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Ewa

La Fnaut réclame un nouveau calendrier des chantiers ferroviaires remis en cause par le concert d’Indochine

MI20
RER B

Les usagers n’en reviennent toujours pas! C’est peu de dire que la décision de l’Etat de reporter d’importants travaux sur la ligne très fréquentée du RER B, pour que puisse se tenir un concert d’Indochine le 21 mai au Stade de France, les a beaucoup « surpris et déçus« , comme ils l’écrivent dans un courrier envoyé le 6 avril à Marc Guillaume, le préfet de Paris et de la région Ile-de-France.

Dans une lettre signée par Marc Pélissier, le président de la Fnaut Ile-de-France interpelle le préfet pour lui demander,  « pour éviter que de telles situations se reproduisent, un calendrier consolidé des travaux de l’axe nord pour 2022, 2023 et 2024 avec les décisions associées concernant les événements au Stade de France« .

La fédération représentant les usagers réclame aussi l’organisation régulière de réunions de l’Observatoire des travaux de l’axe nord, ce qui n’a pas été fait depuis 2020. Son prédécesseur, le préfet Cadot, avait pris des engagements qui n’ont pas été tenus, explique-t-on du côté des usagers. Or, l’axe nord utilisé par les lignes B, D, H et K  fait l’objet de nombreux travaux concomitants qui nécessitent beaucoup d’interruptions de trafics en soirée ou les week-ends et perturbent d’autant les conditions de déplacements des innombrables utilisateurs de ce réseau le plus emprunté d’Europe (un million de voyageurs quotidiens sur le seul RER B.)  La programmation de tels travaux prenant des mois, il y a urgence…

MH P

Ewa

L’UTP demande plus d’équité entre les modes de transport face à la crise de l’énergie

Bus Nantes Chronobus

Tour à tour, organismes professionnels et associations des transports montent au créneau pour demander l’aide de l’Etat pour faire face à l’envolée des prix de l’énergie. D’autant que dans le cadre de son plan de résilience, présenté le 16 mars, le gouvernement a dit vouloir soutenir les entreprises de transport. « Or seul le transport routier de marchandises et de voyageurs bénéficie d’une aide sectorielle de 400 millions d’euros mais le transport par autobus n’est pas inclus dans ce dispositif« , rappelle l’UTP qui pointe « les conséquences pour les entreprises de transports publics et ferroviaires, grandes consommatrices d’énergie, touchées de plein fouet par une hausse inédite des prix de l’énergie qui met en danger leur équilibre économique fragile« .

Selon l’organisme patronal, ces entreprises ont déjà supporté 250 millions d’euros de charges supplémentaires en 2021. Le surcoût pour les seuls opérateurs de fret ferroviaire est estimé à 55 millions d’euros sur 2022, ce qui risque de «mettre en péril la Stratégie nationale du gouvernement qui vise à doubler la part du fret ferroviaire d’ici à 2030″, selon Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTP. « L’enveloppe de 170 millions d’euros/an prévue dans le cadre du plan de relance est déjà largement amputée ». De son côté, l’Alliance 4F (rassemblant le secteur du fret ferroviaire) s’inquiète aussi de « la fin de non-recevoir à sa demande de soutien de 55 millions d’euros« . Et les opérateurs de fret ferroviaire de déplorer d’être les « oubliés de la crise ».

D’où l’interpellation de l’Etat par l’UTP pour bénéficier « d »actes forts pour soutenir les opérateurs de transport public et ferroviaire« . Et d’ajouter : « Il est paradoxal que les opérateurs de transport public et ferroviaire soient les grands oubliés de la crise énergétique alors qu’ils permettent de transporter chaque jour des millions de voyageurs et de tonnes de marchandises et qu’ils apportent la solution à la transition écologique et préservent le pouvoir d’achat ».

MH P

Ewa

En Ukraine, la voie diplomatique passe aussi par les chemins de fer

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Un mois et demi après le début de l’attaque russe en Ukraine, les chemins de fer apparaissent plus que jamais comme une artère vitale pour le pays, les connexions aériennes étant interrompues et les routes bloquées par de nombreux points de contrôle. La société ferroviaire Ukrzaliznytsia (UZ) indique avoir acheminé 3,5 millions de réfugiés, dont de nombreux femmes, enfants et personnes invalides. Cela, malgré les bombardements qui détruisent les voies ou des installations comme cela été le cas le 8 avril lors de la frappe par un missile de la gare de Kramatorsk dans l’est de l’Ukraine faisant 52 morts et plus d’une centaine de blessés. La communauté cheminote n’est pas épargnée. 88 travailleurs du rail ont été tués lors des attaques (dont 2 dans la gare de Kramatorsk) et 93 blessés selon la UZ.

Les chemins de fer ukrainiens offrent aussi une voie diplomatique aux dirigeants européens qui viennent rencontrer le président Volodymyr Zelensky. Mi-mars, les Premiers ministres de la Pologne, de la République Tchèque et de la Slovénie ont pris le train pour rencontrer le président ukrainien et son Premier ministre Denys Shmyhal à Kiev, capitale du pays alors assiégée. Le 31 mars, c’était au tour de Roberta Metsola, la présidente maltaise du Parlement européen de faire le voyage en signe de soutien. Puis d’Ursula von der Leyen, la présidente de l’Union européenne, accompagnée de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, et d’Eduard Heger, le Premier ministre slovaque, qui ont aussi été à Boutcha, lieu de massacre de civils au nord-ouest de Kiev. Le chancelier allemand Karl Nehammer s’est aussi rendu sur les lieux.

Citons enfin Boris Johnson qui a effectué le trajet en train entre la Pologne et l’Ukraine lors du week-end du 10 avril. L’occasion pour le Premier ministre britannique de rendre un vibrant hommage sur une vidéo aux « travailleurs du fer » en leur faisant part de la « solidarité » des Britanniques et de leur admiration pour tout ce qu’ils font.

MH P

Visionner la vidéo :

 

Ewa

Les opérateurs de fret ferroviaire s’inquiètent d’être les « oubliés de la crise »

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L’Association Française du Rail (AFRA) s’inquiète des conséquences de la crise énergétique pour les opérateurs ferroviaires. Rappelant que, face à la hausse des prix des énergies, le gouvernement a mis en place un plan de résilience pour les particuliers et les professionnels, l’Association française du Rail (Afra) s’inquiète pour les entreprises ferroviaires oubliées par ces mesures. « Pourtant, la crise énergétique va coûter au moins 52 millions cette année aux opérateurs de fret ferroviaire. Un chiffre à comparer aux 400 millions d’euros promis aux transporteurs routiers par le gouvernement », indique l’association qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF.

Alors que « le rapport du GIEC interpelle les citoyens comme les pouvoirs publics sur la nécessité d’agir en faveur du climat avec urgence dans les trois prochaines années afin de limiter le réchauffement climatique », l’Afra estime que « l’administration actuelle des transports ne semble plus faire grand cas du mode de transport qui préserve le plus les ressources de notre planète ». Et de s’interroger : « Faut-il manifester de façon plus concrète pour illustrer les difficultés de notre secteur pour être entendus ?« 

Ewa

Le parking de La Madeleine-Tronchet se dote de plus de 500 bornes électriques

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Plus de 500 bornes de recharge électriques viennent d’être installées dans le parking parisien de La Madeleine-Tronchet, a annoncé le 12 avril, la Saemes l’opérateur de stationnement en Ile-de-France dont l’actionnaire majoritaire est la Ville de Paris. On y trouve également une zone disposant de 30 bornes de recharge dédiée aux deux-roues électriques. Ce parking souterrain qui compte au total 975 places de voitures et 153 places motos est « aujourd’hui l’infrastructure de recharge de véhicules électriques (IRVE) la plus importante déployée en France », affirme la Saemes.

L’installation et la mise en service de ces bornes ont été réalisées par TotalEnergies et Sogetrel, choisis à la suite d’un appel d’offres. Ces deux partenaires ont aussi équipé de 240 bornes les parkings Saemes de la Porte d’Auteuil, de 12 bornes celui de Jean-Bouin (Paris 16e). « Dans les prochaines semaines », ils devraient aussi avoir installé 350 bornes dans le parking de Saint-Augustin Bergson (Paris 8e).
La Saemes poursuit ainsi son objectif de proposer 1 000 points de recharge dans ses parkings d’ici à la fin de l’année. A plus long terme, l’opérateur veut équiper près de 50 % de la capacité de ses parkings parisiens en bornes de recharge électrique. Déjà huit parkings Saemes parisiens et un dans le Val-de-Marne proposent des bornes de recharge électrique, dont la supervision a été reprise par TotalEnergies depuis l’été 2021. De nouveaux déploiements sont planifiés tout au long de l’année 2022 et 2023.
Y. G.

Ewa

Un ancien de Suez à la direction Europe de Transdev

Antoine Grange

Thierry Mallet, lui-même ex-Suez, n’en finit pas de puiser dans le vivier de son ancien groupe. Dernier recrutement en date du PDG de Transdev, Antoine Grange va prendre, à partir du 19 avril, le poste de directeur Europe de l’opérateur de transport public.

Agé de 52 ans, polytechnicien, ancien élève de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (1995) et de l’Université Technique de Munich, Antoine Grange travaillait jusqu’alors sur le projet de nouvelle entité « New Suez », après avoir été directeur général Recyclage & Valorisation, Suez Asie. Directement rattaché à Thierry Mallet, il est chargé de la zone européenne comprenant les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni et l’Irlande, l’Espagne et le Portugal, la République Tchèque et la Slovaquie et le Maroc.

Ewa

Plus de 150 corrections apportées à SNCF Connect

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S’exprimant devant la presse le 8 avril, Christophe Fanichet a reconnu un lancement « trop brutal » du nouveau site de ventes de la SNCF. « Je l’assume », a ajouté le PDG de SNCF Voyageurs.

Depuis son lancement le 25 janvier d’innombrables critiques avaient été formulées contre la plateforme rassemblant oui.sncf et l’Assistant. Les utilisateurs pointaient des problèmes de lecture des QR codes, de pertes de dossiers ou d’insuffisantes fonctionnalités. « Plus de 150 correctifs ont été effectués avec plusieurs mises à jour », a indiqué Christophe Fanichet. Parmi les améliorations, citons l’intégration des billets dans l’app Cartes, la possibilité d’ajouter un voyage à son agenda  ou la mise à disposition des justificatifs pour les TER.  L’option de choisir un fond clair pour l’appli, jusqu’alors uniquement sur fond bleu nuit, (ce qui était également fortement critiqué malgré les raisons d’économies d’énergie évoquées) sera proposée à partir de mai.

Selon le dirigeant, « beaucoup de sujets qui n’étaient pas disponibles ou difficiles ont été corrigés ». D’où la décision de revenir à un niveau normal pour les services clientèles, dont les effectifs avaient été multipliés par 4 pour répondre aux questions. « Les Français s’approprient ce nouveau service », conclut Christophe Fanichet, en rappelant que 31 millions de billets ont été vendus via SNCF Connect qui enregistre 2,4 millions de visites par jour.

 

 

 

Ewa

La SNCF a perdu 50 % de ses voyageurs professionnels dans les trains longue distance

TGV Duplex (ALSTOM) en gare voyageurs Lyon Part-Dieu - Rampe d'acces aux quais.

Début d’année en demie teinte pour la SNCF. Si les passagers loisirs sont presque aussi nombreux dans les trains longue distance au premier trimestre 2022 qu’avant la crise sanitaire, en revanche du côté des voyageurs professionnels, contributeurs essentiels pour les recettes de l’entreprise, le bilan est préoccupant : globalement, ces trains (principalement les TGV) transportent 15 % de trafic en moins par rapport à 2019 mais la baisse atteint 50 % pour les voyageurs professionnels.

« Le premier trimestre 2022 confirme la dynamique de la reprise du trafic. Quand les conditions sanitaires sont favorables, la mobilité des français repart« , commente Christophe Fanichet, qui réfléchit à des mesures de reconquête de la clientèle affaires et espère en un effet volume des voyageurs loisirs.

En Ile-de-France, « le trafic a progressé de 30 % comparé au premier trimestre 2020 mais en retrait d’une quarantaine de pourcents par rapport à 2019« , poursuit le PDG de SNCF Voyageurs. Côté TER, le trafic a augmenté de 35 % par rapport à la même période 2021, mais il se situe à peu près au même niveau qu’avant la crise. Avec des différences notables : une baisse des abonnés illimités du fait principalement du télétravail et une augmentation (+10 %) des voyages occasionnels.

La menace de la hausse des prix de l’énergie

Autre préoccupation : la hausse des prix de l’énergie alors que la SNCF est le premier consommateur industriel d’électricité en France (avec 10 % de la consommation industrielle, et 1 à 2 % de la consommation globale). Pour le moment, les conséquences sont limitées, assure le patron de SNCF Voyageurs puisque plus de 95 % de l’énergie qui sera consommée cette année est déjà achetée. « Malgré la hausse, l’impact sur la facture sera de quelques dizaines de millions d’euros« , précise-il. La SNCF n’augmentera pas le prix de ses billets cette année, poursuit-il. « Avec le train, non seulement nous sommes l’allié du climat, mais nous sommes aussi l’allié du pouvoir d’achat des Français« .

Pour ses consommations d’électricité des deux à trois années suivantes (elle a déjà acheté 75 à 80 % de son électricité pour 2023) la SNCF doit maintenant trouver le meilleur moment pour acheter afin d’éviter que les quelques dizaines de millions d’euros de surcoûts ne se transforment en centaines de millions d’euros à l’avenir. « La question est : est-ce que je couvre mes besoins aujourd’hui car je pense que demain l’électricité sera encore plus chère?« , résume Christophe Fanichet.

Par ailleurs, la SNCF suit deux axes complémentaires : d’une part, elle continue à développer le recours à des énergies renouvelables (via par exemple une signature en 2021 avec EDF sur du photovoltaïque permettant de couvrir ses besoins sur 20 à 25 ans), d’autre part, elle intensifie ses programmes d’économie d’énergie. L’entreprise a aussi ouvert un fond en interne mettant à disposition quelques financements pour inciter ses salariés à innover, notamment dans les technicentres industriels.

MH P

 

Ewa

Début des tests pour les nouvelles rames MP14 qui circuleront sur la ligne 11 du métro parisien

Premier MP14 Atelier ligne 11 Rosny
La première rame MP14 qui circulera sur la ligne 11 du métro parisien (Châtelet – Mairie des Lilas) est arrivée le 5 avril à Rosny-sous-Bois. C’est là qu’est installé le nouvel atelier de maintenance de la ligne, au-delà du prolongement en cours de construction.
C’est la première des 39 rames, destinées à cette ligne, à entrer dans le nouvel atelier. Elle sera suivie d’une deuxième en mai, puis d’une troisième en juin. Le rythme va ensuite s’accélérer pour atteindre 10 rames cette année, 21 l’année prochaine, et enfin 8 en 2024. Elles remplaceront les MP59, dont la conception remonte aux années 1960. Ce matériel (il représente les plus anciennes rames de métro circulant en Île-de-France) ne sera plus compatible avec les nouvelles infrastructures du prolongement notamment pour la signalisation.
Les rames MP14 de la ligne 11 sont plus économes en énergie ( – 20 %) grâce au système de freinage électrique avec récupération d’énergie, à une motorisation plus performante et à l’éclairage Led. Elles font aussi moins de bruit (- 40 %) comparé à l’actuel matériel roulant de la ligne. Leur capacité est de 562 voyageurs avec 106 places assises fixes dont 30 pour les personnes à mobilité réduite, 2 espaces pour les fauteuils roulants et 48 strapontins.
Elles sont composées de 5 voitures avec intercirculation, contre 4 voitures séparées pour les MP59. Il s’agit de faire face à l’augmentation du trafic liée au prolongement : potentiellement 85000 personnes (emplois et habitants) dans un périmètre de 600 mètres autour des stations en 2023.
Les MP14 vont d’abord être testés aux abords de la station Rosny-Bois-Perrier, puis jusqu’à la station Coteaux-Beauclair à l’été 2022. À la fin de l’année, ils traverseront la dernière section du prolongement encore en travaux, afin de pouvoir débuter les essais de nuits sur la ligne 11 existante. Ils pourront ainsi, à partir de mi-2023, être progressivement incorporés sur la ligne 11 existante, entre Châtelet et Mairie des Lilas, aux côtés des anciens matériels. La mise en service est prévue courant 2024.
Le nouvel atelier de Rosny – Bois-Perrier (600 m) va remplacer celui des Lilas. Opérationnel depuis le début de l’année 2022, il accueillera progressivement l’ensemble des activités de maintenance courante des rames ainsi que leur nettoyage sur une voie extérieure dédiée et leur garage. L’entretien des gros organes, comme les bogies, sera effectué à Fontenay.
Bien plus grand que l’ancien atelier des Lilas, il est équipé de quatre voies sur pilotis, dont l’une est destinée à la dépose des bogies. Les autres sont spécialisées dans la maintenance des portes ou les interventions en toiture désormais indispensables. Sur le nouveau matériel, les équipements sont installés en dehors, sous la caisse ou au-dessus, afin de laisser le maximum de place à l’intérieur pour les voyageurs.
Yann Goubin

Ewa

Au moins 52 morts dans l’attaque russe de la gare de Kramatorsk

Przemyśl, au sud-est de la Pologne

Plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées et une centaine blessées lors d’une attaque des Russes le 8 avril sur la gare de Kramatorsk dans l’Est de l’Ukraine, par où passent depuis plusieurs jours des milliers de personnes pour être évacuées vers des zones moins menacées. Deux roquettes sont tombées sur la gare selon la compagnie ferroviaire ukrainienne.

Selon un journaliste de l’AFP sur place un peu plus tôt, des centaines de personnes espéraient encore pouvoir trouver un train pour quitter la ville sous la menace d’une offensive russe majeure.