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Ewa

Le TGV Nouvelle Génération, le train aux 400 innovations, entre en piste

TGV M

Les voyageurs vont pouvoir découvrir le TGV Nouvelle Génération de la SNCF (c’est désormais son nom officiel). La compagnie, qui dispose actuellement de six rames, lance en effet le 6 novembre son nouveau train sur sa ligne la plus fréquentée : Paris-Marseille.

Ce TGV est nouveau à plus d’un titre. Il offre davantage de sièges que les précédentes générations (573 places sur le Paris-Marseille, contre 500 sur les autres TGV) et va permettre à SNCF Voyageurs de mieux ajuster son offre à la forte demande. La rame est composée de neuf voitures au lieu de huit auparavant tout en étant modulaire (d’où son précédent nom, TGV M pour modulable) : il permettra en effet de répondre aux fluctuations du marché en mettant par exemple plus ou moins de voitures de première classe ou de seconde.

Trois innovations majeures

Il présente en particulier trois innovations majeures.

Tout d’abord, le greffon prévu par les équipes d’Alstom et de la SNCF a permis de n’avoir plus que deux catégories de voitures sur une rame, ce qui permet la modularité. Il a également conduit à réduire à deux le nombre de lignes d’assemblage chez le constructeur Alstom et ainsi à rationaliser la production.

Deuxième innovation majeure et première mondiale pour un train à grande vitesse, une batterie de stockage d’énergie permet au train, entre autres fonctions, de continuer à rouler à vitesse réduite et de maintenir le confort à bord (notamment la climatisation) en cas de panne d’alimentation.

Enfin, les personnes à mobilité réduite pourront accéder au train en toute autonomie: un  “comble-lacune” se déploiera automatiquement pour assurer la continuité entre le quai et le seuil de la porte, et une plateforme élévatrice permettra de franchir les quelques marches menant à la salle voyageurs.  Il y aura cinq places pour les Utilisateurs en Fauteuil Roulant (UFR) contre deux jusqu’à présent dans les TGV. « C’est le premier TGV conçu avec les associations de personnes en situation de handicap », rappelle SNCF Voyageurs.

À cela s’ajoute toute une série d’améliorations des performances comme un aérodynamisme accru, une réduction de 30 % des coûts de maintenance (grâce notamment à des capteurs pouvant réaliser en temps réel un télédiagnostic et anticiper les pannes), un meilleur bilan carbone avec une efficacité énergétique accrue de 20 % ou encore un recyclage des matériaux à 97 %.

Libre service au Bistro

Côté services pour les voyageurs, les espaces de rangement pour les bagages offrent plus de place (+ 20 %) et se trouvent à l’entrée des voitures. Par ailleurs, huit emplacements sont disponibles pour les vélos, contre deux dans les TGV précédents. Quant aux nouveaux sièges, ils sont plus spacieux et réglables.

La voiture restaurant, rebaptisée le Bistro, se déploie sur deux étages, avec une vente réfrigérée en libre service et paiement automatique en salle basse, et un espace plus convivial en salle haute avec 28 places assises.

Plus de 5 milliards d’investissement

160 rames ont été commandées par le groupe, dont 100 pour le marché domestique, 15 pour le développement italien, 15 pour les relations France-Belgique et 30 pour Eurostar. Elles seront progressivement livrées et déployées sur le réseau. L’investissement se monte à plus de 5 milliards d’euros.

 

Ewa

Grève du 5 novembre : les salaires et le service public au cœur des revendications des cheminots

Manifestation contre la réforme des retraites février 2023

Les circulations s’annoncent relativement perturbées dans les transports publics à l’occasion de la grève interprofessionnelle organisée demain, et devraient plus particulièrement concerner les déplacements du quotidien. En Île-de-France, si la RATP s’attend à un trafic normal sur ses réseaux de métro, de tram et de bus, ainsi que sur le RER A, des stations pourraient tout de même fermer sur le parcours de la manifestation à la demande de la préfecture.

Le RER B sera en revanche touché avec en moyenne deux trains sur trois au sud de la Gare du Nord (exploité par la RATP) et un sur deux au nord (côté SNCF, avec maintien de l’interconnexion). Un train sur trois circulera sur le RER D et un sur deux sur le RER C ainsi que sur les lignes H, N, R et U, des axes exploités par SNCF Voyageurs. Le trafic sera par ailleurs « légèrement perturbé sur les liaisons TGV, et perturbé sur les liaisons Intercités, TER ».

Prime de 400 euros

Les cheminots manifesteront contre la vie chère, et plus particulièrement pour de meilleurs salaires et la défense du service public, nous ont indiqué plusieurs syndicalistes. Une table ronde s’est d’ailleurs tenue hier sur le pouvoir d’achat, au cours de laquelle la direction a proposé une prime de « partage de la valeur » de 400 euros, qui sera versée avec le salaire de novembre aux salariés de SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexions et SNCF Optim’services. Elle a également décidé de revaloriser de 2 % les indemnités pour les heures de nuit et des dimanches et fêtes et de 5 % l’indemnité kilométrique pour l’usage d’un véhicule personnel pour les besoins du service.

« Compte tenu des bons résultats de l’entreprise, les salariés percevront donc en moyenne 1 700 € en 2026 au titre des deux primes de partage de la valeur et de l’intéressement » décidées cette année, calcule le groupe. « Cela représente une augmentation de 30% en moyenne par rapport aux montants de primes de partage de la valeur et d’intéressement versés en 2025 ». La direction rappelle aussi que la NAO 2027 portant sur la rémunération aura lieu en janvier 2027. « Des réunions bilatérales préparatoires avec les organisations syndicales représentatives se tiendront courant décembre, pour une réunion conclusive en 2e quinzaine de janvier », souligne-t-elle.

Les syndicats demandent une hausse générale des salaires

Mais, pour les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise, qui appellent toutes à la grève, le compte n’y est pas. « Nous demandons une hausse générale des salaires et pas une prime ponctuelle », résume Fabrice Charrière, le secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire. Julien Troccaz, côté Sud Rail, rappelle que son syndicat porte la même demande. « Les cheminots manifesteront aussi pour l’emploi, leurs conditions de travail et le service public », ajoute-t-il.

 

Ewa

Disparition de Jacques Chauvineau

Jacques Chauvineau

Jacques Chauvineau, figure bien connue à la SNCF, s’est éteint le 31 octobre à l’âge de 86 ans. Passionné de ferroviaire, ce polytechnicien, ancien conseiller technique de Charles Fiterman quand il était ministre des Transports, s’intéressait à de multiples domaines. Il a fait partie de l’équipe fondatrice du marketing à la SNCF en 1967.
Plus tard, il deviendra directeur de l’Action Régionale, donnant naissance à la régionalisation des TER. Il sera par la suite, entre autres, consultant et membre du Conseil économique et social, où il officiera comme rapporteur de la régionalisation ferroviaire.

Il s’intéressera aussi au fret lors d’une mission ministérielle sur l’impact du plan fret SNCF dans les régions. Il en deviendra un fervent défenseur en prenant le rôle de président de l’association Objectif OFP qu’il a cofondée avec André Thinières. Lors de son remplacement par Philippe François, il en avait été nommé président d’honneur.

« Un hommage particulier lui sera rendu lors de la 16ᵉ rencontre Fret Ferroviaire du Futur et OFP, qui se tiendra à Paris le 15 décembre prochain », indique l’association dans un post sur Linkedln. 

Ewa

Rachat d’Iveco par Tata Motors: naissance d’un géant du bus et du poids-lourd

ivecoceremonie

L’opération avait été annoncée en juillet 2025, elle vient de se concrétiser : les activités camions et bus d’Iveco rachetées par le constructeur automobile Tata Motors passent officiellement sous pavillon indien. L’acquisition de près de 3,8 milliards d’euros exclut l’activité défense d’Iveco (6 %) qui va à Leonardo. L’italien, acteur majeur de la défense et de la sécurité en Europe, a déboursé 1,6 milliard d’euros pour les marques de véhicules de défense terrestre IDV et Astra.

Les bus Iveco, Heuliez, le Defender de Land Rover et la F-Pace de Jaguar vont donc se retrouver au sein du même groupe… Mais pour
peu de temps. L’indien a annoncé son intention de diviser ses activités véhicules professionnels et particuliers dans deux structures distinctes, afin d’éventuellement les coter en Bourse séparément.

Champion mondial des bus et des camions

Iveco, jusque-là détenu à 27 % par Exor, la holding de la famille Agnelli, viendra se nicher dans une entité regroupant autobus, cars et poids-lourds, dont les marques Iveco, Iveco Bus, FPT Industrial (propulsion) et Heuliez. Les marques anglaises, que Tata s’était offert en 2008, se retrouveront dans une filiale « véhicules commerciaux ».

Tata et Iveco donnent ainsi naissance à un champion mondial des bus et des camions, à la tête d’un portefeuille de gammes complémentaires, présent partout dans le monde et qui totalise des ventes cumulées représentant plus de 540 000 unités par an. L’ensemble est présent dans plus de 130 pays, avec un volume de ventes d’environ 590 000 unités et un chiffre d’affaires cumulé d’environ 21 milliards d’euros. Le réseau industriel, de recherche et de relation client est constitué de 27 sites de production, 25 centres de R&D et environ 9 300 points de vente et de servic.e

Son chiffre d’affaires proviendra pour moitié de ventes en Europe et pour 35 % environ d’Inde. Natarajan Chandrasekaran, à la tête de Tata Motors, avait expliqué il y a quelques mois que cette acquisition « permettra au groupe d’être véritablement compétitif à l’échelle mondiale avec deux marchés stratégiques, l’Inde et l’Europe » et « d’investir de manière audacieuse ».
L’opération intervient alors que le secteur doit faire face à de lourds investissements dans les nouvelles technologies, l’électrification des
flottes, et à de nouveaux modèles économiques dans la logistique.

Un retard bientôt résorbé

Pour Iveco, 13,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 33 000 collaborateurs, la fusion va constituer une étape clé dans la réorganisation de ses activités déployées sur 16 sites. Lors de la présentation des résultats 2025 en février, Olof Persson, PDG d’Iveco, a dû admettre que l’année écoulée avait été compliquée, le chiffre d’affaires reculant de 7 % pour une marge de 4,8 %.

Il a clairement mis en cause les difficultés de l’usine française d’Annonay qui n’a pas su assurer la montée en cadence attendue. Cette contre-performance a impacté de 200 millions d’euros la rentabilité du groupe et généré des coûts additionnels. « Nous nous sommes assurés que les produits qui n’avaient pas été terminés l’an dernier et pesaient sur nos stocks seraient bien livrés », indiquait le dirigeant lors de sa présentation.
À Annonay, on reconnait faire face à des retards de livraisons. Ils sont principalement liés à la demande en véhicules électriques et à la transformation du site. Le doublement de la capacité de production, la mise en place de nouvelles installations industrielles et l’intégration de bus urbains électriques, en plus de bus diesel, hybrides et GNV, s’est avérée plus complexe que prévu. La direction a procédé à l’embauche de 1 000 opérateurs et programmé 65 000 heures de formation. Ces efforts doivent permettre « d’accélérer les délais de développement et la mise sur le marché de nos technologies les plus innovantes » promettait alors Claudio Passerini, président de la Bus Business Unit d’Iveco Group, assurant que le retard devait être résorbé « dans les semaines à venir ».


Ewa

Accident ferroviaire en Espagne : un système de sécurité différent en France

Double repère TVM et ERTMS à la gare TGV du Creusot.
Si l’enquête étudie la défaillance du système de signalisation LZB lors de la collision ferroviaire en Espagne le 28 octobre, elle s’intéresse aussi au centre de contrôle du gestionnaire des infrastructures, l’ADIF, localisé à Madrid Atocha . En effet c’est depuis ce centre que l’ordre a été donné au conducteur de l’AVE de reprendre sa marche à vitesse normale, entre 160 et 200 km/h, alors que le protocole impose dans cette situation une marche à vue à 40 km/h maximum.

Des difficultés pour alimenter la ligne

Selon la presse espagnole citant un ingénieur ferroviaire espagnol, une instabilité électrique  a eu lieu dans le système de communication le long de la voie. Le système de signalisation LZB (Linienzugbeeinflussung, soit commande des trains sur la ligne) a été dégradé.
Le LZB a très bien fonctionné jusqu’à présent mais la situation se serait altérée, avec 170 incidents déjà constatés cette année, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

Le LZB a été conçu dans les années 60 par Siemens avec les chemins de fer allemands, puis déployé très progressivement à partir de la fin des années 70 sur les grands axes ferroviaires allemands, où il est toujours utilisé avec de nouvelles versions. En Espagne, il équipe l’axe Madrid-Séville, première ligne à grande vitesse inaugurée dans le pays en avril 1992, à l’occasion de l’Exposition universelle de la capitale andalouse. Mais, depuis, l’Espagne s’est engagée dans le déploiement du système européen ERTMS plus universel. La signalisation sur la ligne Madrid-Andalousie devait d’ailleurs prochainement être remplacée par l’ERTMS niveau 2. Il y a donc actuellement, sur cette ligne, une coexistence de systèmes anciens et récents en cours d’installation. Un aspect à prendre en compte dans l’enquête, selon la presse espagnole.

LZB et BSL en Espagne

Le LZB permet de surveiller les trains en enregistrant leur positionnement et leur vitesse, l’objectif étant de garantir un espacement suffisant entre les trains pour éviter tout risque de collision. Il repose sur un câble entre les fils de rails de chaque voie et la surveillance de cantons (section de voie ferrée qui ne peut être occupée par plus d’un train à la fois afin d’éviter tout risque de collision ou de rattrapage). Il donne aussi des informations en cabine au conducteur.

Les espacements entre les trains sont calculés en continu par le système embarqué et le centre de régulation. En cas de panne du système de signalisation, les trains s’arrêtent. Un freinage d’urgence peut être déclenché par le système. Si les trains repartent malgré la panne, ils devront rouler « à vue », en ne dépassant pas 40 km/h. Le système automatisé est centralisé au centre de contrôle d’Atocha à Madrid.

Par ailleurs, le BSL (système de bloc par signalisation latérale), qui équipe également la ligne Madrid-Séville, permet aussi d’assurer la sécurité des circulations. Il est constitué de signaux lumineux le long des voies, donnant des consignes aux conducteurs des trains.

Système embarqué TVM en France

Une telle signalisation « traditionnelle » n’existe pas sur les lignes à grande vitesse françaises. Si les principes de sécurité sont globalement semblables en France, les différences tiennent au système retenu sur les LGV : la SNCF a déployé la TVM (transmission-voie-machine) et ses différentes versions en fonction de l’année de l’équipement. « Dans un TGV roulant à plus de 300 km/h ou 320 km/h, les feux de signalisation présents aux abords des voies ne peuvent pas être vus par les conducteurs qui roulent vite. Pour leur permettre de savoir à quelle vitesse ils doivent rouler, la signalisation s’affiche directement sur son tableau de bord, en cabine de conduite. C’est ce qu’on appelle la signalisation embarquée. Elle lui indique s’il peut rouler à pleine vitesse ou, au contraire, à vitesse réduite », explique sur son site le groupe SNCF.

La TVM est donc un système embarqué qui peut indiquer au conducteur de ralentir ou de s’arrêter pour éviter un risque de collision avec un train se trouvant devant lui. Le canton mesure généralement entre 1,5 km et 2 km, une distance calculée pour permettre à un train de s’arrêter en toute sécurité. Le système de signalisation mis en place permet d’assurer l’espacement des trains circulant dans le même sens. L’information est fournie aux trains via des signaux électriques transmis par les rails. Une antenne placée sous le train capte ces signaux et fournit au conducteur des informations sur la vitesse. En cas de panne du système de signalisation, les trains s’arrêtent. S’ils sont autorisés à repartir malgré la panne, ils ne peuvent pas rouler à plus de 30 km, respectant donc alors « une marche à vue ».

Ewa

Une collision entre deux trains tue 69 personnes et en blesse plus de 100 en Espagne

Accident ferroviaire au centre de l Espagne entre un TGV Renfe et Iryo

L’Espagne était en deuil le 28 octobre après la collision, peu avant 9 heures, de deux trains, à environ 150 km au sud de Madrid en Espagne. L’accident a causé la mort de 69 personnes et en a blessé plus de 100.

La collision s’est produite entre un train de l’opérateur privé Iryo et un autre de la compagnie publique Renfe sur une ligne à grande vitesse, à hauteur de la commune d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche. D’après les premiers éléments évoqués, une panne a affecté le système de signalisation LZB, entraînant l’arrêt de plusieurs trains. Le train s’est arrêté 10 à 15 minutes pour « surfréquentation de la voie« , ont indiqué au journal Libération des voyageurs présents à bord du train d’Iryo. Les trains ont ensuite tous re-démarré, sauf celui de la compagnie privée qui s’est fait percuter par l’arrière par celui de la Renfe, après que le conducteur de la compagnie publique reçu l’autorisation de repartir. Plusieurs voitures ont déraillé, dont certaines ont chuté sur le côté d’un talus.

Deuil national

Les deux trains étaient partis de Madrid pour aller à Séville-Santa Justa. Plus de 540 personnes se trouvaient à bord, dont 147 dans le train d’Iryo et 397 dans celui de la Renfe. Un très important dispositif s’est mis en place pour secourir les victimes. Les circulations ont été totalement interrompues entre Madrid et l’Andalousie.

Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours. L’ objectif est désormais « d’établir les faits » et de « faire toute la lumière » sur cette terrible catastrophe ferroviaire, a affirmé le Premier ministre Pedro Sánchez. « La commission indépendante d’accidents ferroviaires ainsi que les autorités judiciaires ont commencé leur travail et bien entendu nous ferons tout ce qui est nécessaire pour établir tout ce qui a été à l’origine de cette tragédie. S’il y a eu des négligences ou des défaillances du point de vue du système de sécurité, nous le saurons et nous réagirons avec force »  a-t-il ajouté.

L’accident se produit moins d’un an après une autre collision, survenue le 19 janvier près d’Adamuz en Andalousie, sur la même ligne, et qui avait fait 46 morts. Les deux mêmes compagnies (Iryo et Renfe) avaient alors vu leurs trains entrer en collision après le déraillement de celui de la compagnie privée. Une soudure de rail cassée serait à l’origine du drame. L’enquête n’est toujours pas terminée.

 

Ewa

La Renfe choisit Siemens pour l’achat de 30 trains à grande vitesse

Spanish high speed trains AVE Class 103 and Avant Class 104, Malaga, Maria Zambrano station octobre 2008 (c) CC - Glucke

 

La compagnie espagnole Renfe a décidé d’acheter 30 trains à grande vitesse à Siemens. Le contrat, rendu public le 27 octobre, inclut la maintenance et représente 1,218 milliard d’euros. Il prévoit en option dix trains supplémentaires.
Dans son appel d’offres officialisé en avril 2026, Renfe insistait sur deux critères : une vitesse en service de 350 km/h et, surtout, des délais de livraison serrés. Ainsi les premières rames devront être remises à l’opérateur dans les 40 mois au plus tard après la signature du contrat et la totalité dans les 62 mois après cette date.
L’appel d’offres n’avait alors intéressé que l’italo-japonais Hitachi (Ansaldo) et Siemens. Alstom n’a pas été candidat et le constructeur ibérique Talgo « a répondu en retard ».
S’inspirant du modèle Siemens «  Velaro Novo », chaque train offrira 520 places. Renfe recherche aussi une moindre consommation d’énergie, un confort affiné avec plus d’espace et un « service plus fiable ». La compagnie exploite déjà des trains à grande vitesse S 103 de type Velaro, notamment entre Madrid et Barcelone. La nouvelle génération de Velaro renouvellera le parc et sera peut-être apte à des dessertes transfrontalières.

Ewa

FO dépasse la CGT à la RATP : « Nous avons su trouver le juste équilibre entre contestation et construction »

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Les élections professionnelles à la RATP, qui se sont tenues du 19 au 23 octobre, ont vu la CGT perdre la première place des organisations représentatives du personnel au sein de l’Établissement public de la RATP : la fédération a obtenu 28,42 % des voix contre 31,78 % lors du dernier scrutin en 2021. FO la dépasse avec 37,8 % des voix alors qu’elle en avait recueillies 27,6 % lors des élections précédentes.

En troisième position, l’Unsa Mobilité recule légèrement à 21,74 % des voix (22,96 % en 2021) tandis que CFE-CGC remonte en obtenant 10,9 % des voix (contre 7,74 % des voix il y a cinq ans). Ce syndicat représente le premier représentant syndical des cadres avec 32,90 % des voix parmi ces votants.

Selon Jean-Christophe Delprat, secrétaire fédéral Force Ouvrière Transport, logistique, en charge de la RATP, la première place gagnée par son syndicat s’explique parce qu’il a su trouver « le juste équilibre entre contestation et construction ». Selon lui, les militants de FO ont fait « un maillage sur le terrain » pour « écouter et trouver des solutions pratiques ».

FO RATP réalise en particulier une percée dans l’encadrement. « Aujourd’hui, les encadrants s’investissent beaucoup mais estiment que leur rémunération ne correspond pas à leur investissement », résume Jean-Christophe Delprat. « Le PRE (le protocole qui réglemente les évolutions de carrière) ne permet pas de reconnaître cet investissement », poursuit le syndicaliste en annonçant que FO va demander la réouverture des discussions sur cet accord pour assurer une meilleure reconnaissance.

Une des principales interrogations aujourd’hui porte, selon lui, sur le devenir de l’Epic, qui reste à définir malgré les annonces récentes du nouveau PDG Xavier Piechaczyk. « Nous voulons réfléchir à un cadre social au niveau du groupe », annonce-t-il encore. « Il faut aussi regarder la situation des nouveaux salariés qui ont un contrat spécifique ne prenant pas en compte la pénibilité comme c’est le cas des salariés sous statut. Or, la pénibilité est la même pour tous. La RATP doit y réfléchir pour avoir un socle commun et fidéliser ses salariés si elle ne veut pas connaître un turn over important. La question est sur la table », poursuit-il.

Par ailleurs, avec l’ouverture à la concurrence, des salariés ont été transférés de l’Epic vers des sociétés dédiées. « Rien ne l’obligeait : l’Epic aurait pu répondre à tous les appels d’offres sans passer par des filiales« , rappelle Jean-Christophe Delprat.

Le nombre de votants au sein de l’Epic est ainsi passé de 45 000 à 35 000 cette année. Les agents transférés devront revoter dans leurs filiales respectives. Le taux de participation au sein de l’Epic a grimpé à 68,23 % contre 57,87 % en 2021.

Ewa

Heurotrain, la compagnie qui vise la ligne Paris-Amsterdam

Heurotrain

Après Virgin, Evolyn ou Gemini Trains, une société privée franchit une nouvelle étape pour s’attaquer au terrain de chasse d’Eurostar : la néerlandaise Heurotrain a annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord-cadre avec SNCF Réseau pour lancer des trains sur la ligne Paris-Amsterdam en 2030. L’accord couvre la période 2030-2040 et garantit un accès aux infrastructures ferroviaires côté français, de la gare du Nord à Wannehain, à la frontière belge, explique la start up basée à Amsterdam (Pays-Bas).

Initialement, l’entreprise avait pour ambition de lancer aussi des liaisons vers Paris et Londres. Mais elle a finalement décidé de « limiter la complexité du projet« , nous explique un porte-parole. La compagnie est dirigée par Gerrit Spijksma, l’ancien patron de Qbuzz, opérateur de transport public (dont des trains) aux Pays-Bas, filiale du groupe italien Ferrovie dello Stato Italiane. Heurotrain prévoit désormais d’exploiter un train par heure dans chaque direction entre Paris et Amsterdam. Soit 32 trains par jour.

Tarifs « accessibles »

Promettant des tarifs « accessibles » et de la « flexibilité », l’entreprise explique aussi dans un communiqué que « les voyageurs profiteront d’un confort de haut niveau, incluant une connexion internet à haut débit ».

Il y a environ un an, Heurotrain avait lancé un financement participatif de 300 000 euros « pour couvrir les dépenses courantes de l’entreprise« , nous précise le même porte-parole. La société doit aussi lever des fonds pour mener à bien son projet, un investissement estimé à 225 millions d’euros. Elle envisage l’achat de dix trains à grande vitesse et le recrutement 340 emplois équivalent temps plein, dont 55 conducteurs de trains.

Heurotrain n’a pas encore entamé la procédure d’obtention de la licence d’entreprise ferroviaire. La procédure sera lancée dès que les financements nécessaires auront été réunis, indique-t-elle. Elle prévoit plus tard à exploiter d’autres liaisons européennes, notamment vers Londres, Francfort ou Berlin.

 

Ewa

Disparition de Jean-Paul Huchon, ancien président de la région Île-de-France

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Jean-Paul Huchon est mort des suites d’un cancer dans la nuit de jeudi à vendredi. Il avait 80 ans.

Ancien directeur de cabinet du Premier ministre Michel Rocard de 1988 à 1991, il a été « l’une des chevilles ouvrières de la création du RMI, de la CSG et des accords de Matignon en Nouvelle-Calédonie », a rappelé le 23 octobre le parti socialiste.

Maire de Conflans-Sainte-Honorine de 1994 à 2001, il a aussi présidé pendant 15 ans l’ Île-de-France avant que Valérie Pécresse ne lui succède en 2015, faisant basculer à droite la région. Celle-ci lui a rendu hommage, disant « perdre un ancien adversaire politique devenu un ami ».

À la Région, Jean-Paul Huchon a été l’un des initiateurs du Grand Paris Express, visant à doubler avec des lignes automatiques le réseau de métro parisien, ainsi que du pass Navigo unique. Depuis 2015, il était bien moins actif en politique, après un long itinéraire à gauche, d’abord au PSU puis au parti socialiste.