Frilosité et défiance du côté des régions

Les régions se montrent très sensibles à toutes les questions liées aux recettes. Régions de France affirme aujourd’hui que la démarche de lancement d’un titre unique est accueillie positivement. Mais dans les faits, peu de régions se lancent réellement dans le projet.
L’accueil réservé par les régions au projet de titre unique a pour le moins manqué d’en- thousiasme. « Les réticences qui se sont manifestées provenaient de questions sémantiques », décrypte-t-on du côté de l’association Régions de France. La première évocation du projet par le ministre des Transports, en l’occurrence Clément Beaune, a donné lieu à une certaine confusion. Dans son discours se mélangeaient les concepts de « support unique » et de « tarification unique ». Les exécutifs régionaux ont donc interprété ses propos comme une volon- té de « nationaliser les tarifs » avec une offre unique. Ce qui devait être « une invitation à échanger sur la création d’un nouveau support universel unique » a manqué sa cible.
En sous-entendant qu’il fallait revoir les tarifs, le ministre a visiblement sous-estimé l’extrême sensibilité des collectivités aux sujets « recettes » et « transports ». Trouver l’équilibre entre le meilleur tarif pour le meilleur service et le meilleur taux de fréquentation est déjà un casse-tête pour les élus. Ils ont compris que le titre unique allait remettre en cause tout cela. « La confusion s’est établie. C’était trop tard, le mal était fait », analyse un expert du sujet.
" La DGITM doit aujourd’hui convaincre les régions de l’intérêt de connecter leur système à la plateforme du ticket unique. E
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