Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

TGV Lyria : 30 % de places en plus, wifi pour tous et prix accessibles

Fabien Soulet, CEO de TGV Lyria

Une « nouvelle offre de rupture historique ». C’est ainsi qu’Armin Weber, président de TGV Lyria, qualifie la refonte des dessertes franco-suisses à partir du 15 décembre, destinée à « renforcer la position de leader » de la filiale de la SNCF et des CFF sur ce marché où l’avion reste un concurrent, malgré des distances de l’ordre de 400 à 500 km et des temps de parcours de trois à quatre heures.

Afin « qu’il n’y ait plus aucune raison de ne pas prendre le train, que ça devienne un réflexe », Fabien Soulet, CEO de TGV Lyria, a donc présenté la nouvelle offre, conçue pour « aller au delà des 5 millions de voyageurs par an qui nous font déjà confiance ». Une offre articulée autour de trois réponses : augmentation de 30 % des places offertes, renforcement de l’attractivité grâce à un parc de 15 Euroduplex rénovés avec wifi et politique de prix accessibles.

Pour établir cette nouvelle offre Lyria 2020, le transporteur annonce être parti d’un « triple constat sur l’évolution des mobilités », en s’appuyant sur une étude menée avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) : une hausse du trafic France – Suisse de 25 % sur les 6-8 années à venir, le besoin de moyens de transports sobres en énergie et une demande d’actions de la part de la jeunesse, dès aujourd’hui, et pas à long terme. « Nous aurions pu suivre de façon attentiste cette hausse et profiter de la croissance, mais on peut aussi provoquer la préférence pour le train ».

Hausse globale de l’offre, sauf sur Paris – Lausanne via Dijon

Concrètement, les 30 % de places en plus signifient que 4 500 personnes supplémentaires pourront être transportées chaque jour, « soit l’équivalent de 30 Airbus A320 en plus ». Cette hausse découle non seulement de l’emploi de rames plus capacitaires (507 places au lieu de 355), mais aussi de l’augmentation globale des fréquences. Au total, 6 allers et retours seront proposés entre Paris et Lausanne, dont 3 par Dijon et 3 par Genève, 8 allers et retours relieront Paris et Genève (toutes les deux heures de 6 h 18 à 20 h 18), alors que Bâle et Zurich bénéficieront de 6 allers et retours quotidiens avec Paris. Une telle hausse a également été rendue possible en augmentant la disponibilité des trains, dont l’utilisation moyenne passe de 8 heures par jour à 12 heures.

Un point fait toutefois grincer les dents : lancée il y a 35 ans, la desserte Paris – Lausanne via Dijon et Vallorbe, qui est à l’origine même de Lyria, perd un aller et retour par jour. « Nous offrons plus de places pour la desserte des gares du Jura et du Doubs », répond Fabien Soulet (trois aller et retours en TGV Euroduplex représentant 2,8 % de places en plus que quatre en TGV POS), qui se veut rassurant : « s’arrêter sur son parcours, ça fait partie de l’ADN du train ». Car bien que franco-suisse, TGV Lyria assure également une part importante des relations entre Paris et la Bourgogne-Franche-Comté.

Un parc renouvelé et de nouveaux services

Pour que le train s’impose sur les relations France – Suisse, il faut qu’il devienne « le choix du cœur », selon Fabien Soulet. Déjà, le cadencement doit aider à faciliter la mémorisation des horaires, afin de « prendre le train par réflexe ». Viennent ensuite les avantages inhérents au train par rapport à l’avion : « la Suisse à trois heures de Paris, sans interruption, de centre à centre, c’est du temps pour soi et de la sobriété énergétique ». Mais encore faut-il que le matériel roulant soit accueillant, ce qui n’était souvent plus le cas ces dernières années, avec un parc de rames POS « Lacroix », aux aménagements globalement très fatigués et aux toilettes souvent défaillantes. Désormais, non seulement le parc est entièrement renouvelé par 15 rames récentes TGV Euroduplex, mais ces dernières ont bénéficié d’une rénovation, assurée par trois technicentres SNCF : Sud-Est Européen et Est Européen pour les aménagements intérieurs, ainsi que Rennes pour le nouveau pelliculage extérieur, qui marie le carmillon SNCF et le rouge suisse.

Le premier des nouveaux services permis par ce parc renouvelé est le wifi, qui sera gratuit dans les trois classes : Standard (2e classe), Standard 1ère et Business 1ère. Cette dernière, qui a été expérimentée avec succès sur Paris – Genève avant d’être étendue à Paris – Bâle – Zurich, sera introduite le 15 décembre sur Paris – Lausanne. Offre haut de gamme garantissant une place disponible à toute heure, la Business 1ère comprend une restauration chaude signée du grand chef Michel Roth, servie à la place dans la voiture 1 de chaque rame, sauf le samedi. Son prix unique est de 195 euros sur Paris – Genève ou Lausanne.

Une politique de prix revue

Bien entendu, le tarif de la Business 1ère est le plus élevé. A l’autre extrémité de l’offre, TGV Lyria continuera de proposer des voyages à 29 euros, sans pour autant insister dessus : « le sujet n’est pas le prix d’appel, à disponibilité faible », souligne Fabien Soulet, qui préfère évoquer les tarifs à 49 euros, à disponibilité large. Et pour les voyageurs qui poursuivent leur trajet vers la Suisse, une offre combinée avec les CFF permet d’obtenir des réductions de 40 à 50 % sur les parcours en correspondance vers Vevey et Montreux via Lausanne, ou vers Lucerne, Bienne, Interlaken, Berne, Zurich, Olten, Thoune et Spiez via Bâle.

Enfin, les offres pour les voyageurs d’affaires sont étendues à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sans se limiter à la Business 1ère, en réponse à une demande croissante.

« La mobilité France – Suisse ne sera plus la même après le 15 décembre », promettent les dirigeants de TGV Lyria. Souhaitons que la qualité de service à bord soit conforme aux annonces !

Patrick Laval

Ewa

Le Metro Express de l’île Maurice inauguré un mois avant son ouverture

Le Metro Express de l'île Maurice

La Réunion n’a pas eu son tram-train, mais sa voisine, l’île Maurice, a inauguré le 3 octobre son Metro Express, un projet de tramway similaire dans la mesure où son tracé suit en grande partie celui d’une ancienne voie ferrée, fermée ici en 1964. Longue de 13 km, la première étape entre Port-Louis et Rose Hill n’était pas tout à fait terminée lors de l’inauguration ; par conséquent, le public ne devait découvrir le Metro Express qu’en ce mois de novembre, gratuitement, avant le lancement du service commercial payant en décembre.

Une deuxième étape de 13 km supplémentaires devrait permettre d’atteindre Curepipe en 2021 : l’ensemble de la ligne devrait alors transporter quelque 55 000 voyageurs par jour en 40 minutes de terminus à terminus, avec 17 arrêts intermédiaires. Le parc comprendra alors 18 trams CAF, dont 6 étaient déjà arrivés sur l’île Maurice à la mi-octobre, dans le cadre d’un contrat de 100 millions d’euros comprenant également l’équipement du dépôt, la signalisation et un simulateur de conduite. Bidirectionnels et composés de sept modules, les trams à plancher bas sont climatisés et peuvent transporter jusqu’à 307 personnes, dont 78 assises.

Le projet Metro Express a été lancé en juillet 2017 par la signature d’un contrat clé en main avec la société indienne Larsen & Toubro Ltd. et est revenu à 18,8 milliards de roupies mauriciennes (466 millions d’euros), financés par le gouvernement indien. Deux ans auront donc suffi pour réaliser la première étape, en dépit de l’hostilité des propriétaires expropriés le long du tracé et des syndicats des conducteurs de bus, qui craignent le report modal des voyageurs. Le tarif du Metro Express qui devrait être pratiqué en décembre sera en effet aligné sur celui des bus.

Ewa

Effia acquiert Mypark en Belgique

Parking MyPark

Dans le cadre de sa stratégie de développement à l’international, Effia a annoncé le 5 novembre avoir fait l’acquisition du gestionnaire de parkings Mypark, qui gère 22 parkings pour un total de 12 500 places en Belgique à Anvers, Bruxelles, Liège, Louvain, Louvain-la-Neuve et Namur. « Avec cette acquisition, Effia devient le n°4 du marché du stationnement en Belgique », précise Fabrice Lepoutre, le directeur général d’Effia.

Avec cet achat, qui fait suite à ceux d’Alfa Park et de Parkeren Roeselare, puis au contrat de fournitures et de services du parking CERIA-COOVI organisé par Parking.Brussels, la filiale du groupe Keolis gérera plus de 32 000 places de stationnement, dont plus de 8 000 en voirie, dans 30 villes et communes en Wallonie, en Flandre et dans la région de Bruxelles-Capitale.
Créée en 1975 et employant actuellement 63 salariés, l’entreprise Mypark était jusqu’à présent détenue par les familles Bailly et Wolf. La finalisation de l’acquisition est prévue fin novembre.

Ewa

Côme Berbain devient directeur de l’Innovation du groupe RATP

Côme Berbain, Directeur de l’Innovation du groupe RATP

La RATP a annoncé le 5 novembre la nomination de Côme Berbain au poste de directeur de l’Innovation du groupe RATP, au sein du département Stratégie, Innovation et Développement dirigé par Marie-Claude Dupuis. Il remplace Mathieu Dunant, qui a quitté l’entreprise.

Côme Berbain était auparavant administrateur général des données de l’Etat à la direction interministérielle du numérique, après avoir travaillé auprès du secrétaire d’Etat au numérique comme Conseiller en charge de la confiance numérique et de la Transformation numérique de l’Etat. Il a également occupé plusieurs postes chez Orange Labs, au Ministère de la Défense, au sein du groupe Gemalto et à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations.
Ingénieur des Mines, diplômé de l’ENSTA, titulaire d’un DEA en Algorithmique de l’Ecole Polytechnique et d’un doctorat en cryptographie soutenu à l’Ecole Normal Supérieure, le nouveau directeur aura notamment la responsabilité de conduire le programme véhicules autonomes du groupe RATP et de développer les programmes d’innovation « intelligence artificielle » et « smarter city » de l’entreprise, explique la RATP.

Ewa

L’autre occasion perdue de la ligne Belfort – Delle

Ligne Belfort-Delle

Petit problème de logique ferroviaire. Soit un constructeur de locomotives établi à Belfort, dont le client se situe en Suisse. Sachant qu’une voie ferrée de 22 km, récemment rouverte entre Belfort et la frontière suisse, permettrait de réduire d’un quart la distance d’acheminement tout en évitant le nœud de Bâle, par où sont désormais livrées les locomotives ?

On aurait pu s’imaginer que la réponse serait de passer par le nouveau raccourci entre Belfort et Delle. Mais non. La livraison par Alstom des locomotives hybrides Coradia H4 aux CFF n’est pas autorisée sur la ligne Belfort – Delle, celle-ci étant dédiée aux trains de voyageurs, même si elle a fait passer des convois bien plus lourds durant sa construction. Les voyageurs y sont d’ailleurs peu nombreux, vu les horaires peu commodes qui leur sont proposés, et c’est bien ce que la Cour des comptes (entre autres) lui reproche. Encore une occasion perdue pour cette ligne très symbolique de prouver son utilité…

P. L.

Ewa

Ermewa commande 600 wagons de transport de coils à Inveho

Hot Coils 4

La commande passée en octobre par Ermewa, filiale de SNCF Logistics spécialisée dans la location de wagons, ne passe pas inaperçue : 600 wagons destinés à renouveler le parc de transport de coils (bobines d’acier). Le titulaire de ce marché est Inveho UFO, qui a ainsi remporté la commande la plus importante de son histoire. La livraison sera étalée sur trois années, de 2020 à 2022, à raison de 200 wagons par an, sans pour autant saturer la capacité de production des ateliers Inveho UFO, situés à Orval (Cher). En effet, ce site industriel, qui avait donné au constructeur son ancien nom (Ateliers d’Orval), devrait livrer près de 700 wagons au total en 2020, comme il est parti pour le faire en 2019. A noter que le fait qu’Inveho soit une filiale d’Ermewa n’a pas empêché le loueur de wagons de mettre en concurrence plusieurs constructeurs au moment de lancer son appel d’offres.

Ceci dit, les personnes habituées aux commandes de matériel roulant pour voyageurs trouveront faible le « chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros sur trois ans », généré par la livraison de 600 wagons ; cette somme représente à peine le prix de deux TGV Euroduplex ! Mais il est vrai qu’un monde sépare les matériels ferroviaires destinés au fret de ceux pour les voyageurs, en particulier pour ce qui est des équipements de haute technicité. De récents progrès ont été accomplis dans la construction de certains wagons (aciers haute limite d’élasticité, pose de capteurs), mais on est loin des équipements des trains de voyageurs. Les fondamentaux de la mécanique et du freinage pneumatique sont connus de longue date et partagés sur tout le continent européen, ce qui explique les prix relativement peu élevés des wagons, même spécialisés, et la concurrence venue de pays où la main-d’œuvre est moins chère qu’en France.

Mais Inveho est raisonnablement optimiste sur l’avenir du fret ferroviaire… et les besoins de renouvellement des parcs. Sur le site d’Orval, qui devrait fêter ses cent ans l’an prochain, travaillent 140 assembleurs/monteurs, chaudronniers /soudeurs, freinistes et peintres et « Inveho UFO a recruté 50 salariés ces cinq dernières années et va continuer à structurer ses équipes pour répondre à l’ensemble des commandes de l’entreprise », précise cette dernière, qui se présente comme « le leader français de la construction et de la maintenance de wagons de fret », avec 400 salariés, pour un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros à fin 2019. Ces dernières années, Inveho s’est constitué un réseau d’ateliers réparti le long d’un axe nord-sud à travers la France : Inveho UAB (anciennement SARI) à Achiet-Le-Grand (Pas-de-Calais), Inveho UIP (anciennement SEGI) à Créteil et Inveho USV à Villeneuve-le-Roi, tous deux dans le Val-de-Marne, Inveho UFO (anciennement Ateliers d’Orval) à Orval (Cher), évoqué plus haut, ainsi que deux sites dans les Bouches-du-Rhône : Inveho UFF (anciennement Ferifos) à Fos-sur-Mer et Inveho UAP (anciennement Ateliers de Provence) à Miramas.

P. L.

Ewa

Le « tram du bonheur » inauguré à Avignon

Inauguration tramway Avignon

Les nombreuses perturbations de train le 19 octobre dernier en plein démarrage des vacances de la Toussaint, liées au droit de retrait exercé par des conducteurs de la SNCF, auront privé l’inauguration du tram d’Avignon de la présence d’Elisabeth Borne et d’une couverture médiatique nationale. Mais pas de la venue de la chanteuse Mireille Mathieu, « enfant du pays » et marraine du « tram du bonheur », aux côtés de Renaud Muselier, président de la région Sud, Maurice Chabert, président du département de Vaucluse, Patrick Vacaris, président du Grand Avignon, Cécile Helle, maire d’Avignon, Jean-Marc Roubaud, président de Técélys et Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France. Pour cette entreprise, le tram du Grand Avignon, exploité par Transdev l’opérateur du réseau depuis 1979, est « une vitrine du savoir-faire de la filière ferroviaire française », avec la fourniture, en partenariat avec TSO, des voies (études, fourniture et montage), de la sous-station électrique de 750 V, de 6 km de lignes aériennes de contact (études, fourniture, montage et essais) et – plus emblématiquement – du premier Citadis X05 en version courte (24 m, 4 portes doubles par face, plus de 140 voyageurs au total).

Pour autant, ce nouveau tram revient de loin. Il était même donné pour mort après l’alternance à la maire d’Avignon suite aux élections municipales de 2014. Lancés avec deux ans de retard, les travaux ont été finis trois ans plus tard, à temps avant les prochaines élections, mais pour une ligne seulement, longue de 5,2 km et desservant 10 points d’arrêt. Entre-temps, la construction de la deuxième ligne a été décidée, avec pour objectif une ouverture en 2023. Longue de 3,2 km, cette deuxième ligne doit desservir sept arrêts, dont celui de la gare centre, où elle rencontrera la ligne inaugurée le 19 octobre.

P. L.

 

Ewa

La plus ancienne ligne de tram francilienne atteint (presque) Colombes

Prolongement du T1 à Quatre Routes

Elle a beau être en service depuis 27 ans, la ligne T1 d’Ile-de-France continue de bénéficier de prolongements, vers l’est comme vers l’ouest. Le 12 octobre, c’était de 900 m vers l’ouest sur la commune d’Asnières, des Courtilles (terminus du tram depuis 2012 et un des terminus de la ligne 13 du métro) aux Quatre-Routes, à quelques dizaines de mètres de la commune de Colombes. Le T1, qui dessert désormais 37 arrêts, atteint ainsi la respectable longueur de 18 km. Mais il n’est pas le premier à intéresser les habitants de Colombes, où le T2, qui y possède un site de maintenance et de remisage, dessert trois arrêts depuis fin 2012.

L’idée est d’ailleurs de connecter à terme T1 et T2 à Colombes, une fois mis en service le prolongement suivant du T1 vers l’ouest (5,5 km, 11 arrêts), officiellement attendu pour 2024.

Ewa

Le métro de Copenhague s’enrichit d’une ligne circulaire

Metrotog. Testkørsler i Cityringtunnelen.

Le 29 septembre, après huit ans de construction, la ligne M3, alias Cityringen (l’anneau du centre-ville), du métro automatique de Copenhague a été inaugurée par Margrethe II, reine du Danemark, et la première ministre Mette Frederiksen. Avec cette ligne de métro circulaire, la fréquentation des transports en commun de la capitale danoise devrait connaître une hausse considérable. Metroselskabet, maître d’ouvrage et propriétaire du réseau de métro, s’attend à un quasi-doublement du nombre de voyageurs, de 65 millions en 2019 à 122 millions en 2020. Dans le cadre du contrat signé en 2011, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de la ligne M3 sont assurées par Hitachi Rail STS (Ansaldo STS à l’époque de la signature), avec Metro Service comme sous-traitant. Depuis l’ouverture des deux premières lignes en 2002, le réseau de Copenhague est considéré par Ansaldo STS (aujourd’hui Hitachi Rail STS) comme une vitrine de son savoir-faire en matière de métros automatiques.

La construction de la ligne circulaire de 15,5 km, entièrement en souterrain, et de 17 nouvelles stations a représenté, selon Metroselskabet, « le plus grand projet de construction à Copenhague en 400 ans ». Toujours est-il que Cityringen facilite et accélère les déplacements entre le centre-ville et les quartiers de Vesterbro, Frederiksberg, Nørrebro et Østerbro : le tour complet de la ligne M3 prenant 24 minutes, on n’y est jamais à plus de 12 minutes d’une autre station ! Parmi ces dernières, trois nouvelles stations offrent une correspondance avec le S-tog (RER de Copenhague), à la gare centrale (København H), Østerport et Nørrebro. À København H comme à Østerport, gares où le métro n’arrivait pas jusqu’à présent, il est également possible de prendre les trains DSB.

P. L

Ewa

FlixTrain s’intéresse à la Suède

Fllixtrain

Après avoir mis en service ses premiers trains en Allemagne l’an dernier, FlixTrain avait fait part en juin dernier de son intérêt pour cinq relations en France. Voici maintenant que l’activité ferroviaire du transporteur allemand FlixBus s’intéresse au marché ferroviaire suédois. FlixTrain a ainsi annoncé son intention de lancer, au cours du premier semestre 2020, deux relations en open access : le premier entre la capitale Stockholm et Göteborg, deuxième ville de Suède, le second entre Stockholm et Malmö, troisième ville du pays. Deux relations phares pour l’opérateur historique SJ, sur lesquelles la concurrence est déjà présente (MTR Express et Snälltåget, filiale de Transdev), mais où certains se sont cassé les dents (le low cost Gröna Tåget et le train de luxe Blå Tåget ont cessé leurs activités en 2018 et 2019 respectivement).

La desserte proposée par FlixTrain, qui comporterait trois allers et retours par jour sur Stockholm – Göteborg et quatre sur Stockholm – Malmö, se distinguerait de celle de la concurrence en limitant le nombre d’arrêts. FlixTrain a sans doute choisi le meilleur moment pour son arrivée sur le marché de l’open access en Suède, qui profite à plein de « l’effet Greta », avec par exemple une augmentation de 47 % de la fréquentation du train de nuit Malmö – Berlin entre les étés 2018 et 2019. Le train saisonnier a affiché complet malgré un service médiocre et des horaires limités, preuve qu’il doit bien correspondre à une demande en hausse.

« Nous considérons que la Suède est un marché approprié, avec une très forte demande de voyages en train. Nous pouvons voir que les concurrents y ont augmenté leur trafic. Comme les affaires vont très bien pour nous côté bus, nous pensons qu’il en sera de même pour les trains », a déclaré Peter Ahlgren, PDG de FlixBus pour l’Europe du Nord.

Patrick Laval