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Ewa

Annulation du Sommet mondial de l’UITP 2021

uitp 2021

L’Union internationale des transports publics (UITP) et le ministère des Transports (DoT) de l’Etat australien de Victoria ont pris la décision d’annuler le prochain Sommet mondial des transports publics « en raison des restrictions actuelles pour les voyages internationaux, liées à la pandémie de coronavirus ». En juillet dernier déjà, la date de l’édition 2021 du principal événement mondial dans le domaine des transports publics, qui devait se tenir à Melbourne, avait été reprogrammée en décembre pour la même raison. L’UITP et le DoT de Victoria ont finalement convenu que cette annulation était « la meilleure option pour toutes les parties concernées ».

Le Sommet de l’UITP étant un événement biennal, place à l’édition 2023, qui devrait donc se tenir à Barcelone au mois de juin. Pour autant, l’UITP, dont « le lien avec la ville et le DoT reste fort », se réserve « la possibilité d’organiser le Sommet à Melbourne à l’avenir » et remercie également le Melbourne Convention Bureau « pour son soutien continu » : « Melbourne aurait été un endroit merveilleux pour accueillir le Sommet mondial des transports publics de l’UITP », ajoute Mohamed Mezghani, secrétaire général de l’UITP, « mais je sais que notre collaboration avec nos membres et collègues en Australie et en Nouvelle-Zélande se renforcera dans les mois et les années à venir ».

P. L.

Ewa

Extension du tram du Havre à l’horizon 2027

Projet d'extension du tramway du Havre

En 2027, soit quinze ans après son inauguration, le réseau de tramway du Havre devrait doubler de longueur avec la mise en service d’un nouveau tracé de 13 km, qui doit permettre à la future ligne C de relier le centre-ville aux quartiers sud à rénover (Vallée Béreult), ainsi qu’à l’est (Massillon, Graville, Soquence, Harfleur) et au nord-est de l’agglomération (Montivilliers).

Desservant des établissements hospitaliers (Jacques-Monod), scolaires, universitaires et sportifs (stade Océane), ainsi que des pôles commerciaux et de loisirs (cinéma Les Arts), ce nouveau tracé devrait concerner directement 55 000 habitants et 23 000 emplois. « La nouvelle ligne servira de colonne vertébrale au futur plan de déplacement intercommunal, favorisant le report de l’automobile vers les transports en commun, le vélo et la marche », selon Le Havre Seine Métropole.

La ligne C doit mettre le centre-ville du Havre à 15 minutes du quartier de Vallée Béreult, à 20 minutes de l’hôpital Jacques Monod et à moins de 25 minutes de la gare de Montivilliers, avec un passage toutes les huit minutes, sur une large amplitude horaire.

Adopté le 18 février, lors du conseil communautaire des 54 communes qui constituent Le Havre Seine Métropole, ce projet d’extension doit faire l’objet d’une concertation publique à l’automne prochain. A la suite de cette concertation, le calendrier prévoit trois phases de deux ans : une première pour les études, une deuxième pour la préparation et enfin une troisième pour le chantier lui-même, qui devrait donc se terminer en 2027. Cette extension de 13 km, sur laquelle sont attendus quelque 28 000 voyageurs par jour, nécessitera la commande de 16 nouvelles rames. Avec un budget de 320 millions d’euros (soit 24,6 millions d’euros par kilomètre, matériel compris), ce projet se situe dans une fourchette raisonnable.

P. L.

Ewa

Le réseau ferré francilien après un an de Covid

Fréquentation post-Covid

La crise sanitaire a-t-elle eu des conséquences sur la fréquentation et la maintenance du réseau ferré en Ile-de-France ? Oui, à court terme, mais certaines tendances antérieures ne sont pas modifiées et sont parfois accentuées. Guillaume Marbach, directeur général adjoint Ile-de-France de SNCF Réseau, a illustré cette réponse en présentant la situation un an, environ, après les premières mesures de confinement.

Auparavant, le réseau francilien représentait 70 % des circulations pour 10 % du réseau ferré national, avec quatre millions d’usagers quotidiens, ce qui en faisait « l’un des plus circulés hors Asie ». Une forte croissance de l’habitat et des emplois était observée depuis 40 ans dans la première et la deuxième couronne, représentant de nouveaux enjeux question capacité, tout en contribuant à une réduction de l’empreinte carbone. Depuis quelques années, ce réseau francilien subissait une double transformation, avec la cohabitation de chantiers de renouvellement (tout en continuant de circuler) et de maillage (par la création de nouvelles lignes, comme le Grand Paris Express et Eole), afin d’offrir « un réseau homogène et étendu qui permette aussi des gains de temps de périphérie à périphérie et une désaturation aux heures de pointe ».

Le confinement de mars, puis sa levée progressive à la fin du printemps, ont évidemment modifié les besoins de déplacements des Franciliens, par le recours au télétravail massif, mais aussi par la réduction de l’offre de loisirs, puis par le développement d’autres modes : voiture particulière, vélo, covoiturage… Pour autant, peut-on parler d’un impact dans la durée ? « Lors de la rentrée 2020, le réseau francilien a été le plus rapide d’Europe à observer le retour de ses voyageurs », affirme Guillaume Marbach, chiffres de l’UITP à l’appui. Si la fréquentation était redevenue forte en octobre 2020 (73 % de celle de 2019), on pouvait observer un lissage des pointes, « ce qui est une bonne nouvelle pour les voyageurs, avec du confort sur davantage de plages de la journée ».

A long terme, le directeur général adjoint Ile-de-France de SNCF Réseau voit comme tendances une accélération du télétravail, la poursuite de la croissance de l’Ile-de-France en partie périphérique, avec le développement d’un polycentrisme et une stagnation dans le centre (observée sur les loyers), un développement des politiques publiques limitant l’usage de la voiture particulière et une pression croissante sur le pouvoir d’achat, point sur lequel « le mode ferroviaire est imbattable ». D’où une accentuation des besoins de maillage, afin d’offrir plusieurs itinéraires possibles en périphérie.

Pour satisfaire au mieux les besoins actuels et futurs, le travail ne manque pas, mais la Covid a indéniablement eu un impact sur les chantiers, une fois passée la stupeur lors de l’annonce présidentielle. « Personne n’avait envisagé les conséquences à très court terme des arrêts sur tous les chantiers », concède Guillaume Marbach. « Nous avons connu les crues, les Gilets jaunes, mais un arrêt total… » Très rapidement se sont posées les questions essentielles : Comment reprendre les chantiers en protégeant les salariés ? Et comment sauver un maximum de travaux d’été ? Car un chantier d’été est réussi s’il a été bien préparé. « Donc au printemps, il a fallu reprogrammer ». Avec un résultat très honorable : « 95 % des chantiers de l’été 2020 ont été réalisés ». Et après l’été ? Il a fallu « reprogrammer certaines étapes à moyen terme, chercher des périodes calendaires pour réduire l’impact », car « un grand nombre de projets en Ile-de-France sont interdépendants ».

Et pour l’été 2021, « le niveau sera toujours très fort », soit le même qu’en 2020, c’est-à-dire « plus de deux fois plus élevé qu’en 2015 en Ile-de-France », précise Guillaume Marbach pour cette région. Pour autant, « nous maintenons un niveau maximal de protection sanitaire sur nos chantiers », tout en souhaitant rendre les travaux « plus prévisibles » pour les voyageurs, « plus neutres ». Deux grands programmes internes avaient été lancés à cette fin avant la Covid « mais sont maintenant encore plus nécessaires ». Ceci en renforçant l’attention portée à l’environnement, afin d’agir « en bons voisins » avec les riverains pour les opérations du quotidien. Ainsi, 2021 doit voir l’arrêt du glyphosate et la résorption des « points noirs bruit » sur le réseau.

Et Guillaume Marbach de citer trois chantiers emblématiques en 2021. Pour Eole, ce sera « une année extrêmement importante, qui verra le passage du génie civil au ferroviaire, avec pose des voies dans la gare de La Défense, sous le Cnit ». Ceci alors que de nouveaux matériels roulants arrivent en Ile-de-France, Regio 2N sur la ligne N (Montparnasse) et RER NG sur ligne D du RER, impliquant des travaux d’adaptation (mise à niveau des quais). Enfin, la régénération du réseau se poursuit : « le plus spectaculaire, c’est qu’on n’en parle pas ! »

P. L.

Ewa

Alstom rachète une entreprise de maintenance néerlandaise

Shunter maintenance Benelux

Le 8 mars, Alstom a annoncé avoir signé un accord pour l’acquisition de Shunter, entreprise néerlandaise spécialisée dans la maintenance, la révision et la réparation du matériel roulant ferroviaire (fret et voyageurs) et de sa signalisation embarquée. Basée à Rotterdam, cette entreprise emploie environ 110 personnes qualifiées dans trois ateliers de maintenance et trois lieux de service. Selon Alstom, l’entreprise effectue des opérations « sur plus de 1 000 véhicules ferroviaires » chaque année, pour un chiffre d’affaires d’environ 20 millions d’euros en 2020.

« Cette transaction renforcera la présence de Alstom sur le marché de la maintenance au Benelux, en réunissant les capacités, les solutions et les produits des deux groupes au bénéfice des opérateurs ferroviaires », selon l’industriel. « Elle renforcera également l’offre mondiale de services de maintenance de Alstom avec une présence physique dans le port de Rotterdam ».

« La collaboration de Shunter et de Alstom n’est pas nouvelle : nous faisons équipe depuis plus de 14 ans », a précisé Jos Toes, directeur général de Shunter.

Cette transaction devrait être finalisée une fois que les conditions convenues entre les parties seront remplies, c’est-à-dire d’ici le deuxième trimestre 2021.

Ewa

La Bourgogne-Franche-Comté, première région française à commander le train à hydrogène

Hydrogene Alstom

Le 5 mars à Auxerre, l’Etat et la région Bourgogne-Franche-Comté ont officialisé la première commande de trains à hydrogène en France. Jean-Pierre Farandou, pour la SNCF, Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom, Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat au Tourisme et conseiller départemental de l’Yonne, s’étaient joints à Marie-Guite Dufay, présidente de Bourgogne Franche-Comté, et Michel Neugnot, vice-président Transports, certains en présentiel, d’autres par vidéo.

D’un montant de 51,9 millions d’euros, les trois rames bimodes (électrique et hydrogène) commandées à Alstom sont destinées aux relations de Laroche-Migennes à Auxerre, et plus au sud vers Corbigny et Avallon, sur pile à combustible (autonomie de 400 à 600 km), avec possibilité de relier Laroche-Migennes et Dijon à 160 km/h sous caténaire 1,5 kV continu, pantographe levé. Le projet de premier « écosystème territorial hydrogène » de France comprend l’installation à Auxerre d’un électrolyseur par Hynamics, filiale d’EDF, pour alimenter les trains, mais aussi des véhicules routiers (bus, camions), en hydrogène vert.

Les trois trains à hydrogène devraient succéder en 2024 ou 2025 aux actuels AGC Bibi (bimode bicourant) après des essais qui devraient débuter en 2023 et durer d’un an à un an et demi. Et après la Bourgogne, le train à hydrogène pourrait être expérimenté par trois autres régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Occitanie. « Nous préparons les transitions de ces 20-30 prochaines années (…). L’enjeu, c’est la massification de la production d’hydrogène décarboné », annonce Jean-Baptiste Djebbari.

P. L.

Ewa

La navette autonome de Vincennes sort du bois

Navette autonome Navya exploitée pare la RATP à Vincennes.

Plus de trois ans après le lancement de la navette autonome entre la station de métro Château de Vincennes et l’entrée du Parc Floral, l’expérimentation, menée par le Groupe RATP avec IDFM et les Villes de Paris et de Vincennes, franchit une nouvelle étape en sortant (littéralement) du bois de Vincennes pour parcourir quelques centaines de mètres en centre-ville, après avoir traversé l’avenue de Paris, axe routier majeur, au niveau d’un carrefour très fréquenté.

Entre la mairie de Vincennes et la Porte Jaune, via le métro Château de Vincennes et l’entrée du Parc Floral, trois navettes (une Navya Autonom Shuttle et deux EasyMile EZ10 – une telle cohabitation est une première mondiale) desservent désormais huit arrêts le long d’un parcours de six kilomètres empruntant la voirie publique. Comme lors des phases précédentes de cette expérimentation, les retours des voyageurs seront évalués et partagés avec les instituts de recherche. Il s’agira également d’acquérir des données liées aux nouveautés de cette nouvelle étape : outre l’interopérabilité entre les deux types de véhicules, qui atteignent désormais une vitesse de 18 km/h, les interactions avec les autres usagers de la voirie, en particulier en centre-ville, permettront d’améliorer les futurs véhicules autonomes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du consortium projet SAM (Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité autonome), lauréat de l’appel à projet EVRA (Expérimentation de Véhicules Routiers Autonomes) lancé par l’Adema, en lien avec la stratégie nationale et le programme national France véhicules autonomes.

Lancée le 28 janvier, cette nouvelle étape de l’expérimentation du bois de Vincennes n’est exploitée que le week-end, de 14 heures à 17 h 30, du fait du couvre-feu. Crise sanitaire oblige, le nombre de voyageurs est actuellement limité à quatre à bord, où un safety driver (conducteur de secours) est toujours présent… entre autres pour recommander le port de la ceinture : quand on croise des piétons, des cyclistes ou des automobilistes, les freinages peuvent être très puissants ! Et l’inauguration officielle, en présence de Catherine Guillouard, présidente-directrice générale de la RATP, Pénélope Komites, adjointe à la mairie de Paris en charge de l’Innovation et de l’Attractivité et Charlotte Libert-Albanel, Maire de Vincennes, aura attendu le 2 mars.

P. L.

Ewa

La SNCF fête les 40 ans du premier record de vitesse du TGV

TGV PSE 16 Villeneuve Saint Georges

Déjà 40 ans que la rame 16 du TGV a battu le record du monde de vitesse sur rail en Bourgogne, sur la première ligne à grande vitesse. Le 26 février 1981, c’est cette rame alors orange, livrée par Alsthom le 14 novembre 1980, qui a atteint 380 km/h dans des conditions particulières (composition raccourcie de trois voitures, roues de grand diamètre, tension d’alimentation poussée de 25 kV à 29 kV…) Une opération nommée TGV 100, le défi étant de franchir pour la première fois les 100 m/s (360 km/h).

Quelques mois plus tard, le 22 septembre 1981, cette même rame 16 sera présente à l’inauguration, en présence du président Mitterrand élu entre-temps, du service commercial TGV. D’autres lignes nouvelles et d’autres records se succéderont ensuite, celui restant à battre ayant été atteint sur la LGV Est-Européenne deux mois avant sa mise en service, au printemps 2007.

Dénommée Sud-Est (PSE), vu qu’elle reliait initialement Paris à Lyon et au-delà, la première génération de TGV a eu le temps de connaître jusqu’à trois livrées (orange Cooper, gris Atlantique et carmillon) jusqu’à la réforme des dernières rames, symbolisée par la tournée de la première de la série, dite Patrick, il y a un an. De son côté, la rame 16 avait déjà été garée sur le site Alstom de La Rochelle en décembre 2018, après plus de 13 millions de kilomètres parcourus et 300 millions de voyageurs transportés. « C’est cette rame que la SNCF a choisi de garder dans sa collection », a rappelé Florence Brachet Champsaur, cheffe du service patrimoine et mécénat chez SNCF lors du parcours spécial effectué le 26 février à bord de la rame 16 entre Paris Gare de Lyon et le site de Villeneuve-Saint-Georges du Technicentre Sud-Est Européen, pour les 40 ans du record.

Un petit tour d’une douzaine de kilomètres, mais un grand retour au bercail pour celle qui est désormais la dernière rame PSE en état de fonctionner, grâce aux soins prodigués depuis l’été dernier par l’équipe de passionnés qui s’est constituée au Technicentre et travaille sur son temps libre. « Notre vœu le plus cher est qu’elle retrouve sa couleur orange », a déclaré Yann Franche, directeur industriel de ce Technicentre en y accueillant la rame 16. « Et qu’elle devienne un patrimoine vivant. Elle a parcouru plus de 13,4 millions de kilomètres et elle est prête à en faire beaucoup plus. »

Cadre traction de l’équipe qui a travaillé sur la rame TGV 16, Antoine Leroy, qui en a assuré la conduite à l’occasion de l’anniversaire, constate quant à lui que « cette rame a le pouvoir magique de créer des sourires, de faire renaître des souvenirs ». De plus, « elle transmet nos valeurs ».

Ceci à l’heure où « on va commencer de grands travaux sur le site pour en faire le Technicentre du futur », a annoncé Benjamin Huteau, directeur des Opérations industrielles TGV. Un Technicentre du futur pour le TGV du futur, ou TGV M, comme il faut désormais l’appeler, avec pour objectif une mise en service en 2024.

P. L.

Ewa

Getlink : des résultats « extrêmement solides en dépit du contexte »

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Entre confinements et Brexit, on aurait pu s’attendre au pire pour les résultats annuels 2020 de Getlink. Mais d’emblée, Yann Leriche, directeur général depuis le 1er juillet dernier de l’ancien Groupe Eurotunnel, a déclaré que les résultats étaient « extrêmement solides en dépit du contexte » lors de leur présentation, le 25 février. De 816 millions d’euros en 2020, le chiffre d’affaires a certes diminué de 24 %, mais ne s’est pas effondré. L’exercice se solde par une perte de 113 millions d’euros, mais le groupe a encore réduit sa dette financière nette de 92 millions d’euros, alors que sa trésorerie nette disponible atteignait 629 millions d’euros (+20 %) au 31 décembre. Et si les trafics ont baissé dans des proportions variables, ils ont parfois rapporté davantage, alors que 40 millions d’euros ont été économisés sur l’exploitation.

Pour ce qui est de la crise sanitaire, « nos services ne se sont jamais interrompus grâce à la forte implication de nos équipes », même s’il a fallu recourir au furloughing (terme anglais pour le chômage technique) afin de s’adapter au stop and go du trafic. Les navettes Eurotunnel ont peut-être même bénéficié des circonstances, avec une augmentation de 13,2 points de leur part du marché transmanche des véhicules de tourisme, atteignant 70,1 % face aux ferries. « Le Shuttle est le moyen de transport le plus sûr du point de vue sanitaire », a expliqué Yann Leriche, le contact entre les clients des différents véhicules étant réduit au minimum. Toutefois, avec 1,4 million de véhicules transportés, l’activité voiture des navettes passagers de Eurotunnel a connu une baisse de 46 % de 2019 à 2020, inférieure à celle du marché sur le détroit dans sa globalité, en recul de 56,2 %. « Les passagers sont revenus très vite, les gens ne demandent qu’à revenir voyager », souligne Yann Leriche, qui précise que les clients « ont réservé des tickets flexibles », afin de limiter les effets d’éventuels reports, ce qui génère davantage de revenus, avec un yield en progression de 15 %. Pour les autocars, Eurotunnel augmente également sa part, devenant majoritaire avec 54,9 %, mais sur un marché encore plus contracté (moins 78,9 %).

Les effets du Brexit sont plutôt à rechercher sur les navettes camions, avec les phénomènes de stockage en prévision des effets attendus de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une sortie anticipée de longue date par l’exploitant du lien fixe transmanche qui, afin de limiter ces éventuels effets de la nouvelle frontière, a mis en service son Eurotunnel Border Pass : ce dernier facilite le passage des camions, dont les données ont été fournies préalablement aux autorités douanières, en les identifiant par la lecture de leurs plaques. Pour l’activité camions, Eurotunnel a maintenu sa part de marché (39,5 %), finissant l’année avec une baisse de trafic limitée à 9 %, les transports de produits alimentaires ou pharmaceutiques et de l’e-commerce s’étant maintenus pendant le confinement, contrairement aux transports liés aux activités industrielles.

Côté rail, « Eurostar a souffert », reconnaît le directeur général de Getlink. En 2020, 2 503 419 voyageurs Eurostar ont emprunté le Tunnel, « soit une baisse de 77 % par rapport à 2019 », précise Géraldine Périchon, directrice administrative et financière, qui ajoute que le fret ferroviaire transmanche a également été impacté par la crise avec la suspension des flux d’acier puis des flux automobiles : « en 2020, le nombre de trains est en baisse de 19 % par rapport à 2019 », soit 1 736 au lieu de 2 144. Le tonnage a baissé dans les mêmes proportions (-18 %), passant de 1 390 303 t en 2019 à 1 138 213 t en 2020.

Malgré une situation inquiétante et un manque de visibilité dans un futur proche, « pour Eurostar, nous sommes confiants : ils ont intrinsèquement un bon produit et leur service direct Londres – Amsterdam remplit les trains », insiste Yann Leriche, qui rappelle que Eurostar est une filiale de la SNCF, gage de stabilité. En situation de crise, les relations entre Getlink et la SNCF sont visiblement meilleures que par le passé, même si les deux restent des concurrents et sont même appelés à le devenir davantage avec le lancement de Régionéo, filiale commune de Getlink et de la RATP. En attendant, le segment Europorte de Getlink, spécialisé dans le fret ferroviaire, a largement limité les dégâts malgré la crise, avec une baisse du chiffre d’affaires de 2 %. Grâce à sa réactivité, Europorte a lancé « beaucoup de trains spot pendant la crise », dégageant une marge d’exploitation de 28 millions d’euros en 2020, soit quatre millions de plus qu’en 2019 !

Enfin, avec son segment ElecLink, Getlink aura bientôt une corde de plus à son arc, quand le tunnel sous la Manche ne servira plus seulement à faire passer des trains, mais aussi de l’électricité. ElecLink a en effet reçu son autorisation de poser le câble fin 2020. Depuis, les travaux ont commencé, pour une mise en exploitation à la mi-2022.

« Nous avons su réagir face à une année improbable », a conclu Jacques Gounon, qui a conservé la présidence du conseil d’administration de Getlink après l’arrivée de Yann Leriche. Toutefois, ce dernier a prévenu qu’après « une année 2020 particulière », 2021 présentait « une visibilité faible sur les décisions gouvernementales à venir concernant la crise sanitaire et les restrictions de voyage », poussant Getlink à reporter l’annonce d’une trajectoire financière pour cette année.

P. L.

Ewa

La SGP attribue le dernier marché de génie civil de la ligne 16

Grand Paris Express ligne 16

La Société du Grand Paris a attribué, le 22 février, le troisième et dernier marché de génie civil de la ligne 16 pour la réalisation du tronçon entre la gare Clichy-Montfermeil et l’arrière-gare de Noisy-Champs, c’est-à-dire l’extrémité sud-est de cette ligne, aux confins de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne. Le groupement d’entreprises titulaire est constitué de Razel-Bec (mandataire), Sefi-Intrafor et Fayat Metal.

Chiffré à 325 millions d’euros HT, ce marché comprend la réalisation du tunnel de 5,5 km entre l’ouvrage de service Bel-Air (à Chelles) et l’arrière gare de Noisy-Champs, ainsi que la construction de la gare de Chelles et de six ouvrages de service. Les travaux doivent démarrer en septembre 2021 pour une durée de sept ans. Soit un bouclage de la ligne en 2028 « au lieu de 2030 initialement », a souligné Thierry Dallard, alors président du directoire de la SGP.

Ce dernier tronçon la ligne 16 sera en correspondance avec la nouvelle branche du T4 à Clichy-Montfermeil, le RER E à Chelles et le RER A à Noisy-Champs, où la ligne 15 du Grand Paris Express devrait quant à elle être arrivée en 2024.

Ewa

Retour du train de nuit entre Paris et Nice

Train de nuit SNCF

Le 25 février a vu l’ouverture à la vente, par SNCF Voyageurs, des billets du train de nuit Paris – Nice, dont les circulations doivent débuter le 16 avril. Assuré tous les jours à partir de cette date, hors périodes de travaux, ce train reliera Paris-Austerlitz (20 h 52) à Nice-Ville (9 h 06), d’où il repartira à 19 h 16 pour arriver à la capitale à 6 h 55 (horaires valables jusqu’au 31 août). Seront également desservies, dans les deux sens, les gares de Marseille-Blancarde, Antibes, Toulon, Cannes, Les Arcs-Draguignan et Saint-Raphaël Valescure.

Composé de sept voitures, le train proposera des couchettes de 1re classe (compartiments de quatre) et de 2e classe (compartiments de six, mais limités à quatre occupants pour cause de mesures sanitaires), ainsi qu’une « Classe Siège incliné », avec une gamme de prix à partir de 19 euros. Tous les billets sont disponibles sur le site et l’application OUI.SNCF, en gares, en boutiques et dans les agences agréées SNCF.

Le retour du train de nuit Paris – Nice, qui avait été supprimé en décembre 2017, intervient dans le cadre du plan de relance annoncé par le gouvernement en septembre 2020 ; financé par l’Etat via l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) à hauteur de 100 millions d’euros, ce plan comprend la remise à niveau des voitures de trains de nuit, ainsi que l’adaptation des installations de maintenance pour ces dernières. Le Paris – Nice complète l’offre de trains de nuit actuelle de la SNCF (Paris – Rodez / Latour-de-Carol / Cerbère et Paris – Briançon). Et d’ici la fin de l’année s’ajoutera un Paris – Tarbes, également prévu dans le cadre du plan de relance gouvernemental, en même temps que le lancement d’un nouveau Paris – Vienne (Autriche) en coopération avec la DB, les CFF et les ÖBB.

P. L.