
SNCF Voyageurs a annoncé aujourd’hui « sa satisfaction » après avoir gagné un recours contre le gestionnaire du réseau ferré italien RFI poursuivi pour « abus de position dominante » car il bloquait sa demande de sillons. La compagnie française a en effet reçu l’assurance, de la part de l’AGCM (Autorité Italienne Garante de la Concurrence et du Marché) de recevoir des sillons pour se lancer sur le marché italien de la grande vitesse.
Toutefois, nuance la compagnie, si cette décision « représente un pas en avant », elle n’est « pas suffisante pour permettre la réalisation de l’ensemble du plan industriel de SNCF Voyages Italia, qui prévoit un total de 13 allers-retours quotidiens (9 de Turin à Naples et 4 de Turin à Venise) ». Un niveau « minimal d’activité », ajoute-t-elle, pour justifier ses investissements.
SNCF Voyageurs, qui a commandé 15 TGV M pour aller batailler sur le marché italien, demande que le gestionnaire garantisse la possibilité de disposer par la suite de sillons complémentaires. Le transporteur français souhaite aussi avoir la certitude qu’il obtiendra l’homologation de ses trains et l’accès à des ateliers de maintenance.
Avec ses TGV nouvelle génération à deux niveaux, SNCF Voyages Italia pourra offrir 40 % de sièges en plus comparé aux matériels actuellement en circulation sur le réseau, avait expliqué en fin d’année dernière à la presse italienne, lors d’un de ses déplacements, Christophe Fanichet. Le PDG de SNCF Voyageurs vise entre 7 et 10 millions de voyageurs par an avec des tarifs en moyenne 20 % plus bas que ceux actuellement pratiqués chez nos voisins, avait-il alors également indiqué. Le groupe français, qui deviendra, après Italo, le deuxième concurrent de la compagnie publique Trenitalia sur son marché domestique, vise 15 % de parts de la grande vitesse italienne d’ici dix ans.








