteurs professionnels sont attendus au cours de ce rendez-vous qui se réunit une année à Paris et l’année suivante (les années impaires) dans une autre ville du pays.

Parmi les évolutions les plus notables, on remarquera l’accent mis sur les innovations et une programmation renouvelée qui donne la part belle aux grands enjeux de la mobilité, liés notamment à l’intelligence artificielle et à la mobilité militaire, actualité oblige.

Citons aussi des conférences sur la résilience des infrastructures, sur les conséquences du vieillissement de la population ou sur la nécessité, dans une démocratie, de penser l’inclusion sociale. Une grosse séquence sur l’ouverture à la concurrence est prévue dès le premier jour du salon.

« C’est un salon un peu particulier non seulement parce qu’il cherche à se renouveler mais aussi car il fait suite aux élections municipales et intercommunales avec la mise en place des nouveaux exécutifs. Ce rendez-vous leur permettra d’avoir une approche globale des différents acteurs et de l’écosystème », commente Alexandre Magny, directeur général du Groupement des autorités responsables des transports.

Nouveaux élus et nouveaux patrons

Pour le  Gart, qui a mis en place une gouvernance transitoire en attendant de renouveler ses instances, c’est aussi l’occasion de préparer son futur conseil d’administration programmé en septembre.

Côté UPTF (Union des transports publics et ferroviaires), l’un des faits majeurs est aussi l’arrivée de nouveaux patrons aux commandes des plus grosses entreprises du secteur ; Jean Castex passé de la RATP au groupe SNCF, Xavier Piechaczyk qui le remplace à la RATP et Frédéric Van Heems arrivé chez Keolis.

L’organisation patronale organisera une assemblée générale le dernier jour du salon, puis son conseil d’administration. Parmi les autres temps forts pour l’UTPF, la remise des Bus d’or. La cérémonie devrait être organisée en présence de tous les patrons des opérateurs de transport, de la ministre de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, et de la présidente de l’Île-de-France, Valérie Pécresse.

Le salon s’inscrit enfin dans un moment particulier, alors que le projet de loi-cadre sur les transports a été adopté le 28 avril en séance plénière par le Sénat. Philippe Tabarot, le ministre des Transports, attendu Porte de Versailles, devra répondre aux attentes formulées par la profession dans le contexte budgétaire actuel tendu.

Le Gart a salué le projet de loi-cadre qui a été porté par le ministre, estimant qu’il « pose un cap » et « acte un principe structurant : l’établissement d’une loi de programmation pour sécuriser les investissements et flécher les recettes autoroutières vers les infrastructures ». Mais, l’association qui rassemble les élus responsables des transports, relève aussi que  le projet de loi « passe cependant à côté d’un enjeu essentiel : celui du modèle économique des AOM et rejette notamment notre proposition visant à leur donner davantage de latitude dans la fixation des taux du versement mobilité ». Les débats promettent d’être animés.

 

 

Ewa

Reprise le 13 juin des circulations ferroviaires entre Quimper et Châteaulin

travaux sur la ligne Quimper Châteaulin dans le Finistère en mai 2026

Les circulations ferroviaires doivent reprendre le 13 juin entre Quimper et Châteaulin dans le Finistère. Elles s’étaient interrompues le 11 février suite à un glissement de terrain.

Les équipes de SNCF Réseau et de NGE Fondations ont alors procédé à la sécurisation du site. Puis, à partir de la mi-mars, elles ont procédé à des « travaux de renforcement du talus, par clouage de la paroi du haut vers le bas de l’ouvrage, après la dépose des big bags, (qui) permettront une reprise des circulations ferroviaires en toute sécurité« , explique SNCF Réseau. Des travaux complémentaires devront encore être réalisés pour pérenniser la ligne. « Des études sont en cours pour en définir les modalités« , indique le gestionnaire des infrastructures.

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Le coût de HS2, deuxième LGV britannique, s’envole

Travaux HS2 et fouilles dépôt ancien à Brimingham Curzon Street

Le projet de ligne à grande vitesse HS2, qui doit relier Londres à Birmingham, dans les Midlands de l’Ouest (Angleterre), voit son coût déraper au fil des années. « Le coût prévu de l’achèvement de la HS2 se situe finalement entre 87,7 milliards et 102,7 milliards de livres (entre 101 et 118 milliards d’euros » a ainsi annoncé en mai Heidi Alexander. La ministre des Transports l’explique pour les deux tiers par une mauvaise évaluation des travaux à réaliser et un manque d’efficacité et pour l’autre tiers par l’inflation.

Le projet a déjà été plusieurs fois remanié. Initialement conçu pour desservir les grandes villes du nord de l’Angleterre, son terminus se situe désormais à Birmingham, et non plus Manchester et Leeds. Nouveau coup de rabot, le gouvernement britannique a décidé que la vitesse des trains sera limitée à 320 km/h au lieu de 360 km/h pour compresser les coûts.

hs2 cartenew siteLa possibilité d’abandonner le projet a été analysée mais coûterait quasiment autant que de l’achever, a également indiqué la ministre, fustigeant la gestion du dossier par les précédents gouvernements conservateurs. Les trains ne devraient pas commencer à circuler avant 2036, voire 2039.

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Matthieu Chabanel reconduit au poste de PDG de SNCF Réseau

Matthieu Chabanel - Directeur general adjoint operations

L’État fait le choix de la continuité : le conseil d’administration de SNCF Réseau a renouvelé pour quatre ans, le 4 juin, le mandat de Matthieu Chabanel au poste de PDG. L’Autorité de régulation des transports avait rendu le 12 mai un avis positif à cette reconduction, estimant qu’elle est « compatible avec les exigences d’indépendance qui s’imposent à SNCF Réseau« .

Le ministre des Transports a salué l’action du PDG depuis sa première nomination en octobre 2022. « Je sais pouvoir compter sur lui pour mener à bien le chantier historique de la régénération, de la modernisation et de l’adaptation au changement climatique de notre réseau ferroviaire, condition indispensable pour répondre à l’envie de trains des Français », a commenté Philippe Tabarot.

Ce diplômé de l’École Polytechnique et de l’École nationale des Ponts et Chaussés, âgé de 49 ans, sera en effet chargé de mettre en œuvre les objectifs fixés dans le projet de contrat de performance 2024-2033 entre l’État et SNCF Réseau, mis en consultation depuis le 1er juin, avant sa signature attendue à l’automne prochain.  « Il aura pour missions prioritaires de poursuivre l’amélioration de la qualité du réseau au bénéfice de tous les usagers afin d’accompagner la hausse attendue des trafics de 25 % entre 2024 et 2033, de conduire la montée en puissance opérationnelle des travaux de régénération, de modernisation et d’adaptation au changement climatique du réseau, et de poursuivre l’assainissement de la trajectoire financière du gestionnaire d’infrastructure », souligne un communiqué le ministère des Transports.

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SNCF Réseau et Bruitparif reconduisent leur partenariat en Île-de-France

RER C Ile de France scaled e1758723444200

SNCF Réseau Île-de-France et Bruitparif ont annoncé le 2 juin avoir renouvelé leur partenariat à l’occasion du 30ème Salon des maires d’Île-de-France. « Ce partenariat, initié en 2017,  affirme l’engagement commun de SNCF Réseau et de Bruitparif en faveur de l’information sur le bruit généré par les activités ferroviaires en Île -de -France« , expliquent les deux entités dans un communiqué. La poursuite du développement et de l’exploitation de ce réseau de mesure est prévu pour suivre l’évolution du bruit ferroviaire dans la région parcourue chaque jour par 6300 trains.

Des réductions de bruit ont été obtenues au cours de la dernière décennie grâce à des investissements massifs consacrés à la modernisation des infrastructures ferroviaires (voies, aiguillages, ponts…), à la construction d’écrans anti-bruit, au
renouvellement des matériels roulants, ou encore au programme d’isolation acoustique des logements, indique encore le communiqué.

Ewa

Deux nouveaux projets pour valoriser la Petite Ceinture à Paris

Ancienne gare de Vincennes sur la Petite Ceinture © SNCF Immobilier

Après appel d’offres lancé en 2025, SNCF Immobilier a retenu deux projets pour valoriser deux sites situés sur la Petite Ceinture à Paris. La société Gabius a été sélectionnée pour son projet Underline qui pourra s’installer sous les voûtes Vaugirard dans le 15 ème arrondissement. L’espace, de près de 2000 m2 accueillera des expositions temporaires ouvertes à tous dans une partie du site, tandis qu’une autre partie sera réservée à des résidences d’artistes et d’artisans.

De son côté, l’association l’Ecole comestible déploiera sa « Maison comestible », axée sur l’alimentation durable, dans l’ancienne gare de Vincennes et ses abords (20è).

Les occupations sont prévues sur vingt ans. Rappelons que SNCF immobilier, en lien avec la mairie de Paris, cherche à valoriser les ouvrages implantés sur la Petite ceinture, dont les voies s’étendent sur 32 km et traversent 9 arrondissements.

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Pourquoi l’effet du TGV-M ne se fera véritablement sentir qu’à partir de la fin de l’année

TGV M en livrée INOUI à Belfort

Comme nous le révélions il y a quelques jours, le TGV-M sera mis en service en septembre, au lieu de juillet, Alstom et SNCF Voyageurs ont en effet annoncé officiellement, dans un communiqué commun, le dernier calendrier établi pour le TGV nouvelle génération qui vient d’obtenir, le 22 mai auprès de l’ERA (European railways agency), l’autorisation de mise sur le marché.

Le planning prévoit « une livraison des rames destinées à l’exploitation dès le début de l’été, avec une montée en puissance progressive au second semestre 2026 : une livraison des deux premières rames à partir de juin, pour atteindre six rames à fin août, et 13 rames d’ici la fin de l’année« , indiquent l’exploitant et le constructeur.

Et d’expliquer les raisons de ce nouveau report : « Comme pour tout nouveau matériel roulant aussi révolutionnaire introduit en exploitation, une phase de mise au point et de réglages en conditions réelles est nécessaire entre la livraison et l’accueil des premiers voyageurs. (…)  SNCF Voyageurs et Alstom ont fait le choix de renforcer le dispositif de mise en service en prévoyant un roulage pré-commercial des premières rames de plusieurs semaines sur le réseau national. Cette étape exceptionnelle mobilisera des centaines d’équipes des deux entreprises afin de vérifier tous les détails de l’expérience à bord, d’accompagner l’appropriation du train par les équipes opérationnelles et de finaliser tous les derniers réglages avant l’accueil des premiers voyageurs TGV INOUI« .

De ce fait, les premiers voyageurs devraient pouvoir embarquer à partir de la rentrée de septembre dans ce TGV qualifié de « révolutionnaire« , par les deux entreprises qui l’ont conçu ensemble, dans le cadre d’un partenariat d’innovation.

Reste que ce nouveau report fait encore une fois manquer le rendez-vous estival à SNCF Voyageurs alors que la compagnie enregistre des bonds de fréquentation dans ses trains souvent complets. De plus, les six rames, dont la mise en service est annoncée en septembre, seront insuffisantes pour changer réellement la donne. D’autant qu’elles doivent être utilisées en rames doubles sur la ligne Paris Marseille, ce qui représente trois trains supplémentaires sur cet axe. La vraie « révolution » attendue avec l’arrivée de ce TGV très innovant ne devrait véritablement se faire sentir qu’à partir de la fin de l’année si 13 rames sont bien livrées comme annoncé. Un niveau minimum pour avoir une réelle augmentation de l’offre.

Ewa

Dernière ligne droite pour CDG Express dix mois avant son lancement

Rame CDG Express

La longue histoire tourmentée de CDG Express, entre recours en justice et batailles politiques, est désormais presque oubliée, Le compte à rebours est bel et bien lancé pour cette liaison, dédiée et directe entre la gare de l’Est et l’aéroport CDG-Express, dont la mise en service est prévue le 27 mars 2027.

Etape importante, ses voies ont été raccordées le week-end dernier au réseau ferré national. C’est désormais au tour de la société qui va l’exploiter, Hello Paris, de prendre symboliquement le relais, a expliqué le 27 mai Baptiste Maurand, président du gestionnaire d’infrastructure, GI CDG Express.

La société, qui rassemble Keolis et RATP Dev, a gagné un contrat pour gérer le service pendant 15 ans. Elle a reçu les rames qui ont commencé leur marche à blanc et circuleront tous les jours, à partir du printemps prochain, de 5 h à minuit, avec une fréquence au quart d’heure.

CDG Express
Intérieur d’une rame CDG Express. @MhP

13 rames Coradia de six caisses et de quatre caisses, conçues à l’origine par Alstom, ont été achetées pour plus de 200 millions d’euros et  assemblées sur le site de Reichshoffen. Elles offrent de l’espace pour les bagages et proposent jusqu’à 420 places (et 12 sièges en classe Premium) dans leur configuration maximale avec dix caisses. « Les rames vont nous permettre de réaliser différentes combinaisons et de nous adapter au trafic voyageurs qui sera différent en fonction des périodes. 12 rames seront utilisées et la treizième sera en réserve gare de l’Est« , précise Marc Sorrentino, directeur général d’Hello Paris. Autre spécificité, un atelier de maintenance spécialement dédié à CDG Express a été construit à Bobigny et adossé au Technicentre Est Européen de SNCF Voyageurs pour des interventions plus lourdes.

25 euros pour aller directement de Paris à l’aéroport

Coût pour relier l’aéroport en vingt minutes : 25 euros l’aller et 15 % de moins si l’achat inclut le retour. La gratuité est prévue pour les enfants de moins de 16 ans. Des tarifs moins élevés seront proposés aux détenteurs de pass Navigo ainsi qu’aux familles. Ainsi, il en coûtera 33 euros si deux adultes voyagent avec deux enfants. Les 90 000 salariés de la plateforme aéroportuaire devraient aussi bénéficier d’abonnements négociés. Enfin, un travail est en cours pour faciliter les correspondances avec le métro et le RER.

« Nous avons construit notre grille tarifaire en fonction du profil des voyageurs« , commente Soledad Valencia-Rissetto, la présidente d’Hello Paris, qui se réfère aussi aux tarifs pratiqués ailleurs par des navettes aéroportuaires. Par exemple, pour emprunter Heathrow Express, qui permet de relier Londres, il faut débourser 30 euros, rappelle la dirigeante. « Les tarifs définitifs seront validés à la fin de l’année par la DGITM car nous agissons sous la tutelle de l’Etat« , ajoute-t-elle.

Les billets seront vendus sur le site en cours de développement d’Hello Paris, sur son appli ou encore grâce à des distributeurs dans les deux gares desservies ainsi que dans des kiosques ou auprès du personnel sur les quais. L’open payment sera aussi proposé. Les tickets (QR code papier ou dématérialisé) pourront aussi être achetés sur le site de la RATP, de la SNCF et d’ADP, actionnaires du GI CDG Express. Hello Paris discute également avec des compagnies aériennes pour qu’elles intègrent son offre sur leurs sites.

6 à 8 millions de passagers par an

Hello Paris va devoir séduire les voyageurs qui pourront préférer prendre le RER B moins cher ou peut-être à l’horizon 2030, la ligne 17 du Grand Paris Express si elle arrive jusqu’à l’aéroport de Roissy. La société estime qu’en attirant 10 à 15 % des voyageurs hors correspondance passant à CDG, elle atteindra son objectif économique : transporter 6 à 8 millions de voyageurs par an, en vitesse de croisière, qui devrait être atteinte d’ici trois ans.

Le GI CDG Express, qui a dépensé 2,6 milliards d’euros dans l’infrastructure, ne dévoile pas l’échéance à laquelle il compte amortir son investissement. Il bénéficiera à la fois des péages versés par l’exploitant et de la taxe d’1,04 euro frappant les billets d’avion hors ceux des passagers en correspondance. Il bénéficie aussi de la garantie de l’Etat qui a prêté 2,2 milliards (400 millions ont été apportés par les actionnaires, ADP, SNCF Réseau et Banque des territoires).

Plus de 10 000 candidatures

La société, qui a reçu plus de 10 000 candidatures, comptera à terme 170 personnes. Dont 45 conducteurs, 35 chefs de bord et 20 mainteneurs. Chaque agent parlera au moins deux langues et exercera deux métiers : les superviseurs conduiront un jour par semaine, les conducteurs deviendront chefs de bord une fois par semaine et les chefs de bord seront affectés une fois par semaine à l’accueil en gare. « Nous voulions éviter de créer les cloisonnements et corporations dans une aussi petite structure que la nôtre« , explique Marc Sorrentino en rappelant que le service CDG Express garantit que les voyageurs trouveront toujours un train à leur arrivée sur le quai, après avoir passé les portiques et « une présence humaine du matin au soir« .