« L'exploitation ferroviaire est plus complexe et coûteuse que chez nos voisins »
Laetitia Dablanc, directrice de la chaire Logistics City au sein d'un laboratoire de l'université Gustave Eiffel
Ville, Rail & Transports. Le fret ferroviaire français accuse un retard notable par rapport à ses voisins d'Europe de l'Est et du Nord. Quels sont, selon vous, les principales causes ?
Laetitia Dablanc. Ce n'est pas tant la volonté politique qui fait défaut, que la dynamique intrinsèque du système et des opérateurs de fret. Ces derniers ne sont pas toujours soutenus, notamment en raison d'un accès limité aux sillons et de contraintes réglementaires. Bien sûr, certaines décisions de l'écosystème politique jouent un rôle, mais un volontarisme politique isolé ne suffirait pas à inverser la tendance tant que les entreprises de fret ferroviaire ne sont pas davantage dynamiques. Globalement, le retard français est le résultat de facteurs incrémentaux : nous avons laissé tomber le fret ferroviaire, malgré quelques exploitations très performantes. La France reste deux fois moins performante que l'Allemagne ou la Pologne. Un problème structurel est aussi celui de la géographie industrielle française, problème qui dépasse bien sûr les acteurs du transport. Paradoxalement, nous avons longtemps privilégié la sauvegarde des techniques traditionnelles – wagon isolé
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