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Ewa

Au moins 68 morts et plus de 100 blessés dans la collision de deux trains en Espagne

Accident ferroviaire au centre de l Espagne entre un TGV Renfe et Iryo

L’Espagne est en deuil après la collision ce matin, peu avant 9 heures, de deux trains, à environ 150 km au sud de Madrid en Espagne. Au moins 68 morts sont à déplorer ainsi que plus de 100 blessés, dont 58 ont été hospitalisés. Le bilan pourrait encore malheureusement s’alourdir

La collision s’est produite entre un train de l’opérateur privé Iryo et un autre de la compagnie publique Renfe sur une ligne à grande vitesse, à hauteur de la commune d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche. Une panne aurait affecté le système de signalisation LZB, entraînant l’arrêt de plusieurs trains. Le train s’est arrêté 10 à 15 minutes pour « surfréquentation de la voie« , ont indiqué au journal Libération des voyageurs présents à bord. Les trains ont tous re-démarré, sauf celui de la compagnie Iryo qui s’est fait percuter par l’arrière par celui de la Renfe, après que le conducteur de la compagnie publique ait reçu l’autorisation de repartir. Plusieurs voitures ont déraillé, dont deux auraient chuté dans un talus.

Deuil national

Les deux trains étaient partis de Madrid pour aller à Séville-Santa Justa. Plus de 540 personnes se trouvaient à bord, dont 147 dans le train d’Iryo et 397 dans celui de la Renfe. Un très important dispositif s’est mis en place pour secourir les victimes. Les circulations ont été totalement interrompues entre Madrid et l’Andalousie.

Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours.L’un des principaux objectifs est aujourd’hui « d’établir les faits » et de « faire toute la lumière » sur cette terrible catastrophe ferroviaire, a affirmé le Premier ministre Pedro Sánchez. « La commission indépendante d’accidents ferroviaires ainsi que les autorités judiciaires ont commencé leur travail et bien entendu nous ferons tout ce qui est nécessaire pour établir tout ce qui a été à l’origine de cette tragédie. S’il y a eu des négligences ou des défaillances du point de vue du système de sécurité, nous le saurons et nous réagirons avec force »  a-t-il ajouté.

L’accident se produit moins d’un an après une autre collision, survenue le 19 janvier près d’Adamuz en Andalousie, et qui avait fait 46 morts. Les deux mêmes compagnies (Iryo et Renfe) avaient alors vu leurs trains entrer en collision après le déraillement de celui de la compagnie privée. Une soudure de rail cassée serait à l’origine du drame. L’enquête n’est toujours pas terminée.

Ewa

La Renfe choisit Siemens pour l’achat de 30 trains à grande vitesse

Spanish high speed trains AVE Class 103 and Avant Class 104, Malaga, Maria Zambrano station octobre 2008 (c) CC - Glucke

 

La compagnie espagnole Renfe a décidé d’acheter 30 trains à grande vitesse à Siemens. Le contrat, rendu public le 27 octobre, inclut la maintenance et représente 1,218 milliard d’euros. Il prévoit en option dix trains supplémentaires.
Dans son appel d’offres officialisé en avril 2026, Renfe insistait sur deux critères : une vitesse en service de 350 km/h et, surtout, des délais de livraison serrés. Ainsi les premières rames devront être remises à l’opérateur dans les 40 mois au plus tard après la signature du contrat et la totalité dans les 62 mois après cette date.
L’appel d’offres n’avait alors intéressé que l’italo-japonais Hitachi (Ansaldo) et Siemens. Alstom n’a pas été candidat et le constructeur ibérique Talgo « a répondu en retard ».
S’inspirant du modèle Siemens «  Velaro Novo », chaque train offrira 520 places. Renfe recherche aussi une moindre consommation d’énergie, un confort affiné avec plus d’espace et un « service plus fiable ». La compagnie exploite déjà des trains à grande vitesse S 103 de type Velaro, notamment entre Madrid et Barcelone. La nouvelle génération de Velaro renouvellera le parc et sera peut-être apte à des dessertes transfrontalières.

Ewa

FO dépasse la CGT à la RATP : « Nous avons su trouver le juste équilibre entre contestation et construction »

Paris Maison de la RATP 27734576532

Les élections professionnelles à la RATP, qui se sont tenues du 19 au 23 octobre, ont vu la CGT perdre la première place des organisations représentatives du personnel au sein de l’Établissement public de la RATP : la fédération a obtenu 28,42 % des voix contre 31,78 % lors du dernier scrutin en 2021. FO la dépasse avec 37,8 % des voix alors qu’elle en avait recueillies 27,6 % lors des élections précédentes.

En troisième position, l’Unsa Mobilité recule légèrement à 21,74 % des voix (22,96 % en 2021) tandis que CFE-CGC remonte en obtenant 10,9 % des voix (contre 7,74 % des voix il y a cinq ans). Ce syndicat représente le premier représentant syndical des cadres avec 32,90 % des voix parmi ces votants.

Selon Jean-Christophe Delprat, secrétaire fédéral Force Ouvrière Transport, logistique, en charge de la RATP, la première place gagnée par son syndicat s’explique parce qu’il a su trouver « le juste équilibre entre contestation et construction ». Selon lui, les militants de FO ont fait « un maillage sur le terrain » pour « écouter et trouver des solutions pratiques ».

FO RATP réalise en particulier une percée dans l’encadrement. « Aujourd’hui, les encadrants s’investissent beaucoup mais estiment que leur rémunération ne correspond pas à leur investissement », résume Jean-Christophe Delprat. « Le PRE (le protocole qui réglemente les évolutions de carrière) ne permet pas de reconnaître cet investissement », poursuit le syndicaliste en annonçant que FO va demander la réouverture des discussions sur cet accord pour assurer une meilleure reconnaissance.

Une des principales interrogations aujourd’hui porte, selon lui, sur le devenir de l’Epic, qui reste à définir malgré les annonces récentes du nouveau PDG Xavier Piechaczyk. « Nous voulons réfléchir à un cadre social au niveau du groupe », annonce-t-il encore. « Il faut aussi regarder la situation des nouveaux salariés qui ont un contrat spécifique ne prenant pas en compte la pénibilité comme c’est le cas des salariés sous statut. Or, la pénibilité est la même pour tous. La RATP doit y réfléchir pour avoir un socle commun et fidéliser ses salariés si elle ne veut pas connaître un turn over important. La question est sur la table », poursuit-il.

Par ailleurs, avec l’ouverture à la concurrence, des salariés ont été transférés de l’Epic vers des sociétés dédiées. « Rien ne l’obligeait : l’Epic aurait pu répondre à tous les appels d’offres sans passer par des filiales« , rappelle Jean-Christophe Delprat.

Le nombre de votants au sein de l’Epic est ainsi passé de 45 000 à 35 000 cette année. Les agents transférés devront revoter dans leurs filiales respectives. Le taux de participation au sein de l’Epic a grimpé à 68,23 % contre 57,87 % en 2021.

Ewa

Heurotrain, la compagnie qui vise la ligne Paris-Amsterdam

Heurotrain

Après Virgin, Evolyn ou Gemini Trains, une société privée franchit une nouvelle étape pour s’attaquer au terrain de chasse d’Eurostar : la néerlandaise Heurotrain a annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord-cadre avec SNCF Réseau pour lancer des trains sur la ligne Paris-Amsterdam en 2030. L’accord couvre la période 2030-2040 et garantit un accès aux infrastructures ferroviaires côté français, de la gare du Nord à Wannehain, à la frontière belge, explique la start up basée à Amsterdam (Pays-Bas).

Initialement, l’entreprise avait pour ambition de lancer aussi des liaisons vers Paris et Londres. Mais elle a finalement décidé de « limiter la complexité du projet« , nous explique un porte-parole. La compagnie est dirigée par Gerrit Spijksma, l’ancien patron de Qbuzz, opérateur de transport public (dont des trains) aux Pays-Bas, filiale du groupe italien Ferrovie dello Stato Italiane. Heurotrain prévoit désormais d’exploiter un train par heure dans chaque direction entre Paris et Amsterdam. Soit 32 trains par jour.

Tarifs « accessibles »

Promettant des tarifs « accessibles » et de la « flexibilité », l’entreprise explique aussi dans un communiqué que « les voyageurs profiteront d’un confort de haut niveau, incluant une connexion internet à haut débit ».

Il y a environ un an, Heurotrain avait lancé un financement participatif de 300 000 euros « pour couvrir les dépenses courantes de l’entreprise« , nous précise le même porte-parole. La société doit aussi lever des fonds pour mener à bien son projet, un investissement estimé à 225 millions d’euros. Elle envisage l’achat de dix trains à grande vitesse et le recrutement 340 emplois équivalent temps plein, dont 55 conducteurs de trains.

Heurotrain n’a pas encore entamé la procédure d’obtention de la licence d’entreprise ferroviaire. La procédure sera lancée dès que les financements nécessaires auront été réunis, indique-t-elle. Elle prévoit plus tard à exploiter d’autres liaisons européennes, notamment vers Londres, Francfort ou Berlin.

 

Ewa

Disparition de Jean-Paul Huchon, ancien président de la région Île-de-France

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Jean-Paul Huchon est mort des suites d’un cancer dans la nuit de jeudi à vendredi. Il avait 80 ans.

Ancien directeur de cabinet du Premier ministre Michel Rocard de 1988 à 1991, il a été « l’une des chevilles ouvrières de la création du RMI, de la CSG et des accords de Matignon en Nouvelle-Calédonie », a rappelé le 23 octobre le parti socialiste.

Maire de Conflans-Sainte-Honorine de 1994 à 2001, il a aussi présidé pendant 15 ans l’ Île-de-France avant que Valérie Pécresse ne lui succède en 2015, faisant basculer à droite la région. Celle-ci lui a rendu hommage, disant « perdre un ancien adversaire politique devenu un ami ».

À la Région, Jean-Paul Huchon a été l’un des initiateurs du Grand Paris Express, visant à doubler avec des lignes automatiques le réseau de métro parisien, ainsi que du pass Navigo unique. Depuis 2015, il était bien moins actif en politique, après un long itinéraire à gauche, d’abord au PSU puis au parti socialiste.

 

Ewa

Greater Anglia renouvelle le contrat d’Alstom pour l’entretien de ses trains de banlieue

Train Greater Anglia Stratford Londres

Alstom a annoncé le 15 octobre avoir vu renouveler pour 15 ans son contrat d’entretien des trains de banlieue de Greater Anglia. Le contrat, qui représente environ 947 millions d’euros, va permettre au constructeur français d’assurer la maintenance de la flotte de l’opérateur britannique, composée de 133 rames électriques de classe 720 Aventra à cinq voitures, jusqu’en 2040. Il permet de garantir une centaine d’emplois chez Alstom, précise le groupe.

Ewa

300 caméras vont être renouvelées sur le RER B

RER B Aulnay-sous-Bois

Île-de-France Mobilités a approuvé mi-octobre le renouvellement de 300 caméras de vidéoprotection dans dix gares* du nord du RER B ainsi que la pose de nouvelles caméras complémentaires pour améliorer la couverture vidéo des espaces en gare. Leur installation est prévue au premier trimestre 2027 pour un coût de 5 millions d’euros.

Plus de 80 000 caméras sont implantées sur l’ensemble du réseau de transport francilien, dont 500 l’ont été à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, rappelle à cette occasion IDFM.

*Les gares concernées sont Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve–Aubervilliers, Drancy, Mitry–Claye, Sevran–Beaudottes, Sevran–Livry, Vert-Galant, Villeparisis–Mitry-le-Neuf et Villepinte. 

 

Ewa

Un pôle d’échange multimodal en construction à Toulouse

Pôle d'échange multimodal à Toulouse

La région Occitanie a lancé le 20 octobre les travaux de réalisation d’une Halle des mobilités. Le bâtiment, relié à la gare de Toulouse Matabiau, « permettra de fluidifier le flux de voyageurs en transit ou en attente et de faciliter les correspondances entre les différents modes de transports (train, métro, bus ou vélo) », indique la collectivité dans un communiqué.

L’objectif, selon elle, est de préparer le triplement de la fréquentation du pôle Matabiau à l’horizon 2032, avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux, de la troisième ligne de métro et le développement du SERM. « Pour accompagner cette transformation majeure, nous engageons 78 M€, le plus gros investissement de notre mandat, dans la construction d’une Halle des mobilités de 12 000 m², directement reliée à la gare nationale Matabiau. C’est une première pour une Région. Demain, ce lieu deviendra l’un des pôles d’échanges multimodaux les plus importants d’Europe », a commenté Carole Delga, la présidente de région, en lançant officiellement le chantier.

Ewa

Bernard Attali à la tête d’une mission sur la prévention des risques dans les transports

Bernard Attali

Bernard Attali s’est vu confier, par Philippe Tabarot, le ministre des Transports, une mission sur la prévention systémique des risques dans les transports. L’ancien président d’Air France, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et senior advisor d’August Debouzy, devrait présider une commission interministérielle qu’il sera chargé de constituer avec des représentants des services de l’État et des opérateurs ainsi que des experts du secteur privé, selon La Correspondance économique.

Il s’agit de cartographier la vulnérabilité des réseaux face au changement climatique et aux cybermenaces, et de recommander des moyens de renforcer la résilience, d’adapter le cadre des assurances et de renforcer la gouvernance pour la gestion de crise.

Un point d’étape est prévu en décembre avant le rapport final au printemps 2027.

Ewa

Philippe Docx nommé DG Europe du Nord de Keolis

Philippe Docx

Philippe Docx a pris le 15 octobre la direction générale de la zone Europe du Nord (Belgique, Pays-Bas, Danemark et Suède) et rejoint à ce titre le comex de l’opérateur de transport public. Il remplace Jan Kilström, qui a quitté le groupe en septembre.

Titulaire d’un master en criminologie de la KU Leuven et d’un Executive MBA de la Vlerick Business School, il était depuis 2023 directeur général de Keolis Belgique.

Sa nomination entre dans le cadre du plan stratégique EMBARK 2030, annoncé le 15 octobre par le PDG du groupe, Frédéric Van Heems.