Les 49 liaisons ferroviaires prioritaires à relancer selon la Fnaut
La faible attractivité du bus, les limites des trains légers, mais surtout le succès de plusieurs lignes ferroviaires réactivées (Tours – Chinon, Cannes – Grasse, Avignon –Carpentras, Nantes – Chateaubriant), ont incité la Fnaut à remonter au créneau pour défendre le service public ferroviaire. La fédération d’usagers a recensé 49 projets jugés « prioritaires » représentant des trajets de 7 à 90 km dans un plan détaillé de réouverture de petites lignes. Ils représentent un total de 1 624 km, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain, qui permettraient à des villes moyennes délaissées de retrouver de l’attractivité.
Toutes ces lignes proposées à la réouverture ont un potentiel de trafic important. « Ce ne sont pas de petites lignes rurales », précise la fédération. Dans la plupart des cas, leur potentiel est supérieur à 1 000 voyages par jour, certaines dépassant même les 4 000 voyages quotidiens. Enfin, près d’un tiers est susceptible d’intégrer un Service Express Régional Métropolitain (SERM) déjà labellisé.
Un plan peu coûteux
Ce plan ambitieux est aussi peu coûteux : de l’ordre de 300 millions d’euros par an sur 15 ans pour la totalité des lignes concernées. « Les emprises existent, appartiennent déjà à la collectivité et n’attendent plus que la pose d’une superstructure neuve », justifie la Fnaut. Par comparaison, elle rappelle que le montant de 300 millions d’euros correspond à la phase 1 du seul projet Ligne Nouvelle Paris Normandie, et représente un coût budgétaire bien moindre pour la France que la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE), ou celui de l’électrification du parc automobile.
Ce retour du service public ferroviaire dans des dizaines de villes moyennes doit aussi avoir un impact économique majeur. « Il existe en effet une corrélation fréquente entre disparition de la desserte ferroviaire et baisse démographique, déclin économique et disparition des autres services publics, collèges, lycées, centre des impôts, maternités… », insiste la Fnaut qui en prend pour preuve la Nouvelle-Aquitaine, où la forte réduction de la desserte ferroviaire Périgueux-Agen (2 AR/jour) s’accompagne d’une baisse démographique. Au contraire, non loin de là, le renforcement de la desserte Bergerac – Bordeaux, avec un train par heure, contribue à renforcer la démographie de Castillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande, des personnes travaillant à Bordeaux s’y installant.
Des réouvertures réussies
Parmi les exemples de réouvertures
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