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Ewa

Alstom discuterait d’un rapprochement avec Bombardier

Metro Paris rames MF19

Après l’échec du rapprochement entre Alstom et Siemens, les tentatives de restructuration de la filière ferroviaire européenne se poursuivent, poussées par l’arrivée en Europe du géant chinois de la construction ferroviaire CRRC. Selon l’agence Bloomberg, des discussions auraient lieu depuis plusieurs mois entre Alstom et Bombardier Transport.

Alstom, le « pure player » du rail, chercherait à mettre la main sur la division ferroviaire du groupe Bombardier très endetté, pour profiter de la dégradation des résultats de ce dernier pour 2019, qui a eu pour conséquence une dépréciation de sa valeur en bourse. L’action de Bombardier a d’ailleurs repris quelques couleurs après l’annonce de Bloomberg, alors que Alstom et Bombardier, contactés, ne confirmaient pas ces informations, ne souhaitant pas commenter « les rumeurs de marché », pour reprendre les termes d’un porte-parole d’Alstom.

Une situation ultra-dominante en France

Ce n’est pas la première fois que des annonces de rapprochement entre les différents constructeurs sont évoquées. Peu avant le rapprochement avorté entre Alstom et Siemens, on annonçait le prochain mariage de ce dernier avec Bombardier. Hitachi a été approché l’an dernier, « mais on ignore si des discussions se poursuivent entre Bombardier et le conglomérat japonais », ont dit des sources citées par l’agence Reuters. Et en d’autres temps, les rumeurs rapprochaient ce dernier de CRRC (de fait, les deux groupes travaillent ensemble sur le marché chinois).

Que resterait-il d’ailleurs au groupe Bombardier, une fois effectuée une cession de la division ferroviaire, après celles des produits récréatifs, puis des avions de ligne CSeries (à Airbus) et des avions régionaux CRJ (à Mitsubishi) ? L’aviation d’affaires.

Enfin, « même motif, même punition », est-on tenté d’écrire avant même de savoir ce qu’en penserait la Direction générale de la Concurrence de la Commission européenne. Si la fusion entre Alstom et Siemens a échoué à cause des situations de quasi-monopole qu’elle aurait pu générer en Europe, on pourrait s’attendre à un constat similaire en ce qui concerne Alstom et Bombardier. En commençant par le marché ferroviaire français, où les deux acteurs seraient, une fois ensemble, en situation ultra-dominante sur presque tous les segments du matériel roulant, que les commandes aient été remportées indépendamment par les deux entreprises (Régiolis, Regio 2N, Francilien, TGV 2020), ou en consortium (métro MF14 ou RER NG pour Ile-de-France Mobilités).

Sauf que depuis le veto de la commissaire européenne chargée de la concurrence à la fusion Siemens-Alstom, le Chinois CRRC a fait l’été dernier une offre d’acquisition du constructeur allemand de locomotives Vossloh. Une offre à laquelle le ministère allemand de l’Economie cherche à s’opposer. Rappelons qu’à l’époque de l’annonce de l’opposition européenne à la fusion Siemens-Alstom, il y a à peine un an, Margrethe Vestager avait expliqué sa décision en affirmant qu’il « n’y a aucune perspective d’entrée des Chinois en Europe dans un avenir prévisible »…

P. L.

Ewa

CRRC met un pied dans le métro léger européen à Porto

Future rame CRRC pour Metro do Porto

Après les trains régionaux et les locomotives, le constructeur chinois CRRC prend maintenant pied sur le marché européen du métro léger en remportant l’appel d’offres de Metro do Porto pour 18 nouvelles rames bidirectionnelles, destinées à renforcer le parc actuel de 72 Eurotrams (similaires à ceux de Strasbourg) et de 30 Flexity Swift, produits par Bombardier. Dans le cadre de l’appel d’offres de Porto, CRRC Tangshan s’est retrouvé sur la short list en compagnie de Siemens Mobility et de Škoda Transportation, avant d’être déclaré soumissionnaire pressenti en novembre dernier, avec une offre de 49,6 millions d’euros, y compris cinq ans de maintenance. Avec ce montant, Metro do Porto estime avoir économisé 6,5 millions d’euros par rapport à son budget initial.

La livraison du nouveau matériel doit se dérouler entre le deuxième semestre 2021 et 2023, au rythme d’une rame par mois, à temps pour la mise en service de deux extensions sur le réseau de Porto, chiffrées à 300 millions d’euros. D’ici 2023, une nouvelle ligne doit en effet relier la gare São Bento à la Casa da Música, alors que la ligne jaune sera prolongée de Santo Ovídeo à la Vila d’Este.

Ewa

Le train de nuit est de retour à Bruxelles

Train de nuit Nightjet ÖBB

Les trains de nuit ont fait leur retour en Belgique, d’où ils avaient progressivement disparu dans les années 2000. Depuis le 20 janvier, le train de nuit ÖBB Nightjet relie deux fois par semaine Bruxelles et Liège à Vienne et Innsbruck, avec un départ de Belgique le lundi ou le jeudi soir et un retour le dimanche ou le mercredi soir. Bizarrement, ce train ne devrait pas circuler en juillet et en août…

Toujours est-il que le symbole est fort et que ce train (qui peut également intéresser les Franciliens et les habitants des Hauts-de-France) était très attendu.

Au départ de Vienne, souligne le collectif Oui au train de nuit, le train a été inauguré en grande pompe par la nouvelle ministre des transports autrichienne Leonore Gewessler, qui s’est déclarée « fan des trains de nuit », par la direction des chemins de fer autrichiens ÖBB, et par de nombreux eurodéputés qui sont montés à bord pour rejoindre Bruxelles. L’eurodéputée française Karima Delli, présidente de la commission Transport au Parlement européen, faisait partie du voyage.

Le collectif indique également que Valérie Masson-Delmotte, présidente du Groupe 1 du GIEC, a interpellé le Groupe SNCF : « Je comprends que de nouvelles lignes de train de nuit vont bientôt être inaugurées entre la Suède et l’Allemagne. Aucune intention de développer l’offre de train de nuit en France ? ».

Concernant ce projet de train de nuit subventionné entre la Suède et l’Allemagne, l’affaire se précise : Trafiverket, l’administration suédoise des transports, qui est entre autres l’autorité organisatrice des trains de nuit du pays, se dirige vers une relation Malmö – Cologne. Et tout semble indiquer que ce sera ici aussi ÖBB Nightjet qui se verra attribuer ce marché, sans doute de gré à gré. Reste à voir si ce train marquera un arrêt à Copenhague, à une quarantaine de minutes après le départ de Malmö, permettant de réintroduire une relation abandonnée par la DB il y a six ans. Le choix de Cologne, où le train arriverait vers 7 heures du matin et repartirait vers 22 heures, devrait lui ouvrir des correspondances vers Bruxelles et Paris, voire Londres dans le cadre du rapprochement entre Thalys et Eurostar.

P. L.

Ewa

Les partisans de la ligne à grande vitesse HS2 craignent son abandon

Le tracé de HS2

On savait le Premier ministre britannique Boris Johnson peu enthousiaste pour le projet de ligne à grande vitesse HS2, qui traverserait des circonscriptions au nord-ouest de Londres où les électeurs conservateurs y sont opposés. Et selon The Guardian, les partisans de HS2 sont de plus en plus inquiets que Boris Johnson soit prêt à abandonner tout ou partie du projet, voire à le revoir en profondeur, dans le but de rediriger les fonds publics vers d’autres transports dans le nord de l’Angleterre (bastion électoral travailliste récemment conquis par les conservateurs) et les Midlands. Les parties les plus menacées seraient la première étape (le tronc commun entre Londres et Birmingham) ainsi que la branche est de la deuxième étape (de Birmingham à Leeds).

Ewa

Nouveau contrat de maintenance sur trains à grande vitesse chinois pour Bombardier

Maintenance trains grande vitesse Bombarder Chine

Bombardier Transport a annoncé que sa coentreprise chinoise détenue à parts égales avec CRRC Sifang, Bombardier Sifang (Qingdao) Transportation Ltd. (BST), avait obtenu un contrat avec les Chemins de fer chinois pour la fourniture de services de maintenance sur 71 trains à grande vitesse (soit 656 voitures). Des types CRH1A-A, CRH1A, CRH1B, CRH1E et CRH380D, ces 71 trains ont eux-mêmes été fabriqués par BST (dont l’actionnaire chinois était CSR Sifang avant la mise sur pied de CRRC). La valeur totale du contrat s’élève à environ 2,45 milliards de yuans (321 millions d’euros). Ce nouveau contrat, qui doit être exécuté d’ici la fin de 2020, fait suite à un précédent, octroyé en février 2019 et concernant 560 voitures.

Ewa

Saint-Etienne s’apprête à mettre en service ses premiers trolleybus IMC

Trolleybus IMC Solaris de Saint-Etienne

Un an après les avoir commandés, Saint-Étienne s’apprête à mettre en service, le mois prochain, les 10 premiers de ses 22 trolleybus Trollino IMC produits en Pologne par Solaris, avec une chaîne de traction Skoda. C’est la première fois que Solaris arrive à vendre des trolleybus en France.
Cette mise en application de la solution IMC (In Motion Charging) permet de stocker dans des batteries embarquées l’énergie électrique lorsque le trolleybus circule sous lignes aériennes de contact (LAC). Le grand avantage de l’IMC est donc de permettre la mise en service de trolleybus sur des lignes partiellement électrifiées, l’autonomie des nouveaux véhicules de Solaris étant ici d’une vingtaine de kilomètres (pour 40 kWh d’énergie stockée).
La première ligne équipée, dès février, sera la M7 (Bellevue – Michon), dont le parcours s’effectue à 80 % sous LAC. La ligne suivante sera la M3 (Terrenoire – La Cotonne) en 2021-2022.

P. L.

Ewa

Arriva perd le nord de l’Angleterre

Angleterre Trains Northern

Le secrétaire d’État britannique aux Transports, Grant Shapps, a déclaré, le 2 janvier, que la franchise Northern serait retirée à l’exploitant Arriva Rail North du fait de la qualité « inacceptable » du service assuré sur son réseau. Couvrant tout le nord de l’Angleterre (de Newcastle à Leeds, Liverpool, Hull, Manchester et Stoke-on-Trent), cette franchise avait été accordée pour neuf ans à Arriva,filiale de la DB, en 2016. Depuis cette date, la qualité de service perçue par les usagers n’a cessé de se dégrader : lancement chaotique du nouvel horaire en mai 2018, grèves et retards en nombre (à peine un train sur deux à l’heure en 2019)… Les centaines de trains annulés « pour cause d’arrêts maladie » plus nombreux que jamais autour des fêtes de Noël ont sans doute été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase…

L’annonce de la rupture du contrat liant le ministère britannique des Transports (DfT) et Arriva avait été précédée, l’automne dernier, par un avertissement de la part du secrétaire d’État. « Il y a deux façons de procéder : l’une consiste à retirer la franchise, l’autre à raccourcir la période contractuelle. Comme je ne suis pas disposé à voir le service sur Northern se poursuivre tel qu’il est, je prends des mesures. »

Et la mesure à laquelle on peut désormais s’attendre pour la franchise Northern est la mise sur pied d’un « opérateur de dernier recours » (operator of last resort) par le DfT. Une telle renationalisation de facto ne serait pas une première pour l’actuelle majorité conservatrice, qui a retiré en mai 2018 sa franchise à Virgin Trains East Coast (trains grandes lignes entre Londres et le nord-est) pour la donner à l’opérateur LNER, mis sur pied à cet effet.

P. L.

Ewa

Transdev se dégage des bus d’aéroport en Suède

Bus aéroport Stockholm Arlanda.

Selon Gunnar Schön, PDG de la filiale suédoise du groupe français : « Les bus desservant les aéroports ont été une activité à succès pour Transdev Suède et ont connu une croissance importante depuis leur acquisition en 2007 ». « Nous sommes donc très satisfaits d’annoncer que leur nouveau propriétaire sera Vy », a ajouté le dirigeant, dans une déclaration rendue publique le 20 décembre. Sous réserve d’une autorisation de la part des autorités concernées, cette vente devrait être conclue au cours du premier trimestre 2020. Vy, l’acquéreur des bus d’aéroports suédois (Flygbussarna), n’est autre que les Chemins de fer norvégiens de l’Etat, sous leur nouveau nom.

Pourquoi alors vendre une activité qui marche si bien ? Rien à voir, officiellement, avec le phénomène médiatisé du flygskam, « la honte de prendre l’avion ». Transdev justifie cette vente par un recentrage du Groupe vers ses activités en B2B (délégations de service public, avec les collectivités comme clients), impliquant un désengagement des activités en B2C (avec le voyageur comme client direct), qui comprennent entre autres les bus reliant sept aéroports suédois (représentant 85 % du trafic aérien du pays) aux neuf villes voisines.

P. L.

Ewa

Une locomotive à hydrogène pour des « petites lignes » en Suède ?

Locomotive électrique Rc4 Inlandsbanan

C’est la question que se posent les dirigeants de l’entreprise ferroviaire intercommunale Inlandsbanan AB qui, il y a près de trois décennies, a repris l’infrastructure et l’exploitation de la « ligne de l’intérieur », un réseau de « petites lignes » totalisant près de 1 300 km entre le centre de la Suède et la Laponie. Des lignes qui, dans un pays où la totalité des lignes principales sont électrifiées, restent pour l’essentiel exploitées en traction diesel, tant pour les trains de voyageurs que pour le fret.

Côté voyageurs, des essais ont été menés pour remplacer le gazole par de l’huile végétale carburant (HVC). Et côté fret, un projet pilote a été lancé avec l’entreprise publique norvégienne d’énergie renouvelable Statkraft, qui vise à mettre en œuvre la pile à combustible (ici l’hydrogène) comme source d’énergie pour la traction des trains lourds.

Une comparaison préalable a été faite avec une électrification des voies ferrées du réseau Inlandsbanan (entièrement à voie unique), chiffrée à quelque 10 milliards de couronnes suédoises (près d’un milliard d’euros). Un tel investissement n’étant pas jugé crédible à court ou moyen terme par Inlandsbanan AB, l’entreprise intercommunale s’est intéressée aux essais de « trains à hydrogène » en cours en Allemagne ou à l’étude en Grande-Bretagne. Et si ces essais concernent le transport de voyageurs, l’entreprise suédoise s’est tout de suite intéressée à la possibilité de mettre en œuvre la pile à combustible pour des trains plus lourds, en remplacement des actuelles locomotives diesel-électriques, tout en en gardant les avantages en termes de robustesse et de fiabilité, l’alimentation par caténaires n’étant pas exemptes d’incidents… De plus, le réseau Inlandsbanan dessert le piémont oriental de la Chaîne scandinave, où la production d’électricité hydraulique ou éolienne est « surabondante » par rapport à la consommation, d’où l’intérêt de stocker ce surplus d’énergie sous forme d’hydrogène.

Faisant suite à une réfection (bien nécessaire) des voies du réseau Inlandsbanan, ce projet de « locomotive à hydrogène » devrait devenir réalité « dans les prochaines années », avec une étude de faisabilité d’ici 2021.

P. L.

Ewa

L’industrie ferroviaire britannique réagit à la victoire des Conservateurs

Electrostar Londres

A peine les résultats des élections générales du 12 décembre étaient-ils annoncés que Darren Caplan, directeur général de la Railway Industry Association (RIA), a publié une réaction de l’industrie ferroviaire britannique. Après les formules de politesse d’usage - « nous avons hâte de travailler avec le Premier ministre Boris Johnson et le gouvernement conservateur, ainsi qu’avec les équipes des partis d’opposition, pour construire un chemin de fer de premier ordre dans les mois et les années à venir » -, le représentant de l’industrie ferroviaire britannique a dressé un portrait plutôt flatteur de la situation actuelle outre-Manche. « Tous les partis, les nouveaux députés et ceux qui ont été réélus, doivent maintenant reconnaître que malgré une couverture médiatique souvent négative, l’industrie ferroviaire est une success story à l’échelle de l’économie britannique, avec un doublement du nombre de voyageurs en 25 ans seulement et un fret en hausse, sur un réseau qui pour l’essentiel a gardé la même taille, tout en représentant 36 milliards de livres sterling de valeur ajoutée, 600 000 emplois, 11 milliards de livres d’impôts ou taxes et 800 millions de livres à l’exportation. »

Après une telle entrée en matière politique en ligne avec les orientations des Conservateurs, Darren Caplan enchaîne aussitôt sur le revers de la médaille : « Pourtant, les mois et les années à venir poseront plusieurs épreuves aux chemins de fer ». En particulier, il met devant leurs responsabilités les Conservateurs, dont certains sont opposés à la ligne nouvelle HS2, alors que Boris Johnson n’est pas très clair sur le sujet. « Les rapports Williams [sur le secteur ferroviaire britannique] et Oakervee [en faveur de la HS2, selon des fuites], les hauts et les bas du financement des projets ferroviaires, la mise en suspens de grands projets comme HS2, les défis de la décarbonation et de la digitalisation des chemins de fer d’ici 20 ans, le manque de projets d’amélioration prêts à démarrer et une évolution des relations commerciales internationales au moment même où nous quittons l’UE - tous ces éléments poseront de vrais défis à la capacité de production du rail et à sa croissance à venir. »

Et le représentant de l’industrie ferroviaire britannique veut voir plus loin que les prochaines élections : « C’est pourquoi la RIA exhorte tous les parlementaires à travailler avec les fournisseurs pour mettre en œuvre une stratégie à long terme - de 30 ans - pour le rail, ce qui va bien plus loin que les mandats électoraux de cinq ans, comme nous l’avons indiqué dans notre manifeste Rail 2050, afin d’aider l’industrie à construire un chemin de fer durable et centré sur le client, ici comme à l’étranger - au bénéfice final des voyageurs, des utilisateurs du fret, du contribuable et de l’économie britannique dans son ensemble. »

P. L.