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Ewa

L’Unsa-Ferroviaire propose à la SNCF de devenir une « société à mission »

Didier Mathis

Didier Mathis estime qu’un fossé se creuse entre les cheminots et l’entreprise. Le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire a proposé à Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, de lancer des Assises du travail ferroviaire. Explications.

Ville, Rail & Transports : Vous proposez à l’entreprise de lancer les Assises du travail ferroviaire. Pourquoi?

Didier Mathis : La question du travail devrait être au cœur de la réforme des retraites qui occupe le pays en ce moment. On a pu voir combien la géographie des manifestations des 19 et 31 janvier, au-delà des grandes métropoles, s’est calquée sur «la France du travail », celle des sous-préfectures et des villes moyennes industrielles.

De plus, au sein de la SNCF, nous voyons un fossé se creuser entre les salariés et l’entreprise. La meilleure preuve, c’est le nombre de démissions qui a explosé, comme on peut le voir dans le bilan social (1200 démissions enregistrées en 2021 contre 763 en 2017, ndlr). Certes, le nombre de démissions annuelles partait de très bas mais le pourcentage de hausse très fort auquel nous arrivons traduit, dans les faits, un problème de fidélisation des agents. Problème accentué par la fin des embauches au statut.

Les nouveaux embauchés, surtout les jeunes, ont une mentalité différente de celle des cheminots en place depuis plus longtemps. Quand je suis entré en 1985 à la SNCF, je m’y voyais faire carrière. Ce n’est plus le cas des nouveaux embauchés qui cotisent désormais pour la Caisse du privé. Ce n’est plus pénalisant, comme c’était le cas avant, quand on était polypensionné et qu’on était perdant au moment de la liquidation de sa retraite.

Nous entendons aussi les cheminots plus anciens qui sont déboussolés à la suite de restructurations et qui ne voient pas d’améliorations mais plutôt des conditions de travail de plus en plus difficiles avec un personnel insuffisant et des refus de congés.

VRT : Quand avez-vous écrit à l’entreprise et quelle forme imaginez-vous pour ces Assises?

D. M. : J’ai écrit à Jean-Pierre Farandou le 27 janvier. Il m’a appelé pour échanger. Comme la période n’est pas propice avec le mouvement social actuel contre la réforme des retraites, il m’a proposé de revenir sur le sujet quand la situation serait rétablie.

L’ambition de ces Assises du ferroviaire serait de recueillir et analyser les attentes des salariés, anciens comme nouveaux, vis-à-vis du travail et de leur métier, en y associant toutes les parties prenantes : partenaires sociaux représentatifs, les SA et leurs filiales, des universitaires, et des personnes qualifiées. Je souhaite la participation des cinq PDG des SA pour que l’implication soit forte. Les conclusions devront être suivies d’effets.

VRT : Quels pourraient être les thèmes?

D. M. : Cette conférence pourrait porter sur les parcours professionnels car, avec l’allongement de l’âge de la retraite voulue par la réforme Touraine (qui n’est pas encore achevée), les cheminots travaillent plus longtemps pour avoir leur pension de retraite à taux plein. Or, il y a beaucoup de postes à forte pénibilité à la SNCF, avec l’organisation du travail en 3X8, avec des charges lourdes… Auparavant, on pouvait recaser les agents dans des fonctions support. Mais comme il y a eu beaucoup de postes support supprimés ces derniers temps, cela devient de moins en moins possible. Les fonctions support sont désormais assurées par des alternantes et des alternants.

La conférence pourrait aussi s’intéresser à l’attractivité des métiers en interne pour favoriser la mobilité entre les SA. C’est aujourd’hui beaucoup plus difficile que lorsque le groupe était intégré.

Il faut également trouver de nouvelles organisations de travail. Par exemple en repensant le rythme pour les salariés en 3X8 afin qu’il soit plus respectueux des besoins physiologiques.

On voit autour de nous des entreprises qui innovent pour repenser le temps de travail. Certaines donnent par exemple une demi-journée à leurs salariés pour qu’ils puissent pratiquer des activités à l’extérieur. Cela répond à des aspirations portées par les jeunes. Leur motivation ne repose pas que sur les salaires mais aussi sur la possibilité d’avoir du temps pour leur vie personnelle.

VRT : Faut-il réinventer le dialogue social?

D. M. : Il y a un sujet primordial : il faut faire évoluer le dialogue social car depuis la disparition des CPC (Commissions Professionnelles Centrales), on a une perte d’informations venant du terrain. Sans parler des CSE qui sont devenus des chambres d’enregistrements (une ordonnance de la loi Travail a aussi conduit à la fusion au sein des CSE, des anciens CE, CHSCT et des DP, ndlr). Cet éloignement du terrain s’est retrouvé lors de la grève des contrôleurs en décembre.

Dans le cadre des CPC, on avait le temps de poser des questions et d’avoir des réponses sur des métiers. Les CPC pouvaient faire remonter des problèmes d’organisation, on pouvait gommer des irritants. Elles devraient être relancées. La SNCF a mis en place des commission métiers mais ce sont des coquilles vides.

VRT : Vous souhaitez aussi que la SNCF devienne une société à mission. Qu’est-ce que cela signifie?

D. M. : C’est une possibilité ouverte par la loi Pacte votée en 2019. Une entreprise à mission doit aller beaucoup plus loin en matière de sobriété, d’engagement environnemental et social que ne l’exige sa politique RSE. Elle doit notamment s’engager pour ses salariés, sur la qualité de vie au travail, sur des aménagements de temps de travail. Cela signifie que le travail n’est plus la seule raison d’être de l’entreprise. Cela place la barre très haut, c’est le summum en termes d’innovations.

La SNCF pourrait ainsi être la première entreprise de service public à devenir une société à mission. Elle y a tout intérêt car c’est un facteur d’attractivité vis-à-vis des jeunes.

Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

Les objectifs d’une société à mission

L’article 176 de la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises (loi Pacte votée en 2019) a introduit la qualité de société à mission. Il s’agit, pour une entreprise, de déclarer sa raison d’être à travers plusieurs objectifs sociaux et environnementaux qu’elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité. Ces éléments doivent être inscrits dans les statuts de l’entreprise et déclarés au greffe du tribunal de commerce. Danone est devenue la première société cotée à s’être dotée de ce label en 2020.

Ewa

Réforme des retraites: nouvelles mobilisations en vue

Manifestation contre la réforme des retraites

Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF appellent unitairement  à une troisième journée de grève contre la réforme des retraites mardi 7 février. Toutefois, la CGT Cheminots et Sud Rail souhaitent poursuivre le mouvement le lendemain, sans la CFDT Cheminots et l’Unsa Ferroviaire qui s’en tiennent au mot d’ordre des grandes confédérations syndicales.

Une manifestation est aussi prévue samedi 11 février, par ailleurs premier week-end de chassé-croisé des vacanciers d’hiver entre zones A et B. Si l’Unsa Ferroviaire a clairement indiqué ne pas lancer d’appel à la grève ce jour-là (l’objectif est de permettre aux gens de se déplacer pour se rendre aux manifestations, explique Didier Mathis, son secrétaire général), d’autres syndicats n’avaient pas aussi nettement défini leurs positions. Cela devrait être le cas d’ici la fin de la semaine ou le début de la semaine prochaine, selon Erik Meyer. « On a mis en débat la possibilité de ne pas avoir un appel à la grève à la SNCF sur cette journée et d’avoir un simple appel à manifestation« , a notamment indiqué à l’AFP le secrétaire fédéral de Sud Rail.

Lors de la grève du 31 janvier, le taux de grévistes à la SNCF était en baisse, à 36,5 % contre 46,3 % lors de la première journée le 19 janvier.

Côté RATP, l’intersyndicale a appelé à la grève les 7 et 11 février. « L’élargissement du mouvement est incontestable« , assure-t-elle, même si les perturbations le 31 janvier ont été un peu moins importantes que lors de la première mobilisation le 19 janvier.

Ewa

Navya placé en redressement judiciaire

Navya

Le verdict est tombé ce matin : Navya a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, qui a donné jusqu’au 21 février aux repreneurs potentiels souhaitant se déclarer.

La société spécialiste des véhicules autonomes, qui emploie 280 salariés, était en cessation de paiement depuis le 25 janvier, du fait de son impossibilité de couvrir l’ensemble de ses besoins de trésorerie. Une nouvelle audience est fixée au 7 mars et Navya restera en période d’observation jusqu’au 31 juillet.

Ewa

Hausse de 30 % du nombre de cyclistes tués sur les routes en France

Cyclistes sur le Pont Neuf, Toulouse

3260 personnes sont mortes l’année dernière sur les routes en France, soit une hausse de 0,5 %, selon l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) qui se réfère à 2019, année de référence. « Moins de 50% des tués sur la route sont des occupants de voiture« , a déclaré la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Florence Guillaume.

Plus précisément, la mortalité a été un peu moindre parmi les automobilistes (1563 automobilistes tués, soit 59 de moins qu’en 2019), ainsi pour les utilisateurs de deux-roues motorisés avec 715 décès (-34).

« Malheureusement, et cela va de pair avec le développement des mobilités douces, il y a une hausse préoccupante de la mortalité des cyclistes et des utilisateurs d’engins de déplacements personnels motorisés (EDPm)« , comme les trottinettes, a déploré Florence Guillaume. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de cyclistes tués a dépassé le seuil des 200 morts : 244 ont été tués en 2022, en hausse de 30% par rapport à 2019, soit 57 morts en plus. 34 utilisateurs de trottinettes ont également perdu la vie contre 10 en 2019, avec 600 blessés graves, soit 400 de plus que trois ans plus tôt. Un argument de plus pour celles et ceux qui veulent, comme Anne Hidalgo, arrêter la location de trottinettes en libre service dans les villes?

Ewa

Lancement de Rail Route Connect, un réseau pour acheminer le fret de bout en bout

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Créer un réseau pour accroître la complémentarité entre la route et le rail en mutualisant les entrepôts embranchés des entreprises, l’idée semble pertinente. Et doit permettre de développer le report modal en ces temps de lutte contre le réchauffement climatique. D’où la naissance, le 25 janvier, de l’association Rail Route Connect (2RC) qui rassemble aujourd’hui, outre Fret SNCF, sept transporteurs et logisticiens* qui veulent proposer une offre d’acheminement des marchandises » de bout en bout ».

L’idée est de permettre à des industriels qui ne sont pas forcément reliés au rail de passer par un autre transporteur qui l’est, en mutualisant leurs moyens. « Le fonctionnement est simple : chaque transporteur et/ou logisticien prend en charge les prestations de pré et post acheminement avec ses propres moyens, et Fret SNCF assure, via son mode de production propre (la gestion capacitaire), la partie longue distance. Un parc spécifique de wagons sera dédié à ce réseau, afin de garantir les acheminements et la disponibilité. Les premiers flux démarreront dès le mois d’avril 2023« , explique Fret SNCF dans un communiqué.

« C’est le principe du transport combiné appliqué au transport de fret conventionnel. L’intérêt pour le transporteur est de pouvoir faire du multi-lots« , résume un porte-parole de Fret SNCF. Les coûts peuvent également être mutualisés entre les transporteurs ou les logisticiens qui s’entendront entre eux.

Le potentiel de trafic envisagé n’est pas précisé. Le réseau espère croître rapidement, tant en nombre d’acteurs concernés qu’en capacité de transport.

* Les 7 entrepôts embranchés : Dupessey&Co à Saint-Quentin-Fallavier (38), Laforêt Logistique à Combs-la-Ville (77), Lahaye Global Logistics à Rennes (35), Transports Lassalle à La-Ferté-Hauterive (03), Groupe Mediaco à Fos-sur-Mer (13), Groupe Mendy à Mouguerre (64) et Groupe MGE à Blainville (54).

 

Ewa

La SNCF obtient l’exploitation du TER de Dakar pendant trois ans

TER Dakar

Le Sénégal a accordé pour trois ans à la SNCF l’exploitation et la maintenance du TER de Dakar, qui relie depuis un an la capitale du Sénégal à sa banlieue. Le nouveau contrat signé le 17 janvier remplace celui passé avec la Seter –Société d’Exploitation du TER de Dakar- créée en 2018, jusque-là filiale à 100 % de la SNCF et dans laquelle l’Etat sénégalais entre désormais à hauteur de 34 % du capital.

Avec ce nouveau contrat, « le Sénégal récupère toutes les recettes, paie à l’exploitant (la Seter) un forfait et des frais de gestion et d’autres frais », a expliqué à l’AFP le ministre sénégalais des Infrastructures, Mansour Faye. La réalisation des voies (confiée à un consortium franco-turco-sénégalais), puis le premier anniversaire de l’exploitation avaient en effet donné lieu à des critiques, notamment sur la répartition des revenus, dans un contexte de remise en cause dans le pays des positions françaises et étrangères.

En un an, les rames Coradia Régiolis d’Alstom, qui parcourent en une quarantaine de minutes 36 km entre le centre de Dakar et la ville nouvelle de Diamniadio, ont transporté plus de 17 millions de voyageurs.

Ewa

Pourquoi la Bourgogne-Franche-Comté recule l’ouverture à la concurrence de ses TER

Michel Neugnot 
VP transport pour Bourgogne Franche Comté
(copyright : région Bourgogne-Franche-Comté/MJ).

Virage à 180 degrés ou simple embardée? Alors qu’elle avait voté, il y a un an, l’ouverture totale à la concurrence de ses TER à partir de 2026, la Bourgogne-Franche-Comté a décidé le 26 janvier de revoir son calendrier, poussée, explique-t-elle, par des retards pris par la SNCF. « D’une part, la SNCF nous signale que le centre de maintenance nécessaire aux Régiolis 6 caisses, qui desservent Paris-Dijon-Lyon et le nord de l’Yonne (Paris-Laroche-Migennes), ne sera pas opérationnel avant le 1er janvier 2027. D’autre part, les opérations à mi-vie prévues pour les AGC vont être repoussées car nous n’avons pas eu à temps, de la part de la SNCF, les éléments pour fixer les coûts financiers et la consistance des travaux. Nous passons donc du projet Rail 2026 au projet Rail 2027« , explique Michel Neugnot, le vice-président chargé des Mobilités au conseil régional.

« Ristourne » demandée à la SNCF

L’élu rappelle que la présidente, Marie-Guite Dufay, a rencontré l’été dernier le PDG du groupe SNCF, Jean-Pierre Farandou, pour lui demander si la compagnie pourrait lui accorder « une ristourne » si l’ouverture à la concurrence se fait plus progressivement que ce qui était initialement prévu.  D’où deux scénarios possibles :  soit un « plan A« , qui correspond à l’ouverture généralisée des lignes TER en 2027, soit un  « plan B » si la région parvient à réaliser des économies conformes à ce qu’elle souhaite. « Cette ristourne se mesure en dizaines de millions d’euros annuels, avec les mêmes exigences de qualité de service, un bonus-malus renforcé, et le même niveau de dessertes. Je rappelle que notre région est une de celles dont le nombre de dessertes est le plus élevé de France », indique Michel Neugnot. Dans ce cas, une nouvelle convention pourrait être signée avec la SNCF le 1er juillet 2023 et courir jusqu’au 31 décembre 2032. Des discussions vont donc s’engager avec la SNCF.  « Elles devront aboutir en avril« , précise encore Michel Neugnot.

Craintes sur la distribution

La CFDT-Cheminots, qui avait assigné la région en justice car l’exécutif régional prétendait ne pas pouvoir renouveler de gré à gré une nouvelle convention avec la SNCF, s’est dite satisfaite de se voir donner raison. Pour le syndicat, c’est la région qui  » a trop tardé pour passer les commandes nécessaires à la construction du nouvel atelier de maintenance pour l’entretien du nouveau matériel régional et pour la rénovation à mi-vie des automoteurs à grande capacité« . La fédération CFDT s’inquiète aussi de cette mise sous pression de la compagnie publique et « de ce que cela pourrait générer en termes de productivité ».

Elle pointe aussi la volonté de la région de « mettre un terme à la distribution par la SNCF à compter de 2029« . Les guichets risquent de disparaître progressivement dans les gares, en déduit-t-elle, s’inquiétant des « conséquences sociales« .

MH P

 

Ewa

La Fnaut met en garde contre l’hydrogène

Train à hydrogène Iberdrola CAF

La Fnaut a fait part de ses réserves quant à l’utilisation de l’hydrogène pour la mobilité, dans une position publiée fin 2022, rédigée par Gilles Laurent, président de la Fnaut Hauts-de-France, avec l’appui de Fabien Laurent, de KCW. L’hydrogène, « souvent présenté comme la source d’énergie du futur » n’est en fait, rappelle la Fnaut , « qu’un vecteur d’énergie et non une source». Et, « qu’il s’agisse des ressources en « hydrogène vert », du mauvais rendement de sa fabrication, ou de la cherté des véhicules qui l’utilisent, l’usage massif de l’hydrogène pour la mobilité n’optimise pas du tout ni nos ressources énergétiques ni nos finances. L’utilisation directe de l’électricité, de deux à trois fois plus efficace, est de loin préférable, y compris par recharge de batteries».

Cette position est, selon la Fnaut, confirmée par les études privilégiant les trains à batteries plutôt que des trains à hydrogène.

L’usage d’hydrogène dans les transports devrait donc logiquement être limité à des usages très spécifiques. Exemple d’aberration manifeste : « Pour les bus destinés à Créteil, l’hydrogène sera produit par un électrolyseur alimenté en électricité par l’incinération d’ordures ménagères. Non seulement la production de l’électricité nécessaire aura été génératrice de CO2 , mais en plus, au lieu d’être envoyée directement dans le réseau électrique, elle sera captée par l’opération d’électrolyse ! Pour utiliser 1 kWh à bord du bus, il sera nécessaire de produire 4 kWh en amont ! »
Dans le ferroviaire, une étude d’octobre 2022 concernant 16 lignes du Bade-Würtemberg ne recommande un passage à l’hydrogène pour aucune des lignes étudiées.

La Fnaut relève également l’abandon de la Métropole de Montpellier du déploiement d’une flotte de 50 bus à hydrogène pour s’orienter vers des bus électriques à batterie, conformément aux choix généralement opérés dans l’industrie du bus européenne.

F.D.

Ewa

Le sort de Navya suspendu à la décision du tribunal de commerce de Lyon

Navya la Défense expérimentation juillet 2017

Navya, spécialiste du véhicule autonome, a demandé hier au tribunal de commerce de Lyon, son placement en redressement judiciaire, après s’être déclaré en cessation de paiement le 25 janvier. La réponse est attendue demain.

L’entreprise lyonnaise, qui emploie 280 collaborateurs, a expliqué être incapable de couvrir l’ensemble de ses besoins de trésorerie. « Toutes les tentatives d’adossements auprès d’investisseurs ont échoué », a-t-elle expliqué dans un communiqué, en reconnaissant ne pas disposer « de ressources disponibles suffisantes pour (…) faire face » à son passif. « L’objectif de cette procédure de redressement judiciaire est d’évaluer toutes les solutions permettant de pérenniser l’activité, maintenir les emplois ainsi que rechercher des investisseurs dans le cadre d’un plan de redressement, par voie de continuation ou d’un plan de cession« .

Considérée comme une pépite technologique française, l’entreprise a connu ces derniers mois une histoire mouvementée. Avec en toile de fond des interrogations sur l’avenir des véhicules autonomes. En décembre dernier, elle a connu un grave revers avec l’annulation au dernier moment d’une nouvelle ligne de financement de 30 millions d’euros auprès d’une société basée au Royaume de Bahreïn, Eshaq Investment Company WLL, qui devait renforcer ses structures financières et permettre son développement. La présidente du directoire de Navya, Sophie Desormiere, nommée seulement un an auparavant, avait alors démissionné.

Créée en 2014, l’entreprise a compté parmi ses actionnaires les groupes Valeo et Keolis. Elle a lancé dans 25 pays plus de 200 exemplaires de sa navette autonome pouvant transporter jusqu’à 15 passagers. Sa stratégie a évolué au fil du temps : initialement spécialisée dans la construction de navettes autonomes, elle s’est réorientée vers la fourniture de systèmes de conduite autonome à divers constructeurs, notamment à Bluebus, la filiale du groupe Bolloré qui fabrique des bus électriques.

MH P

 

Ewa

Grève : le trafic très fortement perturbé dans les transports conformément aux prévisions

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En cette deuxième journée de grève contre la réforme des retraites, le trafic était très perturbé à la SNCF, conformément aux prévisions, avec environ 2 TER sur dix en régions, 25 à 30 % de TGV selon les axes, quasiment pas d’Intercités et aucun train de nuit. En banlieue parisienne, on compte en moyenne un train sur trois sur les RER A et B, un train sur dix sur les RER C, D et E notamment.

Côté RATP, où on s’attendait toutefois à un peu moins de perturbations que le 19 janvier, seules les lignes automatiques 1 et 14 fonctionnent normalement mais avec « risque de saturation« , précise la Régie. La majorité des métros ne passent qu’aux heures de pointe et en nombre réduit. Le trafic est « légèrement perturbé » sur les réseaux de surface (bus et tramways).

Les manifestations du 19 janvier avait réuni plus d’un million de personnes à travers la France. Les syndicats, qui affichent toujours leur unité, en attendent aujourd’hui davantage. Une intersyndicale doit se réunir en fin d’après-midi pour décider des suites du mouvement.