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Ewa

86 % des entreprises de transport routier (hors alimentation) sont à l’arrêt selon la FNTR

Malgré le report modal voulu par la Commission européenne, le transport routier de marchandises a continué sa progression au détriment des autres modes.

Quel est l’impact de la crise sanitaire sur les routiers ? La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a lancé une enquête le 21 mars dernier et interrogé l’ensemble de ses adhérents. Plus de 1 800 réponses lui sont parvenues lui permettant de dresser un premier panorama de la situation.

« Parmi les entreprises ayant répondu (hors entreprises transportant de l’alimentaire), 86 % d’entre elles se trouvent à l’arrêt total ou partiel de leur activité (56 % en arrêt partiel et 30 % en arrêt total). En moyenne, 59 % des camions sont à l’arrêt », indique la FNTR. Pis, 22 % estiment qu’elles devront cesser totalement leur activité si la situation perdure. De nombreuses entreprises ont recouru à des mesures de chômage partiel, ajoute la fédération professionnelle.

La situation est également compliquée pour celles qui transportent des produits alimentaires : 50 % ont vu leur activité baisser et 36 % se trouvent à l’arrêt partiel, du fait de la cessation d’activité de leurs clients hors alimentaire. En effet, rappelle la FNTR, la plupart des entreprises du transport routier de marchandises réalisent plusieurs types d’activités et connaissent donc des situations très différentes en fonction de leurs clients, même s’il peut y avoir des tensions sur certains types de transport.

La fédération, qui veut alerter sur la situation du secteur, en profite pour expliquer « la nécessaire hausse des prix du transport ». Un effet mécanique, selon elle, également observé par une étude du CNR (Comité national de la route, pour voir l’étude : ici), qui s’explique notamment par les charges fixes qui restent constantes alors que l’activité diminue (et que peuvent se multiplier les retours à vide). Sans compter les mesures sanitaires qui peuvent impliquer des surcoûts.

M.-H. P. 

 

Ewa

« Un TGV médicalisé offre des capacités en plus, des contraintes en moins »

DGS
Jeudi
26/03/2020 de 18h à 19h
Reportage Covid-19
Train médicalisé arrivée à nantes

Le 25 mars à Paris, le quai n° 1 de la gare de l’Est était le théâtre d’une chorégraphie parfaitement réglée. Soignants, personnels du Samu, police nationale, secouristes, protection civile, cheminots de l’Escale, de la Suge et de Gares & Connexions… tous s’affairaient à préparer le départ d’un premier TGV médicalisé, un TGV Duplex, destiné à rejoindre Strasbourg. Christophe Lallot, numéro deux de la SUGE Ile-de-France Nord-Est, 46 ans, était chargé de coordonner le dispositif sûreté mis en place pour cette opération inédite. Voici son témoignage.

« Le 25 mars, nous sommes arrivés à 11 heures du matin, nous avons rejoint le quai n° 1 où le TGV était stationné depuis la veille au soir sous la surveillance de la Suge. Notre mission consistait à sécuriser l’installation à bord des équipes soignantes – une cinquantaine de personnes – et le chargement du matériel médical, très volumineux, dans le TGV Duplex qui devait partir à 17 heures pour Strasbourg. Je crois que 200 cheminots, tous métiers confondus, s’étaient portés volontaires pour cette opération.

200 bouteilles d’oxygène

Le périmètre avait été sécurisé au préalable par mes équipes, en coopération avec les forces de police. Il fallait éliminer tout risque d’intrusion sur la zone et rendre le lieu le plus « stérile » possible afin que les soignants mobilisés puissent travailler sereinement : rue d’Alsace neutralisée (pour laisser le champ libre aux ambulances), zone du quai sécurisée pour avoir zéro badaud, zéro journaliste présent, à l’exception d’un caméraman autorisé à filmer l’opération (vidéo en ligne sur notre site ici). Les équipes médicales formaient une véritable armée. Le PC était installé dans la voiture-bar du train. A l’heure dite, tout s’est parfaitement coordonné, chacun savait ce qu’il avait à faire, les différentes étapes, le timing à respecter… Aucune anicroche, aucune hésitation… C’était comme une armée qui montait au front, dans un contexte de « médecine de guerre » il est vrai. J’ai été impressionné par le volume de matériel médical à embarquer : de très nombreux respirateurs et malles, des civières, des brancards et au moins 200 bouteilles d’oxygène. Avec les agents, nous avons aidé à les transporter et à les charger à bord. Des agents de la police nationale l’ont fait, eux aussi, car il manquait quelques chariots de manutention. Tout le monde se sentait concerné, tout le monde s’impliquait. Et je peux vous dire qu’une bouteille d’oxygène, non seulement ça pèse son poids, mais en plus, ce doit être manipulé avec précaution…

Avec le train, des capacités en plus, des contraintes en moins

Pour ce type de transport sanitaire, les avantages du train par rapport à un hélicoptère, un avion ou une ambulance sont évidents : une grande capacité d’accueil aussi bien pour les passagers que pour le matériel, avec un confort garanti. Aucun risque d’embouteillages ni de secousses ou d’à-coups pendant le trajet… Bref, des capacités en plus, des contraintes en moins : c’est ce qu’on peut faire de mieux. Le train est parti à l’heure : le premier tour de roues a eu lieu à 17 h 05 comme prévu. Ce type d’opération sera certainement renouvelée et les cheminots sont prêts à recommencer. Après le départ du train, pendant le debrief avec mes équipes, je sentais que tous étaient fiers d’avoir contribué à la réussite de cette opération inédite… Comme me l’a dit ma fille de 13 ans le soir même : « Dans vingt ans, vous serez dans les livres d’histoire ! » Peut-être, qui sait… »

Propos recueillis par Anne Jeantet-Leclerc

Ewa

Deux à trois TGV sanitaires devraient circuler chaque semaine

DGS
Jeudi
26/03/2020 de 18h à 19h
Reportage Covid-19
Train médicalisé arrivée à nantes

Après le succès des trois premiers TGV sanitaires, la SNCF est en train de passer à « l’industrialisation » de l’opération. « La Direction générale de la Santé prévoit d’en faire deux à trois par semaine », annonce Pierre Meyer, le dirigeant national des Opérations (DNO) à SNCF Réseau.

Deux nouveaux TGV sanitaires devraient ainsi partir le 1er avril, l’un pour Rennes avec 12 patients, l’autre pour Brest (en passant par Saint-Brieuc) avec 24 malades. Ce seront alors 5 TGV médicalisés qui auront acheminé en une petite semaine, depuis le 26 mars, une centaine de malades atteints du Covid-19 vers des centres hospitaliers de la Nouvelle-Aquitaine moins engorgés.

L’idée d’utiliser des TGV pour le transport de patients est née après les attentats de 2015, comme le raconte Pierre Meyer : « Après les attentats, j’ai été contacté par le professeur Pierre Carli et le docteur Jean-Sébastien Marx, du Samu de Paris, qui se posaient la question de savoir si la SNCF pourrait les aider avec du transport massif de blessés. Nous nous sommes rencontrés, puis avons organisé pendant deux jours, en mai 2019, l’exercice « Chardon ». Il s’agissait alors de ramener de nombreux blessés de Metz et Nancy vers la région parisienne. L’idée était que ce soit le plus proche possible de la réalité. Les figurants blessés ont été grimés de façon très réaliste. Nous avons vu ce qu’il fallait faire (ou pas) et avons évidemment effectué un retour d’expérience (REX) ».

Le Samu a contacté la SNCF

Lorsque l’épidémie de Coronavirus a pris de l’ampleur, le Samu a recontacté la SNCF pour lancer le TGV médicalisé. Il a fallu 48 heures pour remettre en place le process. « Nous savions ce qu’il fallait faire, cela nous a énormément facilité la tâche », souligne Pierre Meyer, en expliquant l’étendue de la tâche. « On sait que le diable se cache dans les détails », ajoute-t-il.

Le premier TGV sanitaire Strasbourg – Angers – Nantes a aussi, bien sûr, servi de rodage. Désormais, avant chaque départ de TGV médicalisé (en général 48 heures avant), se met en place une petite dizaine de « lots techniques » correspondants à différentes activités, comme le lot matériel, le lot équipage, le lot sillon, le lot gare ou encore le lot sûreté. Chacun travaille de son côté avant de se rejoindre pour voir si tout est prêt la veille du départ du TGV. Une organisation qui nécessite la collaboration de près de 200 personnes.

La gendarmerie sécurise les PN

En amont, il faut tracer les sillons avec des horairistes souvent en télétravail alors que les outils utilisés nécessitent des moyens lourds. En lien avec la gendarmerie, la SNCF fait aussi surveiller des passages à niveau (PN) à risques pour éviter tous passages en force de véhicules routiers qui se mettraient en travers de la route du TGV. « Nous ne transportons pas des passagers comme les autres. Ce sont des patients intubés, parfois placés dans le coma qu’il faut acheminer dans les meilleures conditions possibles », souligne Pierre Meyer.

Le train utilisé est une double rame, préalablement décontaminée avec des produits virucides validés par la direction générale de la Santé (DGS). La première rame ne transporte pas de malades mais des agents de la SNCF : conducteurs de réserve très expérimentés, dont un conducteur cadre-traction, un dépanneur d’un technicentre et un chef de bord, dont la présence est obligatoire pour respecter la réglementation, et enfin quelques agents de la Suge qui font un travail très utile de reconnaissance des lieux, sécurisent les parcours en s’assurant notamment qu’il n’y aura personne au moment de l’embarquement des malades.

La première rame sécurise la deuxième

Cette première rame permet d’assurer la sécurité de la seconde rame qui transporte les malades. « La première rame fait bouclier, par exemple en cas de heurt avec un chevreuil », explique Pierre Meyer. Bien que le Samu embarque de nombreuses bouteilles d’oxygène à bord, la principale crainte, c’est l’aléa de circulation qui bloquerait la rame, l’empêchant d’être alimentée. « Il existe un système de secours avec des groupes électrogènes à bord permettant une alimentation vitale. Mais elle est évidemment limitée dans le temps », précise le DNO.

24 patients au maximum par rame

Dans la seconde rame médicalisée, les salles du bas, où des civières sont fixées aux sièges, sont réservées pour les malades. Les salles du haut sont utilisées par le personnel médical afin qu’il puisse se reposer. Chaque voiture peut accueillir au maximum quatre patients dans sa salle basse, chaque patient étant surveillé par une équipe médicale de quatre à cinq personnes. Il y a donc un maximum de 24 patients par rame. Et au total une cinquantaine de personnel médical. Le matériel médical (bouteilles d’oxygène mais aussi respirateurs, pousse-seringues…) est placé dans les racks à bagages. Et l’espace du bar est transformé en poste de commandement.

Interrogé par LCI le 30 mars, le professeur Carli a expliqué l’intérêt de l’opération : « Quand on fait bouger un TGV, qui est énorme, on peut prendre en charge une vingtaine de patients de réanimation, c’est-à-dire qu’on déplace le service d’une ville moyenne de 200 000 habitants à peu près, c’est ça la capacité en réanimation d’une ville, et donc lorsque ces services sont surchargés, qu’ils multiplient les interventions, qu’ils multiplient les annexes de la réanimation, c’est une possibilité d’apporter un peu d’air… »

Marie-Hélène Poingt

 

Ewa

Auvergne-Rhône Alpes commande 19 Regio 2N supplémentaires à Bombardier

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Bombardier a annoncé une levée d’option par la SNCF sur 19 automotrices Regio 2N de 6 caisses (soit un total de 114 caisses). Cette levée d’options s’élève à 176 millions d’euros, « y compris les augmentations de prix basées sur une évaluation de la meilleure foi des hypothèses », précise Bombardier.

Elle s’inscrit dans le cadre du contrat signé avec la SNCF en 2010, qui prévoyait la fabrication d’un maximum de 860 rames pour les régions. Sur ce maximum, 428 rames de la plateforme Omneo ont été commandées, dont 337 en version régionale Regio 2N (59 en Auvergne-Rhône-Alpes en comptant la nouvelle levée d’option, 26 en Bretagne, 14 en Centre-Val de Loire, 25 en Hauts-de-France, 142 en Ile-de-France, 24 en Nouvelle Aquitaine, 18 en Occitanie, 13 en Pays de la Loire, 16 en Provence-Alpes-Côte d’Azur) et 91 rames de la version Intercités Omneo Premium (32 en Centre-Val de Loire, 19 en Hauts-de-France et 40 en Normandie).

Les rames commandées seront équipées du Wifi, d’un système de vidéosurveillance, de six emplacements vélos et répondront à l’ensemble des exigences européennes d’interopérabilité et d’accessibilité en vigueur. Longues de 83 m et offrant 385 places assises, ces 19 nouvelles rames pourront être exploitées en unités multiples avec les 40 autres rames Regio 2N d’Auvergne-Rhône-Alpes. Elles sont destinées à l’exploitation des lignes Lyon – Mâcon et Lyon – Valence à partir de l’été 2023.

P. L. 

Ewa

Ratés dans la livraison de masques : Geodis s’explique

l’agence GEODIS de Paris-Bercy a ouvert ses portes à quelques mètres de l’ancien site. Dans le XIIe arrondissement de Paris, à proximité de la porte de Charenton

Le manque de masques est un sujet sensible. Leur livraison en est un autre depuis que Geodis, la filiale logistique de la SNCF, a été mise en cause pour des ratés lors de leur distribution.

Que s’est-il passé exactement ? Le 17 mars, l’État annonce la livraison de masques, issus de ses propres stocks, aux professionnels de santé qui exercent en « ville » : ce sont des médecins, des pharmaciens, des infirmiers, des kinés, etc. À la différence de leurs homologues qui travaillent à l’hôpital, ils doivent se rendre dans leur pharmacie de quartier pour récupérer des masques.

Pour approvisionner ces officines, l’État confie le travail à Geodis, une filiale de la SNCF. Mais de nombreuses pharmacies affirment n’avoir reçu aucun masque, tandis que d’autres se plaignent d’avoir réceptionné des quantités très faibles.

Un contrat signé avec l’Etat avant la pandémie

D’où des critiques sur le recours à Geodis alors que d’habitude, pour se faire livrer, les pharmacies s’appuient sur leur propre réseau d’approvisionnement. Ce réseau, perçu comme efficace, est construit autour de cinq entreprises de livraison réparties sur le territoire français.

Pourtant le choix de Geodis n’a pas été soudain. « Nous avons signé, bien avant la pandémie, un marché avec l’État (la Direction des achats de l’État pour être précis), pour effectuer des livraisons de tous types de marchandises. Et ce contrat court encore pour quelques années », explique Stéphane Cassagne, le directeur général Distribution & Express de Geodis. Il ajoute que l’entreprise est équipée pour la distribution médicale, possède des entrepôts adaptés, et compte parmi ses clients des laboratoires pharmaceutiques pour lesquels elle effectue des livraisons de médicaments.

21 000 pharmacies livrées en 72 heures

Pour la commande du 17 mars, « nous avons livré 21 000 pharmacies, en 72 heures », poursuit Stéphane Cassagne. Dans les jours qui suivent, certains représentants de pharmaciens font remonter les remarques de leurs adhérents qui ont reçu des commandes dont les contenus ne correspondaient pas aux bordereaux de livraison, d’autres dans des sacs en plastique. « Nous avons travaillé en urgence pour répondre à une urgence », explique Stéphane Cassagne. « Après avoir enlevé [NDLR : récupérer] le stock dans les cinq sites de l’agence Santé publique France, nous l’avons acheminé vers nos plateformes où il a fallu, dans le respect des mesures sanitaires évidemment, reconditionner les masques en petites quantités ce qui explique que des pharmaciens aient reçu des cartons qui semblaient avoir été ouverts, ou des sachets plastiques à la place de cartons. Ce sont des conditionnements auxquels les pharmaciens ne sont pas habitués, mais une fois, encore, il fallait faire vite ».

Le circuit habituel de distributions des officines évoque aussi des problèmes d’adresses dont ne disposait pas Geodis. « Nous avons utilisé la liste qui nous a été fournie », dit Geodis qui reconnaît qu’elle ne devait pas être « exhaustive ».

Combien de masques ont été livrés ? « Ce n’est pas une information qu’on peut vous donner », répond-on chez Geodis. C’est peut-être là que se trouve la clé. Trop peu de masques pour beaucoup de pharmacies. Le Premier ministre, dans l’une de ses allocutions quotidiennes, le 28 mars, avançait le chiffre de 40 millions de masques nécessaires par semaine pour le personnel médical.

Trouver des avions pour les masques venant de Chine

Après la livraison de mi-mars, Geodis a effectué une deuxième tournée, autour du 27 mars, cette fois à destination des plateformes de distribution qui fournissent les centres hospitaliers : 27 millions de masques pour 137 hôpitaux.

Mais le groupe de logistique s’est aussi vu confier un autre défi très important : trouver des avions pour transporter la commande de masques chinois passée par la France. Elle s’élève à six cents millions d’exemplaires, dont 74 millions de FFP2. Un premier avion-cargo est parti de Chine le 29 mars avec 10 millions de modèles à son bord. Un autre était prévu le 31 mars. Et deux autres devaient suivre. Or trouver des avions, des affréteurs, des plateformes est une gageure pour Geodis en ce temps de pandémie, et de plans de vols réduits.

Yann Goubin

Ewa

La fréquentation des transports publics franciliens tourne autour de 10 % en moyenne

automatisation ligne 4

Depuis le 26 mars, l’offre de transport a été de nouveau réduite en Ile-de-France avec notamment le lancement du service à 6 heures du matin et la fermeture d’une cinquantaine de stations de métro et l’arrêt des métros et des RER à 22 heures. Des bus de substitution remplacent les RER après cette heure. Des Noctiliens circulent aussi la nuit. Sur la ligne 1, 50 % des circulations sont maintenues et l’offre sur les lignes de tramway atteint 40 % en moyenne.

Ce niveau de service prend en compte la chute de fréquentation dans les transports publics et la disponibilité des personnels, tout en permettant d’acheminer les personnes qui doivent absolument se déplacer.

5 à 6 % de fréquentation sur le réseau de la RATP

La fréquentation sur le réseau de la RATP est de 5 à 6 % par rapport à un jour normal et de 10 % environ sur les Transilien. « Nous maintenons des transports toute la journée sur tout le territoire et essayons de maintenir un niveau de service public permettant aux personnes de se déplacer pour leur travail », indique un porte-parole de l’autorité organisatrice des transports, IDFM. Selon lui, les phénomènes de pointe ont disparu. Et il précise : « L’offre de transport est adaptée au fur et à mesure, en fonction du niveau de fréquentation. Si on constate qu’il y a un peu plus de monde sur une ligne, on adapte immédiatement le niveau de service pour permettre de maintenir les distances entre les voyageurs ».

Le Passe Navigo remboursé en avril

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche du 29 mars, Valérie Pécresse a annoncé qu’elle comptait rembourser intégralement  le Passe Navigo, mais aussi le Navigo senior et la carte ImaginR à tous les abonnés, pour le mois d’avril. « Cela concernera aussi bien ceux qui achèteront un abonnement mensuel pour aller travailler aux fonctions essentielles du pays que ceux qui sont confinés chez eux et avaient acheté un abonnement annuel. Nous ouvrirons une plateforme début mai qui permettra de demander le remboursement de 75,20 euros pour le Passe navigo mensuel ou annuel (37,60 euros pour le Passe senior et pour ImaginR)« , a expliqué la présidente d’IDFM.

M.-H. P.

Ewa

Coronavirus- Un guide des bonnes pratiques pour les entreprises ferroviaires du monde entier

document de l'UIC des bonnes pratiques

Organe de coopération au niveau mondial, l’Union internationale des Chemins de Fer (UIC) ne s’intéresse pas qu’aux questions de technique ferroviaire. En particulier, dans le contexte actuel de l’épidémie mondiale de Coronavirus, les membres et partenaires de l’UIC échangent régulièrement des informations sur la situation et sur les mesures ou procédures préventives mises en œuvre, conscients que le transport ferroviaire contribue bien malgré lui à la propagation de la maladie.

C’est dans ce cadre que l’UIC a mis en place sa Task Force Covid-19, qui a tenu sa réunion de lancement par visioconférence dès le 5 mars. Depuis, les membres et organisations partenaires de l’UIC ont transmis des informations jugées pertinentes, qui se sont matérialisées par la publication d’un document UIC intitulé « Gestion du Covid-19 : Guide pour les acteurs ferroviaires, un ensemble de mesures possibles ».

L’UIC précise que les contributions reçues proviennent de pays aussi divers que l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Hongrie, l’Iran, Israël, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie ou la Slovénie.

Destiné à être actualisé pendant toute la durée de la crise sanitaire, le document peut être téléchargé (en version anglaise) sur le site de l’UIC (ici).

P. L.

Ewa

Des malades du Grand Est embarqués dans le TGV sanitaire

tgv medicalise

Chargé de matériel médical, un TGV sanitaire a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Vingt malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens et un conducteur.

Visionnez ci-dessous les images du TGV sanitaire et l’embarquement des malades :

Et la seconde vidéo (trop lourde pour être intégrée directement sur notre site) : https://bit.ly/tgv-medicalise-26-mars_v2

 

Ewa

Les premières images du TGV médicalisé qui évacuera des malades du Grand Est

TGV Duplex 238 im Bahnhof Strasburg
 mars 2015
(c) CC - Hoff1980

C’est une première : comme le font les avions ou les hélicoptères, un TGV médicalisé est utilisé pour la première fois pour transporter des malades atteints du coronavirus.

Chargé de matériel médical, le TGV a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Une vingtaine de malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens, 2 agents ASCT et un conducteur.

Le TGV doit s’arrêter à Angers, où des malades seront réceptionnés puis répartis dans différents hôpitaux. Il gagnera ensuite sa destination finale : Nantes.

Un concept validé en mai 2019

Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).

L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…

Avantage du train, explique Lionel Lamhaut du Samu de Paris, « on peut mettre plus de patients » que dans les hélicoptères. De plus, « les patients ne bougent pas car il n’y a pas de décélération. Pour travailler, c’est mieux« , ajoute-t-il.

Visionnez ci-dessous les images de préparation du TGV sanitaire qui évacue des malades du coronavirus vers des hôpitaux de l’ouest de la France, et écoutez les explications de participants à cette première opération sans doute appelée à se renouveler si tout se passe bien :

 

 

Ewa

Transdev engrange des résultats en hausse en 2019

car électriques LER Paca

Alors que les groupes de transport public ont considérablement réduit leurs offres de transport en cette période de crise sanitaire, Transdev a présenté le 24 mars ses comptes 2019 qui trancheront sans doute singulièrement avec ceux de cette année. La filiale de la Caisse des dépôts et de l’allemand Rethmann affiche des résultats en hausse après une année 2018 elle-même en demi-teinte qui avait été marquée par une perte de 96 millions causée, notamment, par des dépréciations d’actifs. Transdev avait alors décidé de se désengager de ses activités B to C (taxis, navettes d’aéroports, puis cars longue distance Eurolines-Isilines) pour se recentrer sur son cœur de métier au service des collectivités locales et des entreprises.

Une année de repositionnement

2019 est donc considérée comme « une année de repositionnement du portefeuille d’activités et de développement commercial », indique le groupe qui affiche un bénéfice de 45,7 millions d’euros et une hausse de son activité de 6,7 % (à plus de 7,4 milliards d’euros). La seule croissance organique atteint 3 %. « Nous avons cherché à poursuivre une croissance profitable et misons sur un mix d’activités plus durables », commente Thierry Mallet, le PDG du groupe.

En France, qui représente 38 % du chiffre d’affaires, Transdev a notamment remporté l’exploitation des réseaux de Dunkerque, Grand-Verdun, Royan, Guingamp-Paimpol, Sens ou Libourne, ainsi que le renouvellement de partenariats historiques avec les SEM de Nantes et de Limoges. « L’ensemble de ces marchés représente un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros, sur la durée des contrats », note l’opérateur.

Un appel aux collectivités locales

A l’international, citons les contrats d’exploitation des trains régionaux S-Bahn (RER) de Brême (Allemagne), d’une valeur de 1,5 milliard d’euros, le contrat de 757 millions d’euros, comprenant plus de 150 bus électriques, à Göteborg, en Suède, ou encore le contrat d’exploitation et de maintenance du tramway de Luas, le réseau de tramway de Dublin (Irlande), pour une durée de six ans.

Thierry Mallet ne se risque pas à faire des prévisions pour cette année. Et, bien qu’il estime que la stratégie adoptée met son groupe « dans la situation la meilleure possible pour affronter la crise », il demande aux collectivités locales leur soutien face à la chute vertigineuse du trafic passagers (et donc des recettes) pour passer ce cap difficile (lire aussi : ici).

Marie-Hélène Poingt