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Ewa

Une nouvelle « maison digitale » à Lyon

lyon pionniere et pilote dun projet europeen

La SNCF a ouvert à Lyon son quatrième Espace 574 (un nom inspiré par le record du monde de vitesse sur rail par la SNCF en 2007) inauguré le 12 décembre  par Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, et Benoît Thiers, directeur général de e.SNCF. Comme ceux de Saint-Denis, Nantes et Toulouse, et avant Lille en 2018, ce nouvel espace 574 se présente comme un écosystème numérique regroupant les équipes digitales de la SNCF collaborant avec de grandes entreprises, des start up du secteur et des centres de recherche.

L’objectif est d’accélérer la transformation numérique des projets innovants vers l’industrialisation de nouvelles offres (900 millions d’euros prévus en trois ans), soit actuellement à Lyon une dizaine de projets dans la cyber-sécurité, la maintenance prédictive, etc. Cette « maison digitale » située dans la tour Oxygène à la Part Dieu compte une cinquantaine de résidents permanents sur 500 m2, et en accueillera plusieurs centaines chaque mois lors d’activités ponctuelles.

C. Ferrero

Ewa

Lille confirme le choix de Keolis

Transpole 2small

Comme nous l’avions annoncé, la Métropole européenne de Lille (MEL) a choisi le 15 décembre de renouveler le contrat de Keolis pour l’exploitation de son réseau de transport public (bus, métro, tramway mais aussi vélos en libre service). La nouvelle concession de service public, qui démarrera le 1er janvier pour 7 ans, représente un chiffre d’affaires cumulé de 2 milliards d’euros. L’objectif est d’assurer, au terme du contrat, 223,7 millions de voyages.

Ewa

Aura. La région veut un plan à 100 millions d’euros pour sécuriser les passages à niveau.

TER en Rhône-Alpes

« Un euro de la région pour un euro de l’Etat ». La région Auvergne-Rhônalpes est prête à investir 50 millions d’euros sur cinq ans dans la sécurisation des passages à niveau, à condition que l’Etat en mette autant, a annoncé le 18 décembre son président Laurent Wauquiez. « On propose au Gouvernement un Pacte Etat-Région de sécurisation pour inciter l’Etat à s’engager grâce à l’effet de levier de la région. Nous avons les marges de manœuvre suffisantes pour accélérer le rythme des travaux sur les passages à niveau » a indiqué Laurent Wauquiez.
Selon un diagnostic de SNCF Réseau demandé par la région et présenté il y a trois mois, Auvergne-Rhône-Alpes compte 109 passages à niveau (PN) « sensibles ou potentiellement dangereux » sur les 1590 PN du réseau exploité. Avec son Pacte et son plan de sécurisation, Laurent Wauquiez se fait fort « d’engager tout de suite » les travaux de 53 PN (suppression ou aménagement sécurisé) dans une région touchée en 2008 par le drame du PN d’Allinges (7 adolescents étaient  morts). Il déplore le maigre bilan du Plan de Sécurisation national lancé depuis 2008 dans la région: de 5 à 8 millions d’euros de travaux par an pour 27 PN au total. « Je crains que passée l’émotion, rien ne change, ou pas assez vite » explique l’élu qui précise que les financements seront mis en œuvre par les maîtres d’ouvrage concernés, SNCF Réseau et départements. « J’ouvre une négociation avec l’Etat, la région est prête » dit-il en laissant à son partenaire un délai raisonnable pour évaluer… rapidement sa proposition.

Claude Ferrero

Ewa

Comment Moovia va inciter les automobilistes à payer leur stationnement

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Transdev et Egis, alliés dans le contrôle du stationnement s’apprêtent à démarrer leur activité le 1er janvier prochain. La loi Maptam entrera en effet en vigueur, dépénalisant le stationnement. Cette loi donne la possibilité aux collectivités de fixer elle-même le montant des amendes (jusqu’ici fixé à 17 euros) et de confier le contrôle du paiement à des prestataires privés.

Le 14 décembre, les deux filiales de la Caisse des dépôts et consignations ont présenté la nouvelle marque qu’elles créent pour l’occasion : Moovia, contrôlé à hauteur de 70 % par Transdev et à 30 % par Egis. C’est cette marque que les habitants de Bordeaux, Dax, de Laval, Nice ou de Rambouillet, pour ne citer que ces villes, verront sur la tenue des agents de contrôle du stationnement. Des villes où Moovia a été retenu après appels d’offres. Ce sera aussi le cas dans quelques arrondissements de Paris, puisque Transdev et Egis ont remporté un des trois lots proposés par l’Hôtel de Ville, soit 43 000 places à contrôler dans le cadre d’un contrat de six ans. Jusqu’à présent, sur les 800 collectivités concernées, seules 20 % ont décidé d’externaliser les contrôles. Certaines, après une période d’observation devraient s’y mettre, estime Xavier Heulin, le président de Moovia. « On pense qu’il y aura une centaine d’appels d’offres en 2018 », indique-t-il, en précisant le chiffre d’affaires qui devrait être réalisé par Moovia : 10 à 15 millions d’euros l’année prochaine.

A Paris, le prestataire sera payé au forfait mais aussi au nombre de recours qu’il aura à gérer puisque cette mission lui incombera également. Les contrôles seront essentiellement humains car aujourd’hui la Cnil n’autorise pas un traitement automatisé complet. « Toutefois, les données qui seront récoltées permettront d’optimiser les tournées de nos agents », poursuit Xavier Heulin. L’objectif fixé par la ville est un contrôle quotidien d’une place sur deux. Dès à présent, une centaine d’agents sont sur le terrain pour tester le dispositif « à blanc ».

Avec ce nouveau dispositif, les villes s’attendent à voir croître leurs recettes de stationnement. Il faut dire qu’elles partent de très bas : à Paris, seuls 10 % des automobilistes paient correctement leur place de visiteurs. La capitale, qui prévoit 110 millions de recettes en 2017, estime que ce montant devrait passer l’année prochaine à 330 millions d’euros.

En recourant à un prestataire extérieur, les collectivités comptent aussi sur une meilleure rotation des places de stationnement et plus de fluidité, puisque actuellement 25 % des voitures qui circulent dans les villes sont en fait à la recherche d’une place pour se garer.

Marie-Hélène Poingt

Ewa

Le long cheminement des Assises de la mobilité

Assises de la mobilité

Pour les décisions, il faudra encore attendre. En clôturant le 13 décembre les Assises de la mobilité qu’elle avait lancées trois mois plus tôt, Elisabeth Borne a expliqué qu’était venu le temps de « peser chacune des propositions, chacune des idées avant de présenter début février une stratégie globale pour une nouvelle politique des mobilités dont le socle législatif sera la loi d’orientation des mobilités ». 400 réunions de groupes de travail ont été organisées et plus de 2 500 propositions ont été présentées au cours de ces trois mois de consultation, a précisé la ministre qui attend maintenant d’ici à la fin janvier la contribution de Jean-Cyril Spinetta sur le système ferroviaire et les conclusions du conseil d’orientation des infrastructures.

Philippe Duron, qui préside ce conseil, a rappelé que la mission du groupe de travail consistait à hiérarchiser les projets de développement et de modernisation selon une double temporalité : une vision sur le long terme (15 ou 20 ans) et une loi de programmation sur cinq ans. « Ce qui nous rapprochera de deux pays, la Suisse et l’Allemagne, qui disposent de ce type d’outil permettant d’avoir de la visibilité », a souligné l’ancien député socialiste du Calvados.

Pour financer les projets, Elisabeth Borne a promis de nouvelles ressources, en s’inspirant des propositions de l’atelier sur les mobilités plus soutenables. Noël de Saint-Pulgent, son président, plaide notamment pour l’instauration de péages urbains à l’instar de Stockholm, Londres ou Milan, pour la mise en place d’une taxe foncière (quand un TGV arrive dans une ville et fait bondir le coût de l’immobilier par exemple), ainsi que pour la possibilité d’instaurer des péages sans recourir à la concession pour tout type de voirie.

Interrogée sur le péage urbain, la ministre a estimé que la disposition législative permettant d’instaurer le péage urbain en France est assez dissuasive, puisqu’il ne peut être mis en œuvre que dans le cas d’une expérimentation de trois ans. Quelle collectivité voudrait investir dans un dispositif pour seulement trois ans ? se demande Elisabeth Borne qui indique que les conditions de mise en œuvre seront modifiées.

Le gouvernement va aussi porter un plan de désenclavement complet du territoire en dix ans. La ministre juge en effet inadmissible que 80 % du territoire ne soit pas couvert par une autorité organisatrice des mobilités. « Nous allons réfléchir, sans doute au niveau des régions, pour voir comment les communautés de communes peuvent s’unir. L’idée, c’est d’aller vers des contrats de différents niveaux entre collectivités », précise-t-elle. L’enjeu est crucial : « Si on continue à avoir des petites villes mal desservies, les entreprises partiront et on créera de la détresse », poursuit-elle.

Enfin, faciliter la mobilité passera aussi par le vélo qui n’est « pas juste pour les bobos ». Un plan pour le développer sera lancé et bénéficiera d’une partie de l’enveloppe de 100 millions d’euros prévus chaque année pendant cinq ans pour soutenir les projets innovants sur les territoires. La ministre a rappelé que la prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique avait été rétablie et qu’un travail sur la prime kilométrique vélo allait être mené. Une sensibilisation à la pratique du vélo est aussi envisagée en lien avec l’Education nationale.

Pour réguler le stationnement sur la voie publique des vélos, en plein développement avec l’apparition en France des vélos en libre service et sans station (free floating), des textes devraient être adoptés, pour permettre aux collectivités qui le souhaitent d’octroyer des licences aux nouveaux opérateurs de VLS en free floating.

Voilà pour les grands principes qui ont été rappelés, on attendra février pour entrer dans le vif du sujet.

M.-H. P.

Ewa

Ouibus lance une alliance internationale

Autobus Ouibus gare routière

Ouibus a annoncé ce matin un partenariat avec trois opérateurs européens d’autocars ; le britannique National Express, l’Espagnol Alsa (qui appartient au groupe National Express) et la société privée italienne Marino Bus. Cette alliance leur permet de créer un réseau sur l’Europe de l’Ouest, couvrant dix pays et 300 destinations.

De son côté Ouibus, qui est à l’origine de ce partenariat, va pouvoir multiplier par trois le nombre de trajets proposés. « Nous avons fait le choix stratégique de nous appuyer sur des leaders. National Express par exemple est présent dans le monde entier. Nous partageons un socle commun d’expérience clients. Et il faut que chacun garde sa force », commente Roland de Barbentane, le patron de Ouibus.

Depuis début novembre, Ouibus propose sur son site l’offre d’Alsa. L’offre sera également partagée avec National Express en janvier, puis mi-janvier avec Marino Bus.

Ewa

Keolis accélère dans le transport sanitaire

Keolis Santé Jussieu Secours France Transport sanitaire

Nouveau cap pour Keolis Santé, qui avait été lancé en juillet dernier : déjà numéro un du transport sanitaire grâce à son alliance avec deux leaders du secteur – Intégral et Douillard –, Keolis Santé (51 % Keolis, 49 % Douillard et Intégral) a annoncé le 11 décembre une nouvelle alliance avec Jussieu Secours France, présenté comme le premier réseau national de service d’ambulances.

Keolis Santé veut jouer sur la complémentarité des deux entités. Leur alliance va renforcer « son expertise en matière de prestations d’urgence dans la chaîne des secours et des soins », tandis que Jussieu Secours France va bénéficier de « l’expertise de Keolis dans la conception et l’organisation de services de mobilité, afin d’optimiser l’accès aux soins et le parcours patient », explique dans un communiqué le groupe de transport public, filiale de la SNCF. Le nouvel ensemble, fort de 4 000 collaborateurs, prend le nom de Jussieu Secours.

Keolis poursuit ainsi sa stratégie de consolidation d’un secteur très atomisé, « où le grand nombre d’acteurs induit une qualité de service très hétérogène et une efficacité d’ensemble peu optimale », explique le groupe, qui compte rationaliser et optimiser le service.

Ewa

Les premiers Ouigo arrivent au cœur de Paris

ouigo crédit DR

La gare Montparnasse est devenue le 10 décembre la première gare parisienne à recevoir les Ouigo : le premier train à bas coûts de la SNCF a quitté la gare parisienne à 06h25 pour rejoindre Nantes, alors que jusqu’à présent, ces trains à petits prix n’étaient accessibles qu’à partir de gares parisiennes périphériques afin d’en limiter les coûts de production.

La SNCF propose cinq allers-retours quotidiens depuis la gare Montparnasse (dans le hall Vaugirard) : deux vers Bordeaux, deux vers Nantes et un vers Rennes, soit 32 circulations quotidiennes. Des départs depuis d’autres gares parisiennes devraient également être mis en place ultérieurement. Sur les liaisons interrégionales, le Ouigo Tourcoing – Rennes a été supprimé, mais la SNCF a créé un Tourcoing – Bordeaux.

Les billets seront un peu plus chers au départ de Paris que depuis les gares périphériques, car les péages y sont plus élevés : à partir de 16 euros pour les adultes, au lieu de 10 euros, et un tarif fixe de 8 euros pour les enfants, au lieu de 5 euros.

L’objectif de la SNCF est de développer le trafic et de bien différencier ses services entre d’un côté le TGV, avec service haut de gamme, et les Ouigo, avec service simplifié, qui s’adresse à un public « ultrasensible » au prix. « Six voyageurs sur dix n’auraient pas voyagé en train sans l’offre Ouigo », relève le directeur général chargé du Produit, Stéphane Rapebach, cité dans un communiqué.

Né en 2013, le service Ouigo devrait transporter 25 millions de passagers en 2020, soit plus de 20 % du trafic des TGV prévu à cette date. Il a déjà plus de sept millions de voyageurs au compteur depuis le début de l’année, un chiffre en hausse de 30 % en un an.

L’arrivée de Ouigo en plein cœur de Paris signe aussi la fin définitive des iDTGV, un service souvent présenté comme un laboratoire à idées et qui était accessible uniquement via Internet selon le principe plus on achète tôt plus les prix sont bas.

Ewa

Les Autrichiens font renaître les trains de nuit

Train de nuit 2 Nightjet OBB Autriche

Alors qu’on pensait que les trains de nuit étaient passés de mode et qu’ils avaient perdu la bataille contre les compagnies aériennes low cost et les bus, la compagnie nationale des chemins de fer autrichiens (ÖBB) est en train de prouver le contraire.

Les Autrichiens ont réussi à rentabiliser le réseau de nuit qu’ils avaient en partie racheté à la compagnie ferroviaire allemande. La Deutsche Bahn (DB) avait abandonné cette activité faute de rentabilité (20 millions d’euros de pertes en 2016). ÖBB avait racheté 15 trains de nuit en les exploitant sous une nouvelle marque : « Nightjet ». L’investissement avait été de 40 millions d’euros.

Un an plus tard, le directeur grandes lignes de la ÖBB, Kurt Bauer, peut annoncer un taux d’occupation de 60 %, soit 1,4 million de passagers – pratiquement l’objectif fixé – mais aussi un bénéfice d’exploitation (sans toutefois le chiffrer). La part des trains de nuits dans le chiffre d’affaires de la compagnie est passée de 17 à 20 %.

La ligne la plus fréquentée est celle de Zurich – Berlin – Hambourg. La clé du succès réside dans une offre combinée avec des places couchettes et assises sur un réseau important reliant Berlin, Munich, Düsseldorf, Hambourg, à Zurich, Vienne, Innsbruck, Venise, Rome, Milan et Zagreb. ÖBB insiste par ailleurs sur le service aux voyageurs.

Fort de son succès, la compagnie autrichienne veut étendre son réseau avec des arrêts dans des villes moyennes. A partir de 2021, elle annonce 13 nouveaux trains de nuit pour un investissement de 400 millions d’euros. Par ailleurs 20 voitures assises seront transformées en wagon-lit pour 20 millions d’euros.

Christophe Bourdoiseau,
à Berlin

Ewa

Matthieu Chabanel pilotera la réorganisation de SNCF Réseau

Matthieu Chabanel - Directeur general adjoint operations

La loi des séries… Lundi 11 décembre la gare Montparnasse était plongée dans le noir. La faute à une panne d’éclairage et de téléaffichage. « Les systèmes de secours ont pris le relais et la gare est maintenant dans sa majeure partie éclairée. Pas de perturbation majeure du trafic », a rapidement affirmé la SNCF. Mais grogne des usagers assurée…

Ce nouveau dysfonctionnement tombe mal. La grande panne qui a paralysé la gare de Paris-Montparnasse pendant trois jours cet été, puis l’incident qui a bloqué cette même gare le 3 décembre, avaient déjà mis en évidence des « failles importantes » dans le mode de fonctionnement de SNCF Réseau, selon les mots de Patrick Jeantet.

Le PDG de SNCF Réseau s’en est expliqué dans un courrier qu’il a adressé le 7 décembre à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Dans cette lettre, que s’est procurée l’AFP ainsi que VR&T, Patrick Jeantet annonce la création d’un nouveau poste de directeur général délégué, placé directement sous son autorité. Il a nommé à ce poste Matthieu Chabanel, jusqu’alors directeur général adjoint chargé de la Maintenance et des Travaux, et lui a confié la mission de réorganiser « l’ensemble de la filière ingénierie et la maîtrise d’ouvrage ».

Matthieu Chabanel « proposera d’ici la fin du mois de janvier une nouvelle articulation entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre des projets pour renforcer la responsabilisation et l’agilité dans ce domaine », a précisé Patrick Jeantet, en réponse à Elisabeth Borne, qui avait qualifié d’inacceptable ce nouvel incident et exigé « une nouvelle organisation et un nouveau management de la gestion des grands travaux et de l’ingénierie, qui permettent de fiabiliser la réalisation de ces programmes de travaux et la reprise des circulations ».

Patrick Jeantet indique également avoir « lancé immédiatement un audit auprès d’experts reconnus dans le domaine de la sûreté de fonctionnement ». Il rappelle en outre que « l’état de commande des systèmes de commande de signalisation n’est pas à la hauteur des enjeux ». Selon lui, « l’empilement et la disparité des technologies (dont certaines datent de 1937) engendrent de véritables difficultés d’exploitation ». D’où son appel à améliorer les systèmes de contrôle-commande des trains et de la signalisation « pour permettre un véritable saut de performance ». Il espère que cet appel sera entendu dans la future législation attendue en 2018, soit dans la loi sur les infrastructures, soit dans celle sur les mobilités.

Ces constats n’étant pas nouveaux, les orientations annoncées sont en fait travaillées depuis plusieurs mois au sein de Réseau, en accord avec la ministre des Transports. Elisabeth Borne a donc fait part de sa confiance à Patrick Jeantet, via Twitter : « @Patrick_Jeantet vient de présenter ses décisions pour tirer tous les enseignements de l’incident de #Montparnasse. Je sais sa pleine mobilisation ainsi que celle des équipes @SNCFReseau pour les mettre en œuvre. »

Pas suffisant aux yeux de Valérie Pécresse, qui a fustigé le 10 décembre dans un entretien au Figaro « les infrastructures de la SNCF qui à cause de 30 ans de sous-investissement ne sont plus fiables » et réclamé un plan Orsec pour les transports franciliens. Selon la présidente de la région Ile-de-France, « les 800 millions d’euros de l’Etat pour le réseau ne suffisent pas« .

M.-H. P.