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Ewa

Succession d’incidents à la gare de Paris-Montparnasse

Gare Montparnasse, Paris, France.
avril 2014
(c)CC  Chris Sampson

La gare Montparnasse a été une nouvelle fois le théâtre d’importantes perturbations ce jeudi 31 janvier, avec des retards de TGV pouvant aller jusqu’à 4 heures. Tout a commencé vers 8h45 quand un incident électrique a obligé à interrompre les circulations sur les voies 1 et 2. La réparation a été réalisée en un quart d’heure et les trains ont pu repartir progressivement.

Mais vers 9h30, « un autre incident s’est produit dans l’avant-gare », raconte la SNCF. Les voyageurs d’un train Transilien Dreux – Paris (ligne N) ont alors commencé à descendre sur les voies, ce qui a déclenché l’arrêt des circulations pour des raisons de sécurité, avec à la clé de nouvelles perturbations. « Les circulations ont pu reprendre progressivement à partir de 11h », poursuit la SNCF. Patatras, à 12h30, nouvel incident!  Et nouvelle limitation du nombre de voies disponibles à Paris Montparnasse…

Dans ces conditions, n’envisageant plus un retour à la normale avant la soirée, la SNCF a invité les voyageurs à annuler ou à reporter leurs voyages au lendemain. Et elle a décidé de transférer une partie du trafic TGV vers Paris Austerlitz « conformément au scénario de replis mis en place après les incidents de 2017 », indique-t-elle.

Le trafic à destination et en provenance du Sud-Ouest a été transféré de gare Montparnasse vers la gare d’Austerlitz. Plus précisément, les TGV entre la capitale et Tours, La Rochelle, Poitiers, Bordeaux, et les gares au-delà de Bordeaux « seront départ et arrivée Austerlitz à partir de 15H27 », a indiqué la SNCF à l’AFP.

Tous les trains Ouigo ou tous les autres TGV à destination de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire « demeurent départ et arrivée Paris-Montparnasse », a précisé un porte-parole.

Rappelons que la gare Montparnasse a vécu plusieurs séries noires ces deux dernières années. En plein chassé-croisé des juillettistes et des aoûtiens en 2017, la panne d’un poste de signalisation avait paralysé la gare pendant plusieurs jours , puis en décembre un bug informatique suivi quelques jours plus tard d’une panne électrique avaient de nouveau fortement perturbé les circulations. En juillet dernier, l’incendie d’un transformateur électrique dans les Hauts-de-Seine avait bloqué la gare, puis en août, un incident électrique avait conduit à la paralysie. SNCF Réseau n’avait pas encore d’explications à fournir sur ces incidents électriques à répétition à l’heure où nous écrivions ces lignes.

Ewa

L’heure de vérité pour l’Agence de financement des infrastructures

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Ne jamais savoir comment on passera l’année… C’est le lot de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), qui avait pourtant été créée fin 2004 pour financer, grâce à des ressources pérennes, les infrastructures nécessaires à notre pays. Depuis, la privatisation des autoroutes, l’enterrement de l’écotaxe et maintenant la crise des « gilets jaunes » rendent chaque fois plus acrobatique de tenir les engagements publics.

C’est ce qu’a expliqué Christophe Béchu, le président de l’Afitf, qui était auditionné le 29 janvier par la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.

Arrivé en avril 2018, pour remplacer Philippe Duron à la tête de cet établissement public, Christophe Béchu rappelle que le budget prévisionnel de l’année dernière tablait sur 2,4 milliards d’euros de recettes, venant de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, pour un milliard d’euros), de redevances des sociétés d’autoroutes (pour un autre milliard) et d’amendes des radars (pour près de 450 millions d’euros). Tout a bien été versé sauf les recettes liées aux radars qui n’ont finalement rapporté que 248 millions, du fait des détériorations de matériels liés au refus des 80 km/h. « Malgré cela, nous avons tenu nos engagements », indique Christophe Béchu, qui est par ailleurs maire d’Angers.

L’Agence a notamment réussi à solder les comptes de l’écotaxe, pour lequel elle a payé pour la dernière fois quelque 350 millions d’euros dans le cadre de l’indemnisation réclamée à l’Etat pour rupture du contrat avec Ecomouv’.

Le prochain budget s’annonce une nouvelle fois compliqué. « Sans recettes nouvelles, nous parviendrons à honorer nos engagements antérieurs. Mais nous serons véritablement dans l’impossibilité de financer des projets nouveaux », affirme Christophe Béchu, en listant ce qui, pour le moment, paraît compromis : accroissement des moyens pour régénérer les réseaux existants, nouveaux crédits pour Voies navigables de France (VNF), plan vélo et financement de nouveaux projets de nature ferroviaire. C’est donc tout le volet « nouvelles infrastructures » du projet de loi d’orientation des mobilités (le scénario « 2 moins » prévu par le comité d’orientation des infrastructures) qui serait remis en cause. Un scénario pourtant critiqué par les élus pour son manque d’ambition…

Il ne reste plus que très peu de temps pour tenter de changer les choses. Le budget 2019 de l’Afitf devrait être voté le 27 février. « C’est-à-dire avant le 6 mars et l’examen du projet de LOM [loi d’orientation des mobilités, NDLR] par le Sénat », précise le président de l’Afitf. Le budget 2019 initialement imaginé était de 2,6 milliards d’euros. Mais c’était sans compter avec les incertitudes liées aux recettes issues des radars qui devraient encore dégringoler avec la mise hors d’état de nombreux équipements sur le territoire. C’était aussi avant que l’Etat décide, sous la pression des « gilets jaunes », de ne pas augmenter cette année la TICPE. Pour ne pas trop compromettre les équilibres, l’Etat a toutefois promis 1,2 milliard d’euros de recettes issues de la TICPE (donc 200 millions de plus que prévu), selon le président de l’agence, qui s’attend à un budget tournant finalement autour de 2,350 milliards, voire de 2,450 milliards d’euros.

Mais après ? C’est surtout sur le long terme que portent ses craintes. La LOM ne prévoyant pas de nouvelles recettes, c’est dans le futur projet de loi de finances qu’il faudra le décider. « La création d’une nouvelle vignette est une hypothèse sur laquelle travaille au ministère des Transports Elisabeth Borne », rappelle Christophe Béchu. Il y a un « impératif absolu », ajoute-t-il : le mécanisme qui sera mis en place doit permettre de faire payer les poids lourds étrangers qui contribuent à l’usure des routes, tout en en exemptant les camions français qui acquittent déjà leur part notamment via la TICPE.

Autre idée défendue par le président de l’Afitf : mettre fin au système actuel qui partage les recettes des amendes radars entre trois entités (ministère de l’Intérieur, collectivités locales et Afitf) mais de façon inégale. Si les sommes sont moins importantes que prévu, les deux premières récupèrent intégralement leur dû, tandis que l’agence doit se contenter de ce qui reste. D’où sa demande de retirer l’Afitf de ce mécanisme pour qu’elle ne dépende plus que des recettes issues de la TICPE dont une part plus importante lui serait octroyée. Cela apporterait de la visibilité rappelle Christophe Béchu pour qui « l’agence s’inscrit dans le temps long et a besoin de recettes affectées ». Ce qui était précisément à l’origine de sa création.

Marie-Hélène Poingt

Ewa

La métropole de Lille intègre le TER dans son réseau urbain rebaptisé « ilévia »

Carte Pas Pass, carte de transport 
Lille le 19 octobre 2017

Depuis le 28 janvier, on peut prendre avec le même ticket non seulement les transports urbains (tramway, métro ou bus) mais aussi l’une des sept lignes de TER irrigant le territoire de la métropole de Lille. Cette intégration tarifaire est accessible à tout détenteur d’une carte Pass Pass anonyme ou personnelle et lui permet de voyager « entre toutes les gares TER de la métropole pour le prix d’un ticket unitaire valable sur tout le réseau », explique la Métropole européenne de Lille (MEL).

Un tel dispositif avait déjà été mis en place dès 1996 par le Grand Nancy, qui avait alors conclu une convention avec le conseil régional de Lorraine pour proposer une offre de transport intermodale. Il est également en œuvre depuis décembre 2016 dans le réseau de transports urbains de Strasbourg où les voyageurs peuvent accéder aux TER avec leur abonnement de la compagnie des transports CTS. Et d’autres dispositifs similaires existent ailleurs dans le Grand Est.

Autres nouveautés à la métropole, le réseau exploité par Keolis et qui s’articule autour de deux lignes de métro, deux de tramway et 91 lignes de bus, va être renforcé : le nombre de lignes Liane, dites structurantes, va passer à terme de 6 à 12, tandis que certaines lignes complémentaires ou de proximité vont aussi évoluer (en termes de fréquence ou de parcours). Côté métro, la ligne 1 circulera une heure de plus le samedi soir (1h30 au lieu de 0h30) et la fréquence en soirée passera à quatre minutes au lieu de six. Un système de transport sur réservation est aussi prévu (s’appuyant sur la plateforme logicielle de la société Padam), tandis que le covoiturage est encouragé via l’appli « ilévia covoiturage ».

Symbole de ces changements, le réseau de transport public lillois s’appelle désormais ilévia.

Ewa

Léman Express : le compte à rebours a commencé

Liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse 
RER Annemasse
CEVA
(c) CEVA CFF

Date symbolique, ce 29 janvier, le compte à rebours a été symboliquement lancé pour le Léman Express, dont la mise en service est prévue dans 320 jours, le 15 décembre 2019 : une cérémonie réunissant les personnalités de la région Auvergne-Rhône-Alpes, du Conseil d’Etat vaudois, d’Annemasse Agglo et de Lemanis (filiale des CFF et de la SNCF) s’est déroulée ce matin à la gare de Genève puis à la gare d’Annemasse, les deux grands pôles du fameux Ceva (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse) rebaptisé Léman Express.

Ce RER de l’agglomération urbaine Genève-Annemasse, compte 16 kilomètres de voie ferroviaire qui sera achevée en juin 2019, en même temps que les gares seront créées côté suisse et modernisées côté français. Le coût du Léman Express est financé par les Français pour 335 millions d’euros et par ses partenaires helvètes pour 1,3 milliard d’euros.

C. F.

Ewa

Toulouse : du bus pour mieux connecter le futur téléphérique

telepheroque toulouse

Toulouse Métropole vient d’approuver une convention avec Tisséo Collectivités, lautorité organisatrice des transports de l’agglomération, gérés en régie, pour la réalisation d’aménagements de voirie entre la gare SNCF de Colomiers et le futur téléphérique, à l’Oncopole.

Une nouvelle ligne de bus de 15 km doit être mise en service en janvier 2021, quelques semaines après l’ouverture du téléphérique. Elle desservira 24 000 habitants et 50 000 emplois et pourra transporter environ 3 000 voyageurs par jour avec une fréquence en heure de pointe de 10 minutes. Elle permettra de connecter le téléphérique, le métro A et, à terme, la troisième ligne de métro, ainsi que le réseau ferré à Colomiers et les Linéo 2, 3, 4 et 5. Un investissement évalué à 3,15 M€ HT.

C. S.

Ewa

La commission Transport vote la libéralisation des services d’autocars dans l’UE

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La commission des Transports du Parlement européen a voté, le 22 janvier 2019, pour une libéralisation du marché des autocars interurbains dans l’Union européenne. Un texte qui divise puisqu’il a été adopté à 26 voix pour, 14 contre et une abstention (celle de la Française Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy). Il devra être confirmé à une prochaine session plénière, dont la date n’était confirmée au moment où nous écrivions ces lignes.

La Commission européenne s’était inspirée des « cars Macron » pour proposer de protéger les liaisons couvrant moins de 100 km, en permettant leur limitation ou leur interdiction sur base d’un test d’équilibre économique d’un service public existant. Un principe de base que l’on retrouve dans le texte adopté par les députés, qui ont par ailleurs élargi cette protection aux services établis « dans une agglomération ou un centre urbain » ou qui satisfont « les besoins de transport entre cette agglomération ou ce centre et les zones environnantes ».

Les députés établissent aussi clairement qu’une autorisation pourra être refusée si le service envisagé couvre une liaison soumise à un droit exclusif dans le cadre d’une obligation de service public. Les requêtes de limitation ou d’interdiction de liaison devront être instruites par un organisme de contrôle indépendant.

Isabelle Smets, correspondante à Bruxelles

Ewa

Lisea restructure sa dette

lisea

Lisea a annoncé mi-janvier avoir réalisé le bouclage de l’opération de refinancement de sa dette commerciale à hauteur de 2,2 milliards d’euros, dont 905 millions d’obligations vertes. Le groupe exploite depuis juillet 2017 la LGV entre Tours et Bordeaux qu’il a lui-même construit pour 7,8 milliards d’euros.

Le projet qui prévoyait de restructurer une partie des 3,5 milliards d’euros de dettes d’ici à 2021, avait été lancé en 2011 dans un contexte défavorable en matière de crédit, immédiatement après la crise financière. Lisea a expliqué à l’AFP vouloir réorganiser sa dette dès ce début d’année pour profiter à la fois d’un marché beaucoup plus favorable et du bon démarrage de sa ligne avec 20 millions de passagers annuels.

De leur côté, les banques impliquées dans l’opération ont indiqué que celle-ci avait attiré beaucoup plus d’acteurs qu’en 2011. « Cette opération est révélatrice de positionnement nouveau de crédit, qui sont à la recherche de produits d’investissement très longs et sécurisés mais ayant aussi une composante verte », a également indiqué à l’AFP un spécialiste des restructurations de dette chez Rothschild & Co.

Ewa

Paca prépare la concurrence effective de ses TER pour fin 2022

TER Paca La_Redonne © Didier Duforest

La sortie de crise est actée. En signant le 17 janvier le protocole d’accord sur la nouvelle convention TER de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier et Guillaume Pepy ont mis fin à un grand flou juridique puisque la SNCF continuait à exploiter les TER de la région alors que celle-ci avait unilatéralement mis fin à la convention pendant ces deux dernières années, fustigeant les coûts pratiqués.

La future convention, qui devrait être signée le 15 mars en assemblée plénière, permettra de repartir sur de nouvelles bases. D’une durée de cinq ans, elle représente 276,5 millions d’euros annuels les premiers temps, puis prévoit une trajectoire la ramenant à 255 millions d’euros en 2023. Selon le président de la région et le PDG de SNCF Mobilités, elle permettra de faire baisser de « 20 % la dépense de la région par voyageur transporté ».

Ces économies proviendront pour une large part d’une meilleure utilisation des agents qui devraient devenir plus polyvalents. « Il s’agit d’augmenter les heures productives quand chacun crée du service public. Tout cela sans fermeture de ligne », a résumé Guillaume Pepy (lire aussi l’article : « des agents de plus en plus polyvalents et mobiles pour les TER»). Le PDG de SNCF Mobilités rappelle que, pour la SNCF, la région Paca est « cruciale » tant du point de vue économique que touristique, avec 560 TER et 150 000 voyageurs quotidiens. Mais il lui faut aujourd’hui rattraper le retard provoqué par « des décennies de sous-investissement » sur le réseau ferré régional. L’année dernière, 227 millions d’euros de travaux ont ainsi pu être réalisés.

Parmi les nouveautés à venir, la SNCF s’engage à améliorer le taux de régularité des trains de 82 % à 90 % d’ici à 2020. Trois points de régularité ont déjà été gagnés en 2018, rappelle-t-elle. La compagnie ferroviaire s’engage aussi à réduire le nombre de trains supprimés à moins de 1 % pour causes internes.

La convention prévoit également des pénalités en cas de retard ou de non propreté des rames, le bonus-malus pouvant aller jusqu’à quatre millions d’euros. « La collectivité ne paiera que pour le service effectivement réalisé. La SNCF s’est engagée à l’améliorer significativement» , précise Renaud Muselier.

La SNCF va enfin accentuer ses efforts en matière de lutte contre la fraude. Celle-ci atteint 12,5 %. « C’est énorme mais on partait de 18,5 % ! » rappelle Guillaume Pepy. « En installant des portes antifraude, on va encore gagner des points », ajoute-t-il.

L’accord permet de lever d’autres points de blocage, en particulier le futur projet d’atelier à Nice et la commande de rames Régiolis voulue par la région mais qui avait été gelée par la SNCF : cinq rames seront livrées d’ici à 2021, ont convenu les deux partenaires. « Ces trains neufs permettront de faire disparaître les vieilles rames en inox qui circulent encore sur l’Ouest-Provence », commente Guillaume Pepy.

Pour Renaud Muselier, la nouvelle convention ne remet pas en cause la volonté régionale d’ouverture à la concurrence. « Nous lancerons un appel d’offres pour ouvrir nos TER à la concurrence fin 2022 », précise le patron de la région. Des propositions de lots à ouvrir à la concurrence lui seront présentées en février.

La SNCF sera sur les rangs, annonce Guillaume Pepy. « Nous nous présenterons aux appels d’offres en nous appuyant sur les forces de l’entreprise : la compétence technique des cheminots, leur engagement, leur capacité d’adaptation, l’amélioration de la qualité de service et l’innovation », souligne-t-il. Renaud Muselier de son côté ne « conçoit pas l’avenir du réseau ferré dans le Sud sans que la SNCF soit là ».

Malgré tous ces beaux engagements, le contentieux financier n’est toujours pas réglé. La SNCF réclame à la région 100 millions d’euros selon Guillaume Pepy, tandis que Renaud Muselier estime qu’elle ne lui doit rien ! Selon Guillaume Pepy, « il sera plus facile de régler ce conflit financier si on a un cadre ». A voir…

M.-H. P.

Ewa

Des agents de plus en plus polyvalents et mobiles pour les TER

Circulation d'un TER sur le viaduc de Wimereux. Ligne Paris-Calais.

A chaque signature de nouvelle convention TER, la SNCF traque les surcoûts ! Elle mise de plus en plus sur une meilleure utilisation de ses agents qui devraient devenir plus polyvalents. Ainsi, dans la future convention TER de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, « il est prévu d’utiliser les personnels là où on en a le plus besoin », explique Philippe Tabarot, le vice-président chargé des Transports à la région. D’où la menace qui pèse sur les plus petites gares ou les haltes ferroviaires, où les guichets sont appelés à disparaître. « Nous sommes en train de nous organiser pour qu’il soit possible de vendre des titres de transport dans des mairies ou dans des entreprises de service public comme La Poste. L’idée, c’est que des entreprises autres que la SNCF puissent vendre des titres de transport », poursuit l’élu régional.

Frank Lacroix, le directeur des TER abonde : « Nous voulons avoir un réseau de partenaires donnant la possibilité d’acheter son billet dans un bureau de tabac, de poste, dans une mairie… », Plus généralement, le patron des trains régionaux souhaite que les agents soient plus mobiles. « Nous ne voulons pas mettre des agents en permanence dans des gares ou des haltes où il n’y a pas de voyageurs. Dans ces lieux, qui ne voient passer que quelques personnes chaque jour, il pourrait n’y avoir une présence humaine qu’au moment où des voyageurs embarquent ou débarquent des trains, explique-t-il. Cela pourrait passer par un programme de permanence dans les gares : un emploi du temps pourrait être affiché dans les gares indiquant les horaires de présence dans les gares. Des équipes passeraient de telle heure à telle heure dans une gare, puis dans une autre… ».

Les Hauts-de-France expérimentent de leur côté la vente de billets à bord des trains pour pallier la diminution du nombre de guichetiers. « Nous ne voulons faire l’impasse sur aucun voyageur, surtout pas sur ceux qui n’ont pas de smartphone. souligne Frank Lacroix. La vente à bord doit être une des solutions pour l’achat un billet mais il faut bien en définir les contours », ajoute-t-il.

Autre projet, la SNCF veut lancer «  la boutique mobile », qui sera testée notamment dans la région Sud. « Ce sont des agents qui pourront aller dans différents endroits, par exemple dans une université faire la promotion du TER et qui en profiteront pour vendre des billets », relate Frank Lacroix.

Cette nouvelle démarche concerne plusieurs milliers d’agents : non seulement les guichetiers, mais aussi les agents d’escale et de contrôle. Tous sont appelés à devenir des « agents de la relation client » selon Frank Lacroix. En plus de réduire les coûts, cette « polycompétence » doit amener les agents à entrer davantage en contact avec les clients. « Dans les enquêtes, c’est ce que nous disent les clients : les agents passent à côté de nous mais ne nous parlent pas », affirme Frank Lacroix qui compte bien engager cette révolution culturelle. Cela passe par de la formation à la relation client et au digital autour du concept de l’engagement de services, indique le responsable des TER.

« Dans le même temps, au lieu d’avoir des organisations par métier, nous aurons demain des directions de ligne rassemblant tous les métiers qui y contribuent. Chaque équipe de ligne devra définir douze engagements prioritaires de service qu’elle choisira elle-même», annonce encore Frank Lacroix. Les Pays de la Loire ont commencé à expérimenter cette solution, Centre-Val de Loire suivra. Toutes les régions seront concernées d’ici à 2020. Le bouleversement dans la marche des TER a déjà commencé.

Marie-Hélène Poingt

Ewa

La Fondation SNCF lance le baromètre du mécénat de compétences

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Près de 3 Français sur 4 se déclarent prêts à s’engager de manière solidaire sur leur temps de travail : c’est l’un des enseignements majeurs du baromètre du mécénat de compétences lancé par la Fondation SNCF, avec l’Ifop, et réalisé auprès de 3 000 personnes. 63 % des salariés estiment légitime que l’entreprise favorise leur engagement citoyen auprès du monde associatif, en leur permettant d’y consacrer plusieurs jours par an, pris sur leur temps de travail. Ils y voient un double effet positif : cela renforce leur lien avec l’entreprise (65 %) et leur permet d’évoluer à travers des expériences humaines enrichissantes (57 %). Pour les salariés engagés, c’est un moyen de sortir de la routine (71 %) et d’acquérir de nouvelles compétences (64 %). Lancé en 2013 par la Fondation SNCF a ce dispositif compte aujourd’hui plus de 3 500 salariés du Groupe SNCF, de tous les métiers et de toutes les régions. « C’est une grande fierté de voir aujourd’hui cette impulsion partagée avec quinze dirigeants d’entreprises françaises grâce à la signature », ont déclaré Guillaume Pepy, président du directoire SNCF, et Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau et président de la Fondation SNCF, le 16 janvier lors de la signature d’un manifeste en faveur du mécénat de compétences, avec notamment Vinci, La Poste, ADP, Total, Schneider Electric et Accenture, Manpower. «Cette dynamique collective apportera, j’en suis convaincue, un soutien inédit aux milliers d’associations qui se battent aujourd’hui pour plus de solidarité », souligne de son côté Marianne Eshet, déléguée générale de la fondation.