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Siemens-Alstom : pour Henri Poupart-Lafarge, « Il va falloir trouver d’autres routes »,

© Alstom Transport

« Il n’y a pas de plan B » avait averti Henri Poupart-Lafarge. Et c’est la position qu’il réitère à la suite du veto de la Commission à la fusion avec Siemens Mobility. Une décision face à laquelle le patron d’Alstom, s’adressant à quelques journalistes, fait part de son « incompréhension », jugeant que la Commission dans son analyse de la concurrence « s’est arc-boutée dans une analyse court-termiste ». Aujourd’hui que la décision est tombée, il ne voit pas de « nécessité de replonger dans un projet tel que celui-ci ».

Le carnet de commandes d’Alstom est bien rempli (quasiment 40 milliards d’euros), le bilan est bon (six milliards de ventes sur les trois premiers trimestres et huit en vue), Alstom est fort aussi de la cession de ses participations dans trois filiales de General Electric (GE), et « les équipes sont aujourd’hui largement occupées à délivrer le carnet de commandes ». Henri Poupart-Lafarge se dit heureux de pouvoir consacrer à nouveau tout son temps à l’opérationnel.

Pas aux abois

S’il n’est, dit-il, « pas du style à me morfondre », et si Alstom est loin d’être aux abois, le ton n’est pas guilleret. Le projet de fusion avec Siemens Mobility, dans lequel le patron d’Alstom s’est investi « pendant près de deux ans », avait deux buts : « parvenir plus rapidement à une taille critique » face à la montée en puissance du constructeur chinois CRRC, et « accélérer notre mouvement vers le digital ». Les deux objectifs sont plus que jamais dans la ligne de mire. Mais il faudra « trouver d’autres routes pour y parvenir ». Indispensable, et quand Henri Poupart-Lafarge dit qu’il ne faut pas être « obsédé » par CRRC… c’est pour mieux souligner des dangers voisins. Comme Hitachi, « accueilli à bras ouverts en Europe » alors que l’industrie européenne « n’est pas bien venue au Japon ».

Ces autres routes, sur lesquels il ne se prononce pas, seront « peut-être plus organiques que ce que nous souhaitions ». Moins rapides donc que la fusion recalée, mais celle-ci, rappelle-t-il, se faisait « en anticipation » des dangers futurs. Quant à des rapprochements avec l’un, l’autre, par exemple une fusion avec les activités de transport de Thales, vieux serpent de mer, il se refuse aujourd’hui à « rouvrir la boîte à idées ».

La décision européenne lui semblant infondée, va-t-il introduire un recours ? La décision n’est pas encore prise. Le recours en effet n’est pas suspensif, l’instruction prendrait bien « deux ou trois ans » ce qui veut dire que l’actuelle dynamique de fusion est de toute façon « arrêtée ». Qui plus est les indemnités qu’on peut en espérer étant « très faibles », la satisfaction d’une décision positive serait mince. Un lot de consolation.

François Dumont

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