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Pour les JO, la signalétique se fera en rose




Le tribunal de Lille a donné son feu vert le 20 mars à la reprise de Valdunes par le seul candidat, le groupe Europlasma, spécialiste de la valorisation de déchets et qui a repris ces dernières années plusieurs entreprises en difficultés.
Le plan prévoit de préserver 178 emplois, soit 60 % des postes, sur les deux sites du dernier fabriquant de roues de train en France : la forge de Leffrinckoucke, près de Dunkerque, et l’usine de Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes (dans le Nord).
L’opération a été rendue possible par le soutien de l’Etat, Emmanuel Macron s’étant en personne engagé à « se battre jusqu’au dernier quart d’heure pour Valdunes« , érigé en symbole de la souveraineté industrielle française après l’annonce du désengagement de son actionnaire chinois MA Steel.
Europlasma, dont le chiffre d’affaires atteint seulement 14,5 millions d’euros, devrait apporter, selon Bercy, 15 millions d’euros sur fonds propres sur trois ans, tandis que l’Etat prêtera jusqu’à 15 millions et les collectivités locales jusqu’à 4 millions de financement du foncier et un million de subventions.
Le repreneur compte « transformer le modèle économique » de Valdunes, visant à terme la production « de roues vertes » avec de « l’acier vert » et une « énergie verte« .
Les 131 salariés licenciés se verront tous proposer une offre de reclassement ou de formation, a assuré dans un communiqué Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Energie.

Période difficile pour la Deutsche Bahn. La compagnie ferroviaire allemande a enregistré une perte nette de plus de 2,3 milliards d’euros en 2023. Ces mauvais résultats se doublent de piètres performances opérationnelles : seulement 64 % des trains longue distance sont arrivés à l’heure l’an dernier, en baisse de 1 % par rapport à 2022.
En cause notamment, le réseau qui se dégrade et qui nécessite désormais de lourds investissements. L’Etat, qui avait promis 45 milliards d’euros d’ici à 2027, a finalement revu à la baisse sa participation en la portant à 30 milliards. L’année dernière la DB a ainsi dû effectuer des « paiements anticipés » d’habitude financés par l’Etat, ce qui explique en partie les pertes.
Les activités voyageurs et cargo sont déficitaires et la compagnie a aussi été handicapée par un conflit social avec les conducteurs qui lui a valu des grèves à répétitions pour un coût évalué à 200 millions d’euros. Le bars de fer avec le syndicat GDL n’est toujours pas fini et les grèves se poursuivent depuis le début d’année.
La DB a toutefois bon espoir de trouver un accord prochainement et table aussi sur la vente de DB Schenker qui pourrait rapporter plusieurs milliards. Bien que la conclusion de cette vente ne soit pas attendue cette année, la compagnie prévoit tout de même un retour aux bénéfices en 2024 lorsque l’Etat aura procédé aux remboursements des avances pour travaux.

Le salon Autonomy Mobility World Expo, qui se tient aujourd’hui et demain porte de Versailles à Paris, accueille plus de 250 exposants et partenaires. Il attend jusqu’à 7 000 visiteurs sur les deux jours. Une fréquentation qui devrait être stable comparée à l’année dernière et qui s’explique par l’évolution du Salon désormais uniquement professionnel. « Au départ, le Salon Autonomy était ouvert au public et très axé sur la micro-mobilité et la mobilité urbaine avec beaucoup de vélos et de trottinettes électriques« , rappelle Bryan Piscou, le directeur commercial et financier du salon. Désormais le salon est professionnel et s’intéresse davantage aux sujets d’optimisation des flottes automobiles publiques et privées ainsi qu’à l’aménagement des infrastructures de transport. Cette année, il est intégralement B to B« .
Cette évolution s’explique par le contexte économique qui a touché de plein fouet les sociétés intervenant dans la micro-mobilité, souligne le responsable. « Nous avions aussi envie d’avancer sur le sujet de la décarbonation des mobilités« , ajoute-t-il.
Un « sommet » sur le ferroviaire durable est aussi au programme ainsi qu’un autre sur l’énergie solaire et les batteries.

A noter : La ponctualité a atteint un taux de 92,5 %, malgré les 20 000 chantiers lancés sur le réseau en 2023 et l’accident survenu en août dans le tunnel du Gothard.

A partir du 5 avril, les trains à bas prix Ouigo circuleront à vitesse classique entre les gares de Paris Austerlitz et Rennes, et desserviront également Massy-Palaiseau, Versailles Chantiers, Chartres, Le Mans et Laval.
A raison d’un aller-retour quotidien, il sera possible de relier Rennes à partir de Paris en moins de 5 heures, avec un départ de la capitale entre 8h et 8h30 puis un départ de Rennes entre 15h et 16h l’après-midi.
Les prix prix iront de 10 à 49€ (5€ pour les enfants) pour des voyages allant jusqu’au 5 mai. Les mises en vente des billets ont lieu jusqu’à 45 jours avant la date de circulation.
« Cette nouvelle offre longue distance s’ajoute à celles déjà créées entre Paris et Nantes et Paris-Lyon« , rappelle la SNCF.

Alstom a annoncé le 14 mars vouloir exploiter pour la première fois son propre service de transport ferroviaire en Grande-Bretagne. « L’objectif est de créer une connexion directe, qui n’existe pas aujourd’hui, entre le nord du Pays de Galles, le Shropshire, les Midlands et Londres » explique dans un communiqué le constructeur.
Ce service en open access, organisé en partenariat avec le cabinet de conseil SLC Rail, sera opéré sous le nom de Wrexham, Shropshire and Midlands Railway (WSMR). Le lancement de WSMR est prévu en 2025, nécessitant environ 50 nouveaux emplois, principalement dans le nord du Pays de Galles et dans les Midlands. « WSMR est une entreprise privée et indépendante, distincte des opérations ferroviaires franchisées du gouvernement », explique Alstom. La société devait soumettre le 14 mars à l’Office of Rail and Road (ORR) une demande officielle d’ajout de ses services aux dessertes ferroviaires britanniques.
Cinq trains devraient circuler quotidiennement dans chaque direction du lundi au samedi, et quatre trains dans les deux sens le dimanche. Les trains s’arrêteront à Gobowen, Shrewsbury, Telford Central, Wolverhampton, Darlaston, Walsall, Coleshill Parkway, Nuneaton et Milton Keynes sur leur trajet entre Wrexham General et Londres Euston. Ce qui permettra de desservir une zone d’environ 1,5 million de personnes en dehors de Londres, une population qui devrait croître de 16 % au cours de la prochaine décennie, estime Alstom. « Les détails concernant la flotte, la marque et la prestation de services de WSMR seront annoncés ultérieurement », ajoute le groupe.
Pour Nick Crossfield, directeur général d’Alstom pour le Royaume-Uni et l’Irlande, cité dans le communiqué, « il est tout à fait logique que nous nous lancions dans l’exploitation de notre propre flotte pour servir directement les passagers », puisque, explique-t-il le constructeur est « le premier fournisseur de matériel roulant et de services ferroviaires » du Royaume-Uni.
MH P

Partant du principe que neuf déplacements sur dix se font par la route en France, une association regroupant 63 membres, et représentant un large panel d’universitaires, d’associations, de collectivités, d’assureurs, de start-ups ou encore d’entreprises (Geodis, Transdev, La Poste, Keolis, Vinci Autoroutes…) s’est constituée pour lancer des initiatives prenant en compte cette réalité et allant dans le sens de la décarbonation.
Baptisée L’Alliance pour la décarbonation de la route, elle a présenté le 12 mars ses objectifs pour « mettre la route au coeur des réflexions et des stratégies de décarbonation du secteur des transports ». Selon elle, il faut le faire « simultanément au déploiement de mesures visant à encourager le report modal vers le ferroviaire, le transport public (bus à haut niveau de service, tramway, métro) et les modes actifs« . Sinon, poursuit l’Alliance, « ces leviers indispensables ne seront néanmoins pas suffisants pour atteindre à eux seuls les objectifs de réduction des gaz à effets de serre à horizon 2030« .
Avec une méthode : faire travailler ensemble les pouvoirs publics et les acteurs de la mobilité, sans exclusion. Les premières annonces concrètes sont attendues d’ici la fin du printemps, selon François Gemenne*, l’un des fondateurs de l’Alliance, également co-auteur du sixième rapport du Giec, Selon lui, « notre capacité à faire baisser les émissions de la route sera un marqueur ».
*Venez rencontrer François Gemenne au prochain Club VRT du 27 mars. L’occasion de parler de cette Alliance mais aussi plus généralement de toute la réflexion et des actions engagées pour décarboner les mobilités.
