Espagne : le débat sur la libéralisation ferroviaire relancé après la collision meurtrière d'Adamuz
La collision meurtrière entre deux trains près d’Adamuz, en Andalousie, le 18 janvier, a suscité des doutes sur l’état du réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol, le deuxième plus grand du monde avec ses 3900 km, derrière la Chine. D’autant qu’un autre accident a fait un mort dans un train périurbain de Barcelone, le 21 janvier, deux jours seulement après la catastrophe ferroviaire qui a tué 45 personnes.
De plus, début août, le Syndicat espagnol des conducteurs de train (Semaf) avait déjà adressé une lettre à l’administrateur des infrastructures ferroviaires (Adif) et à l’agence d’Etat de sûreté ferroviaire pour l’alerter sur l’état de quatre lignes sur lesquelles il recommandait de réduire la vitesse à 250 km/h. Notamment près d’Adamuz où au moins huit problèmes bénins avaient été rapportés ces derniers mois. De plus, des voyageurs ont indiqué avoir ressenti de fortes vibrations dans les trains qu’ils empruntaient sur ce trajet. Des vidéos ont d’ailleurs été publiées sur les réseaux sociaux.
Un autre débat est en train de monter en Espagne autour du modèle de développement du rail en Espagne lié à l’ouverture à la concurrence. C’était déjà un thème fort dans la presse marquée à droite qui s’interrogeait sur la hausse des trains en circulation sur le réseau à grande vitesse et sur l’usure accélérée des infrastructures. Alors que, dans
L'article complet ( 742 mots) est réservé aux abonnés ou aux détenteurs d’un porte-monnaie électronique, connectez-vous pour y accéder.
*Formule numérique sans engagement à partir d’un 1€ par mois !
Publié le 12/11/2025 - Sylvie Andreau