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Ewa

Jean-François Monteils reconduit pour cinq ans à la tête de la SGP

Portrait de Jean Francois Monteils Patrick Gaillardin scaled e1772036828406

Jean-François Monteils a été nommé pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Société des grands projets. Ce diplômé de Sciences po et de l’Inalco avait été auparavant auditionné par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour évoquer la stratégie qu’il compte mettre en place pour ce nouveau mandat. La SGP est notamment appelée à consacrer de plus en plus son action sur  la montée en puissance des projets de Serm (services express régionaux métropolitains).

Bernard Cathelain, ingénieur et polytechnicien, et Frédéric Brédillot, Sciences Po et EHESS, en poste depuis respectivement 2015 et 2017 sont, de leur côté, nommés membres du directoire par décret du président de la République.

Ewa

Trois ans après la pire catastrophe de son histoire, le réseau ferroviaire grec reste dans un état alarmant

train grec Grèce
En Grèce, aucun train n’a circulé, le samedi 28 février dernier. Trois ans jour pour jour après la pire catastrophe de l’histoire du ferroviaire grec, les cheminots hellènes avaient décrété une grève nationale de 24 heures, en hommage aux 57 victimes de la collision entre deux trains le 28 février 2023. Des dizaines de milliers de personnes défilaient en même temps dans quelque 70 villes et îles du pays méditerranéen.

Alors que s’ouvre aujourd’hui le procès principal, la société grecque reste traumatisée par « le crime de Tempé », du nom de la vallée où s’est produit la collision, à 350 kilomètres au nord d’Athènes. Ce soir-là, un train de voyageurs d’Hellenic Train reliant la capitale grecque à Thessalonique percute à pleine vitesse un train de marchandises qui circulait sur la même voie en sens inverse, après une erreur d’aiguillage du chef de la gare de Larissa. La réalité des chemins de fer grecs saisit alors avec horreur le pays.

« Nouveau chapitre »

Sous-effectif chronique, sous-investissement structurel, contrôles et culture de la gestion des risques inexistants, maintenance minimale du matériel roulant et des infrastructures… le transport ferroviaire grec, cible de coupes budgétaires massives après l’éclatement de la crise, est à la dérive depuis plusieurs années et opère à l’extrême limite de ses capacités.

Jusqu’à la collision de Tempé, les trains circulaient à 160 km/heure sur un réseau aveugle, à la merci d’une erreur humaine. « Plus rien ne fonctionnait, l’exception était devenue la règle », rappelait récemment Kostas Genidounias, président du syndicat grec des conducteurs de trains, lors d’une table ronde. Les très nombreuses mises en garde des cheminots à l’adresse de leur hiérarchie et du gouvernement sont pourtant restées lettre morte.

Le soir du 28 février 2023, le chef de gare de Larissa était seul et inexpérimenté. Aucun système n’a pu alarmer ou empêcher deux trains de circuler sur la même voie pendant douze minutes : les feux de signalisation et le téléguidage étaient en panne, tandis que le système de signalisation ETCS n’était pas encore en service, en raison d’un chantier comptant une dizaine d’années de retard.ces mêmes faits.

Trois ans plus tard, les trains ne circulent plus qu’à vitesse réduite sur l’axe Athènes-Thessalonique, où s’est produite la catastrophe. Et la situation du ferroviaire grec est devenue un sujet brûlant. Le gouvernement a admis « des erreurs et des lacunes », et communique activement sur le « nouveau chapitre » des chemins de fer hellènes. « Nous avons opéré des changements profonds », assurait le 1er mars le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, sur les réseaux sociaux.

« La situation a empiré »

Démantelées pendant la crise, les filiales de OSE ont de nouveau été rassemblées sous une même entité, avec un budget revu à la hausse. L’autorité grecque de régulation du ferroviaire, qui n’a rien vu des défaillances immenses du réseau, a elle aussi été renforcée.

Surtout, Kyriakos Mitsotakis promet un chemin de fer « plus sûr et plus moderne » dès l’été prochain, avec l’entrée en service des systèmes de sécurité (signalisation, télécommande, ETCS) sur l’axe Athènes-Thessalonique. Les deux principales villes grecques seraient ainsi reliées en 3h30 contre plus de 6 heures aujourd’hui, à raison de huit trajets par jour (deux actuellement).

Malgré ces quelques progrès, les cheminots et les ingénieurs interrogés par « La Vie du rail » décrivent une situation toujours alarmante. « Oui, la ligne Athènes-Thessalonique avance, mais ce n’est qu’une seule ligne », explique Alexandros Tzambalis, secrétaire général de la Fédération panhellénique des cheminots et des moyens de Transport sur rails, qui chapeaute l’ensemble des syndicats du ferroviaire.

Alexandroupoli, Xanthi, Komotini, Serrès, Volos, Lamia, Patras, Pyrgos, Kalambaka… à l’exception d’Edessa, presque aucune des villes de province grecque où le chemin de fer existe n’est actuellement desservie, en raison de problèmes techniques, du retard des chantiers ou du manque d’effectifs. Selon Alexandros Tzambalis, la situation a même « empiré » depuis Tempé, alors que le pays dispose du réseau le plus pauvre d’Europe (14 mètres de ligne par kilomètre carré selon Eurostat).

Pénurie 

La Grèce, pays de la route et des péages, paye des décennies de sous-investissement et de « manque de volonté politique », observe Zoi Christoforou, professeure à l’Ecole de génie civile de l’Université de Patras et membre du comité ferroviaire de l’association grecque des ingénieurs de transports.

En 2021, deux ans avant la catastrophe, cette association publiait un rapport pointant les faiblesses critiques du réseau, et suggérait notamment la création d’une base de données pour inventorier et surveiller en temps réel l’était du matériel et des infrastructures. « Rien ne semble avoir beaucoup changé, déplore l’universitaire. En termes de planification ou de sécurité, il y a un manque incroyable de savoir-faire en Grèce, à tous les étages ».

Cette pénurie de compétences, mais aussi le manque de moyens et le manque d’empressement du gouvernement à recruter, expliquent pourquoi OSE reste en sous-effectif structurel. Celle-ci compte actuellement 1.400 employés, dont seulement 600 titulaires pour 800 contractuels, alors que l’organigramme prévoit 2.500 postes. Avec 0,5 cheminot par kilomètre de ligne, OSE est très loin de la moyenne européenne (2), pointent les syndicats.

De manière générale, seules quelques-unes des 18 recommandations formulées il y a un an par l’organisme grec d’enquête sur les accidents ont été mises en place. « Nous n’avons pas vu de plan organisé couvrant toutes les faiblesses, avec une analyse et un calendrier détaillés. Tout se fait très lentement et de manière fragmentée », déplore Petros Evgenikos, vice-président de l’association des ingénieurs de transports, qui a contribué à ce rapport.

Un procès aux 36 accusés

36 personnes vont comparaître au cours du procès qui débute le 23 mars. Dont le chef de gare, qui a commis l’erreur d’aiguillage, deux de ses anciens collègues, l’ancien président de l’autorité de régulation ferroviaire et des cadres d’OSE, la compagnie ferroviaire publique. La grande majorité est jugée pour « mise en danger de la sécurité des transports« , un crime passible d’une peine allant de dix ans d’emprisonnement à la perpétuité.

Les parties civiles sont l’Etat grec et la plupart des 55 familles des victimes. Celles-ci dénoncent le fait que nombre de responsables n’ont pas été inculpés alors qu’ils portent une lourde responsabilité. Au premier rang desquels Kostas Karamanlis, l’ancien ministre des Transports, et Hellenic Train. Des représentants de cette dernière sont poursuivis mais pour des délits. Alstom et son associé grec Aktor sont aussi au coeur des critiques des familles. Le contrat signé en 2014 et qui les engageait à équiper la ligne Athènes-Thessalonique du système ETCS n’était toujours pas livré en 2024. Ce dispositif aurait permis d’éviter la collision entre les deux trains, selon le juge d’instruction qui a diligenté l’enquête.

 

Ewa

Alain Getraud, PDG de la compagnie Le Train: « Dans les appels d’offres, je ne veux pas être le lièvre de service »

LE TRAIN copie

Alain Getraud explique à VRT pourquoi sa compagnie vient de signer deux accords-cadres avec SNCF Réseau. Le PDG du Train revient aussi sur son offre pour le premier lot de TER de Nouvelle-Aquitaine, sur l’homologation de ses trains Talgo et enfin sur la construction d’un atelier de maintenance. La compagnie avance vers une ouverture commerciale, programmée à horizon 2028.

Dans votre projet présenté en 2020, Le Train visait des liaisons entre grandes villes de la façade Ouest. Pourquoi vous positionnez-vous maintenant sur les Paris-Bordeaux et Rennes-Bordeaux ?

Nous avons signé début mars deux accords-cadres avec SNCF Réseau, après un an et demi de discussions. Cette démarche correspond à notre stratégie de créer plus d’offres dans la grande vitesse, ce que nous avions en tête, même si nous ne communiquions pas sur le sujet. Il y a une très forte demande entre Rennes, Bordeaux et Paris et on manque de trains sur des axes qui ne sont pas desservis en grande vitesse alors que le réseau le permet. Si l’on ne s’y prend pas à l’avance, obtenir des sillons peut être très compliqué, d’où les accords-cadres que nous venons de passer, en apportant bien sûr à SNCF Réseau toutes les garanties demandées.

Vous ne serez donc pas l’opérateur « régional » que vous aviez imaginé ?

Nous sommes nés dans le Grand Ouest, en Nouvelle-Aquitaine. Nous sommes implantés à Bordeaux et le Girondin que je suis ne va pas renier ses origines. Mais nous devons avoir une dimension nationale, vu les dépenses d’investissement nécessaires pour lancer notre activité. Nous voulons être présents majoritairement dans la grande vitesse, mais nous avons structuré notre offre pour être un opérateur à vocation globale.

Nous devons être organisés ainsi : la grande vitesse là où il y a de la demande et les trains du quotidien restent dans notre ADN commercial. C’est pourquoi nous avons répondu à un appel d’offres d’Intercités et dans le TER. Nous estimons pouvoir apporter des réponses pertinentes aux autorités organisatrices de la mobilité.

Depuis votre démarrage en 2020, les choses vont-elles au rythme que vous aviez imaginé ?

Oui, ça prend du temps et oui, j’aimerais que ça aille plus vite. Mais si la concurrence s’est ouverte un peu tard, nous avons maintenant des acteurs qui connaissent le métier, font avancer les choses, agrègent de la compétence, lèvent du financement et réussissent leur développement. Le Train a été finaliste sur deux appels d’offres. Si nous nous alignons à nouveau dans le conventionné, c’est que nous sommes capables de mobiliser la compétence nécessaire. Sur Bordeaux-Nantes-Lyon, dont l’attribution a eu lieu début 2025, nous n’avons pas été retenus mais j’estime que notre offre était potentiellement meilleure. Nous avions choisi un processus qui servait les deux intérêts : une baisse de la contribution publique pour l’autorité organisatrice mais aussi une baisse du prix du billet pour le voyageur. Nous amenions des services commerciaux supplémentaires et un management dynamique des prix mais uniquement pour la première. Les Intercités, ce sont des trajets longs et il n’y a pas toujours de wifi. Pour que les gens aient envie d’y venir, le facteur prix est, selon nous, important.

Comment expliquez-vous votre échec ?

Notre compétiteur, la SNCF, qui a emporté le marché, a fait des choix différents, comme celui de maximiser la baisse de la contribution publique sans jouer sur le prix pour les usagers. Ce sont des marchés globalement compliqués. Récupérer les données auprès de l’opérateur historique et les agréger n’est pas toujours simple. Mais comme tout nouvel entrant, il faut s’acharner. La seule chose que je ne veux plus c’est être le lièvre de service qui tire les prix vers le bas. L’ouverture à la concurrence ne doit pas bénéficier qu’à quelques grands groupes. Je remarque que nous sommes le seul opérateur privé indépendant sur ce marché des TER et des Intercités. J’ai l’impression qu’à ma petite échelle, j’apporte une pierre à l’édifice en construisant un acteur français, basé en région, avec des ressources françaises.

Pensez-vous avoir plus de chances dans les TER ?

Nous avons remis le 20 février une offre finale pour les TER Poitou-Charentes pour un tout premier lot ouvert à la concurrence, qui porte sur six liaisons et 5 millions de voyageurs par an. Nous attendons la réponse entre mai et juin. C’était une belle compétition, complète et exigeante, avec face à nous SNCF et Transdev. La région Nouvelle-Aquitaine a bien monté le dossier. La démarche de sa part est courageuse et volontariste. Cela reste une compétition difficile, avec en face de nous, un acteur établi, auprès duquel on peut avoir du mal à obtenir des données précises comme celles de la fréquentation qui est déterminante. C’est elle qui amène à affiner les prix, à déterminer la compensation publique et la marge pour couvrir les risques. Nous avons des modèles performants pour faire ces estimations mais il faut pour cela avoir un niveau de datas très fin.

Dans le ferroviaire, on pointe souvent une documentation trop importante…

Les appels d’offres correspondent en effet souvent à des milliers de documents, ce qui nous a amené à muscler nos compétences pour pouvoir trier les données. C’est sur le matériel roulant qu’il y en a le plus. C’est normal car on doit prendre en charge la maintenance des équipements avec, a minima, le même niveau de sécurité que l’opérateur précédent. Je peux difficilement me plaindre car j’ai été le premier à réclamer un accès à un maximum de données. Mais une simplification des dossiers de remises d’offres serait souhaitable. En Europe, ils sont souvent plus minces, plus synthétiques. Avoir des dossiers plus condensés, qui visent la performance et mettent en avant les éléments différenciants de la nouvelle concession pourraient être intéressants.

Vous venez d’annoncer la création d’un atelier de maintenance. Vous n’utiliserez donc pas celui de Lisea à Marcheprime ?

Nous avons eu des discussions avec Lisea et irons faire de la petite maintenance à Marcheprime. Mais à ma grande surprise et nous l’avons appris par voie de presse, ils ont décidé d’attribuer la majorité des capacités à un seul opérateur. C’est leur choix. Nous avions abordé avec eux les questions de lots d’entrée, de gabarit des équipements, de coûts, … Mais nous ne pourrions y assurer que les facilités essentielles, comme la vidange des toilettes ou le reprofilage des roues en cas de problème. Sachant que cet atelier est au sud de Bordeaux, sur un axe dense, et que son accès en période de pointe peut être compliqué, nous avons aussi contracté avec SNCF Voyageurs pour avoir accès à la station TGV de Bordeaux qui est en plein milieu de la gare. Et nous allons construire notre atelier sur un site que nous avons trouvé.

Votre partenaire industriel Talgo a connu des turbulences, comment va-t-il ?

Le groupe était propriété de la famille historique et de fonds d’investissements. Trouver de nouveaux partenaires pour créer un consortium industriel et financier qui investit dans l’outil de production et son développement en Europe et à l’international a été une opportunité pour Talgo. Dans les échanges courants, la confiance est là. Talgo a les capacités de production pour fournir notre flotte et la développer puisque notre activité a vocation à grandir et à s’intercaler dans les interstices du marché où il y a beaucoup à faire.

Où en est l’homologation des rames dont se plaint Renfe ? 

Nous avons commandé des rames Avril, qui est la version récente des trains à grande vitesse de la génération précédente. C’est du simple étage, léger, peu énergivore, très fiable, avec un taux de disponibilité très élevé, et un contrat « full maintenance » assuré par Talgo. Nous sommes deux acheteurs à avoir choisi Avril : la Renfe pour ses marchés domestique et transfrontalier et nous. En France, il est en cours d’homologation par Talgo. Que les choses n’avancent pas assez vite pour l’opérateur espagnol, je dirais que c’est de bonne guerre, surtout quand on voit le succès de OUIGO en Espagne. Mais il est vrai que la France a des processus de sécurité de haut niveau, parfois lent, ce que je regrette. Une mission de l’ancien député David Valence avait pointé 17 points supplémentaires demandés en France, nécessitant quatre ans pour obtenir une homologation dans notre pays quand il faut seulement deux ans en Allemagne. Comme beaucoup de trains sont en phase d’homologation, comme le nouveau TGV, Avril, des trains régionaux, … ça bouchonne. Mais les essais avancent.

Vous voyez donc le bout du tunnel ?

Aujourd’hui, le planning de fin d’homologation vise 2027, mais à la fin 2025, 70% du programme était réalisé. Il reste donc une bonne année d’essais. De toutes façons, nous n’avons pas prévu d’arriver commercialement en 2027, ce qui me donne un laps de temps confortable entre la fin d’homologation et le début de l’exploitation sur lequel je ne communique pas. Notre ambition initiale est maintenue. Il faut arriver avec un programme commercial complet, au bon moment avant ou après les congés, quand il n’y a pas de travaux en cours ou prévus sur la ligne qui peuvent vous empêcher de tenir vos horaires.

Nous devons faire attention aux bravades qui n’apportent aucune création de valeur. Nous sommes dans un univers ultra-concurrentiel. Je préfère communiquer de façon factuelle. Mon but est de construire un acteur industriel et commercial qui va durer 100 ans et s’inscrira comme un champion français.

Ewa

Transdev exploitera des trains de banlieue dans la région de Montréal

Transdev à Montréal Canada

Transdev a annoncé le 17 mars avoir gagné l’exploitation des trains de banlieue d’exo dans la grande région de Montréal au Québec, à partir de juillet 2027. Le contrat couvre dix ans avec quatre années supplémentaires en option. Il sera précédé par « une phase de mobilisation d’un an » dès juillet prochain,

Le réseau s’étend sur cinq lignes desservant 52 gares et plus de 225 km de voies ferrées, permettant d’assurer des correspondances avec le réseau express métropolitain de Montréal. En 2024, plus de sept millions de voyageurs se sont déplacés sur ces lignes, rappelle l’opérateur de transport public présent au Canada depuis plus de 50 ans.

Avec plus de 6500 employés, Transdev Canada exploite des services de transport dans six provinces (Ontario, Manitoba, Québec, Alberta, Saskatchewan, Colombie Britannique) et dans les Territoires du Nord-Ouest. Il y réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 350 millions d’euros.

Ewa

Les chemins de fer portugais passent la plus importante commande de leur histoire à Alstom

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Alstom a annoncé le 10 mars, avoir remporté un contrat de 1,03 milliard d’euros auprès des Chemins de fer portugais, Comboios de Portugal (CP). Le constructeur français va fournir 153 trains Adessia Stream : 98 trains de banlieue pour les liaisons suburbaines de Lisbonne, Porto et Cascais, et 55 trains pour les lignes régionales. Ces trains, composés de trois voitures, auront une capacité maximale de 450 passagers.

Le contrat initial, signé en octobre 2025, portait sur 117 trains Adessia Stream. Il a ensuite été étendu à 36 trains supplémentaires, permettant d’accélérer le calendrier de livraison pour répondre à la hausse de fréquentation des trains. Les premières rames devraient entrer en service en 2029.

Le contrat prévoit qu’Alstom construise, en partenariat avec l’entreprise portugaise de travaux publics DST, un nouveau site de production de 20 000 m2 à Matosinhos, dans l’agglomération de Porto. Près de 300 emplois directs devraient être créés, dont 15 % réservés aux jeunes chômeurs, aux chômeurs de longue durée et aux personnes souffrant de problèmes de santé ou de handicaps.

Ewa

IDFM lance un appel d’offres en vue d’ouvrir à la concurrence les tramways franciliens

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Île-de-France Mobilités a découpé le réseau de tramways francilien actuel en trois lots pour les proposer à la concurrence à partir de 2030. C’est ce qui ressort de l’appel d’offres d’assistance à maîtrise d’ouvrage lancé fin février par l’autorité organisatrice dans le cadre de l’ouverture à la concurrence de ce réseau.

Le premier lot (DSP n°50) regroupe les lignes T3A et T3B (soit 29,9 kilomètres de lignes et 141 millions de voyageurs en 2024), le second les T1 et T2 (DSP n° 52 recouvrant 35,5 km de lignes et 112 millions de voyageurs) et le troisième les T5, 6, 7 et 8, tous actuellement exploités par la RATP (DSP n°51 avec 40 km de lignes et 68 millions de voyageurs).

« Les deux premiers lots sont découpés de façon assez logique. En revanche, on aurait pu s’attendre à voir les T5, 6, 7 et 8 rattachés à des lignes de bus« , commente Marc Pélissier, le président de la Fnaut Île-de-France. Les DSP devraient avoir une durée de six ans.

La ligne T10, exploitée par RATP Cap Île-de-France, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public s’achevant le 31 décembre 2028 (hors période de reconduction d’un an), est susceptible d’intégrer l’un des lots, précise l’appel d’offres. 

Ce pourra aussi être le cas pour la ligne T9, gérée par Keolis via un contrat de délégation de service public courant jusqu’au 31 juillet 2033 (hors période de reconduction de deux ans) ainsi que pour le Câble C1, exploité depuis le 13 décembre (et jusqu’au 31 juillet 2029) par Transdev (hors période de prolongation de deux ans).

L’ensemble représente à ce jour (et en incluant le T9) dix lignes de tramways,12 sites de maintenance et de remisage dont un en construction, plus de 200 stations, 294 rames, 14,8 millions de kilomètres commerciaux prévus en 2025, et 352 millions de voyages en 2024. Le Câble 1, doté de 105 cabines, dessert cinq stations. 

 

Ewa

Exclusif. La livraison des TGV M pourrait être de nouveau reportée

Dévoilement de la livrée TGV M

De retard en retard…Selon nos informations, le TGV M ne pourra pas commencer son service le 1er juillet pour le démarrage de la saison estivale, comme l’espéraient les dirigeants de SNCF Voyageurs. L’annonce a eu lieu ce matin en CSE extraordinaire sur le site Alstom d’Aytré (La Rochelle) où ce train nouvelle génération est assemblé.

Alstom ne devait pourtant livrer que quatre TGV M pour commencer, mais les rames ne sont toujours pas suffisamment au point pour envisager leur mise en circulation à cette date. En cause, selon une source syndicale, des problèmes de fiabilité constatés sur les deux rames d’essai (1008 et 1009) avec le TCMS (système de contrôle et de gestion des trains), un élément essentiel pour contrôler et superviser les différents sous-systèmes du train (portes, freins, climatisation, communication bord-sol…).

Il faudra au moins six semaines de plus pour corriger les dysfonctionnements, a-t-il été annoncé ce matin. La nouvelle date de livraison est désormais envisagée au 15 août.

Le site de production avait organisé ce CSE  pour demander à ses salariés de travailler les jours fériés « en mode commando » pour accélérer les cadences, nous a-t-on raconté. Il faut en effet corriger les quelque 3600 défauts qui ont été repérés, selon une autre source syndicale chez Alstom. Selon elle, le constructeur va tout faire pour essayer de présenter tout de même le 1er juillet une rame à SNCF Voyageurs.

Le retard atteint plus de trois ans

Depuis la commande originelle de la SNCF en 2018, la date de livraison des premières rames a déjà été reculée à plusieurs reprises. Elle était initialement prévue en 2023. Il y a peu, on l’attendait fin 2025, puis début 2026, puis le 1er juillet. Le retard atteint désormais plus de trois ans.

Le groupe, qui a commandé 160 rames fermes pour faire face à la forte hausse du trafic voyageurs, va devoir encore ronger son frein. Les quatre premières rames qui étaient attendues en juillet pour être exploitées sur l’axe Paris-Marseille, l’un des plus fréquentés du réseau, étaient déjà nettement insuffisantes pour les besoins de la saison estivale. Puis huit rames étaient attendues en septembre et 15 en décembre selon le calendrier contractuel défini avec SNCF Voyageurs. Aujourd’hui, les équipes de la compagnie ferroviaire planchent d’arrache-pied pour allonger la durée des TGV plus anciens et pouvoir offrir suffisamment de sièges face à la demande.

Des discussions sont en cours pour discuter des pénalités et des jalons de paiement, nous confirme un syndicaliste d’Alstom.

Contactée par VRT, SNCF Voyageurs a démenti l’information, évoquant « la mobilisation de SNCF Voyageurs et d’Alstom (qui) continue pour tenir l’objectif d’une mise en service commercial au 1er juillet ». De son côté, Alstom nous a dit « n’avoir rien à ajouter ».

 

Ewa

L’Île-de-France et le Centre-Val-de-Loire étendent leur partenariat pour faciliter les déplacements domicile-travail

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Île-de-France Mobilités et la région Centre-Val-de-Loire ont annoncé le 12 mars l’extension de leur partenariat pour faciliter les voyages domicile-travail entre leurs territoires. Après avoir lancé en novembre dernier un Pass Navigo-Rémi pour les lignes Paris–Dreux et Paris–Montargis-Gien-Briare pour éviter à 7000 voyageurs d’avoir deux abonnements distincts, les deux autorités organisatrices ont décidé de nouvelles mesures pour abaisser les tarifs. Ainsi, les voyageurs venant de Montargis par les trains de la ligne R et de Dreux via la ligne N bénéficieront prochainement d’un ticket unique à 5,5 euros pour leurs trajets franciliens.

Parmi les autres mesures annoncées, citons aussi le cas de la gare de Malesherbes qui va être incluse dans la tarification régionale francilienne avec des trajets à 2,55 euros. « Ce partenariat s’accompagne de l’ajout de 7 arrêts de train Rémi sur Etampes et Nemours« , indiquent dans un communiqué les deux partenaires.

 

Ewa

Encore un mauvais buzz pour SNCF Voyageurs après la publication d’un « guide Elegance TGV Inoui »

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Après l’affaire « No kids » dans les TGV en début d’année, SNCF Voyageurs a fait face à un nouveau buzz dont elle se serait bien passée. Sud Rail s’est en effet indigné le 11 mars de la publication d’un « Guide élégance TGV Inoui » qui donne, selon le syndicat, des injonctions esthétiques et diffuse « une vision genrée de la présentation professionnelle ».

Ce guide de 40 pages, « conçu avec une coach de l’image« , que nous nous sommes procuré, se présente en effet comme « un outil » pour ceux qui « incarnent la marque TGV Inoui, quel que soit le métier ». Il classe les corps des femmes et des hommes en différentes catégories en fonction de leur morphologie (A, V, H, O,X) et donnent des conseils pour les « corriger« . Il s’agit, explique le guide, de jouer sur les couleurs et la façon de bien « ajuster » ses vêtements ainsi que sur le maquillage et « la mise en beauté« . On y lit par exemple, qu’il faut, pour les morphologies « rondes » chercher à « affiner la silhouette (…) » et « masquer légèrement les hanches pour rééquilibrer la silhouette ». Ou encore qu’il faut miser sur des « décolletés en V qui affinent et mettent en valeur la poitrine ». 

« Ce type de discours est à la fois sexiste et grossophobe », souligne Sud Rail qui a demandé le « retrait immédiat » de ce guide d’un autre âge.  Le syndicat a été très vite entendu, Alain Krakovitch demandant aussitôt sa « dépublication ». « Ce ne sont ni nos valeurs ni nos méthodes vis-à-vis de nos agents », a-t-il twitté. Et le directeur de TGV-Intercités d’annoncer une enquête interne pour que cela « ne puisse pas se reproduire ».

 

Ewa

Le salon international du transport public prévu à Dubai est annulé

Le stand de l’UITP accueillait les visiteurs de 80 pays dès le hall d’accès.

La décision est tombée officiellement le 10 mars : le salon international du transport public (UITP Summit 2026), qui devait se tenir à Dubai du 21 au 23 avril est annulé. Le conseil d’administration de l’organisation professionnelle basée à Bruxelles a rappelé sa priorité de garantir la sécurité des différentes délégations et des personnels dans le contexte actuel au Moyen-Orient.

Le prochain rendez-vous de l’UITP Summit est fixé l’année prochaine à Hambourg en Allemagne.