Mobilité urbaine : des politiques inefficaces selon la Cour des Comptes Européenne
Un nouveau rapport de la Cour des Comptes Européenne sur les efforts pour mieux gérer la mobilité urbaine souligne les limites des politiques menées. Cette mobilité, qui concerne environ 75 % de la population de l’UE, est un phénomène qui préoccupe Bruxelles et compromet ses ambitions de réduction des missions carbone. La croissance démographique, plus rapide en périphérie que dans les centres-villes, indique en effet que les trajets domicile-travail vont continuer à augmenter.
60 milliards d’euros entre 2014 et 2027
Entre 2014 et 2027, l’exécutif européen aura mobilisé environ 60 milliards d’euros pour encourager une mobilité durable pour les navetteurs et leur proposer des alternatives à la voiture individuelle. Pour décourager l’usage de la voiture, privilégier des systèmes de transport urbain multimodaux et favoriser une mobilité active, Bruxelles finance la modernisation des trains régionaux, la prolongation de réseaux de tramway et de pistes cyclables reliant périphéries et centres-villes, ou encore la construction de plateformes multimodales afin de fluidifier les correspondances entre modes de transport.
Elle a aussi imposé des plans de mobilité urbaine durable (ou PMUD) dans 431 villes en 2024.
Manque de coordination
Les auditeurs pointent aussi à demi-mot l’impuissance de l’UE face à des politiques de transport qui restent en grande partie entre les mains des États membres. Si le cadre législatif a été renforcé, rien n’oblige les 27 à veiller à ce que les PMUD (plans de mob
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