Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

RER B : une avarie de transformateur limite la fréquence des dessertes

rerbdsc03000

Près d’un an après une série de ruptures de caténaires, la partie nord de la ligne B du RER francilien, gérée par SNCF Réseau, a été impactée fin octobre par une autre catégorie de panne touchant l’alimentation électrique. Le matin du 24 octobre, une avarie technique a mis hors service un transformateur de la sous-station de Drancy alimentant les voies d’Aubervilliers à Sevran-Livry (tronc commun du RER B et amorce de la branche de Mitry), ainsi que la branche de Roissy-CDG et la partie nord de la Grande Ceinture fret. Le trafic a pu être rétabli rapidement grâce à une intervention d’experts qui, après analyse de la situation, ont pu déterminer la nature des opérations de réparation nécessaires et estimer leur délai de mise en œuvre. En attendant la remise sous tension du transformateur de la sous-station de Drancy, la décision a été prise d’adapter le plan de transport dès l’après-midi du 24 octobre en limitant les circulations du RER B en heure de pointe, c’est-à-dire entre 7h et 9h, puis entre 16h30 et 20h. Sur ces deux créneaux horaires, jusqu’au 27 octobre compris, seuls trois trains sur quatre circulaient au nord de la gare de Paris-Nord, avec dessertes omnibus du tronc commun pour les trains de la branche de Roissy-CDG. Cette réduction de la fréquence s’est répercutée sur la partie sud du RER B, gérée par la RATP, où quatre trains sur cinq circulaient au sud de la Gare du Nord aux heures de pointe, évitant ainsi un déséquilibre des dessertes sur les deux parties de la ligne.

Les investigations achevées le vendredi 27 ont permis de remettre le transformateur en tension et de procéder aux derniers essais durant le week-end, autorisant une reprise du trafic nominal en heure de pointe sur le RER B le lundi 30. Par chance, l’avarie du transformateur de Drancy s’est produite en cours de vacances scolaires, période durant laquelle les heures de pointe sont moins marquées. (Cette période de congés a également été choisie pour une autre coupure sur le RER B, planifiée cette fois. En effet, le ripage d’un pont-dalle en gare d’Arcueil-Cachan interdit toute circulation sur la partie sud entre Laplace et Bourg-la-Reine du 1er au 5 novembre.)

Quant au transformateur de la sous-station de Drancy, il « doit être remplacé et redondé par des équipements plus puissants » selon la direction régionale Ile-de-France de SNCF Réseau, que nous avons contactée. Mis en service en 1984, ce transfo est censé être en pleine mi-vie, vu qu’il doit fonctionner « une moyenne de 50 à 60 ans ». Mais afin de répondre à la croissance à venir des trafics dans le Nord parisien (RER, mais aussi CDG Express) et d’augmenter le niveau de fiabilité, le transformateur de Drancy doit faire l’objet d’une modernisation « indépendamment de l’incident du 24 octobre et dans le cadre d’un programme de fiabilisation sur l’ensemble de l’Ile-de-France ». Chiffrée à neuf millions d’euros, financés par SNCF Réseau sur fonds propres, cette opération est programmée « pour juin 2018 », selon le gestionnaire de l’infrastructure, qui précise que le nouveau transformateur, conçu et fabriqué pour cette modernisation, fait actuellement l’objet de tests en usine.

Ewa

Inauguration du laboratoire SurferLab à l’Université de Valenciennes

Inauguration SurferLab Valenciennes

Le 25 octobre, en présence de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France,  Abdelhakim Artiba, président de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, Laurent Bouyer, président de Bombardier Transport France et d’Abdallah Asse, président de Prosyst, le laboratoire commun de R & D SurferLab a été inauguré au sein du LAMIH UMR CNRS 8201 (Laboratoire d’automatique, de mécanique et d’informatique industrielles et humaines).
Doté d’un budget de 2,1 millions d’euros, en partie financé par le conseil régional Hauts-de-France, et constitué d’une équipe de 16 permanents (3 collaborateurs Prosyst, 4 de Bombardier et 9 enseignants-chercheurs de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), plus 2 ingénieurs d’étude et 2 post-doc, SurferLab est dédié à la recherche de solutions industrielles innovantes dans le domaine des technologies numériques embarquées avec comme ambition de « rendre le transport plus sûr et plus intelligent ».
Concrètement, trois thématiques font l’objet de recherches orientées sur le véhicule augmenté, autour de trois axes prioritaires : la maintenance connectée et prédictive, l’apprentissage et modèle en intelligence artificielle, ainsi que la conception et l’optimisation du cycle de vie du produit dans un contexte de développement durable. A court terme, les travaux de recherche de SurferLab se concentreront sur « le véhicule augmenté » pour rendre les systèmes de transport connectés, coopératifs et autonomes, capables d’anticiper d’éventuels problèmes techniques (portes, climatisation, pression…), de les signaler en réalité augmentée, voire de communiquer avec les opérateurs par des messages oraux.
Bombardier, Prosyst et l’Université ont fait le choix de mettre à disposition le personnel du laboratoire, à destination de tous les acteurs du secteur du transport (ferroviaire, routier, aérien, maritime) qui travaillent dans les domaines de l’intelligence distribuée, des systèmes embarqués et de l’intelligence artificielle. Ceci permet aux acteurs de définir eux-mêmes les sujets à traiter au fil de l’eau avec de nouveaux partenaires, de manière complètement autonome, contrairement aux appels à projet traditionnels. SurferLab est en outre ouvert à toute collaboration avec des partenaires extérieurs.
S’appuyant sur plusieurs brevets déposés, ce laboratoire commun est l’aboutissement d’une précédente collaboration FUI (Fonds unique interministériel) initiée par ses trois membres fondateurs et nommée SURFER (SURveillance FERroviaire active). Il s’agissait alors d’un système de diagnostic et de détection des pannes embarqué avec pour vocation de développer une maintenance prédictive des portes d’un train, augmentant ainsi la disponibilité du matériel roulant. Par rapport au projet SURFER, SurferLab se place à un niveau plus général, avec une application à d’autres modes de transport ou à l’échelle de la flotte, sur tout type d’équipement. Cette généralisation s’appuie sur des solutions industrialisées par Bombardier dans le cadre de SURFER, qui sont actuellement embarquées dans des trains comme le Francilien. L’industriel a également intégré dans son offre de service certains éléments de la solution SURFER, ce qui a par exemple contribué à différencier la proposition de Bombardier de celles de la concurrence pour le matériel roulant destiné à Crossrail, qui vient d’entrer en service à l’est de Londres.

Ewa

Grenoble-Alpes Métropole soutient la réouverture intégrale du Chemin de fer de la Mure

Mure © Archangel12

Suite à un éboulement survenu en 2010, le « petit train de la Mure » ne circule plus sur l’intégralité de son parcours, un des plus spectaculaires de France. En juin dernier, la société Edeis était choisie par le département de l’Isère pour reprendre l’exploitation la partie haute du Chemin de fer de la Mure, entre cette localité et le belvédère de Monteynard, dans le cadre d’une délégation de service public.

Mais fin septembre dernier, Norbert Grimoud, maire de Saint-Georges-de-Commiers, déposait un recours contre cette reprise de l’exploitation, prévue pour 2020. L’élu estimait en effet que sa commune, point de départ de cette voie ferrée touristique, avait été oubliée. A juste titre, car le projet de reprise du service ne concerne pas la partie basse de la ligne, modernisée en 2008, où se trouve Saint-Georges-de-Commiers.

Depuis, le maire attend un geste des élus de Grenoble-Alpes Métropole et du département. Du côté de la première, le soutien semble acquis si l’on résume la déclaration de Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, en date du 25 octobre : « Je souhaite rappeler que la métropole n’a eu de cesse de manifester son intérêt pour la réflexion engagée par le conseil départemental de l’Isère afin de relancer l’activité touristique du petit train de La Mure, intérêt encore confirmé par courrier du 21 mars dernier, faisant lui-même suite à un courrier du 9 septembre 2016, demeuré sans réponse. Au-delà d’un tel intérêt, la métropole a également fait part de sa “pleine et entière disponibilité en vue d’une possible contribution financière en termes d’investissement”, contribution qui n’a pu être précisée non par manque de volonté mais du fait de l’absence de transmission d’éléments quant aux projets envisagés par le conseil départemental de l’Isère, s’agissant de la partie haute comme de la partie basse, comme de l’absence d’association de la métropole à la réflexion à ce propos. En somme, je ne peux laisser dire que la situation actuelle résulterait du désintérêt de la métropole pour le devenir du petit train de La Mure. Il n’en est rien et je n’accepterai pas les tentatives d’opposer les territoires matheysin et métropolitain. C’est pourquoi je réitère une nouvelle fois le plein et entier soutien de la métropole à toute initiative visant à relancer l’activité touristique du petit train de La Mure et la volonté métropolitaine d’en être partenaire, aux côtés de l’ensemble des acteurs concernés et notamment le conseil départemental de l’Isère. »

Ewa

Grande-Bretagne. Jackpot pour Bombardier et CAF avec West Midlands Trains

Bombardier Aventra

C’est une commande massive que Bombardier et CAF vont se partager au nord-ouest de Londres. Les deux constructeurs ont en effet été sélectionnés par West Midlands Trains, le nouvel exploitant de la franchise West Midlands, pour fournir un total de 413 voitures dans le cadre d’un marché chiffré à environ 680 millions de livres sterling (plus de 760 millions d’euros).

L’usine Bombardier de Derby produira 36 automotrices tricaisses Aventra à grande capacité pour les dessertes de proche banlieue de Birmingham, ainsi que 45 automotrices de cinq caisses, dont 29 pour les dessertes de grande banlieue autour de Londres et Birmingham et 16 pour les dessertes interurbaines entre ces deux villes.

De son côté, CAF fournira 12 autorails bicaisses et 14 quadricaisses pour les trains régionaux autour de Birmingham.

Les premiers trains de cette commande doivent entrer en service en 2020, le gros du déploiement étant attendu pour 2021. Ce nouveau parc sera nécessaire à West Midlands Trains pour tenir son engagement à améliorer les dessertes que cette filiale d’Abellio, JR East et Mitsui doit reprendre le 10 décembre prochain à London Midland, filiale de Govia (Go-Ahead et Keolis).

P. L.

Ewa

Déshuntage de Sablé : pas si simple

Virgule de Sablé

Gare aux raccourcis ! Médias, politiques et syndicats parlent depuis un mois du « déshuntage sur la virgule de Sablé ». Et en effet, le train assurant la relation TER via cette virgule, nom donné au raccordement entre la LGV BPL vers Rennes et le barreau vers Angers, est brièvement « sorti des radars » le 17 septembre dernier. Mais ce n’est pas sur cette virgule, où il est le seul à circuler, que ce train est brièvement devenu « fantôme ». Car le déshuntage a eu lieu plus au sud, sur la branche dite « barreau de Sablé », qui raccorde la LGV à la ligne classique vers Angers. Un barreau que le TER incriminé, une automotrice X21700 spécialement équipée de la TVM pour circuler sur LGV, partage avec de nombreux TGV. Et ces derniers n’ont, eux, pas connu le même type d’incident que le TER du 17 septembre au même endroit, selon un connaisseur de la ligne nouvelle.

On peut en conclure que l’incident semble plutôt lié au matériel qu’à l’infrastructure elle-même. Mais c’est quand même sur cette dernière que des pédales ont été installées, offrant un moyen supplémentaire pour détecter les éventuels trains devenus « invisibles » par déshuntage, afin de permettre le redémarrage des TER via la virgule de Sablé. Deux sécurités valent mieux qu’une…

Ewa

Le Regio 2N francilien présenté dans sa nouvelle livrée

Nouvelle livrée Ile de France

Le 19 octobre au Technicentre SNCF de Villeneuve (94), c’est en présence de Pierre Messulam, DG adjoint SNCF Transilien et de Laurent Bouyer, président de Bombardier Transport France, que Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités, a présenté le Regio 2N destiné au réseau Transilien, ainsi que la nouvelle livrée qui sera appliquée aux trains de la région.

Produit par Bombardier à Crespin (59), le Regio 2N doit commencer à circuler en Ile-de-France le 8 décembre prochain, après avoir été mis en service dans sept autres régions. Adaptée à la zone dense, la version francilienne du Regio 2N pourra accueillir, en unités triples, 1 746 voyageurs assis sur un total de 3 120. Une première tranche de 42 rames sera déployée progressivement sur la ligne R d’ici fin 2018, permettant d’en éliminer les dernières rames Z 5300 – alias « inox » ou « petits gris ». Les cinq premières rames Regio 2N circuleront entre Melun et Montereau (77). D’ici fin 2021, au moins 125 nouvelles rames Regio 2N doivent être livrées sur le réseau francilien, suite à la commande de 83 éléments supplémentaires pour les lignes N, R et D.

Nouveauté supplémentaire présentée le 19 octobre : les Regio 2N de la ligne R sont les premiers trains à revêtir des couleurs d’Ile-de-France Mobilités (anciennement Stif). « Cette nouvelle livrée sera progressivement déclinée sur l’ensemble des véhicules franciliens – bus, trains, métros, tramways – au fur et à mesure de leur déploiement », précise Ile-de-France Mobilités.

Ewa

Fin de la coupure de Rastatt

coupure Rastatt

Le 2 octobre, peu après minuit, les passages d’un train de fret et d’un train de voyageur ont marqué la fin de la coupure de Rastatt sur la ligne de la rive droite du Rhin. Suite à un affaissement du sol lors de travaux sous les voies, le 12 août, cet axe de premier ordre pour le fret entre l’Italie, la Suisse et la Mer du Nord, ainsi que pour les voyageurs le long du Rhin, était coupé. Il existait bien des solutions de substitution, parmi lesquelles le passage par l’Alsace, voire la Lorraine, mais elles n’étaient pas idéales. Et si les trains sont de retour une semaine plus tôt que prévu, le mécontentement gronde parmi les professionnels du rail et des transports, en particulier en Suisse. Ainsi, le 29 septembre, une lettre ouverte a été envoyée par 30 associations ferroviaires et logistiques à la Commission européenne et aux ministres des Transports des pays membres, exigeant des changements structurels pour rendre le transport intermodal plus fiable et plus robuste.

P. L.

Ewa

Keolis garde les transports de Caen

Tramway CAEN Theme BELVEDERE Gris plus soutenu 2016 11 29b

Comme nous l’annoncions fin juillet, la Communauté urbaine Caen la mer a choisi de renouveler le Groupe Keolis pour l’exploitation et la maintenance de son réseau de transport urbain. Dénommé Twisto, ce réseau qui dessert les 50 communes de la communauté urbaine est géré par Keolis depuis 2002. Pour ce nouveau contrat, annoncé le 28 septembre, deux concurrents étaient en lice face au sortant : RATP Dev et Transdev.

D’une durée de six ans à compter du 1er janvier prochain, le nouveau contrat devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 345 millions d’euros. Dans le cadre de la nouvelle DSP, Keolis aura en charge l’exploitation et la maintenance du réseau de bus, le service de transport dédié aux personnes à mobilité réduite, la gestion de 650 vélos (150 en libre service et 500 en location longue durée) ainsi que l’exploitation des trois lignes du nouveau réseau de tramway dont le lancement est prévu en 2019. Ce lancement sera précédé d’une opération de substitution inédite en France, pour laquelle Keolis accompagnera Caen la mer, de l’arrêt du tramway sur pneu type TVR (31 décembre prochain) à la mise en service de 23 tramways « fer ». Durant les 18 mois de travaux, 42 bus de substitution seront mis en service et les autres lignes seront renforcées. De plus, dès janvier 2018, Keolis exploitera un nouveau service de navette en centre-ville par minibus électrique (22 personnes).

Dans le cadre cette nouvelle DSP, Keolis a pour objectif de « mieux mailler le territoire de la communauté urbaine Caen la mer, grâce notamment à la mise en service d’une grande ligne circulaire d’agglomération qui sera lancée en même temps que le nouveau réseau de tramway ». En parallèle, « l’intégralité du réseau sera modernisée afin de répondre efficacement à la hausse de fréquentation de 19,5 % prévue à horizon 2023 ». Keolis précise que de nouveaux services pour optimiser le parcours client seront également mis en place : « e-boutique, nouvelle billettique avec des titres de transport sans contact, nouveau site internet durant les travaux, calculateur d’itinéraire, etc. ».

Ewa

Talgo veut produire des trains en Grande-Bretagne

Talgo - Carlos Palacio Oriol

Quelques semaines après la confirmation de l’implantation de CAF au pays de Galles, l’autre constructeur espagnol de matériel roulant ferroviaire, Talgo, dévoile son intention de recruter et construire une usine en Grande-Bretagne. A condition de gagner des appels d’offres. C’est ce que Carlos Palacio Oriol (photo ci-dessus), président de Talgo, a déclaré à notre confrère britannique Rail. « Si nous remportons un marché, nous engagerons la construction d’une usine dès le lendemain. Mais un gros marché, sinon, ça n’a pas de sens. » Par « gros marché », le dirigeant espagnol entend des commandes au moins équivalentes à la moitié des dernières en date, soit un minimum de l’ordre de 500 millions d’euros. Et si Talgo avoue viser avant tout les trains à grande et très grande vitesse, par exemple pour la future ligne à grande vitesse HS2, « nous nous intéressons aussi aux autres marchés pour lesquels nous avons développé des produits ». Carlos Palacio Oriol précise que, quelle que soit la commande, le train de présérie serait construit en Espagne, mais que « le reste serait construit au Royaume-Uni ». Et souligne ce dernier point : « Construit, pas assemblé » ; allusion à Hitachi ? Toujours est-il que le président de Talgo souhaite associer à sa démarche les fournisseurs britanniques, « autant que faire se peut ».

Ewa

Les trains grecs sont désormais italiens

train grec Grèce

TrainOSE, le principal opérateur ferroviaire en Grèce, a désormais comme propriétaire le Groupe FS Italiane (FS). L’opération, qui est revenue à 45 millions d’euros pour le groupe ferroviaire historique italien, a été conclue à Corfou dans le cadre du sommet bilatéral Italie-Grèce qui s’est tenu à la mi-septembre, pour montant total de 45 millions d’euros. Si le groupe FS était pressenti depuis plus d’un an pour reprendre les trains grecs, à l’issue d’un appel à candidature international, il a fallu attendre le feu vert de l’Union européenne, après évaluation des termes de l’opération.

Pour le groupe italien, il s’agit d’une « nouvelle étape importante dans le processus d’expansion internationale du Groupe FS, comme le prévoit le Business Plan 2017-2026 ». L’acquisition de TrainOSE « représente également une opportunité de croissance et de développement pour les chemins de fer grecs, qui pourront désormais compter sur le savoir-faire et l’expérience du Groupe FS Italiane », souligne Renato Mazzoncini, administrateur délégué et directeur général du groupe. « Nous devenons un acteur majeur de la mobilité en Europe et nous sommes déjà l’un des principaux acteurs sur le marché des transports ferroviaires de voyageurs et de fret, ainsi que des transports publics. Premiers en Italie et en Grèce, nous sommes deuxièmes en Allemagne et présents par des filiales en Grande-Bretagne, en France et aux Pays-Bas. » Renato Mazzoncini précise que les activités internationales de son groupe représentent actuellement environ 15 % du chiffre d’affaires et devraient atteindre environ 17 %. « Notre objectif est de faire passer notre chiffre d’affaires de 1 à 4 milliards d’ici 2026. »

Rappelons que TrainOSE assure des transports de fret, services logistiques compris, ainsi que des trains de voyageurs de banlieue, régionaux, nationaux et internationaux. En 2016, l’opérateur grec a transporté 15,6 millions de personnes, dont 10,1 millions en banlieue et 5,5 millions en région, ainsi que 1,1 million de tonnes de marchandises, avec un chiffre d’affaires d’environ 120 millions d’euros de recettes et un bénéfice de 3,3 millions d’euros (depuis 2013, l’entreprise est en équilibre). TrainOSE emploie 672 personnes, avec un parc d’environ 1 160 locomotives ou rames automotrices (en leasing), et fait circuler chaque jour environ 350 trains de voyageurs ou de fret. La principale ligne grecque relie Athènes et Thessalonique, mais ce sont les relations fret entre les ports grecs et l’Europe centrale qui présentent le plus important potentiel de développement du trafic pour TrainOSE.