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Ewa

Alstom revient sur le marché du tram allemand

Alstom Francfort

En signant avec les transports de Francfort (VGF) un contrat pour la fourniture de 38 tramways Citadis de 32 m (plus 15 en option), chiffré à près de 100 millions d’euros, Alstom reprend pied sur le marché allemand du tram, dominé par Bombardier et Siemens, et sur lequel les constructeurs polonais ont effectué quelques percées.

Le Citadis destiné à Francfort est à plancher bas intégral, avec de larges surfaces vitrées, des éclairages à LED, des sièges individuels « confortables » et de larges écrans pour l’affichage d’informations sur les trajets. Il bénéficie d’innovations telles que des systèmes d’aide à la conduite, des feux de croisement automatiques et des détecteurs de pluie. Il pourra accueillir jusqu’à 197 voyageurs et sera doté de portes doubles uniquement. En outre, « des adaptations ont été faites spécialement pour le marché allemand avec notamment quatre bogies pivotants, qui permettent une flexibilité maximale du véhicule », et des caisses en acier.

Les deux premiers Citadis pour Francfort seront livrés en 2020 et il serait intéressant de voir en quelle mesure la variante allemande du tram Alstom se distingue de la version originale. Peut-être les trams livrés à la CTS pour la ligne transfrontalière vers Kehl, qui satisfont aux normes allemandes (BoStrab), donnent-ils déjà quelques indices ?

Ewa

Siemens construira le futur Tube de Londres

Tube Siemens

Siemens Mobility Limited a remporté le contrat d’un milliard et demi de livres (1,7 milliard d’euros) pour la construction des 94 premières rames de la prochaine génération du Tube londonien (New Tube for London), au design signé PriestmanGoode. Transport for London (TfL) avait également reçu des candidatures d’Alstom et du groupement Bombardier-Hitachi.

A gabarit réduit, les futures rames du Tube londonien devront intégrer entre autres la conduite automatique intégrale, l’intercirculation de bout en bout, des portes plus larges… et une ventilation réfrigérée.

La production de ces rames devrait être assurée par une usine à construire à Goole (Yorkshire), qui emploierait jusqu’à 700 personnes pour la production et mobiliserait 250 personnes pendant la phase de construction. En outre, au moins 50 nouveaux postes d’apprentissage et de formation en alternance pourraient être créés. Vingt-deux équipementiers britanniques ont été identifiés dans l’offre comme fournisseurs de Siemens Mobility Limited pour la construction des rames. Destinée à la Piccadilly Line, la commande initiale porte sur 94 rames, mais TfL préférerait qu’un seul constructeur fournisse l’ensemble des 250 rames destinées aux quatre lignes de Tube (Piccadilly, Bakerloo, Central et Waterloo & City) dont les parcs sont à renouveler à moyen terme.

Ewa

CAF fournira 87 tramways à Oslo

Futur tram CAF pour Oslo
C’est CAF qui a remporté le marché portant sur 87 trams pour Sporveien, le tramway d’Oslo. Évalué à plus de 200 millions d’euros, ce contrat comprend une option sur 60 trams supplémentaires. Longs de 34,16 m, ces tramways Urbos 100 comporteront six portes doubles et sont conçus pour fonctionner sous les conditions météorologiques norvégiennes. Munis d’espaces pour le transport de voitures d’enfants et de fauteuils roulants, ces tramways pourront transporter 220 personnes environ.Toutes les rames seront équipées d’une connexion Wi-Fi, de chargeurs USB, d’écrans pour le système d’information voyageurs, ainsi que d’un système de prévention des collisions avec les piétons. Deux trams de présérie seront évalués sur le réseau de la capitale norvégienne en 2020, avant une livraison des rames de série, entre 2021 et 2024.

Ewa

Wabtec reprend l’activité transports de GE

Locomotive GE Transportation

Avec sa reprise de GE Transportation, l’unité d’affaires Transports du groupe américain General Electric, Wabtec Corp devient selon ses propres termes « un leader mondial dans le secteur de l’équipement, des logiciels et des services ferroviaires, avec des activités en cours dans plus de 50 pays ». Le nouvel ensemble représenterait un chiffre d’affaires d’environ huit milliards de dollars dès la première année, alors que le carnet de commandes de GE Transportation est évalué à environ 18 milliards de dollars (1 800 locomotives neuves commandées et 1 000 engins en cours de modernisation), dont environ 3,6 milliards de dollars de commandes au cours des six derniers mois. De son côté, Wabtec prévoit une « croissance robuste » cette année avec un carnet de commandes « record ».

Selon Wabtec, ses activités d’équipementier sont complémentaires de celles de GE Transportation, acteur historique de l’industrie ferroviaire. L’accent sera mis sur le numérique, en particulier pour le développement des systèmes pour l’autonomie des véhicules.

Un accord définitif a été conclu fin mai et la transaction devrait être finalisée début 2019, sous réserve de l’approbation des actionnaires de Wabtec et des autorités réglementaires. Cet accord est dans la droite ligne des stratégies des deux acteurs concernés. D’une part, John Flannery, PDG de General Electric, avait annoncé en novembre dernier que son groupe cherchait à se défaire de son unité d’affaires Transport « au cours des deux prochaines années », dans le cadre d’un recentrage du groupe. D’autre part, Wabtec avait récemment racheté de nombreux spécialistes du secteur ferroviaire, en particulier l’équipementier français Faiveley Transport fin 2016.

En vertu de cet accord, General Electric devrait recevoir 2,9 milliards de dollars et une participation dans la coentreprise mise sur pied avec Wabtec. General Electric doit vendre certains actifs de GE Transportation à Wabtec et d’autres à ses actionnaires, avant une fusion de GE Transportation avec une filiale à 100 % de Wabtec. A terme, les actionnaires de Wabtec détiendraient 49,9 % de la coentreprise, les actionnaires de General Electric 40,2 % et General Electric les 9,9 % restants. En se basant sur le cours de l’action Wabtec, cette transaction est évaluée à environ 11,1 milliards de dollars.

Le président de Wabtec, Albert J. Neupaver, a été nommé président exécutif avec effet immédiat, Raymond T. Betler restant président et CEO. Lorsque la fusion sera effective, Stéphane Rambaud-Measson deviendra président et CEO du segment Transit de Wabtec (qui comprend Wabtec-Faiveley), alors que Rafael Santana, actuellement président et CEO de GE Transportation, dirigera le segment Fret de Wabtec. General Electrtic nommera également trois membres indépendants au conseil d’administration de Wabtec, dont le siège social doit rester à Wilmerding (Pennsylvanie), le segment Transit siégeant à Gennevilliers et le segment Fret à Chicago.

Ewa

Plus de 1 000 km de métros automatiques dans le monde

métro automatique Shanghai Ligne de Pujiang

L’Observatoire des métros automatiques de l’UITP a annoncé que la barre symbolique des 1 000 km de lignes de métro automatique dans le monde entier a été franchie fin mars à Shanghai, avec la mise en service de la ligne Pujiang. Plus exactement, le cumul des lignes en service atteint 1 003 km.

Actuellement, rappelle l’UITP, 63 lignes de métro automatique sont en service sur 42 réseaux dans 19 pays. La progression a accéléré ces dernières années, puisqu’il a fallu 29 ans (1981-2010) pour atteindre la barre des 500 km et huit ans seulement pour ouvrir les 500 km suivants.

Les trois plus longs réseaux automatiques sont actuellement Singapour (116 km), Kuala Lumpur (97 km) et Dubai (80 km).

Ewa

Réunion entre gestionnaires d’infrastructure pour un train à grande vitesse Londres – Bordeaux

Arrivée à Londres Saint Pancras

Les Anglais ont toujours aimé Bordeaux et l’an passé, 1,2 million de passagers ont emprunté les vols low cost entre Londres et la ville girondine. Pour ceux qui préfèrent le train, la page web d’Eurostar propose aussi des relations, moyennant un changement de gare à Paris. Soit quelque six heures et demie de voyage, malgré un parcours essentiellement effectué sur des lignes à grande vitesse.
Mais la liaison entre Londres et Bordeaux pourrait bientôt connaître un coup d’accélérateur. Le 25 avril, Lisea, SNCF Réseau, Eurotunnel et High Speed 1 (HS1) ont organisé à Bordeaux une réunion de travail à cette fin. Les gestionnaires des LGV françaises, du tunnel sous la Manche et de la LGV britannique ont discuté des sillons à réserver en vue de simplifier en amont le travail pour un éventuel opérateur souhaitant effectuer une telle relation en moins de cinq heures. Et ce dans les deux sens, à condition que les contrôles de passeport soient assurés en gare avant le départ de Bordeaux-Saint-Jean, point qui nécessite des accords préalables entre les gouvernements britanniques et français. Comme pour les autres relations entre Londres et le continent au-delà de Paris et Bruxelles, une clientèle « loisirs » est visée par les trains pour Bordeaux, qui pourraient être lancés d’ici deux ans. Et afin de multiplier ce type de relations, par exemple vers Francfort ou Genève, HS1 a nommé un chef du développement des nouveaux marchés.

Ewa

Bientôt encore plus de trains à grande vitesse entre Paris et Lyon

Un TGV arrive à Lyon Part-Dieu

Jusqu’à ces dernières années, la France était réputée réticente à l’introduction du système européen de signalisation ERTMS sur son réseau ferré. Et pourtant, le déploiement du niveau 2 du système européen sur le réseau ferré national devrait prochainement concerner un de ses axes les plus importants : la ligne à grande vitesse Paris – Lyon. Le cofinancement par SNCF Réseau et l’Union européenne (à hauteur de 116,9 millions d’euros) de ce déploiement a en effet été signé le 25 avril à Ljubljana. La convention de ce financement a été remise par Violeta Bulc, Commissaire européenne aux Transports à Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, et à Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, en présence de Dirk Beckers, directeur de l’Inea (Agence européenne d’exécution pour l’innovation et les réseaux), à l’occasion de la conférence sur les corridors du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), qui se tenait dans la capitale slovène. Accordée dans le cadre du programme « Mécanisme d’interconnexion en Europe 2014-2020 », cette subvention « symbolise le virage de SNCF Réseau vers un réseau haute performance, à très haut débit », estime Patrick Jeantet.

La LGV Paris – Lyon ne sera pas la première en France à être équipée de l’ERTMS niveau 2, déjà en service sur la LGV SEA et sur l’essentiel de la BPL (avec le niveau 1) depuis leur ouverture, l’été dernier. Mais l’installation d’ERTMS sur la plus ancienne LGV française représentera « un défi pour SNCF Réseau, qui va le mettre en place pour la première fois sur une ligne en exploitation, sans interruption de trafic ». D’autant plus que, selon SNCF Réseau, la LGV Paris – Lyon sera l’axe le plus fréquenté d’Europe à recevoir cet équipement, avec 240 trains par jour et un tiers du trafic TGV français (44 millions de voyageurs en 2017). Le niveau 2 d’ERTMS devrait permettre d’accroître la capacité de cet axe désormais exploité au maximum de ses capacités aux heures de pointe avec le système de transmission voie-machine TVM 300 en service depuis près de 37 ans.

Un accroissement des demandes de circulation est effectivement attendu sur cet axe majeur, que ce soit du fait de l’augmentation des besoins de déplacements ou dans une perspective de l’ouverture à la concurrence, cette dernière étant particulièrement attendue sur les relations internationales. Selon SNCF Réseau, la ligne va ainsi être équipée du système « le plus évolué », c’est-à-dire conforme aux spécifications de la baseline 3, prochaine étape vers une interopérabilité (plus) effective entre les différents réseaux ferrés européens.

Mais les trains n’auront pas besoin de franchir les frontières pour bénéficier des avantages offerts par le niveau 2 d’ERTMS. D’une part, il sera possible de faire passer davantage de trains (16 au lieu de 13 à l’heure de pointe), la LGV étant gérée en temps réel et de façon plus fine en réduisant l’espacement des circulations. D’autre part, la régularité devrait être améliorée « grâce à des installations modernisées et une gestion des circulations centralisée et optimisée » au sein d’une « tour de contrôle ferroviaire ».

Ces changements impliquent des études ; la préparation du projet a d’ailleurs fait l’objet de deux subventions (en 2013 et 2016) de la Commission européenne. Mais le nouveau financement signé avec cette dernière ne couvrira qu’une partie des investissements à réaliser sur la LGV Paris – Lyon, dont le total devrait dépasser les 600 millions d’euros. Outre l’installation proprement dite d’ERTMS (130 millions), s’ajoutent 340,80 millions pour remplacer ou adapter les postes de signalisation, 60,2 millions pour augmenter la puissance électrique installée (dans une perspective d’augmentation du trafic), 53,3 millions pour adapter les infrastructures à l’arrivée des trains supplémentaires à Paris et Lyon et enfin 23,4 millions « dans le cadre d’un programme d’amélioration environnementale de la ligne ».

L’appel d’offres pour les équipements ERTMS doit être lancé dès l’an prochain, de même que l’augmentation de la puissance électrique. Puis la centralisation des postes devrait s’étaler entre 2021 et 2024, pour une réception des travaux courant 2025.

Patrick LAVAL

Plus de détails sur ERTMS et son déploiement dans notre dossier du numéro de mai de Ville Rail & Transports.

Ewa

Le britannique FirstGroup repousse une OPA américaine

Bus FirstBorders / FirstGroup dans les Borders (sud de l'Ecosse)

Présent dans le ferroviaire et les bus, le spécialiste britannique des transports publics FirstGroup a rejeté une offre publique d’achat de la société de capital-investissement américaine Apollo Management. Le groupe a annoncé avoir fait l’objet d’une offre après une flambée du cours de son action à Londres, déclarant dans un communiqué que l’offre d’Apollo avait « fondamentalement » sous-évalué sa valeur. FirstGroup, dont le siège social est à Aberdeen (Ecosse), emploie environ 100 000 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de livres sterling (8,5 milliards d’euros) l’année dernière. FirstGroup exploite entre autres les trains du Great Western Railway, les navettes Heathrow Connect et FirstBus en Grande-Bretagne, ainsi que les célèbres cars Greyhound en Amérique. En vertu du Takeover Code britannique, Apollo a jusqu’au 9 mai pour lancer une offre officielle, précise la BBC. Apollo est l’une des plus importantes sociétés de capital-investissement américaines, avec un portefeuille de plus de 200 milliards de dollars (plus de 160 milliards d’euros) placés dans la finance, l’alimentation et l’immobilier.

Ewa

A Montréal, le consortium Alstom/SNC-Lavalin signe pour le REM

Première pelletée de terre pour le lancement du projet REM

Il s’appelle REM – prononcer « rème » – pour Réseau express métropolitain et doit être le projet majeur des prochaines années dans le domaine des transports publics à Montréal. Son premier tronçon devrait entrer en service commercial à l’été 2021 et lorsqu’il sera achevé, le REM constituera l’un des métros automatiques les plus étendus au monde, avec 67 km de lignes et 26 stations, dépassé seulement par le réseau de Dubaï et le SkyTrain de Vancouver. Le centre-ville de Montréal, où des correspondances seront offertes avec le métro et les trains de banlieue, sera alors relié d’un côté avec la Rive-Sud. De l’autre côté, au-delà du Mont-Royal, trois branches partiront vers la Rive-Nord, l’Ouest-de-l’Ile et l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Sur ces trois branches, celle vers Deux-Montagnes reprend le tracé de la ligne de banlieue du même nom, ainsi que son tunnel sous le Mont-Royal, le reste du parcours étant majoritairement aérien.

Pour réaliser, équiper et exploiter un tel réseau, CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui a financé et défini ce projet, a procédé à deux appels d’offres, l’un pour l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction des infrastructures, l’autre pour le matériel roulant, les systèmes et services d’exploitation et de maintenance. Les noms des entreprises retenues circulaient déjà depuis plusieurs semaines, mais depuis la signature intervenue le 12 avril, en même temps que la première pelletée de terre symbolique (photo), ils sont officiels. SNC-Lavalin grands projets, Dragados Canada, Groupe Aecon Québec, Pomerleau et EBC, ainsi que SNC-Lavalin inc. et Aecom consultants ont été choisis pour le premier contrat, alors que le groupe des Partenaires pour la Mobilité des Montréalais (PMM), un consortium créé avec SNC-Lavalin et dirigé par Alstom, a remporté le second. « C’est la première fois dans l’histoire du transport public qu’un projet d’une telle ampleur est attribué en moins de deux ans », rappelle Jérôme Wallut, vice-président senior d’Alstom pour l’Amérique du Nord.

Ce deuxième contrat couvre la fourniture d’un système complet de métro léger automatique et sans conducteur (GoA4), qui comprend le matériel roulant et la signalisation ainsi que les services d’exploitation et de maintenance. Le contrat total s’élève à environ 2,8 milliards de dollars canadiens (1,8 milliard d’euros), dont 2,2 milliards de dollars canadiens (1,4 milliard d’euros) pour Alstom, producteur des 212 voitures de métro de type Metropolis (106 rames de deux voitures), du CBTC (contrôle de trains basé sur la communication) Urbalis 400 et du centre de contrôle Iconis à fournir par PMM. Ce groupe fournira aussi les portes palières et le Wi-Fi, ainsi que 30 ans de services d’exploitation et de maintenance. Le groupe PMM est également chargé des essais d’intégration des trains et du système complet, ainsi que de l’équipement des dépôts pour la maintenance des trains.

« C’est une confirmation de notre compétence de systémier, qui nous permet d’entrer sur un marché québécois et canadien en pleine croissance », souligne Jérôme Wallut, qui précise qu’Alstom « capitalise sur l’expérience des métros de Riyad et Panama », et ajoute que les rames du REM seront « winterisées ». Quant à l’autre membre du groupe, SNC-Lavalin, il est déjà présent sur le SkyTrain de Vancouver depuis les années 1980. Durant la phase de construction et la période d’exploitation et de maintenance de 30 ans, « le Groupe PMM créera de nouveaux emplois permanents de qualité dans le secteur technologique », indique Alstom, « notamment des postes de spécialistes des systèmes automatisés, de mécaniciens de matériel roulant, de régulateurs de centres de contrôle, d’opérateurs de maintenance et de spécialistes des systèmes de contrôle ». Durant toutes ces phases, l’emploi local devrait être favorisé avec « 250 emplois directs à long terme au Québec et 350 emplois locaux pendant la période la plus chargée », selon Jérôme Wallut, d’autant plus que « 67 % des investissements seront effectués au Québec » selon le groupe PMM. « La production locale exigée est de l’ordre de 25 % au Québec », rappelle le vice-président senior d’Alstom pour l’Amérique du Nord. Si l’on est ici largement au-dessus, c’est en grande partie parce que nombre de tâches du contrat ne peuvent pas être effectuées ailleurs ! En revanche, la décision d’attribuer la construction des trains à Alstom a fait grincer des dents au pays d’origine de Bombardier. D’autant plus que les journaux québécois soulignent que les voitures seront produites en Inde, ce qu’a confirmé Henri Poupart-Lafarge lors d’une conférence de presse.

Mais l’emploi local devrait être gagnant à terme, du moins l’emploi qualifié. En effet, le REM doit amener l’implantation à Montréal d’un Centre d’expertise mondial d’Alstom dans la recherche et le développement des systèmes intégrés de contrôle en mobilité urbaine, regroupant environ 100 professionnels « qui auront pour mission de faire avancer notre expertise en s’appuyant sur le savoir-faire montréalais en technologies numériques avancées et en intelligence artificielle », ajoute l’industriel. « C’est dans ce centre que seront développées les technologies de pointe qui serviront à de nombreux projets d’Alstom à travers le monde. »

Ceci alors qu’Alstom emploie déjà plus de 400 personnes sur ses sites canadiens de Montréal, Sorel-Tracy, Toronto et Ottawa, avec des projets en cours comme les nouvelles rames de métro Azur pour la Société de transport de Montréal (STM) avec Bombardier ou les tramways Citadis Spirit pour Toronto et Ottawa côté matériel roulant. Alstom fournit également les nouveaux centres de contrôle pour la STM et GO Transit (Toronto), d’une nouvelle signalisation pour l’Union Station de Toronto, d’un CBTC Urbalis pour la ligne 1 de la Commission de transport de Toronto (TTC), ainsi que d’une solution complète de signalisation pour le tramway de Waterloo. De plus, les sites canadiens d’Alstom travaillent également pour l’exportation : spécialisé dans les bogies, le site de Sorel-Tracy produit également pour des projets au Chili et aux Etats-Unis.

Et si l’on ajoute le projet REM, « Alstom a atteint une taille critique au Canada, avec de nombreux ingénieurs de haute qualité », juge Jérôme Wallut, qui ajoute que « la ville de Montréal a une stratégie de développement digital », où la solution de supervision multimodale Mastria proposée par Alstom trouverait toute sa place. « Alstom est durablement canadien », conclut le vice-président senior d’Alstom pour l’Amérique du Nord, pouvant fournir « toute la gamme » de ce que demandent les transports publics américains, marché où « les projets se réalisent rapidement ».

Patrick LAVAL

Ewa

Eurostar relie Londres et Amsterdam en 3 heures 41… aller simple

Eurostar’s first commercial service sets off from London to Amsterdam. UK to the Netherlands in just three hours with tickets from £35 one-way. St Pancras Station, London, U.K. Wednesday, April 4, 2018. Photographer: Jason Alden 

Photographer: Jason Alden
www.jasonalden.com
0781 063 1642

Comme prévu, Eurostar a officiellement lancé sa nouvelle desserte Londres – Amsterdam le 4 avril, avec un premier départ de la gare de Saint-Pancras à 8h31 (heure locale). Mais si deux relations sans changement et en un temps record sont maintenant proposées chaque jour de Londres à la Belgique (Bruxelles en 1 heure 48) et aux Pays-Bas (Rotterdam en 3 heures 01 et Amsterdam en 3 heures 41), il n’en est pas encore de même pour les sept relations proposées dans l’autre sens. D’Amsterdam et Rotterdam, les voyageurs continuent donc de voyager sur Thalys jusqu’à Bruxelles-Midi, où les contrôles de passeports et de sûreté ont lieu avant une correspondance par Eurostar. Mais selon ce dernier, un accord devrait être mis en place par les gouvernements du Royaume-Uni et des Pays-Bas concernant le contrôle des passeports « d’ici la fin de l’année 2019 afin de permettre de profiter d’un service direct dans les deux directions ».
« A moyen terme », Eurostar devrait « capter un peu plus d’un quart de part de marché à l’aérien soit plus d’un million de passagers » selon Eurotunnel, qui « salue la naissance d’une nouvelle liaison ferroviaire entre le Royaume-Uni et le continent ». En attendant, l’aller simple Londres – Amsterdam est proposé à partir de 35 livres (40 euros).

P. L.