RATP : automatisation, acte 2, ligne 1
Le 26 mai dernier, Gérald Churchill était à Singapour pour la mise en service de la Circle Line, dernière-née des lignes de métro automatique. Une semaine plus tard, le directeur d’opération du projet d’automatisation de la ligne 1 du métro parisien gagnait Nuremberg pour une réunion du groupe spécialisé « métros automatiques ». Ceci juste avant de faire, dans le cadre du congrès international de l’UITP qui se tient cette année à Vienne, une conférence attendue sur l’automatisation à laquelle s’étaient inscrits d’importants représentants de réseaux de transport, en particulier américains. C’est d’ailleurs à Atlanta que se tient le plus important des congrès américains des métros automatiques. Mais en 2011, Paris serait prêt à l’accueillir.
Cela pourrait ressembler à la lecture d’un simple agenda. C’est pourtant tout sauf anecdotique. Car le métro automatique a aujourd’hui fait ses preuves. Avec, pour Paris, la ligne 14. Le nouveau défi, c’est de réussir à automatiser sans arrêter l’exploitation d’une ligne. Ce qui est en train de se passer pour la ligne 1 du métro, où la première rame automatisée devait être présentée à la presse dans la nuit du 12 au 13 juin.
En fait, dès début 2008, la première rame est arrivée au centre d’essais ferroviaires de Valenciennes, première infrastructure au monde pour les métros automatiques. La rame de la présentation à Paris est la rame 2 de la série. Un voyage exceptionnel après passage obligatoire par Valenciennes, comme ce sera le cas pour toutes les rames. Le chantier, lui, avec une trentaine de personnes qui vont travailler à temps plein, est bien lancé. Depuis février, la station Bérault est équipée de ses portes palières. Pont-de-Neuilly le sera début juillet. Et les 25 stations devraient l’être à l’été 2010. Parallèlement, les premiers essais sur site vont débuter le mois prochain avec Siemens. Quant au poste de commande centralisé, en cours d’intégration, il sera « basculé » vers la fin de l’année.
L’automatisation de la ligne se caractérisera par une période transitoire de 18 mois, au cours de laquelle il y aura coexistence entre rames automatiques et rames avec conducteurs. L’introduction dans le trafic du premier train automatique est prévue entre octobre et la fin 2010, après une phase de mise au point. Puis deux nouvelles navettes automatiques y seront mises en service commercial chaque mois. Et c’est fin mars, voire avant l’été 2012, que la ligne 1 doit être entièrement équipée. Retour sur les enjeux essentiels d’une véritable aventure technologique.
Métros automatiques, affaires conclues.
L’enjeu de l’automatisation d’une ligne, c’est naturellement avant tout l’amélioration de la qualité de service. « Les avantages sont indéniablement reconnus. Nous n’avons même plus à les défendre, à les vendre », résume Gérald Churchill. D’ailleurs, lorsqu’une ligne nouvelle ouvre dans le monde, c’est à 75 % un métro automatique. Le point de départ de cette démarche remonte à 1981, avec la première ligne sans conducteur installée à Kobe, près d’Osaka, au Japon. En 1983, il y eut le VAL de Lille, premier mat&e
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