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Ewa

Les travaux d’été à l’ère du coronavirus en Ile-de-France

(c) Patrick Laval Photorail
operation castor 2015

Tous les ans, la chute de fréquentation de 30 % constatée en période estivale sur le réseau de transports francilien est mise à profit pour effectuer une série de travaux de maintenance ou de modernisation, tant côté RATP que SNCF Réseau. Mais l’été 2020, qui fait suite à un déconfinement progressif, ne sera pas comme les autres : tous les travaux préparatoires aux chantiers estivaux n’ont pas pu être effectués pendant le confinement et l’information relative à ces chantiers n’a pu circuler que tardivement, ceci alors que personne n’est en mesure de dire ce que sera la fréquentation des transports publics en juillet-août.

Pour autant, l’organisation des chantiers, élaborée de longue date, est maintenue dans ses grandes lignes, mais avec un programme revisité. Les travaux nécessaires à la poursuite de l’amélioration des infrastructures restent au programme, tout comme ceux liés à l’arrivée de nouvelles rames de RER ou de métro. Mais il a fallu sacrifier les projets qui n’ont pas pu bénéficier de travaux préparatoires ou sur lesquels les mesures de distanciation n’étaient pas possibles sur la base travaux. C’est ainsi que la RATP a reporté à 2021 la réfection du viaduc de la ligne 6 du métro et n’effectuera que les travaux préparatoires sur le tiroir pour le retournement des trains du RER B à Orsay, alors que la SNCF a reporté à novembre les travaux de signalisation NExTEO sur le RER E, du fait des travaux pour CDG Express du côté de la Gare de l’Est, et que l’été 2020 ne donnera pas lieu aux habituelles opérations de jet grouting sous la traversée parisienne du RER C.

Les autres « classiques » de l’été sont respectés, donnant lieu une fois de plus à la diffusion d’informations préalables, à la mobilisation du personnel RATP ou SNCF et à la mise en route de solutions de substitution (bus, trafic renforcé sur les lignes adjacentes…) C’est ainsi que pour le sixième été (sur sept prévus), la RATP assure le renouvellement de la voie, du ballast et des aiguillages sur le RER A, entre Auber et Vincennes jusqu’au 14 août, puis à l’ouest de Auber. Pour la deuxième fois, le trafic ne sera pas totalement interrompu sur les sections en chantier : les travaux s’effectueront en « nuits longues », avec un service généralement suspendu à partir de 21 heures, les interruptions totales se limitant à une douzaine de jours. Les travaux estivaux se poursuivent sur le RER B, tant côté RATP (sur trois sections) que SNCF (travaux importants sur la voie et la caténaire, renouvellement d’un pont, nouvelles voies de garage et de retournement). Du 15 juillet au 22 août, la traversée parisienne du RER C connaîtra sa 23e interruption estivale, (remplacement de rails, suite et fin du désamiantage de la gare Saint-Michel), alors que d’autres travaux (accessibilité de Savigny-sur-Orge, suppression d’un passage à niveau à Antony) sont prévus hors de Paris. Toujours au sud de la capitale, la ligne D bénéficiera de renouvellements de voie et ballast, ainsi que de travaux sur caténaire. Sur le RER E, le trafic sera une fois de plus interrompu entre Haussmann Saint-Lazare et Gare du Nord-Magenta, cette fois du 15 juillet au 30 août, pour adapter les hauteurs de quais et les caténaires en vue de l’arrivée du nouveau matériel roulant. Sans oublier les travaux sur le réseau existant pour le prolongement du RER E (Eole) vers l’ouest et la mise en accessibilité d’une douzaine de gares. Hors RER, les lignes H, J, K, L, N, P et U seront concernées.

Côté métro, la ligne 6 sera fermée du 25 juillet au 23 août entre l’Etoile et Trocadéro, alors que l’escalier métallique de la station Sèvres-Lecourbe sera rénové. Et les tramways auront leur lot de chantiers (T1, T2 et T3b sur fer, mais aussi T5 et T6 sur pneus). Enfin, les chantiers en cours se poursuivront, comme l’électrification Paris – Troyes (pas de trains entre Longueville et Provins du 13 juillet au 16 août). Dans le métro, l’automatisation de la ligne 4 et la préparation des prolongements des lignes 11 et 14 se poursuivent.

Bien entendu, cette liste ne comprend pas les travaux qui se poursuivent durant l’été sur les lignes nouvelles ou les prolongements, ces opérations ne donnant pas lieu à des interruptions de service !

P. L.

Ewa

La Normandie a commandé 27 Omneo Premium de plus

Omneo Premium Normandie au départ de Paris-Saint-Lazare

Depuis sa mise en service en février dernier, l’Omneo Premium, version intervilles des automotrices à deux niveaux Regio 2N, a fait l’objet de deux levées d’options supplémentaires par la SNCF pour la région Normandie, qui les finance à 100 %. Après une tranche de 16 rames en mars dernier, pour 245 millions d’euros, Bombardier a reçu de la SNCF une commande supplémentaire de 11 rames, chiffrée à 162 millions d’euros. Avec ces deux tranches, qui portent à 67 le parc Omneo Premium commandé par la Normandie, le total de rames à deux niveaux commandées à Bombardier dans le cadre du contrat signé avec SNCF en 2010 s’élève désormais à 455 unités sur un maximum de 860.
Les premiers trains de la commande la plus récente doivent être livrés par le site Bombardier de Crespin à partir de la fin 2023 à la Région Normandie, qui compte les déployer sur les relations Paris – Vernon – Rouen et Paris – Evreux – Serquigny et en faire assurer l’essentiel de la maintenance dans le nouveau technicentre SNCF de Sotteville-lès-Rouen, ainsi qu’à Caen et au Havre.
L’aménagement de ces nouvelles rames Omneo sera « légèrement adapté » pour permettre d’atteindre 553 places assises par rame de 135 m (10 caisses), tout en présentant 12 emplacements pour les vélos.

P. L.

Ewa

Le chemin de fer rhétique commande à Stadler 20 rames Capricorn de plus

Rame Stadler Capricorn du Chemin de fer rhétique (RhB) non loin de Davos.

Le Chemin de fer rhétique (RhB) a levé une option portant sur 20 automotrices Capricorn, pour une valeur de 172,9 millions de francs suisses (162 millions d’euros). Cette nouvelle tranche, qui fait suite à la commande initiale de 36 rames passée auprès de Stadler en 2016, contribuera à poursuivre le rajeunissement du parc en service sur le réseau à voie métrique desservant le canton suisse des Grisons.

Comportant quatre caisses, pour une longueur de 76,4 m, chaque rame peut recevoir 164 voyageurs assis, dont 35 en 1re classe. Aptes à 120 km/h maximum, ces rames à attelage automatique sont particulièrement adaptées à l’exploitation de lignes à ramifications, circulant en unités doubles sur tronc commun. Un « plus » de ces rames utilisées sur des relations très touristiques est que les voyageurs peuvent y profiter sur écran du point de vue du conducteur grâce à une caméra montée dans la cabine de conduite.

P. L.

Ewa

Les trains à grande vitesse internationaux redémarrent progressivement

TGV Lyria à Paris-Lyon

Après les annonces des différents gouvernements européens sur les réouvertures de leurs frontières, l’offre de voyage en train à grande vitesse entre la France et ses voisins redémarre progressivement. Que ce soit en TGV inOui vers le Luxembourg, l’Allemagne et la Belgique, en Thalys vers la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, en coopération DB-SNCF vers l’Allemagne, en TGV Lyria vers la Suisse ou en TGV vers l’Italie. Avec l’Espagne, les relations en coopération Renfe-SNCF seront rétablies à partir du 1er juillet. Côté Eurostar, un service très réduit a été maintenu avec la Grande-Bretagne (un seul aller et retour de Londres à Paris et Bruxelles), mais la quarantaine de 14 jours imposée aux voyageurs transmanche risque de maintenir sa fréquentation aux cas de nécessité absolue, même si « les circulations s’intensifieront progressivement durant l’été ».

Si ces redémarrages sont bienvenus, d’autant que les gammes tarifaires et les conditions d’échange ont été fortement simplifiées, l’offre estivale reste parfois éloignée du niveau nominal, dont les opérateurs espèrent se rapprocher fin août. Et certaines relations estivales, comme les Thalys Soleil vers Marseille et Bordeaux, ne seront pas assurées. Toutefois, sur les autres relations, un petit effort a été fait pour ne pas restreindre aux seules gares parisiennes l’offre internationale à grande vitesse. En particulier, Marseille bénéficiera à partir du 1er juillet d’un aller et retour quotidien avec Barcelone et, à partir du 4 juillet, d’une desserte de la même fréquence vers Genève, en TGV Lyria, et vers Francfort, avec la DB et la SNCF en coopération.

Le 4 juillet sera une date-clé dans l’offre TGV Lyria entre la France et la Suisse, qui passera de 50 % de l’offre nominale (depuis le 15 juin) à 70 %. Outre la relation Marseille – Genève évoquée ci-dessus, six allers et retours seront proposés entre Paris et Genève, dont trois prolongés vers Lausanne, alors que la fréquence de la desserte entre cette dernière et Paris via Vallorbe passera à deux allers et retours quotidiens. Plus au nord, quatre allers et retours relieront Paris, Bâle et Zurich.

Ces nouvelles fréquences seront-elles suffisantes ? TGV Lyria constate que la clientèle revient plus vite que prévu (4 000 réservations par jour à la mi-juin), en particulier du côté français, et juge que le train n’a jamais été aussi bien placé par rapport à la concurrence aérienne question part de marché, « même si le gâteau est réduit », tempère Fabien Soulet, Directeur Général de TGV Lyria. Ce dernier affiche une volonté de répondre aux « nouvelles exigences de qualité des voyageurs », qu’elles soient sanitaires (en consacrant trois heures par jour de nettoyage virucide par rame, alors que la ventilation, filtrée, permet de renouveler totalement l’air d’une rame en 9 minutes), concernent la qualité de l’air (en soi, le train est le moyen de transport le moins polluant) ou portent sur le « temps de qualité » pendant le voyage (avec un wifi disponible sur 97 % du parcours).

À partir du 31 août, l’offre TGV Lyria remontera à environ 90 % de l’offre nominale. Sur la même période (du 30 août au 12 décembre), Thalys prévoit d’atteindre « 60 % du plan de transport habituel ».

P. L.

Ewa

Siemens met le cap sur le « monde d’après »

Der erste Triebzug der neuen Regionaltriebzugplattform Mireo ist fertiggestellt. Insgesamt acht Vorserienfahrzeuge werden im unternehmenseigenen Prüf- und Validationcenter (PCW) in Betrieb gesetzt. Bevor das Fahrzeug erstmals im deutschen Bahnnetz unterwegs sein darf, wird ein umfangreiches Testprogramm absolviert. / The first trainset of the new Mireo regional train platform has been completed. A total of eight pre-production trains will be commissioned at the company’s Test and Validation Center (PCW) in Wegberg-Wildenrath. Before the train is allowed to operate for the first time in Germany’s rail network, an extensive test program must be completed.

Moving beyond. Soit en français « aller au-delà ». Révélé au cours de la première conférence de presse – virtuelle – organisée par Siemens Mobility depuis la crise sanitaire, le nouveau slogan de l’industriel traduit en deux mots sa vision du « monde d’après ».

Pour Sabrina Soussan et Michael Peter, codirecteurs généraux de Siemens Mobility, il n’y a pas de raison que l’évolution de la mobilité post Covid-19 soit différente de ce qu’elle était auparavant : « la baisse de fréquentation des transports publics n’est qu’à court terme », assure Sabrina Soussan, qui est également présidente de l’Unife. « La méga-tendance reste », proclament les dirigeants de Siemens, soulignant que la fréquentation remonte en Chine et en Allemagne, tout en assurant que le rail non seulement reste la colonne vertébrale du transport public, mais pourrait même devenir dominant sur le marché de l’interurbain, comme le montre l’orientation choisie par la France privilégiant le train à grande vitesse aux vols courts. Michael Peter concède toutefois que tous les projets ne seront pas menés aussi vite que prévu : « des PPP risquent d’être retardés au Brésil ».

D’autres projets vont en revanche plus vite que prévu. Sabrina Soussan a annoncé la mise en service toute récente, le 14 juin, du premier train de la nouvelle plateforme Mireo de Siemens dans la vallée du Rhin entre Karlsruhe et Bâle. Un train dont l’autorisation de mise en exploitation commerciale a été obtenue en 38 mois : « ça peut sembler long, mais ça fait six mois de moins que le délai standard de 44 mois », précise la présidente de l’Unife.

Plus largement, même au plus fort de la crise sanitaire, « les projets ont été menés à bien et nous avons reçu de nouvelles commandes », rappelle Michael Peter, citant le prolongement de la ligne bleue du métro de Bangkok ou les développements de l’ICE 4. « Tous les sites clés Siemens Mobility sont restés ouverts et 81 % de l’activité a été maintenue », résume le dirigeant, qui souligne que la sécurité des salariés a été un point primordial. De son côté, Sabrina Soussan remercie les équipementiers : « il n’y a jamais eu le moindre arrêt de la production causé par un fournisseur ».

Même s’ils restent très prudents quant aux prévisions au-delà du deuxième trimestre de l’année fiscale 2020, les dirigeants de Siemens Mobility mettent en avant la « résilience » de leur entreprise, après deux très bonnes années. Fort de 37 000 salariés, le spécialiste de la mobilité au sein du groupe Siemens a engrangé 12,9 milliards d’euros de commandes au cours de l’année fiscale 2019, portant à 32 milliards le montant des commandes en cours. Et la tendance s’est poursuivie début 2020, avec entre autres la commande de 20 automotrices Mireo Plus B à batteries passée en mars par le Bade-Wurtemberg. Une transformation de l’essai grandeur nature mené sur un Desiro avec les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB).

Le monde d’après, Siemens Mobility s’y voit déjà. Outre son nouveau slogan, le constructeur a présenté lors de la conférence de presse une vidéo montrant ce que pourrait être le quotidien d’une jeune Singapourienne en 2025, utilisant intelligemment l’offre de mobilité en privilégiant le télétravail aux heures de pointe et les transports publics – dont la propreté est assurée par un traitement des surfaces ou désinfection par exposition aux UV – lorsqu’ils sont moins remplis. Et entre les stations de métro et les bureaux, de petits véhicules autonomes font la navette pour ceux qui ne font pas le choix du vélo à assistance électrique… Un meilleur des mondes dans lequel Michael Peter semblait avoir hâte de se trouver !

Mais ce monde d’après existe déjà en partie aujourd’hui. Et Sabrina Soussan de citer comme exemple l’automatisation du métro parisien, où les intervalles peuvent descendre à 85 secondes, ou la maintenance prédictive et la digitalisation des AVE entre Madrid et Barcelone – « nous remboursons le billet si le train a plus de 15 minutes de retard, ce qui n’arrive qu’une fois sur 3 400 ». Tout ceci en attendant les projets pilotes de Mireo à hydrogène et la prochaine génération de trains de nuit commandée par les ÖBB « pour des relations à travers toute l’Europe ». Alors, vivement demain ?

P. L.

Ewa

Alstom choisi pour la quatrième génération du tram de Nantes

quatrième génération de tram pour Nantes
design RCP

C’est le grand retour d’Alstom dans la ville qui a vu renaître le tram en France. Le 18 juin, la Commission d’appel d’offres de Nantes Métropole « s’est prononcée en faveur du projet porté par Alstom pour concevoir les nouveaux tramways ». Pour autant, le contrat n’est pas encore signé, le marché d’acquisition de nouveau matériel devant faire l’objet d’une délibération lors du Conseil métropolitain du 17 juillet. Après cette délibération, la conception des tramways pourra débuter « cette année », suivie par les phases de fabrication, d’essais et d’homologation en 2021 et 2022, les premières de ces rames de quatrième génération étant attendues sur le réseau nantais en 2023.
Le contrat devrait donc être signé moins d’un an et demi après l’annonce, en mars 2019, de la décision d’acquérir une quatrième génération de tramway par Nantes Métropole et la Semitan. Avant tout destinée à remplacer les rames de Tramway français standard (TFS), premier matériel mis en service sur un nouveau réseau en France (1985), cette quatrième génération accompagnera par la suite le développement du réseau de tramway de la métropole. Elle marque le retour d’Alstom sur le tram nantais, après une deuxième génération signée Adtranz (Bombardier) et une troisième produite à Bagnères par CAF. « Spacieux, ergonomiques, lumineux et ouverts sur la ville », les futurs tramways nantais ont un design conçu par l’agence RCP (Régine Charvet Pello) « sur la base d’un carnet d’attentes d’un groupe de citoyens ». Ils devront accueillir « au moins 20 % de personnes supplémentaires par rame par rapport aux tramways actuels ». 

P. L.

Ewa

Inveho fait entrer le wagon dans l’ère du smartphone et de la tablette

Wagon Talns INVEHO à commande par smartphone et tablette

Pas à pas, le fret ferroviaire devient de plus en plus « intelligent », avec la pose de capteurs sur les wagons pour mieux superviser le déroulement du transport. Mais des améliorations restaient à apporter quant à la sécurité lors des opérations de chargement ou de déchargement. Par exemple lors des transports de chaux effectués en trains complets entre les Carrières du Boulonnais et le site ArcelorMittal de Dunkerque.
C’est pour assurer ces transports en toute sécurité qu’une commande a été passée par le gestionnaire de wagons Ermewa à Inveho. Spécialiste français dans la construction de wagons, ce dernier devra livrer 47 Talns (wagons à chargement par toit ouvrant et déchargement latéral via deux portes de chaque côté) d’un genre totalement innovant. Avec ce nouveau modèle, les opérateurs ne seront plus obligés de manœuvrer la toiture et les portes à partir d’un boîtier situé sur le wagon, mais pourront en commander l’ouverture et la fermeture à distance par smartphone ou tablette. « Ceci pour éviter à l’opérateur d’être sur le wagon, ce qui représente un danger en cas d’ouverture des portes », rappelle Régis Murat, directeur des opérations d’Inveho. Ouvertures et fermetures pourront être commandées hors du périmètre de mouvement des portes, à 10 à 15 m de distance (voire de plus loin, par exemple depuis un bureau, en s’aidant de caméras).
« Ce wagon représente une véritable innovation et correspond à une demande de plus en plus souvent faite en matière de sécurité », souligne Régis Murat. Conçu en concertation avec Ermewa (qui se trouve être la maison-mère d’Inveho) et ArcelorMittal, ce Talns va entrer en production sur le site du constructeur à Orval (Cher), une fois finalisées les fonctionnalités souhaitée par le client. Après validation par l’Agence ferroviaire européenne, le deuxième semestre 2021 devrait être consacré à la livraison des 47 wagons.
Chiffrée à 7 millions d’euros, cette commande semblera bon marché pour qui a l’habitude du matériel roulant destiné aux voyageurs. Pourtant, les nouveautés proposées sur ces wagons en ont renchéri le prix de 20 à 25 %.
Comptant aujourd’hui 400 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de 89 millions d’euros en 2019, Inveho a dû suspendre ses activités lors du confinement à la mi-mars, avant de les reprendre progressivement à partir du 6 avril et de retrouver un niveau de production presque normal en mai. « On devrait rattraper le retard », résume Régis Murat, « mais la façon de travailler n’est plus la même », avec de nouvelles règles de port des EPI (masques, gants…) sur les lieux de production.

P. L.

Ewa

La DB au secours d’Abellio sur le RER Rhin-Ruhr

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Keolis n’est pas le seul exploitant de trains régionaux en Allemagne à connaître une pénurie de conducteurs, problème qui lui a récemment coûté les lignes S1 et S4 du réseau S-Bahn de l’autorité organisatrice VRR (Rhin-Ruhr), autour de Dortmund. Ces lignes ont été réattribuées, d’abord provisoirement puis dans le cadre d’un nouvel appel d’offres, à l’opérateur historique DB Regio. Mais avec un cahier des charges plus strict que celui du contrat annulé, en particulier pour ce qui concerne les questions liées au personnel (formation de 50 conducteurs, présence d’un deuxième agent dans tous les trains en soirée et dans la moitié de ceux circulant en journée) et aux trains annulés pour des causes internes à l’exploitant.

Ce « serrage de vis » de la part de VRR a précédé un « coup de gueule » de cette autorité organisatrice à la mi-mai contre la prestation « inacceptable » de l’opérateur Abellio sur d’autres lignes du réseau S-Bahn Rhin-Ruhr (en particulier la S3 et la S9), ainsi que sur une ligne régionale (RE 49). Pour chacune des lignes concernées, VRR a donné à Abellio un calendrier allant de la mi-juin à la mi-septembre pour rétablir la situation.

Cet avertissement de VRR intervient alors qu’Abellio connaît, dans le même secteur géographique, un autre problème de pénurie de personnel, cette fois sur une ligne du nouveau réseau express régional Rhein-Ruhr-Express (RRX). Desservant également le bassin Rhin-Ruhr, mais à ne pas confondre avec le S-Bahn, le réseau RRX comporte moins d’arrêts et ses lignes se poursuivent vers les bassins voisins (Cologne, Coblence, Aix-la-Chapelle, Kassel, Minden…) Sur le nouveau réseau, la ligne RE 1 (Aix-la-Chapelle – Cologne – Düsseldorf – Essen – Dortmund – Hamm) devait être reprise par Abellio, le 14 juin, à l’occasion de la mise en service des nouvelles rames livrées par Siemens pour le réseau RRX. Face à la pénurie de conducteurs qui s’annonçait, en particulier du fait du retard pris pour la formation du personnel pendant la crise sanitaire du printemps 2020, un accord a été trouvé entre Abellio et DB Regio, opérateur de cette relation Aix-la-Chapelle – Hamm jusqu’au 14 juin. C’est ainsi que jusqu’au changement d’horaire de décembre prochain, les deux entreprises exploitent en commun la ligne RE 1. Outre le personnel, DB Regio fournit son propre matériel roulant, alors que les conducteurs salariés d’Abellio sont aux commandes des nouvelles rames RRX.

P. L.

Ewa

Norvik, le nouveau port de Stockholm pour les conteneurs

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Il y a un demi-siècle, la généralisation des conteneurs avait entraîné le déplacement du port de Stockholm des quais du centre-ville, après sept siècles d’intense activité, vers le terminal du port franc (frihamnen), en eaux profondes, aux portes de la ville et bénéficiant d’une desserte ferroviaire. Mais les temps changent et le secteur du port franc, en bord de mer et à quelques minutes du centre-ville de Stockholm en métro, est appelé à connaître dans les prochaines années un fort développement immobilier, complété par la création d’une nouvelle ligne de tramway. D’où la création d’un nouveau terminal à conteneurs à Norvik, à une cinquantaine de kilomètres au sud du centre-ville, qui par rapport au port franc présente l’avantage de donner plus directement accès à la haute mer, Stockholm se situant au bout d’un dédale de détroits.

Ouvert fin mai, le nouveau port de Norvik comprend, outre le terminal à conteneurs cité plus haut, géré par le singapourien Hutchison Ports, un terminal RoRo, directement géré part les Ports de Stockholm (Stockholms Hamnar) et dont l’ouverture est prévue pour cet automne.

La connexion du nouveau port de Norvik au réseau ferré suédois se fait par une voie de 4,4 km de long, dont les Ports de Stockholm sont propriétaire et gestionnaire d’infrastructure. La pose de caténaires sur cet embranchement jusqu’aux premiers mètres des voies du terminal à conteneurs permet aux trains de fret d’arriver à ce dernier en traction électrique, sans changer de locomotive.

P. L.

Ewa

Alstom et la Snam vont développer des trains à hydrogène en Italie

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Après l’Allemagne et la France, l’Italie. Alstom et la Snam (principale société gazière italienne) ont signé un accord de cinq ans pour développer dès le début 2021 des trains à hydrogène et les infrastructures associées, après une première phase consacrée aux études de faisabilité, attendues pour cet automne. Alstom sera responsable de la production et de la maintenance des trains à hydrogène (neufs ou modifiés), alors que la Snam développera les infrastructures de production, de transport et des points de ravitaillement en hydrogène de ces trains.

« Nous espérons que les trains à hydrogène Coradia iLint deviendront bientôt une réalité en Italie également », a déclaré Michele Viale, président et administrateur délégué d’Alstom Italie et Suisse. Ce qui signifie que l’on est sans doute plus proche du modèle allemand (autorails à hydrogène) que de celui envisagé en France (Régiolis bimode électrique/hydrogène). Marco Alverà, administrateur délégué de la Snam, précise quant à lui que l’hydrogène « produit à partir d’énergies renouvelables deviendra compétitif avec les combustibles fossiles dans quelques années », ce qui laisse deviner l’origine du combustible destiné aux trains fournis par Alstom. Plus largement, l’ambition de la Snam est de « créer une chaîne d’approvisionnement italienne », pour faire de son pays « un des protagonistes mondiaux du secteur ».

P. L.