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Ewa

Après les incendies de bus électriques, la batterie solide en question

incendie d'un Bus Bluebus à Paris 2022

En avril, un autobus électrique Bluebus de la RATP a brûlé alors qu’il circulait en plein Paris. A Stuttgart, quelques mois plus tôt, un incendie avait ravagé tout un dépôt. A son origine,un feu qui s’était déclaré sur un autobus eCitaro. Ces deux véhicules avaient pour point commun d’être équipés de batteries « tout solide ». Il n’en aura pas fallu davantage pour que le trouble s’immisce chez les opérateurs allemands.

Déjà le 4 avril, le feu s’était déclaré sur un autobus électrique de la RATP, près de la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Peu de temps après, le 29 avril, un fait analogue survenait sur un second véhicule du même type, non loin de la Bibliothèque François Mitterrand, dans le 13e arrondissement. Cette fois, l’incendie de cet autobus, qui était en circulation commerciale sur la ligne 71 (Bibliothèque François Mitterrand-Porte de la Villette), allait se révéler particulièrement spectaculaire par son ampleur. La RATP décidait alors de mettre temporairement à l’arrêt les 149 véhicules électriques de ce type.

Dans les deux cas, il s’agissait d’autobus Bluebus 12 m IT3 dit « de nouvelle génération », dont les premiers exemplaires ont été mis en service à partir de janvier 2021. Ils se distinguent notamment de la série précédente par l’esthétique extérieure de leur face arrière, qui a été retravaillée, et inclue désormais une casquette de pavillon. 

Cette nouvelle génération peut être équipée de sept packs de batteries IT3 d’une capacité totale jusqu’à 441 kWh, qui trouvent place à l’arrière du véhicule ainsi qu’en toiture. Comme sur la première génération, les batteries en cause font appel à la technologie LMP (Lithium Métal Polymère).

Un mois après le second incendie, Bolloré, constructeur des Bluebus, annonçait que l’origine des deux sinistres avait été « vraisemblablement identifiée », l’imputant « à l’assemblage d’un composant électronique sur une série donnée ». 

Le gouvernement a émis une fiche de rappel de produit

Le 29 juillet, une fiche de rappel était émise sur le site gouvernemental des alertes de produits dangereux, dans la catégorie « automobiles et moyens de déplacement », pour les autobus Bluebus 12 m IT3 équipés de batteries LMP IT3 de Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré. Ceux-là mêmes qui se trouvaient impliqués dans les deux incendies vécus par la RATP.

Rappelons que ces batteries dites « tout solide » sont uniques sur le marché. Elles se distinguent, comme leur appellation générique le laisserait supposer, par une cellule entièrement solide, sans présence de composants liquides ou de gel, et élaborée à partir de deux électrodes réversibles, qui se trouvent physiquement séparées par un polymère solide, tandis que le matériau utilisé pour l’une des électrodes est justement le lithium-métal, d’où le sigle LMP utilisé pour les identifier. 

Or, la batterie « tout solide » a toujours été considérée comme un produit d’avenir. De fait, elle se caractérise par sa très haute densité énergétique, sa longévité, sa stabilité, son coût modéré, son aptitude à pouvoir être relativement bien recyclée, et la sécurité qu’elle est censée apporter, dans la mesure où elle peut résister à des températures extérieures fort élevées.

Motif : le positionnement défectueux de la feuille isolante mylar

La fiche A12/01089 du site gouvernemental stipule comme motif de rappel « le positionnement défectueux de la feuille isolante mylar ». Cette feuille isolante doit être placée entre deux cellules adjacentes dans la batterie. La fiche précise qu’un positionnement défectueux « peut conduire à un court-circuit, augmentant le risque d’incendie ». Et elle stipule d’ailleurs clairement l’incendie au titre des « risques encourus par le consommateur ».

Les évènements survenus en avril à Paris ne sont pas passés inaperçus outre-Rhin. Et tout particulièrement dans les villes allemandes où circulent les eCitaro de Mercedes équipés de batteries LMP de Blue Solutions, comme Munich, Lübeck ou encore Wiesbaden. Ainsi cette dernière localité du Centre-Ouest de l’Allemagne, capitale de la Hesse, doit exploiter, à terme, 120 véhicules de ce type. Les opérateurs, mais aussi les assureurs, souhaitent être rassurés. D’autant que le 30 septembre 2021, le feu qui s’était déclaré au dépôt d’autobus SSB (Stuttgarter Strassenbahnen, Tramways de Stuttgart) de Gaisburg, sur un autobus Mercedes eCitaro à batteries « tout solide » pendant son rechargement, s’est soldé par des dégâts de plus de dix millions d’euros. Cet incendie majeur a totalement détruit 25 autobus, dont deux véhicules historiques qui étaient en préservation. 

S’étant produit en début de soirée, mais avant un nombre significatif de rentrées, le pire a pu être évité, d’autant que les personnels présents ont réussi à dégarer in extremis une soixantaine d’autobus pour les conduire en lieu sûr. Un brasier de plusieurs milliers de degrés a ravagé en profondeur les dalles en béton armé qui constituaient le sol des aires de remisage ainsi que, bien sûr, toutes les toitures. 

Les bus diesel brûlent aussi

En Allemagne deux autres incendies dans des dépôts, sur la Rheinbahn à Düsseldorf (38 véhicules détruits, dont certains quasiment neufs), et sur l’Üstra à Hanovre (neuf véhicules détruits, dont des eCitaro) expliquent cette vague d’inquiétude, même si les autorités organisatrices n’entendent nullement revoir leurs plans en matière d’électromobilité. 

A Stuttgart, le nouveau dépôt à construire à Gaisburg devrait prendre en compte l’éventualité d’un incendie d’une façon assez inédite. Partant du principe que le nombre de véhicules dont l’exploitation pourrait temporairement se passer tourne entre dix et quinze unités, l’idée est de concevoir les infrastructures de remisage sous la forme d’une douzaine de compartiments adjacents, séparés par des cloisons pare-feu, et recouvert par une structure de toiture jusqu’à 45 % perméable. Chaque compartiment ainsi constitué accueillerait une quinzaine de véhicules standard.

Comme les véhicules incriminés dans ces incendies sont, en général, assez largement détruits, les causes précises de ces sinistres demeurent toujours extrêmement difficiles à établir avec précision. A ce stade, il importe donc surtout de se garder de jeter l’opprobre sur telle ou telle technologie. Sans compter que chacune d’elles reste toujours perfectible, et que toute innovation a toujours entraîné son lot de déconvenues dans les tout débuts. Sans oublier que, régulièrement, des autobus diesel brûlent aussi.

Philippe Hérissé

Ewa

Succès suisse pour le plus long train de voyageurs du monde

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Un record ferroviaire est battu! Les chemins de fer rhétiques (les RhB) ont fait circuler, le 29 octobre, « le plus long train de voyageurs sur voie étroite » : s’étendant sur 1906 mètres, composé de 100 voitures, il a parcouru à vitesse réduite (de 30 à 35 km/h) la voie Albula-Bernina (inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco) dans le canton des Grisons.

Partant de Preda vers 14h20, il est arrivé à sa destination finale Alvaneu, après 25 km et 46 minutes de trajet, franchissant 48 ponts et 22 tunnels et un dénivelé de près de 800 mètres.

Cet impressionnant convoi, pesant quelque 3000 tonnes et mobilisant 7 conducteurs et 21 techniciens, a attiré des milliers de curieux. Cet exploit a été organisé dans le cadre des festivités liées aux 175 ans de la première ligne ferroviaire suisse. Rappelons que le 9 août 1847, la liaison appelée «Spanisch-Brötli-Bahn», permit d’effectuer en 45 minutes le parcours de 22,5 km entre Zurich et Baden, qui nécessitait jusqu’alors trois heures de calèche.

Ewa

La sur-fréquentation, principal challenge lors des opérations de TER gratuits ou à un euro

Rive droite du Rhône. TER Occitanie pétition petites lignes

Une semaine après la dernière opération en Occitanie du « TER à 1 euro » destinée à faciliter les déplacements, alors que l’essence manquait, le bilan est dressé, montrant une fréquentation multipliée par 5 comparée à la même période en 2021 : 82 000 billets à 1€ ont été vendus le premier week-end du 15 octobre, puis 96 000 le week-end suivant.

La SNCF a dû réagir vite pour mettre à jour ses tarifs car Carole Delga, la présidente de la région, a annoncé la première opération le 13 octobre, soit deux jours seulement avant son lancement. « La bascule du tarif a été un très gros challenge pour la SNCF, reconnaît Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région chargé des Mobilités. Les quelques difficultés le premier week-end ont été surtout liées au fait que le dispositif informatique n’est modifiable qu’une fois par jour, le soir. Pour 250 places dans un train, la SNCF met 220 billets en vente pour garder quelques places pour les abonnements et les correspondances. A la 222ème personne souhaitant acheter un billet, le dispositif a fait réapparaitre le tarif classique. »

Côté SNCF, on reconnaît que « c’est un petit tour de force d’adapter les tarifs. Mais on sait faire, malgré quelques pourcents de ratés« . La compagnie s’est engagée à rembourser la différence aux quelques personnes n’ayant pas obtenu le bon tarif.

Pour la SNCF, le principal souci, lors de ce type d’opération, concerne avant tout la fréquentation qu’elle surveille de près afin que les trains ne soient pas sur-occupés. Avec une limite : elle ne peut pas décider d’une heure sur l’autre d’envoyer un train  supplémentaire pour absorber les flux de voyageurs. Heureusement, selon Jean-Luc Gibelin,  seule une vingtaine de trains sur 380 ont été considérés comme complets le samedi et une quarantaine sur 400 trains le dimanche, sur tout le littoral méditerranéen.

C. S

Ewa

Eiffage devient le premier actionnaire de Getlink

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Eiffage a annoncé avoir conclu, le 26 octobre, un accord avec TCI Fund Management Limited pour acquérir 13,71 % du capital de Getlink pour près d’1,2 milliard d’euros. Le groupe, qui détenait déjà 5,08 % des parts, devient ainsi le premier actionnaire de la société concessionnaire du Tunnel sous la Manche, avec 18,79 % du total.

« Cette opération s’inscrit dans la stratégie du groupe de diversification de son portefeuille de concessions dans ses territoires cibles« , explique Eiffage dans un communiqué, en rappelant détenir déjà de nombreuses concessions ou partenariats dans les infrastructures de transport.  Actionnaire depuis 2018 de Getlink, le groupe français de BTP précise vouloir être « un investisseur de long terme ».

Ewa

 Lancement d’une « grappe » nationale de 5 PME-PMI ferroviaires pour rénover des TER

AGC Nouvelle Aquitaine

Care et SNCF Voyageurs ont lancé, le 27 octobre, la première « grappe » nationale de 5 PME-PMI ferroviaires engagées dans le programme OPTER (visant à rénover 40 % du parc TER), en partenariat avec Bpifrance et avec le soutien financier de l’Etat.
« Cinq PME stratégiques pour la filière, Bufab France, Gueripel, JST Transfomrateurs, KFS Mobility, TE Connectivity France, vont ainsi bénéficier de 22 jours, répartis sur 18 mois, d’accompagnement et d’expertise industrielle », indique un communiqué commun des partenaires. L’initiative portée par l’association Care vise à améliorer la performance industrielle et la compétitivité du secteur.

Michel Marsone, le directeur Achats Matériel, SNCF Voyageurs, rappelle que « les Régions ont confié à SNCF Voyageurs la rénovation de nombreuses rames TER 2N NG et AGC qu’elles ont financées lors de leur construction dans les années 2000. Ce programme OPTER, pouvant atteindre près de 1000 rames sur 10 ans, est d’une ampleur considérable et inédite. La fiabilité de la chaine d’approvisionnement sera un élément essentiel dans sa réussite« .

Ewa

Jérôme Laffon et Stéphane Rapebach échangent leurs postes à la SNCF

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Alors que le TGV à bas coûts Ouigo va prochainement fêter ses 10 ans, un nouveau directeur, Jérôme Laffon, va en prendre les commandes le 1er novembre. Ce diplômé de HEC de 50 ans, était jusqu’alors directeur marketing et commercial de TGV-Intercités. Il a notamment contribué au lancement des cartes Avantage et Liberté, à la promotion des atouts écologiques du train et à la préparation de TGV Intercités à l’arrivée de la concurrence, rappelle la SNCF.

 

1656681793831 2Il remplace Stéphane Rapebach qui, dans un jeu de chaises musicales, prend lui-même le poste de directeur marketing et commercial à TGV-Intercités. Ingénieur des Arts et Métiers de 43 ans, il est resté 6 ans à la tête de Ouigo, développant l’offre qui représente  aujourd’hui 22% du trafic de voyageurs GV, et en la portant de 5 à 24 millions de voyageurs par an.

Ewa

Le premier « train-tram » espagnol voit le jour à Cádiz

Cadiz, Andalucia. Spain

Grande première le 26 octobre :  le « Tren-Tranvia de la Bahia de Cádiz » a été inauguré. Cette mise en service survient après 15 années de préparatifs et un investissement supérieur à 300 millions d’euros.

S’étalant sur 24 km, ce tram-train se déploie au sud de la baie de Cádiz entre les villes de Chiclana de la Frontera, San Fernando, Puerto Real et Cádiz, ses 21 arrêts desservant une population de 234 000 habitants. Le parcours combine une section nouvelle de 14 km auxquels succèdent 10 km sur la ligne Séville-Cádiz du «réseau national » de Adif (l’équivalent espagnol de SNCF Réseau).

Pour cette première espagnole, l’opérabilité est assurée par sept trains fournis par CAF, captant le 750 volts sur la partie tramway et le 3000 volts de la ligne Adif. Ces rames avaient été commandées en 2008 par la Junta ou Communauté autonome d’Andalousie qui a également pris en charge l’infrastructure nouvelle. Cette collectivité est en effet compétente pour les tramways andalous (Grenade, Séville, Málaga), mais l’exploitation globale du réseau de Cádiz a été confié en mars 2010 à l’opérateur Renfe.

Durant presque 20 ans, ce projet de tram-train a vécu nombre de vicissitudes. Esquissé dès 2004 via un « Metrotren », il est d’abord pensé à écartement européen, avant d’être construit à 1,668 m afin d’atteindre Cádiz. Mais les quais hauts ou pas imposent deux types de portes, selon la partie de la ligne. Mêmes difficultés pour la signalisation, l’insertion dans le trafic banlieue etc. Si bien que l’homologation engagée en 2014 n’aboutit qu’en 2020, avant des essais en ligne. Et l’Union européenne s’est fait tirer l’oreille pour maintenir ses subventions.

Mais ce n’est pas fini : à terme, la ligne Adif Séville-Cádiz devrait passer à grande vitesse avec conversion de la voie à écartement européen. Il faudra alors revoir et l’alimentation électrique (25kV alternatif) et les bogies des rames du tramway …

A ce jour, aucun projet de tram-train n’est aussi achevé en Espagne : entre Alicante et Benidorm, des convois empruntent des tracés urbains puis périurbains, ce qui sera bientôt le cas à Bilbao. Ailleurs, León, Mallorca comme la Costa Brava catalane en sont toujours aux stade des cartons.

Michel Garicoix

Ewa

IDFM veut 1000 agents de sécurité en plus dans les transports

sécurité RATP
25 % de personnel en plus d’ici 2026 pour assurer la sécurité des voyageurs en Ile-de-France. C’est ce que souhaite Valérie Pécresse qui a indiqué, le 11 octobre dernier, vouloir « créer 1 000 postes supplémentaires dans les 5 prochaines années ». Ils s’ajouteront au 4000 emplois déjà déployés dans le réseau francilien, a ajouté la présidente d’Ile-de-France Mobilités.
Plus précisément, l’élue prévoit 400 agents de sécurité privée affectés dans les bus de Paris, 300 agents supplémentaires déployés dans les bus de grande couronne, 100 agents de sécurité privée supplémentaires pour la RATP, 23 agents supplémentaires pour le GPSR (la police de la RATP), et 80 agents pour les lignes ferroviaires (dont 40 nouveaux agents de la Suge, la police ferroviaire de la SNCF, et 40 agents de sécurité privée), nécessaires notamment dans le cadre du prolongement du RER E.
S’ajouteraient une centaine d’agents qualifiés, réunis au sein d’une Brigade régionale de sécurité que Valérie Pécresse veut aussi créer. Ces agents seraient « capables d’intervenir partout en Ile-de-France pour apporter un soutien temporaire aux effectifs de terrain en fonction des besoins », a souligné la patronne de l’Ile-de-France. « Les études juridiques et opérationnelles puis la mission de configuration devront préciser le fonctionnement et les modalités d’intervention de cette entité ».
Pour former ce personnel, IDFM veut créer une formation d’agents de sécurité privée spécialisée dans les transports, avec des modules spécifiques, adaptés au secteur des transports en commun. Le dossier de demande de certification a été déposé en juillet 2022 et celui-ci vient d’être enregistré par France compétences, qui assure notamment la régulation de la formation professionnelle et de l’apprentissage. IDFM consacre 160 M€ chaque année à la sûreté dans les transports franciliens.
Y. G. 

Ewa

La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs

Bus RATP

Confrontée à un manque de conducteurs de bus, la RATP cherche non seulement à attirer de nouveaux profils mais aussi à lutter contre la vague d’absentéisme qui la touche. Le renforcement des contrôles menés en interne a permis de relever 500 arrêts frauduleux concernant 230 salariés et a donné lieu à des révocations et des licenciements, a indiqué Alexandre Guyot, le DRH bus et tramways de la Régie, lors de la conférence sur « Le défi social dans les transports publics franciliens », organisée par VRT le 20 octobre à l’Espace Saint Martin dans le 3ème arrondissement de Paris, juste avant la cérémonie de remise des Grands Prix de la Région Capitale.

Pour faciliter le retour à la normale, la RATP a mis en place une prime de présence. « Depuis octobre et au moins jusqu’à la fin de l’année, les conducteurs assidus toucheront entre 100 à 200 € mensuel», a annoncé Alexandre Guyot. Une initiative pas vraiment vue d’un bon oeil par les syndicats car les salariés ne sont pas forcément absents pour de mauvaises causes. La Régie, qui évalue ses besoins à 1500 conducteurs de bus cette année, en avait embauché 820 à fin septembre, a également indiqué le DRH au cours de cette table ronde.

En cette période de tensions sur les métiers, les transporteurs recourent aussi aux primes pour attirer de nouvelles recrues. C’est le cas notamment de Transdev qui verse une prime aux salariés parrainant des candidats. «La situation s’est déjà améliorée. Nous avons connu une vraie difficulté au sortir de l’été, au moment où des salariés avaient prolongé leurs congés. Les efforts menés par l’entreprise ont permis de rétablir la situation. Nous sommes passés de 250 conducteurs manquants en septembre, à moitié moins, en recourant à l’intérim », a indiqué Pierre Talgorn, le directeur régional Transdev Ile-de-France. Et d’ajouter : « Pour assurer le service, chaque matin, nous réorganisons le planning en fonction des absences de dernière minute, en donnant priorité au scolaire et au transport à la demande dans des lieux où l’on est dépendant du service. Et nous effectuons des rotations, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes usagers qui soient impactés ».

Valérie Chrzavzez

Retrouvez l’intégralité du compte-rendu de la conférence de nos Grands Prix de la Région Capitale dans le numéro de novembre de Ville, Rail & Transports.

Ewa

L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

Tram à Nice

Pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants qui devront instaurer en 2025 des zones à faibles émissions (ZFE), le compte à rebours a commencé. Pour le moment, sur les 43 agglomérations concernées, seules 11 ont déjà sauté le pas et mis en place des zones où les véhicules les moins polluants sont acceptés en fonction de leur vignette Crit’Air.

Le sujet est potentiellement explosif, rappelle Philippe Tabarot, sénateur LR des Alpes-Maritimes, et ancien rapporteur au Sénat du volet mobilités de la loi climat et résilience en 2021. Avec la mise en place de ces ZFE,  « ce serait alors près de 41% du parc automobile français actuel qui serait interdit de circuler dans les grandes villes« , écrit-il dans une tribune envoyée aux médias. Selon l’élu, le transport étant le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, il convient de le décarboner. « La zone à faible émission (ZFE) constitue, dans l’arsenal, un moyen pour atteindre cet objectif« , reconnaît-il, en insistant sur la nécessité de « l’acceptabilité sociale« , qui lui semble aujourd’hui mieux prise en compte qu’il y a un an.

Toutefois, la Métropole du Grand Paris a décidé de reporter à partir de septembre 2024 l’interdiction des Crit’Air 3 dans la ZFE, a indiqué sur France Bleu Paris Patrick Ollier, son président, l’interdiction des Crit’Air 4 et 5 étant déjà en vigueur.

Pour aider les automobilistes, l’État a décidé de mettre en place des aides à l’acquisition de véhicules non polluants, tels que le bonus écologique et la prime à la conversion. « Le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique sera porté à 7 000 euros pour les 50 % des Français qui gagnent le moins. Le dispositif de leasing pour les véhicules électrique sera ouvert aux précommandes au second semestre 2023« , a ainsi indiqué dans un communiqué le ministère de la Transition écologique après la tenue, le 25 octobre, du 1er comité ministériel sur les « zones à faibles émissions mobilité ». Au moins 150 millions d’euros issus du fonds vert viendront aussi en soutien des collectivités pour mettre en place ce dispositif.

Enfin, l’Etat a promis de mettre un dispositif de contrôle et de sanction automatisé pour veiller à la mise en œuvre effective des ZFE-m. « Elle nécessitera le déploiement de dispositifs techniques. L’État y travaille d’ores et déjà aux côtés des collectivités afin d’aboutir d’ici 2024″, souligne le ministère sans donner plus de détails. Un comité de suivi se réunira tous les six mois pour suivre les avancées des futures ZFE. Et un groupe de travail sera lancé dans les prochaines semaine pour harmoniser les règles s’appliquant plus particulièrement aux professionnels.

MH P