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Ewa

Les régions réclament le droit d’instaurer une écotaxe

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Les régions françaises veulent monter en puissance et en avoir les moyens. Dans son livre blanc pour la mobilité, que Régions de France va présenter demain et que nous avons pu consulter, l’association réclame la possibilité de mettre en place des « redevances régionales d’infrastructures », nouveau terme utilisé à la place d’écotaxe, qui semble être devenue politiquement incorrecte.

Les régions demandent aussi le transfert du réseau routier national non concédé. C’est la seule solution, selon elles, pour mettre un terme à l’état de dégradation que l’Etat a laissé s’installer sur ce réseau. De même, elles souhaitent que le transfert dans leur giron des infrastructures portuaires ou aéroportuaires soit possible.

Autre revendication forte, les régions veulent renforcer leurs compétences en matière de modes actifs (marche, vélo) et de nouvelles mobilités (covoiturage par exemple). Elles appellent à une « réflexion » de la part de l’Etat afin de proposer, « sur le modèle d’Ile-de-France Mobilités [ex-Stif NDLR], une compétence propre des régions volontaires en matière de modes doux et de nouvelles mobilités, notamment en cas de carence d’initiatives privées ou publiques ». La démarche se fera « dans les respects des prérogatives des autorités organisatrices de la mobilité et des communes », actuellement en charge du dossier, prend soin de préciser le texte.

Pour assurer l’ensemble des compétences qu’elles doivent désormais assumer, et celles qu’elles appellent de leurs vœux, les régions demandent davantage d’engagement de la part de l’Etat et des moyens financiers dédiés, par exemple une « extension » de la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE).

Camille Selosse

Ewa

Les contrôles vont être durcis dans les transports strasbourgeois

(c) DOSSMANN Marc/Photo Expression     
Usagers sur le reseau CTS de Strasbourg

 

La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) va relever le tarif de ses amendes et rendre plus fréquents les contrôles des voyageurs. Objectif : diminuer le taux de fraude dans les bus et les tramways, qui s’est établi à 9,7 % en 2016 selon la direction, et à 11,8 % sur le seul réseau tram. « La fraude représente une perte sèche de 4 millions d’euros pour notre exploitation. Un point de fraude en moins, ce sont près de 500 000 euros de recettes commerciales supplémentaires« , a calculé Alain Fontanel, président de la CTS, qui promet une hausse de 33 % des effectifs alloués au contrôle.
Le 1er décembre, le montant des infractions tarifaires passera de 34 euros à 40 euros pour un titre non valable. L’absence de titre de transport sera sanctionnée d’une amende de 60 euros, contre 51 euros précédemment.
Le renforcement des effectifs de contrôle fait l’objet d’une bataille de chiffres entre la direction de la CTS et les représentants syndicaux. Aux 33 % de renforts promis par la direction, sans chiffrage du coût en ressources humaines, le secrétaire du comité d’entreprise Angelo Minafra (CGT) oppose « six à huit équivalents temps plein à venir, pour un effectif actuel de 60 contrôleurs ». Jean-Louis Metzger, directeur général adjoint de la CTS, reconnaît qu' »un contrôleur couvre en moyenne, par son activité, la moitié de sa masse salariale« .
Conformément à la loi Savary, certaines équipes de contrôleurs pourront désormais agir en tenue civile. Dans le cadre de leurs missions, les chefs d’équipes expérimenteront des caméras-piétons à utiliser en situation conflictuelle. « La direction a lancé un appel aux volontaires« , confirme Angelo Minafra. La CTS annonce enfin son souhait de s’équiper de nouveaux terminaux portables de contrôle qui permettront l’émission d’amendes dématérialisées.

Olivier Mirguet

Ewa

Les navettes sans chauffeur d’Easymile accélèrent

Easymile

Le 10 novembre de passage à Toulouse, la ministre des transports Elisabeth Borne qualifiait Easymile de « pépite française de la mobilité ». Créée en 2014, la startup basée sur l’ancien aéroport de Francazal, dans la banlieue de Toulouse, a déjà testé ses navettes électriques sans chauffeur EZ10 sur une centaine de parcours dans une vingtaine de pays (grandes entreprises, quartiers d’affaires, entre les gares d’Austerlitz et de Lyon et récemment entre un village de Bavière et sa gare située à 2 km). Prochainement, la navette autonome, capable de transporter 12 passagers à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h, roulera à Toulouse, entre le Palais de Justice et le quai des Savoirs où se déroulera le festival d’innovation Futurapolis du 24 et 25 novembre. Elle sera testée également en janvier 2018 à Pibrac, à l’ouest de Toulouse.

Les participations prises par Alstom et Continental en janvier et juillet 2017 permettent à Easymile de nouvelles perspectives de développement. La jeune pousse, qui a installé des bureaux à Berlin, Denver et Singapour, emploie une centaine de salariés, dont une soixantaine d’ingénieurs de recherche et développement, et compte en recruter une cinquantaine dans les mois à venir. Déjà en exploitation commerciale aux Etats-Unis (Arlington) et à Singapour, Easymile compte s’implanter dans l’espace public, en complément des transports urbains, pour le transport de bagages dans les aéroports mais aussi en milieu rural. La production du véhicule, assurée par l’usine Ligier de Vichy, fabrique 2 véhicules par semaine.

Catherine Sanson-Stern

Ewa

Accord sur la future convention TER d’Auvergne-Rhône-Alpes

Circulation de TER en Rhone Alpes

Le 13 novembre, Guillaume Pepy et Laurent Wauquiez ont présenté l’accord obtenu après deux ans de négociation « cordiale mais sportive et carrée ». Objectif principal : baisser de 40 % les trains en retard. L’accord sera signé le 15 décembre 2017.

Avec la nouvelle convention TER selon Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « c’est la fin du monde des Shadocks où, quel que soit le service rendu – bon, mauvais ou inexistant –, il n’y a pas de différence pour la SNCF ». Comprenez : l’opérateur ferroviaire perçoit de la même façon l’argent de la région (pour les deux tiers) et des usagers (un tiers) « sans aucune obligation de performance ni de service rendu aux usagers ».

A l’avenir, l’usager sera donc au cœur de la convention, et « pour la première fois, la SNCF assumera un risque-recette directement », dans le cadre du principal objectif fixé par la région : – 40 % de retards et -50 % d’annulations des TER d’ici 2022, pour passer ainsi d’un taux de ponctualité de 87 % en 2016 à 92,5 % en 2020. Pour y parvenir, les pénalités seront fortement « incitatives » : elles sont systématiques pour les retards dès le premier train (150 euros par train) ; elles seront multipliées par cinq pour les annulations dès le premier train (auparavant, c’était à partir du 4 000e train) ; certaines clauses exonératoires de pénalités, comme pour les grèves, sont supprimées. Sur les lignes les plus fréquentées et les plus en difficulté (Lyon – Grenoble – Chambéry, Lyon – Saint-André-le-Gaz, Lyon – Saint-Etienne), un système de bonus-malus spécifique sera appliqué jusqu’à 1,2 million d’euros en fonction des objectifs, atteints ou pas. Selon la région, avec le nouveau système, les pénalités de 700 000 euros en 2015 équivaudraient à 5,2 millions d’euros.

D’un montant de 545 millions d’euros par an (+6 millions) – « un effort sans précédent » selon la région –, la convention inclut la possibilité d’une mise en concurrence expérimentale sur certaines lignes. Si Guillaume Pepy, président de la SNCF, a rappelé son engagement dans la qualité de service, il a aussi expliqué les difficultés en Auvergne-Rhône-Alpes (les pires avec Paca) par sa position « au cœur d’un réseau saturé, une partie de l’infrastructure obsolète et du matériel hétérogène ». « Nous sommes dans une logique nouvelle, plus responsabilisés, avec plus d’autonomie de gestion pour réaliser les changements à venir », a-t-il souligné. Un avis renforcé par Frank Lacroix, directeur TER France, qui a insisté sur le pari à réussir en termes de robustesse des futurs horaires, de souplesse et de standardisation des modes de travail et leur suivi détaillé.

Claude Ferrero

Ewa

Keolis continuera à exploiter les transports publics d’Amiens Métropole

amiens
Présent à Amiens depuis 2012, Keolis a été de nouveau retenu par la collectivité pour l’exploitation de son réseau de transport urbain Ametis et du service de vélo Buscyclette. Le contrat, qui doit débuter en janvier, durera six ans et quatre mois, générant un chiffre d’affaires cumulé de 221,4 millions d’euros.

« L’objectif est d’augmenter la fréquentation du réseau de +28 % d’ici la fin de la délégation de service public (DSP) », explique dans un communiqué l’exploitant de transport public. A partir de 2019, Keolis exploitera quatre lignes de BHNS (bus à haut niveau de service), des lignes de bus de proximité, des parkings-relais (P+R) et un service de vélos (1 765 bicyclettes). Sur trois des lignes de BHNS, 43 nouveaux bus 100 % électriques seront mis en service (sur les 136 véhicules de la flotte). Un nouveau système de billettique sera aussi mis en place à ce moment-là : « grâce à la dématérialisation des services de vente, les voyageurs pourront acheter directement leur titre de transport en ligne, disposeront de billets sans contact et pourront opter pour l’open-paiement (par carte bleue) ou le post-paiement (facturation de la consommation réelle par prélèvement bancaire). Ils disposeront également de plus de 50 distributeurs automatiques de titres répartis sur l’ensemble du réseau », explique encore Keolis.

Ewa

Elisabeth Borne ne veut pas remettre en cause les dessertes TGV des petites villes

TGV sur LGV SEA

Auditionnée le 8 novembre sur le budget 2018 du ministère des Transports, devant la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable du Sénat, Elisabeth Borne a défendu un « budget de transition ». « C’est une nouvelle étape en faveur de la réorientation vers les transports du quotidien et vers l’amélioration des transports existants », a souligné la ministre des Transports.

Pour poursuivre l’effort de régénération des réseaux ferroviaire et routier, 3,1 milliards d’euros sont prévus pour moderniser le réseau ferroviaire et 800 millions pour les routes (+25 %, correspondant à 100 millions d’euros). Une hausse de 14 % est aussi programmée pour le fluvial (dix millions). Un audit a d’ailleurs été lancé pour établir un état des lieux et définir une politique de régénération des réseaux routiers et fluviaux afin d’éviter le scénario qui s’est produit dans le ferroviaire aboutissant à une dégradation que l’on a du mal à rattraper aujourd’hui.

La ministre a également affirmé que la commande des TET serait honorée l’année prochaine, pour l’ensemble des régions. « Il va falloir réfléchir à la façon de lisser cette dépense à trouver sur le budget de l’Afitf », a-t-elle commenté. Il faudra trouver de nouvelles ressources pérennes pour l’Afitf, qui ne dispose pas d’un budget suffisant pour faire face à ses obligations : même si les crédits de l’Afitf vont augmenter en 2018 de 10 %, passant de 2,2 à 2,4 milliards d’euros, les dépenses s’élèveront à plus de trois milliards. Et, pour financer Seine – Nord et Lyon – Turin, il faudra aussi trouver des ressources dédiées pour que ces projets ne viennent pas obérer les autres, a ajouté la ministre, qui attend les conclusions du Conseil national des infrastructures mis en place à l’occasion du lancement des Assises de la mobilité.

Elisabeth Borne appelle aussi de ses vœux une transformation du modèle ferroviaire. Mais la marge de manœuvre semble se réduire. « J’ai pointé plusieurs fois le fait que 70 % des dessertes TGV sont déficitaires alors même que les voyageurs jugent le prix des billets trop élevés », rappelle-t-elle. Les TGV ne roulent pas seulement sur LGV, et cela a un coût. Mais chacun est attaché à ce mode de desserte. Il n’est pas question de le remettre en cause. Il faut donc avoir une stratégie cohérente envers la SNCF et ne pas tout lui demander », a souligné la ministre, qui estime qu’il faudra revoir le modèle des péages. Comprenez : il faudra baisser le montant des redevances payés par le TGV, ce qui risque de reporter (et d’aggraver) les problèmes de financement de Réseau.

M.-H. P

Ewa

La région Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF parviennent à un accord sur le TER

Gare de Clelles-Mens avec vue sur le Mt Aiguille

Après des mois de discussion, souvent houleuse, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et le PDG de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, ont présenté ce matin la future convention TER, qui devrait être signée avant la fin de l’année.

La convention, d’un montant de 545 millions d’euros annuels (535 millions d’euros dans l’ancienne convention) est prévue pour six ans.

Elle s’inscrit dans le cadre du plan Cap TER 2020, présenté par Franck Lacroix, le patron des TER, et prévoit de revoir les process de fond en comble pour que les trains partent et arrivent à l’heure. Elle vise un taux de ponctualité de 92,5 % (contre 87 % aujourd’hui) et prévoit un mécanisme de bonus-malus pour inciter l’opérateur à tenir ses objectifs. Deux lignes sont particulièrement dans le viseur : Lyon – Grenoble – Chambéry d’une part, et Lyon – Saint-Etienne d’autre part.

Ewa

Les villes moyennes demandent des explications à Elisabeth Borne

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Le 9 novembre, une délégation de Villes de France a rencontré Elisabeth Borne, la ministre des Transports. L’association qui regroupe les villes de taille moyenne, craint en effet une réduction des dessertes ferroviaires. Philippe Buisson, maire de Libourne, qui faisait partie de la délégation, a expliqué à VR&T les objectifs de cette démarche.

Ville, Rail & Transports. Pourquoi avez-vous souhaité rencontrer Elisabeth Borne ?

Philippe Buisson. Lorsque la ministre des Transports a confié une mission sur le transport ferroviaire à Jean-Cyril Spinetta, certains propos tenus sur la desserte TGV des villes moyennes et des territoires périphériques, et notamment des propos malheureux sur Brive [qu’on ne dessert pas avec un A380, NDLR], nous ont fait craindre des réductions de dessertes. Cette question de la desserte des villes moyenne est récurrente. Nous avons donc voulu prendre les devants et demander des explications.

Je précise que nous avons rencontré Elisabeth Borne dans le cadre d’une délégation de Villes de France, dont je suis vice-président. J’étais présent avec cinq autres élus, Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, Olivier Gacquerre, maire de Béthune, Frédéric Leturque, maire d’Arras et Pierre Méhaignerie, maire de Vitré. Notre objectif n’était pas de défendre les gares des villes que nous représentons, mais les gares de toutes les villes de taille moyenne et des territoires périphériques.
VR&T. Avez-vous été rassurés ?

P. B. La ministre a été plutôt rassurante. Elle nous a affirmé qu’il n’existe pas aujourd’hui de plan visant à supprimer certaines gares TGV. Mais elle nous a aussi indiqué que le gouvernement se doit de préparer l’ouverture à la concurrence des lignes TGV pour 2020 et qu’il doit donc bien calibrer la mission de Jean-Cyril Spinetta.

Il m’a semblé comprendre que si des arrêts sont jugés indispensables pour des raisons de service public, cette obligation s’appliquera non seulement à la SNCF mais aussi à des opérateurs privés le jour venu.

Nos gares desservent des lieux de vie, des bassins d’emploi, elles représentent un enjeu d’équilibre économique. Elisabeth Borne a compris que nous avions besoin d’être rassurés. Elle a voulu calmer le jeu. Et elle a demandé à Jean-Cyril Spinetta de nous rencontrer. Ce qui devrait se faire dans trois semaines environ.

Propos recueillis par Marie Hélène Poingt

Ewa

Les robots-taxis débarquent

Autonom Cab, le taxi robot de Navya roulant à Paris

Le jour où les robots-taxis s’installeront dans le paysage urbain n’est plus si loin. Après les premiers tests réalisés à Singapour par NuTonomy ou à Pittsburgh par Uber, c’est au tour de la start-up lyonnaise Navya de franchir un nouveau cap en dévoilant les robots-taxis qu’elle s’apprête à commercialiser dès le mois de juillet prochain. « Ce sera le premier robot taxi commercialisé dans le monde », a assuré Christophe Sapet, le président de Navya, lors de la présentation du véhicule le 7 novembre à la Cité du cinéma à Saint-Denis.

Sorte de Renault Espace sans volant et à l’allure futuriste, fonctionnant à propulsion électrique, ces voitures permettent de transporter jusqu’à six personnes qui se font face pour un usage collectif ou privé. A bord, le passager peut travailler, bénéficier d’une visite interactive et culturelle de la ville, commander ses places de théâtre ou encore composer sa playlist.

La vitesse peut aller jusqu’à 90 km/h, mais elle tournera plutôt en moyenne autour de 50 km/h. Une dizaine de capteurs lidars équipent la voiture, ainsi que des caméras, des radars… « C’est sans doute le véhicule le plus sophistiqué au monde », affirme Christophe Sapet, en rappelant que Navya a déjà à son actif une cinquantaine d’expérimentations (notamment à Sion, à la Défense ou à Lyon), que ses navettes autonomes, baptisées Autonom Shuttle, ont roulé plus de 160 000 km et transporté plus de 200 000 personnes à travers le monde.

Place maintenant au deuxième modèle de la gamme, l’Autonom Cab, avec un calendrier serré ! Au tout début 2018, des robots-taxis circuleront à Las Vegas, lors du CES, le salon du high-tech. Très prochainement, on pourra même voir ces voitures roulant dans les rues de Paris, dans le quartier des Invalides, mais elles n’accueilleront pas le public à bord, juste des ingénieurs, grâce à l’obtention d’une autorisation des pouvoirs publics.

En avril, mai ou juin, des expérimentations seront lancées en Europe et aux Etats-Unis avec Keolis et en Australie avec Raca (The Royal automobile club of Australia), deux des partenaires de Navya. Et donc, à partir de juillet, Navya annonce le début des livraisons aux clients finaux. « Nous visons tous les acteurs de la ville, les collectivités territoriales, les opérateurs de transport public, mais aussi les VTC, compagnies de taxis… tous ceux qui ont pour ambition de fournir ce type de services », précise Christophe Sapet.

Le patron de la start-up française souhaite s’appuyer sur ses partenaires pour trouver des villes prêtes à acheter des robots-taxis . « Navya s’est donné comme mission de fluidifier la ville, insiste Christophe Sapet. Tous les pays sont engagés dans la course au véhicule autonome, c’est pourquoi nous pensons que nous n’aurons pas de difficultés à trouver de nouveaux partenaires », ajoute-t-il.

Reste que le modèle a encore des limites. Aujourd’hui, dans bien des pays (dont la France), il n’est pas possible de faire rouler une voiture autonome en circuit ouvert (c’est-à-dire avec le reste de la circulation). Mais peu à peu des barrières tombent. La Suisse, l’Autriche, l’Australie, les Etats-Unis ou encore, tout récemment, l’Allemagne autorisent ces véhicules à rouler en milieu ouvert.

De plus, la législation impose un agent à bord pour reprendre les commandes au cas où… « C’est une limite. Car le modèle économique repose sur le fait qu’un jour, on supprimera le personnel à bord et que l’on réalisera des économies sur le coût de fonctionnement », admet le patron de Navya.

Le coût de l’Autonom Cab représente quelque 250 000 euros. « Si nous réussissons notre pari et démontrons qu’un chauffeur n’est pas nécessaire, les véhicules autonomes pourront se développer via les robots-taxis car nous pourrons régler le problème de rentabilité. Aujourd’hui, il est encore impossible de concevoir une voiture autonome individuelle du fait du prix des capteurs », résume le patron de Navya.

Les pouvoirs publics devront aussi définir de nouvelles règles législatives et d’autres liées aux infrastructures et aux assurances pour permettre ce développement. En attendant, Navya se veut confiante. « Nous sommes les seuls à proposer une gamme de véhicules autonomes avec deux modèles, et nous en sommes à la troisième génération de véhicules », indique l’entreprise. Ses partenaires ont apporté 30 millions d’euros de fonds qui n’ont pas encore été totalement consommés. « Cette nouvelle gamme de véhicules va sans doute nous obliger à lever d’autres fonds. Mais vu la croissance de notre activité (plus de dix millions d’euros de chiffres d’affaires cette année, contre quatre millions l’année précédente), nos efforts en recherche-développement peuvent être amortis très facilement », assure Christophe Sapet qui mise sur la rentabilité dans trois ans environ.

M.-H. P.

Ewa

Le Conseil d’Etat donne raison à Lille pour la procédure d’attribution de ses transports publics

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La Métropole Européenne de Lille (MEL) a annoncé le 8 novembre que le Conseil d’Etat a validé l’ordonnance du tribunal administratif de Lille qui estimait que la collectivité était en droit d’interrompre les discussions menées dans le cadre de l’appel d’offres pour l’exploitation de ses transports publics.

Rappelons que la Métropole a lancé en avril 2016 une consultation pour l’exploitation de son réseau de transport pour les sept prochaines années. Le contrat représente un total de deux milliards d’euros et est considéré comme un enjeu fort pour Keolis et Transdev qui se livrent une compétition féroce.

Le processus a déjà connu plusieurs rebondissements. En novembre dernier, la collectivité avait relancé la procédure, estimant que les premières offres reçues comportaient des irrégularités. Mais une nouvelle « anomalie » dans la transmission des documents l’a amenée à clôturer la procédure cet été et à analyser les offres déjà transmises, sans demander d’offres finales, « avec le souci constant de garantir l’égalité de traitement des deux candidats », explique la MEL dans un communiqué en précisant que « les négociations menées jusqu’alors avaient été suffisamment abouties pour permettre d’attribuer le contrat ». Cette décision de clôturer les discussions a incité Transdev à introduire un recours devant le Conseil d’Etat qui a donc donné raison à la MEL. Celle-ci se donne maintenant jusqu’au 15 décembre pour préparer la décision du Conseil qui sera officiellement annoncée ce jour-là.