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Lyon : Rhônexpress réclame deux millions au Sytral

Après les tentatives de dialogue, le tribunal : le concessionnaire Rhônexpress*, qui assure la liaison entre la gare de la Part-Dieu et l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en tram rapide, attaque le Sytral…

son AOT, auprès du tribunal administratif de Lyon  pour obtenir une indemnité de 2,1 millions d’euros. Motifs de cette requête indemnitaire : Rhônexpress estime avoir subi une perte de clientèle et de recettes commerciales à la suite de travaux sur la desserte et de la mise en service, pendant quelque temps, de deux lignes de bus jugées concurrentes. Car le contrat de concession confié en 2006 à Rhônexpress lui attribue aussi le monopole de la desserte en transport en commun.

Lors du conseil syndical du 19 mai, Annie Guillemot, présidente du Sytral, a rappelé que « malgré plusieurs propositions du Sytral, aucun accord n’a pu être trouvé sur une méthodologie partagée permettant d’estimer le nombre de voyages effectivement perdus par la ligne Rhônexpress ». A charge donc pour le TA de Lyon d’apprécier l’exacte indemnité dans un dossier complexe. D’une part, les travaux en 2015 concernant la desserte du Parc OL et l’optimisation des « intersections barriérées » ont été réalisés par le Sytral sur la ligne commune au tram T3/TCL/Sytral et au tram rapide Rhônexpress, optimisation bénéficiant aux deux opérateurs Keolis/Rhônexpress. D’autre part, les deux lignes de bus « concurrentes » ont été créées dans l’Est lyonnais par le département du Rhône en 2014. Le Sytral n’en a hérité qu’en janvier 2015, lors de la métropolisation, et les a restructurées – déjà sous la pression de son concessionnaire – pour supprimer la desserte Saint-Exupéry en janvier 2016. Avantage, au final peu connu, de cet itinéraire en bus TCL avec correspondance et deux fois moins rapide que le Rhônexpress tout confort : il coûtait dix fois moins cher (environ 1,3 euro vs 14 euros).
Aujourd’hui, les experts de l’opérateur estiment le préjudice à une perte de 156 458 voyages, soit 1,84 million d’euros, et à 311 000 euros de frais d’expertise, de frais financiers et de frais pour préjudice et de compensation de retards aux voyageurs. Pour sa part, le Sytral finalise sa propre expertise à  présenter au tribunal administratif.

Claude Ferrero

* Société créée par les actionnaires Vinci (35,2 %), CDC (36,6 %) et Transdev (28,2 %). Mis en service en 2010, Rhônexpress a transporté 1,28 million de passagers (+10,7 %) en 2016.

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