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Problème de qualité sur des Regio 2N en Ile-de-France

Un Regio 2N Ile-de-France dans le hall de maintenance dédié à Villeneuve-Saint-Georges.

© Patrick Laval

Mis à jour le 15 février 2019

Fin janvier, le quotidien Le Parisien se faisait l’écho des problèmes en cascade sur les lignes desservant le sud-est de l’Ile-de-France, dont l’origine était liée à la non-qualité constatée sur certaines des rames à deux niveaux  2N en cours de livraison par Bombardier pour la ligne R (Paris – Melun – Montereau ou Montargis) du Transilien. L’arrivée sur cette relation de nouvelles rames, dans leur version spécialement adaptée aux parcours jusqu’aux marges de l’Ile-de-France, devait permettre de récupérer des rames à deux niveaux Z2N, à leur tour très attendues pour renforcer le parc du RER D. Mais cette opération ne peut se faire pour l’instant, la SNCF ayant refusé de réceptionner deux Regio 2N pour cause de « situation de non-qualité […] inacceptable ».

Confirmant l’information du Parisien, Alain Krakovitch, DG de SNCF Transilien, décrit cette situation « insupportable ». «  On en a reçu 32 [sur une commande totale de 42 Regio 2N à terme], sauf que les dernières rames qu’on a reçues n’ont pas un niveau de qualité satisfaisant du tout. » Plus précisément, des incidents sont survenus sur huit rames : « des non-qualités industrielles, comme des vis mal serrées, des câblages déficients. » Résultat : « Dès la première utilisation, la rame a une panne. »

Le dirigeant de la SNCF n’est pas le seul à dénoncer la situation. « Je ne peux accepter un nouveau retard sur les Regio 2N d’autant plus dans le contexte très difficile de la ligne R qui a terriblement souffert de la grève perlée de 2018 », a renchéri Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, dans un courrier à Guillaume Pepy, exigeant un « plan de rattrapage », qui permette la poursuite des mouvements de matériel.

Au passage, Le Parisien rappelle que l’actuelle présidente de la région, lorsqu’elle était dans l’opposition, avait déjà réagi face aux difficultés rencontrées lors de la mise en service des nouveaux trains Francilien, également produits par Bombardier. Sauf que la situation n’est pas la même. Comme un grand nombre de nouveaux matériels roulants mis en service depuis la généralisation de l’informatique embarquée, le Francilien a eu son lot de « maladies de jeunesse » il y a dix ans, avant de devenir le train fiable et apprécié qu’il est aujourd’hui. Alors que de son côté, le Regio 2N est en service depuis plus de quatre ans sur les dessertes TER et depuis un an en Ile-de-France, où les problèmes rencontrés sont plutôt basiques, ce qui n’exclut pas de susciter des interrogations.

Les excuses que Bombardier a présentées suite à l’article du Parisien font toutefois allusion à la « période d’ajustement » liée à la mise en service d’un nouveau train sur une ligne. De plus, pour le constructeur, « les difficultés ne peuvent se résumer au Regio 2N » sur la ligne R, qui « connaît une exploitation dense et des infrastructures vieillissantes ». Le concepteur du nouveau train ne nie pas « des difficultés au début du mois de janvier 2019, notamment au niveau des portes », ajoutant que « les équipes de Bombardier mobilisées dans les technicentres SNCF ont d’ores et déjà procédé à la remise en conformité de ces non-qualités ». « Toutes les rames ont été inspectées et celles incriminées sont désormais corrigées », assure Bombardier, qui s’exonère des pannes concernant « des équipements fournis par l’exploitant », citant comme exemple les pantographes (les archets ont été changés par la SNCF après réception des rames) et les écrans de conduite.

Pour le constructeur, « ces différents incidents ne reflètent pourtant pas les performances globales de fiabilité et de disponibilité des Regio 2N de la ligne R, qui s’avèrent en janvier 2019 meilleures que les objectifs contractuels fixés par SNCF ». Bombardier estime même être responsable de « moins de 1,25 % des rames indisponibles pour l’exploitation », sur les quatre dernières semaines (correspondant grosso modo au mois de janvier). Et l’industriel, qui assure désormais déployer des processus « zéro défaut », confirme que le calendrier des livraisons des Regio 2N sur la ligne R sera conforme à ses engagements vis-à-vis de SNCF et d’Ile-de-France Mobilités.

Toujours est-il que deux jours après la publication de l’article dans Le Parisien, Valérie Pécresse et Alain Krakovitch se joignaient à François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, et Guillaume Marbach, DG SNCF Réseau Ile-de-France, pour lancer des invitations à la tenue, le 7 février, d’une manifestation en l’honneur du « déploiement des nouveaux trains Regio 2N sur la branche Paris – Montargis de la ligne R », au cours de laquelle Centre-Val de Loire et Île-de-France Mobilités ont signé un engagement permettant aux voyageurs de bénéficier d’arrêts supplémentaires des TER Paris-Nevers à Nemours. A noter que selon le communiqué diffusé par Île-de-France Mobilités et la SNCF après la manifestation, « au total 32 rames [ont été] livrées à ce jour ».

P. L.

 

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