
Ewa
Colas remporte trois contrats pour le prolongement de la LGV au Maroc




Un autre défi attend SNCF Réseau : la cohabitation de plusieurs signalisations sur la ligne nouvelle et sur la LGV Nord. Les postes de la LGV les plus proches du triangle de Vémars seront modernisés pour accepter l’ERTMS utilisé par les nouveaux TER entrant en gare de Roissy. Mais ces postes devront aussi conserver la TVM 430 qui équipe les TGV en service pendant de nombreuses années encore. Ce défi technologique sera une première pour SNCF Réseau.
Quatre millions de voyageurs attendusLa construction de liaison directe Picardie-Roissy va rapprocher les habitants du nord-est du Val d’Oise et de la Picardie à la plateforme aéroportuaire de Roissy. Le temps de parcours entre Amiens et Roissy va passer de 1 h 40 à 57 minutes en TGV. Creil sera à 17 minutes de Roissy en TGV et 22 en TER (1 h 10 aujourd’hui). Compiègne sera à 45 minutes de Roissy contre 1 h 20 aujourd’hui. Chantilly-Gouvieux à 16 minutes (1 h 05 aujourd’hui). Et Survilliers-Fosses à 7 minutes de l’aéroport (1 h aujourd’hui). La ligne devrait être empruntée par 26 TER par jour.Au-delà des dessertes régionales, la liaison Roissy-Picardie, va faciliter la connexion au réseau à grande vitesse, rapprochant les villes de Lyon, Marseille et Strasbourg.Quatre millions de voyageurs sont attendus chaque année sur la voie nouvelle dès sa mise en service, avec une projection de sept millions après vingt ans d’exploitation.

Les ambitions étaient grandes, les attentes plus encore. Vingt ans tout juste après l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005 en faveur des personnes handicapés, le bilan est décevant, notamment dans les transports. Le texte n’a pas permis d’améliorer notablement la mobilité des douze millions de Français en situation de handicap.
La volonté politique remonte pourtant bien avant 2005. Dès 1975, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, une loi pour les personnes handicapées entend déjà favoriser leur transport. A la fin des années 90, le terme d’accessibilité est enfin évoqué, avant d’être institutionnalisé dans la loi de 2005, avec la promesse d’une plus grande mobilité pour les personnes affichant un handicap.
La loi du 11 février 2005 s’engage à répondre à leurs attentes dans cinq grands domaines : la compensation, la scolarité, l’emploi, la création de maisons départementales et l’accessibilité. Cette dernière est considérée comme une condition primordiale pour permettre à tous d’exercer les actes de la vie quotidienne et de participer à la vie sociale. Aussi la loi prévoit-elle le principe d’accessibilité généralisée, quel que soit le handicap, physique, sensoriel, mental, psychique, cognitif, polyhandicap.
Dans un délai de dix ans, elle doit permettre aux transports collectifs de devenir accessibles à tous. En cas d’impossibilité technique avérée de mise en accessibilité d’un système de transport, les transports collectifs auront trois ans pour une mise à disposition de moyens de substitution accessibles au même tarif que les transports collectifs. Mais dès la promulgation du texte, des mesures doivent être prises pour faciliter l’accès au transport public : acquisition et renouvellement de matériels roulants accessibles, accompagnateurs, systèmes d’information, etc.
Ces obligations visent l’ensemble de la chaîne du déplacement : la personne handicapée doit pouvoir accéder à des locaux d’habitation neufs, privés ou publics, et dans certains cas, des locaux d’habitation existants lorsqu’ils sont l’objet de travaux. Elle doit aussi pouvoir être accueillie dans tous les bâtiments recevant du public et évoluer de manière continue, sans rupture (aménagement de voirie, accès aux gares, transports en commun). Une attestation de conformité est même demandée en fin de chantier par un tiers indépendant pour les travaux soumis à permis de construire.
La loi fixe des obligations de résultats et de délais à respecter, en limitant les possibilités de dérogation. Elle prévoit aussi des sanctions en cas de non-respect de ces règles : fermeture de l’établissement ne respectant pas le délai de mise en accessibilité, remboursement des subventions publiques, amende de 45 000 euros pour les architectes, entrepreneurs et toute personne responsable de l’exécution des travaux. En cas de récidive, la peine est portée à 6 mois d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.
La création d’une commission communale ou intercommunale d’accessibilité doit être constituée dans toutes les collectivités de plus de 5 000 habitants, permettant d’associer les personnes handicapées à la mise en œuvre de l’accessibilité. Les avancées se font attendre… Malgré une multiplication d’annonces. Sous la présidence Hollande, le gouvernement Valls met par exemple en place « des agendas d’accessibilité programmée », censés engager les gestionnaires de services de transport collectif à mener à bien des travaux de mise aux normes d’ici 2018 à 2024, selon les cas.
En 2017, lors du débat télévisé avant le second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron choisit d’accorder une large place au handicap. Il promet d’« accompagner les collectivités locales », sans enveloppe budgétaire précise.
Le 26 avril 2023, lors de la sixième conférence nationale du handicap CNH, le président prend de nouveaux engagements et promet de faire pleinement respecter les obligations d’accessibilité. Il déloque même une enveloppe de 1,5 milliard d’euros sur cinq ans. « Depuis cinq ans, nous avons fait de l’amélioration du quotidien des personnes handicapées l’une de nos priorités. Des évolutions sont d’ores et déjà visibles, mais de trop nombreux parcours sont encore freinés par des démarches longues et par un manque de solution. Le quinquennat qui vient sera le terrain d’un combat renforcé contre les injustices, par une démultiplication de nos moyens, de nos efforts, et des résultats », insiste le président Macron. Comme les précédentes, la conférence a rassemblé près de 800 participants qui ont fait de nombreuses propositions. Elles font l’objet d’un rapport remis au Parlement suivi d’un débat. La méthode a été applaudie par la majorité des associations de personnes handicapées.
En amont du Comité interministériel du handicap d’octobre 2022, pendant six mois, près de 500 personnes ont participé à des groupes de travail animés par les différents ministères : personnes en situation de handicap, élus locaux, entreprises, partenaires sociaux, opérateurs de transports, professionnels médico-sociaux, parlementaires et administrations. Organisée sur l’ensemble du territoire, la concertation a abouti à cinq grands chantiers nationaux. Aucun ne porte sur les transports. La mobilité n’est que le septième des dix engagements retenus. Il incite juste à « pleinement respecter les obligations d’accessibilité des établissements publics et des transports ».
Ce qui a le plus changé
* Les calculs d’itinéraires
« Les avancées sont réelles. Les personnes handicapées peuvent se déplacer plus facilement qu’avant 2005. Le chemin est encore long pour qu’il y ait moins d’entraves… ». Arrivé il y a cinq mois, Gaël Le Bourgeois, le délégué ministériel à l’accessibilité, se veut optimiste : il enregistre des retours positifs sur la qualité des aménagements et des services. « Des améliorations ont eu lieu dans les transports de surface et notamment les bus et les tramways. Dans le ferroviaire, 482 gares, dont les plus grandes, avaient été rendues accessibles à l’été 2024 grâce à des aménagements comme des ascenseurs ou des plans inclinés. Pour les malentendants, de l’information visuelle a été mise en place et pour les malvoyants, des informations sonores. Et des travaux sont en cours sur les gares secondaires », constate le délégué ministériel.
Il se satisfait aussi de la création en 2024 d’une plateforme unique pour réserver une assistance en gare. En 2023, 900000 prestations d’assistance avaient été assurées auprès de personnes à mobilité réduite. Une autre avancée majeure concerne la mise en place de tarifs spécifiques pour les accompagnateurs de personnes handicapées, mesure imposée dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités venue compléter celle de 2005. Elle réaffirme aussi le droit à l’information conformément à l’article L1111-4 du code des transports, qui prévoit que « l’usager soit informé sur les moyens qui lui sont offerts et sur les modalités de leur utilisation ». « L’accessibilité se pense de bout en bout. Le pire est de faire l’expérience d’une rupture dans la chaine de déplacement », reconnait Gaël Le Bourgeois.
Cela implique pour les autorités organisatrices ou les régions, l’obligation de prévoir des calculateurs d’itinéraires. « Elles doivent veiller à l’existence d’un service d’information, à l’intention des usagers, portant sur l’ensemble des modes de déplacement dans leur ressort territorial et à ce qu’il réponde à des exigences d’accessibilité aux personnes handicapées », prévoit la loi.
Le développement de ces calculs d’itinéraires n’est pas sans poser de problème de collecte de données. Il est d’abord rendu compliqué par le recensement même des usagers handicapés utilisant les transports : 80% des handicaps sont invisibles et sur la majorité des réseaux, seules les personnes circulant en fauteuil roulant sont comptabilisées. Pour y remédier, le financement d’un outil de collecte de données nationales a été débloqué faisant suite à la publication d’un arrêté relatif aux dispositions de la collecte des données « accessibilité » dans les transports et en voirie. Les collectivités locales sont donc aujourd’hui dans l’obligation de collecter les données d’accessibilité des transports et de la voirie. Pour alimenter les applications permettant de renseigner les usagers sur les possibilités qui leur sont ouvertes, un standard national a été créé. Toutes les données doivent être conformes au référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA).
« Notre rôle est d’animer tout un écosystème rassemblant AOT, transporteurs, filiales dédiées à l’information voyageurs, déjà pour les informer de leurs obligations, animer des groupes de travail, publier des guides, lancer des études et mettre en place des outils », explique Muriel Larrouy, chargée de mission au sein de la délégation ministérielle, en charge de l’accessibilité des transports, du stationnement et des données d’accessibilité sur les voiries et dans les transports. La spécialiste rappelle que des dizaines d’études ont déjà été menées. L’une d’entre elles, pilotée par l’Institut Gustave Eiffel, a permis de valider l’utilisation de scooters d’aide à la mobilité dans les tramways. Des groupes de travail se sont aussi réunis pendant deux ans pour assurer l’accessibilité dans les téléphériques urbains. « Comme ce type de projets part souvent de zéro, réunir tous les acteurs autour de la table, travailler ensemble à l’accessibilité urbaine qui va autour et penser à la globalité pour tous les handicaps est particulièrement pertinent », assure Muriel Larrouy.
* L’importance des données d’accessibilité
L’accessibilité a investi le champ des données numériques. L’information sur l’accessibilité des établissements recevant du public (ERP comme les administrations, les restaurants…) est également soumise à un standard et une plateforme nationale collaborative : Acceslibre. Celle-ci permet de centraliser l’ensemble des données sur les ERP, données disponibles pour des particuliers, mais aussi pour des réutilisateurs qui peuvent ajouter cette information aux services fournis (City guide Sortiraparis.com qui affiche les informations sur l’accessibilité des lieux de sorties proposées recensés sur Acceslibre).
* L’usager, au centre de la qualité d’usage de l’accessibilité
Il est nécessaire d’assurer une qualité d’usage pour optimiser l’accessibilité. La notion de qualité d’usage d’un lieu peut se définir comme sa capacité à répondre aux besoins, attentes et contraintes des acteurs. Pour les bâtiments, il s’agit d’apporter des réponses spatiales, techniques et fonctionnelles qui permettent la prise en compte des occupants au sein d’un système complexe et tripartite qui constitue le bâtiment : acteurs, espaces et fonctions. Ainsi, la qualité d’usage s’appuie sur la prise en compte de l’usager dans le processus de conception et sur la démarche constructive du retour d’expérience.
Si dans le secteur des ERP, il existe déjà de nombreux labels et certifications. En revanche, le secteur des transports est moins diversifié, puisqu’il n’existe que deux démarches complémentaires :
- Une charte nationale pour la qualité d’usage de l’accessibilité dans les transports publics routiers de voyageurs, a été signée le 26 juin 2019 entre l’État, les représentants des transporteurs (FNTV, UTP) et des collectivités locales (GART et Régions de France). Elle liste les différents points sur lesquels porter l’attention pour garantir une accessibilité de qualité (maintenance, information voyageurs…), et rassemble des conseils pratiques en annexe.
C’est un outil pratique pour toutes les autorités organisatrices des mobilités et pour tous les réseaux qui souhaitent débuter une démarche qualitative complémentaire du volet investissement en matériel accessibles, en aménagements et en formation du personnel.
- Une certification, avec Cap’ Handéo Services de Mobilité, une entreprise certifiant des services de transport à la demande, de transport collectif et d’accompagnement individuel.
Plusieurs réseaux se sont engagés dans la démarche. Dans les transports collectifs, on peut citer la RATP pour une partie de ses lignes de métro et deux lignes de RER. Du coté des TPMR, plusieurs filiales du groupe Keolis ont la certification ainsi que des filiales du SynerGIHP ou encore de Transdev . Et du côté ferroviaire, la centrale de réservation Accès Plus Transilien a été certifiée en 2023 pour la qualité des services rendus.* Une simplification des démarches dans le service ferroviaire
- La plateforme unique nationale de réservation des prestations d’assistance prévue par la LOM
L’article L1115-1 du code des transports introduits par l’article 28 de la LOM oblige le déploiement d’une plateforme unique de réservation de l’assistance en gare. Gares & Connexions est chargée de piloter le projet et de livrer le service en janvier 2024. Il est également prévu un point de contact unique dans chaque gare pour toutes les personnes qui en ont besoin. Un service d’autant plus important du fait de l’entrée de nouveaux opérateurs sur les réseaux français.
L’objectif est de simplifier la réservation de la prestation d’assistance en mettant en œuvre un seul centre de réservation, là où 16 centres de réservation existent aujourd’hui. Ce centre aura aussi la responsabilité de gérer en temps réel les aléas en proposant des solutions immédiates de substitution.
Il s’agira également pour tous les transporteurs, et surtout les distributeurs, de travailler avec la plateforme unique pour que le passage du distributeur au prestataire de plateforme unique soit le plus fluide possible.
Depuis mi 2022, les voyageurs disposent d’un module d’information qui renvoie systématiquement sur tous les numéros de plateformes et de centres de relation client en fonction du trajet (environ 20 % des clients font des trajets à correspondance). La mise en service de la plateforme est attendue pour janvier 2024 pour l’ensemble du réseau ferroviaire, et en 2025, la plateforme sera ouverte aux transports urbains et aux bus des villes qui le souhaiteront.

Les queues n’en finissent pas de s’allonger devant les automates de vente de billets pour les transports franciliens. Dans les gares et les stations de métro fréquentées, les touristes, les visiteurs et les usagers occasionnels des transports en commun, sont désormais invités à acheter et recharger un pass de type Navigo Easy. Au guichet, les agents RATP n’ont pas toujours toutes les réponses.
Depuis le mercredi 1er janvier midi, deux titres sont proposées, remplaçant l’offre proposée jusque-là. C’est le résultat de « la révolution de la billettique francilienne », voulue par Valérie Pécresse. « Trois millions d’usagers du bus, du train et du RER sont les grands gagnants de cette mesure et paieront moins cher leurs trajets quotidiens », promet la présidente, qui souligne une simplification majeure en comparaison aux 50 000 combinaisons tarifaires précédemment proposées.
Le ticket Métro-Train-RER est vendu au prix unique de 2,50 euros. Il est valable sur toutes les lignes du réseau ferré sans distinction de zones. Le ticket Bus-Tram coûte désormais 2 euros, pour toutes les lignes de tramway, bus, cars, Noctiliens, bus longues distance, et transports à la demande. Les lignes T11, T12 et T13 aujourd’hui à 2,5 euros, doivent passer à 2€.
Ces titres sont censés cohabiter sur le même passe Navigo Easy, la version anonyme, rechargeable, vendue à 2 euros, adaptée à un usage occasionnel et donc aux touristes. 20 tickets Bus-Tram et 20 tickets Métro-Tram-RER peuvent être téléchargés simultanément.
A l’entrée de la gare, de la station ou dans le bus ou le tram, le valideur doit reconnaît le ticket à débiter. Petite subtilité, le rechargement de chaque type de titres est limité à 20 unités. Impossible donc d’acheter plus de 20 tickets de Métro-Tram-RER ou de 20 tickets de bus en une seule fois, ce qui peut impliquer un passage fréquent au rechargement.
Enfin, il n’est pas possible de charger un ticket Paris Région-Aéroports sur un passe ou un téléphone contenant déjà un ou plusieurs tickets. Le détenteur d’un pass Navigo Easy doit donc racheter un nouveau passe à 2 euros pour rejoindre Orly ou CDG, un trajet dont le prix a aussi augmenté, passant à 13 euros. Concernant OrlyBus et RoissyBus, une carte peut bien contenir 30 titres de ce type. Mais l’usager ne peut acheter qu’un maximum de 9 titres en un unique acte d’achat.
Les pass sont aussi téléchargeables sur un smartphone ou une montre connectée. Depuis le 21 mai 2024, après de longs mois d’attente, le pass Navigo est enfin arrivé sur Iphone et AppleWatch. Le 1er août, les utilisateurs d’android ont à leur tour pu acheter des titres via leur Samsung Wallet. Mais là encore, le passage à la borne de validation, d’un détenteur de plusieurs cartes Navigo n’est pas automatique. Il doit activer le mode « Transport express » du pass souhaité.
Le paiement par carte bancaire simplifierait évidemment les déplacements des voyageurs occasionnels. Mais ce n’est pas la priorité d’Île-de-France Mobilités. Elle préfère d’abord réussir sa « révolution tarifaire » qui passe par la disparition prochaine des tickets cartons au profit de l’utilisation des nouvelles solutions dématérialisées, pass et smartphones.
Lors de la troisième semaine de janvier, 3,7 millions de titres Métro/Train/RER et 810 000 titres bus/tram ont été achetés. La priorité de l’autorité est de pousser les usagers, même occasionnels, vers le smartphone. « Une fois cette dématérialisation faite, nous étudierons la possibilité et l’utilité de « l’open payment » », promet-on côté Île-de-France Mobilités.


Le billet unique doit arriver en 2026, assure le ministère espagnol des Transports. A cette échéance un seul titre de transport permettra d’utiliser les services urbains et périurbains dans tout le pays. L’utilisation de bicyclettes publiques sera inclue. Il est également prévu d’intégrer ultérieurement dans ce dispositif les services de mobilités partagés, par exemple le covoiturage. Le billet aura un prix unique pour une durée déterminée.
Toutefois, le projet écarte, pour le moment, les services commerciaux assurés par chemin de fer. Autrement dit, seules seront prises en compte dans cette première étape les liaisons assurées dans le cadre des obligations de service public (OSP), essentiellement les trains banlieue et régionaux et non les dessertes à grande vitesse ou les grandes lignes.
Le gouvernement espagnol, qui se donne donc douze mois pour y parvenir, a chargé la société Ineco d’étudier et de mettre au point les détails du système. Une subvention de 900 000 euros a été allouée à ce consultant madrilène en ingénierie, qui est lié à l’ensemble public Adif-Renfe.
L’objectif du ministère, dont le titulaire est Oscar Puente, est de « promouvoir pour tous une mobilité soutenable, sûre et accessible ». Il entend être suivi par un maximum d’opérateurs de transport public, ce qui passe par un rapprochement si ce n’est une fusion de gammes tarifaires, y compris avec les réseaux sous la responsabilité des communautés autonomes. Et donc par des mécanismes complexes de péréquation.
Michel Garicoix

Assia Benziane a pris la présidence le 1er février du réseau SNCF Mixité. Un réseau qui compte aujourd’hui plus de 130 000 membres faisant partie du groupe. Elle succède à Anne-Sophie Nomblot, partie à la direction des Ressources humaines de Transilien au poste de directrice de transformation des métiers.
Assia Benziane était membre du conseil de surveillance de SNCF Mixité depuis 2017. Cette élue de Fontenay-sous-Bois a occupé de nombreuses fonctions dans la lignée de son engagement : elle a fait partie du conseil consultatif du G7 pour l’égalité entre les hommes et les femmes et a été référente égalité de l’association des maires d’Île- de-France depuis 2022.
Chevalière de l’Ordre National du Mérite en 2023, elle a également été nommée à la commission « violence de genre » du Haut Conseil à l’Égalité en 2020 et a rejoint en 2024 l’association de coalition Actives qui vise à augmenter la part des femmes dirigeantes au sein des entreprises du CAC 40.


Cela ressemble à une grande désertion : de plus en plus d’entreprises, de collectivités, de personnalités quittent la plateforme X (ex-Twitter) après les dérapages de son propriétaire, Elon Musk. Le département des Landes ou la région Bretagne l’ont annoncé mi-janvier. Quelques jours après, c’était au tour de Grand Est. Son président, Franck Leroy (divers droite), a précisé à l’AFP « désactiver » son compte personnel X et celui de la collectivité qu’il préside, en expliquant que « les évolutions récentes, à la fois des prises de position d’Elon Musk inacceptables sur certains scrutins européens, notamment en Allemagne où il apporte un soutien appuyé à des néonazis, et des algorithmes mis en place encouragent le développement des fake-news et des thèses complotistes« .
La Ville de Paris a elle aussi choisi de franchir le pas en janvier. Patrick Bloche, premier adjoint à la maire de Paris, a expliqué à l’AFP que « par le biais de ses algorithmes, la toxicité croissante de X empêche tout débat public équilibré et serein« ,
Des organismes comme France Nature Environnement et la CFDT ont également quitté X pour publier sur Bluesky ou sur Threads.
Dans le monde des transports en revanche, rien ne bouge. Ou si peu. Les quatre plus grands opérateurs (SNCF, RATP, Transdev et Keolis) avancent des arguments comparables. Les clients et les élus sont sur X, il faut donc y rester.
SNCF Voyageurs par exemple, suivi par 211 000 abonnés sur X n’a pas de projet d’en partir, nous explique-t-on. « Nous sommes présents sur tous les principaux médias sociaux, là où sont nos clients, et il n’est pas prévu de changer. Nous étudions en permanence les évolutions des différents médias sociaux et nous y adaptons pour en avoir le meilleur usage ».
Même position du côté du groupe SNCF. « A titre personnel, je ne regarde plus mon compte X. Mais pour la SNCF, ne pas y être du tout, alors que nos clients y sont, est impossible« , nous a indiqué Jean-Pierre Farandou, son PDG.
Keolis, la filiale de transport public de la SNCF, a lancé une réflexion sur le sujet mais n’a pas décidé de bouger pour le moment. « Nous avons un compte corporate pour le groupe et sommes également présents sur Linkedln et Instagram », indique Laurent Gerbet. Mais, ajoute le directeur des relations médias et e.réputation de l’entreprise, « nous avons déjà fait évoluer notre ligne éditoriale il y a plus d’un an sur X car les commentaires devenaient très trash. A chaque fois que nous postions un message, il y avait des propos offensants. Nous sommes désormais très factuels et nous ne cherchons pas à interagir. Nous souhaitons continuer à poster sur X car nos clients, et en particulier les élus, y sont« .
Keolis souhaite également rester sur X « pour ne pas laisser la place« . Selon Laurent Gerbet, « quand il y a une crise, c’est sur X que cela se passe. Nous restons pour surveiller et suivre. » Le responsable de l’image de Keolis n’exclut pas d’ouvrir un compte sur Bluesky, « très semblable au Twitter du début« . Et il rappelle que les réseaux de Keolis en région sont autonomes et peuvent communiquer différemment sur les réseaux de leur choix. « Besançon par exemple ne fait plus d’informations voyageurs sur X« , précise-t-il.
La RATP est elle aussi une grande utilisatrice de X avec une trentaine de comptes pour les lignes de métro, de tram, de RER… « Le réseau X est une plateforme particulièrement utilisée pour l’information voyageurs et très consultée par les usagers. Sa consultation est entrée dans les pratiques », souligne-t-on à la Régie. « A ce stade, nous n’envisageons pas de quitter X. Nous regardons avec intérêt l’évolution de la plateforme et l’émergence de nouvelles« .
Enfin, Transdev nous indique ne pas vouloir se retirer de X parce que « c’est un canal d’information donné aux voyageurs » et que « les autorités organisatrices l’utilisent aussi ». L’opérateur veut ainsi « partager les connaissances et l’info voyageurs, en concertation avec les AO« .
Tous d’accord donc pour ne pas se retirer du réseau d’Elon Musk. Une posture qui peut néanmoins être questionnée. Parce que ces quatre entreprises seraient évidemment immédiatement suivies par leurs clients si elles décidaient de changer de canal. Ils ne voudraient pas rater l’information dont ils ont besoin pour voyager. « Quitter X est un acte militant« , reconnaît Laurent Gerbet, de Keolis. Ce qui pourrait être mal pris par une partie des clients mais aussi par un bon nombre d’élus donneurs d’ordre…
Marie-Hélène Poingt
Quid de Ville, Rail & Transports?
Ville, Rail & Transports ainsi que La Vie du Rail ont décidé de rejoindre Bluesky tout en maintenant pour le moment leur compte sur X. Cette démarche est commune à de nombreuses entreprises similaires à la nôtre : le compte est maintenu sur X, en attendant de voir si les internautes nous suivent vers cette nouvelle plateforme. De grands médias comme Le Monde ou Libération ont pris la décision plus radicale de ne plus animer leur compte X. Pas encore de le quitter.
Vous trouverez ci-dessous une liste ( à enrichir) des acteurs des transports et de la mobilité qui ont ouvert un compte sur la plateforme BlueSky.
Ferroviaire
Villes et Territoires
Organisations
- Demain la ville : espace de réflexion prospective sur la ville de demain.
- C40 Cities : réseau mondial de villes leaders engagées dans la lutte contre la crise climatique.
- Métropoles : revue scientifique sur la ville et la métropolisation.
- Vivre en Ville : mobilisation pour la transformation écologique des territoires.
- Mémoire2cité : histoire et mémoire de l’habitat collectif.
- Association Respire : association pour l’amélioration de la qualité de l’air.
Particuliers
- Sylvain Grisot : expert en urbanisme et transformation des villes.
- Phileas : Passionné d’urbanisme et de mobilités
Mobilités
Organisations
- Forum Vies Mobiles : think tank français, expert de la mobilité.
- T&E : ONG Transport & Environnement
- Women in Mobility : Communauté pour les femmes travaillant dans le secteur de la mobilité.
Particuliers
- L’Explorateur de Mobilités : consultant explorant et décryptant les solutions de mobilités.
- Mathieu Chassignet : ingénieur en mobilités durables.
- Aurélien Bigo : chercheur sur la transition des transports.
- Gregory Rambour : expert en mobilités.
Transports urbains
Entreprises
- RATP Group : opérateur majeur des transports publics en Île-de-France. Pour l’instant inactif
- Bruxelles Mobilité : autorité organisatrice des transports de la région Bruxelles Capitale.
Réseaux
- MobiLille : compte officiel de MobiLille, accompagnant les usagers dans leurs déplacements.
- Commu:TER Lyon : voyageur pendulaire des TER lyonnais.
- RER B : compte non officiel du RER B, reprenant les tweets du compte officiel.
Elu
- Bruno Bernard : président de la Métropole de Lyon et Sytral Mobilités.
Vélo
Organisations
- Paris en Selle : association pour le développement du vélo dans le Grand Paris.
- CycloTransEurope : agissant pour la réalisation de la Scandibérique et le développement du tourisme à vélo.
- Collectif Vélo Île-de-France : collectif de 42 associations pour la promotion du vélo en Île-de-France.
- Place au Vélo Angers : association des usagers du vélo à Angers.
- La Ville à Vélo Lyon Métropole : association pour promouvoir l’usage du vélo dans la Métropole de Lyon.
- Urban Cycling Institute : Institut dédié à la mobilité active et inclusive.
- Solcy – Solutions Cyclables : vureau d’étude spécialisé dans les aménagements cyclables.
Particuliers
- Altis : créateur de contenu vulgarisant la mobilité urbaine et le vélo.
- Puissant Lobby Cycliste : militant du vélo.
Médias
Médias
Vous avez un compte Bluesky et pensez qu’il mérite d’être ajouté à cette liste ?
Envoyez nous un message sur notre compte Bluesky
