Cinq questions autour d'un deal russe
1 – Que veulent les Russes ?
De par les distances à couvrir et son histoire, la grande Russie s’est organisée autour de ses chemins de fer. L’économie russe a aujourd’hui besoin d’un monumental programme de rattrapage dans ce domaine. Le premier objectif du système ferroviaire russe est le fret. Les producteurs de pétrole, de minerais et de charbon, principalement acheminés par le rail, ont un besoin urgent de locomotives neuves. C’est pour cette seule et unique raison que les oligarques Iskander Makhmudov et Andreï Bokarev, propriétaires des mines de charbon et de cuivre, se sont intéressés au ferroviaire. Il s’agit d’accompagner le développement de leur activité de fret et d’exporter efficacement leurs minerais. Les propriétaires de TMH ont acheté 95 % de la construction ferroviaire russe et constitué le plus grand groupe mondial de construction ferroviaire presque incidemment. Mais le ferroviaire n’est ni leur but ni leur métier. Ils ont besoin d’un partenaire industriellement avancé pour accomplir en quelques années un saut technologique.
2 – Pourquoi les Russes ont-ils choisi Alstom ?
Peu réputé pour ses locomotives et manquant de références dans le domaine du fret, Alstom partait avec un sérieux handicap sur Bombardier dans la course au partenariat. Mais le canadien, candidat préféré des Russes, imaginait plutôt une fusion entre Bombardier Transport et TMH, qui aurait impliqué que les Russes lui versent environ 2 milliards de dollars. Les oligarques ne souhaitaient pas investir plus dans le rail et ont demandé &agra
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Publié le 19/11/2025 - Yann Goubin
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