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Des projets tous azimuts pour le rail en Bretagne



A l’occasion du salon des maires, qui se tient du 21 au 23 novembre Porte de Versailles à Paris, l’Etat et SNCF Réseau ont signé trois nouvelles conventions de financement à hauteur de 38,5 millions d’euros pour les axes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont-Ferrand. Plus précisément, les 700 km de la ligne Polt seront régénérés et modernisés lors de plusieurs chantiers prévus d’ici 2027. Les deux conventions pour cet axe concernent le financement des travaux entre Brétigny et Boisseaux (13 millions d’euros) et le financement des études et dossiers de consultation des entreprises entre Les Aubrais et Montauban (près de 8 millions), annonce le ministère des Transports.
Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, l’Etat investira près de 17,5 millions d’euros « pour améliorer le service offert aux voyageurs et la compétitivité de l’offre TET en agissant sur quatre leviers : la desserte, la régularité, les temps de parcours et le développement des services à bord« , indique le ministère.
Plus globalement, il précise que l’Etat et la SNCF investissent, sur ces deux grandes liaisons structurantes, près de 3,5 milliards d’euros pour changer l’ensemble du matériel roulant et remettre à neuf l’ensemble du réseau d’ici 2027. « Ces investissements incluent des programmes de modernisation sur chacune des lignes, financés par l’Etat et complétés par les collectivités, visant à diminuer les temps de parcours« , précise le ministère.

S’appuyant sur un sondage OpinionWay sur les incivilités à bord des trains et RER en Île-de-France, Transilien SNCF Voyageurs lance une campagne pour « mieux voyager ensemble« . Huit Franciliens sur dix se disent en effet gênés par les incivilités dans les trains, un chiffre qui monte à 85% parmi les actifs « soulignant le lien étroit entre la fréquence des déplacements aux heures de pointe et le niveau de gêne« , note le transporteur. Parmi les incivilités les plus courantes et les moins acceptées, garder ses écouteurs pendant une annonce, parler bruyamment au téléphone, monter dans une voiture pleine de voyageurs et pousser pour entrer ou encore mettre les pieds sur une banquette.
Pour sensibiliser les voyageurs, Transilien a confié à l’agence Rosa Paris la réalisation d’une campagne intitulée « Parce qu’on est tous dans le même train », montrant des scènes du quotidien. Transilien souhaite ainsi sensibiliser les passagers aux incivilités et les encourager à adopter des comportements respectueux en gare et à bord des trains.
La campagne, visible depuis le 20 novembre, est diffusée sur l’ensemble de la région Ile-de-France, via des panneaux en gare et sur les écrans numériques des trains exploités par Transilien.

Triple succès pour Transdev au cours de cette première quinzaine de novembre : l’opérateur de transport public, filiale de la Caisse des dépôts et du groupe allemand Rethmann, s’est vu notifier le renouvellement de ses contrats dans les agglomérations de Lens, du Havre et de Niort. Ce qui représente un volume d’affaires global de plus d’un milliard d’euros sur les six années des contrats, indique Transdev.
Plus précisément, dans les agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin, Béthune-Bruay (62), où Artois Mobilités est l’autorité organisatrice de la mobilité, Transdev, l’exploitant depuis 2017, va engranger un volume d’affaires de 522 millions d’euros sur la durée du contrat s’étendant de 2024 à 2029.
Dans la Communauté urbaine du Havre Seine Métropole, Transdev, opérateur historique, se voit confier un volume d’affaires de 448 millions d’euros sur la durée du contrat (2024-2029).
Enfin, à Niort, première agglomération de France pratiquant – depuis 2017 – la gratuité totale des transports en commun, l’objectif est d’arriver à 8 millions de voyages en 2029 (6,7 millions de voyages sur les 40 communes de l’agglomération cette année), Le volume d’affaires que devra réaliser Transdev au terme du nouveau contrat atteindra au total 100 millions d’euros.

Le tribunal de commerce de Lille, qui a constaté une situation de cessation de paiement, a placé le 20 novembre en redressement judiciaire Valdunes. Le dernier fabriquant en France de roues et d’essieux pour les trains est à la recherche d’un repreneur après avoir été été lâché en mai dernier par son actionnaire chinois MA Steel.
L’entreprise dispose de trésorerie lui permettant de tenir jusqu’en mars. Le tribunal considère qu’un « plan de redressement est envisageable » pour la société qui emploie plus de 320 salariés dans deux sites du département du Nord, une forge à Leffrinckroucke, près de Dunkerque, et Trith-Saint-Léger près de Valenciennes, où sont usinés roues et essieux. « A ce stade, nous n’avons pas de marque d’intérêt pour les deux sites mais nous avons des marques d’intérêt séparés pour chacun des deux sites« , a commenté Roland Lescure, le ministre de l’Industrie qui suit le dossier depuis plusieurs mois.
En septembre, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, avait appelé à la reprise de Valdunes par Alstom et la SNCF, deux gros clients du fabriquant. Les deux groupes se sont dits prêts à jouer leur rôle d’acheteur mais pas à devenir actionnaires. De leur côté, l’Etat et la région Hauts-de-France ont annoncé mi-octobre qu’ils s’engageraient financièrement pour accompagner une éventuelle reprise.
Selon le ministère de l’Industrie, Valdunes produit en moyenne 30 000 roues par an. Il devrait en fabriquer au moins 80 000 pour être rentable. C’est deux fois plus que les besoins cumulés d’Alstom, de la SNCF et de la RATP. L’évolution des sites vers d’autres activités fait partie des scénarios envisageables pour la suite, estime le ministre.


Des intempéries qui durent et qui fragilisent le réseau ferroviaire… C’est le cas depuis le 1er novembre dans la région des Hauts-de-France, qui a été longuement exposée à des intempéries, tempête, fortes précipitations et vents violents, perturbant le fonctionnement des TER. Les zones de fragilité se sont multipliées dans la région. Ainsi, sur la ligne Etaples-Le Touquet vers Boulogne, l’eau accumulée dans le sol a provoqué des coulées de terre d’un talus sur la voie ferrée. L’expertise qui doit être menée, puis les travaux qui suivront, devraient durer jusqu’en février, estime dans un communiqué SNCF Voyageurs. D’où des interruptions de circulations entre Etaples et Boulogne.
Sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise vers Etaples-Le Touquet, des évaluations sont également en cours suite aux flux d’eau qui se sont déversés sur les voies les inondant par endroit. La remise en état est envisagée pour le mois d’avril. Les circulations sont de ce fait interrompues entre Etaples-Le Touquet et Saint-Pol-sur-Ternoise et le plan de transport est allégé entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras.
A partir du 21 novembre, un service de cars devait être mis en place sur la ligne Etaples-Le Touquet – Boulogne. En revanche sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise- Etaples le Touquet, le niveau d’inondations ne permettait pas à cette date d’envisager une solution routière. Les voyageurs ont la possibilité d’utiliser un itinéraire de contournement en TER ou en TER GV. Un dédommagement sera également proposé aux abonnés qui pourront s’adresser au service clients de TER.
A cette situation s’est ajouté un acte de vandalisme particulièrement grave avec des conséquences sur les circulations ferroviaires : dans la nuit du 11 au 12 novembre, cinq rames du parc des Hauts-de-France, stationnées dans le secteur d’Amiens, ont été fortement endommagées. 250 vitres ont notamment été brisées, des dommages ont été commis sur l’informatique embarquée et des pupitres de cabines de conduite cassées. SNCF Voyageurs, qui a immédiatement porté plainte, est de ce fait obligé « d’ajuster » quotidiennement son plan de transport et éviter autant que possible les suppressions et les sous-compositions sur les six lignes concernées (Paris Nord-Amiens, Paris Calais Ville, Paris Nord -Saint Quentin, Paris Nord- Compiègne, Paris Nord- Maubeuge- Cambrai, Paris Nord – Creil – Saint Just-en-Chaussée).
Les équipes SNCF de la région sont mobilisées pour remettre en état le matériel pour limiter les temps d’immobilisation. Le 16 novembre, une première rame était remise en circulation. Une seconde était attendue tout début décembre 2023.

Après l’Unsa-Ferroviaire qui a annoncé le 15 novembre avoir signé l’accord salarial proposé par la SNCF, c’est au tour de la CFDT Cheminots d’indiquer le 20 novembre que ses adhérents se sont prononcés en faveur d’une signature. Le syndicat regrette « la communication déployée par la direction« , qui s’appuie « sur des moyennes et des agrégats de somme » mais explique faire un choix clair pour les salaires, un sujet « prioritaire« , et pour « améliorer le réel et le quotidien » des cheminots. De son côté, l’Unsa-Ferroviaire, qui fait aussi du pouvoir d’achat une question majeure, estime avoir été entendu sur plusieurs points (notamment des éléments variables de solde rehaussés) et se félicite de la reconduction du forfait mobilités durables (400 euros) qui avait été obtenu l’an dernier.
Rappelons que l’entreprise propose pour 2024, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), une hausse moyenne des rémunérations de 4,6 %. Une hausse plus forte que l’inflation envisagée à +2,6 % en 2024. Et qui s’inscrit dans la lignée des augmentations des deux années précédentes, atteignant + 12 % en moyenne, sous la poussée d’une inflation importante.
Reste maintenant à savoir, d’ici le 22 novembre (date butoir), si la CGT Cheminots et Sud Rail signeront, ce qui paraît peu probable. Surtout depuis que Sud Rail a écrit aux autres fédérations pour demander à les les rencontrer et « construire une puissante mobilisation » sur le sujet des salaires.
L’accord NAO s’applique automatiquement si des organisations syndicales représentant une majorité dans l’entreprise signent. Ce n’est pas le cas à elles deux de l’Unsa-Ferroviaire et de la CFDT Cheminots. L’année dernière, seule la CFDT Cheminots avait signé et la SNCF avait tout de même décidé unilatéralement d’appliquer ses propositions salariales. Les deux syndicats espèrent que, quelle que soit l’issue des consultations lancées par Sud et la CGT, la SNCF appliquera le même principe.


Gares & Connexions s’engage dans la lutte contre les déserts médicaux ! A l’issue d’un appel d’offres lancé en mars dernier, la filiale de SNCF Réseau a annoncé le 17 novembre avoir signé avec Loxamed une promesse de convention d’occupation temporaire pour déployer une offre de santé dans près de 300 gares d’ici à 2028.