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Ewa

Damien Pallant devient directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau

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Jusqu’alors directeur Sécurité de SNCF Voyageurs, Damien Pallant est devenu le 3 mars directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau. Il succède à Jean-Claude Larrieu, qui a pris au début de l’année la direction des Risques et de la Sûreté du groupe SNCF.

Diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile et d’un master exécutif de Sciences Po et de l’Université de St Andrews, Damien Pallant a effectué l’essentiel de sa carrière au sein d’Air France, passant en 22 ans de copilote à directeur en charge de la Performance opérationnelle, et par différents postes de management opérationnel et de transformation, rappelle un communiqué de SNCF Réseau.

 

Ewa

Le réseau de transport poitevin Vitalis renforce la sécurité pour ses agents

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Bien que le nombre annuel d’incidents soit en baisse, le réseau poitevin Vitalis connaît une forte hausse des agressions ; 11 ont été totalisées en 2021 dont sept entre septembre et décembre. La direction de l’entreprise vient d’annoncer la mise en place d’un plan visant à renforcer la sécurité de ses agents.

Doté d’un budget global de 334 000 euros, il liste 18 actions parmi lesquelles l’installation de vitres anti-agressions dans les postes de conduite des bus. Parallèlement, la collaboration entre les forces de l’ordre et l’entreprise a été renforcée via un protocole sur l’échange d’information et le suivi des procédures judiciaires.

J.-S. T.

Ewa

La RATP revient dans le vert

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Avec un chiffre d’affaires en hausse de 6 % (plus de 5,8 milliards d’euros), l’année 2021 a plutôt été satisfaisante pour le groupe RATP malgré la crise sanitaire qui a entraîné une baisse de la fréquentation des transports (- 29 % par rapport au niveau d’avant-crise).

Avec l’amélioration de la situation sanitaire, la RATP a déjà constaté une reprise progressive du trafic voyageurs en Ile-de-France de + 24 % par rapport à 2020. Cette reprise est de + 12 % dans les bus, le mode qui a le mieux résisté pendant la crise, de + 18 % dans les trams, et de + 35 % pour le réseau ferré. « C’est logique, puisque c’est le mode qui avait le plus baissé pendant la crise sanitaire », explique Catherine Guillouard, la PDG du groupe RATP.

Le groupe affiche un résultat net de 207 millions en 2021, en hausse de +341 millions par rapport à 2020 (année marquée par un résultat négatif de 134 millions).

Le chiffre d’affaires du groupe en 2021 est porté par ses filiales. Ensemble, elles représentent 23,5 % du total (contre 21,9 % en 2020). Parmi elles, RATP Dev affiche une hausse de son chiffre d’affaires de + 12,9 %, à plus d’1,3 milliard d’euros, principalement grâce au démarrage de l’exploitation du réseau de Toscane, en novembre 2021. « Un contrat à 400 millions par an sur onze ans », précise Catherine Guillouard. « L’Italie va passer devant le Royaume-Uni parmi les marchés étrangers de RATP Dev. » S’y ajoutent la montée en puissance des opérations sur les métros de Riyad (ligne 1 et 2), du Caire (reprise de l’exploitation de la ligne 3 du métro en juin 2021) et le développement aux Etats-Unis (Indianapolis).

En France, RATP Dev a remporté des victoires dans les Alpes, notamment en Haute-Savoie avec un contrat à Thonon, et dans la Somme avec du transport à la demande. Ses contrats ont aussi été renouvelés à Boulogne et dans la Vienne.

En Ile-de-France, une autre filiale du groupe, RATP Cap Ile-de-France répond aux appels d’offres lancés par IDFM et porte les nouveaux contrats remportés en 2021. Ce qui représente pour le moment un volume d’affaires total de 90 millions par an avec l’exploitation des réseaux du Mantois, du plateau de Saclay et le tram T10 ainsi que les lignes de bus qui y sont attachées. C’est aussi cette société.

Une nouvelle filiale, créée en 2021, RATP Solutions Ville réunit plusieurs filiales existantes : RATP Connect (service 3G/4G), RATP Real Estate, RATP Habitat et RATP Capital innovation. Elle a remporté la concession du réseau de fibre du Grand Paris Express (500 millions sur 25 ans, avec participation de la CDC à 25 % ) et la gestion du réseau frigorifique de la Ville de Paris, contrat de 2,4 milliards sur 20 ans, dans un partenariat à hauteur de 15 % avec Engie/Climespace).

Malgré la crise, le groupe n’a pas réduit ses efforts d’investissement. En 2021, les investissements ont fait un bond de 18 % par rapport à 2020, à 2 708 millions d’investissements bruts consolidés. Parmi eux figurent 618 millions destinés au prolongement des lignes de métro et de tramway, dont 575 millions aux seules lignes 14 Nord, 11, 12, et 4.

Les investissements sont restés soutenus : plus de 2,3 milliards, soit + 8 % par rapport à 2020. Près de la moitié de cette somme a servi à moderniser le réseau et entretenir les infrastructures (projet MF19, automatisation L4 et modernisation L6, rénovation des rames MI2N et MI84, finalisation du RVB du RER A, conversion des centres bus à l’électrique et au biogaz et achat de bus électriques) et au prolongement de la ligne 14 au sud vers Orly, réalisés en tant que maître d’ouvrage délégué pour le compte de la SGP (409 millions).

Y. G.

Ewa

Bientôt deux nouveaux opérateurs de scooters électriques en libre-service à Toulouse

Loi mobilités

Alors qu’Indigo Weel a quitté Toulouse après trois ans de présence et l’incendie de son entrepôt logistique mi-décembre, deux autres acteurs du scooter électrique en libre-service devraient prendre le relais, a annoncé la mairie : Yego, déjà implanté à Bordeaux et à Paris, et Felyx, présent en Allemagne, Belgique et Hollande. Le choix de ces opérateurs, qui fait suite à l’appel à manifestation d’intérêt de juin 2021, leur permettra de proposer au public 300 scooters chacun, moyennant une redevance annuelle de 50 € par véhicule et pour une durée de cinq ans. L’arrivée est annoncée pour fin avril-début mai.

C. S.

Ewa

Le financement de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur est signé

Vue de la façade de la gare de Toulon dans le Var.
Date 	17 juillet 2009
(c) Florian Pépellin
Le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari a signé, le 28 février, le protocole de financement des phases 1 et 2 de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur, avec la SNCF et les collectivités territoriales concernées.
D’un montant de 3,5 milliards d’euros, dont 560 millions venant de la région Sud d’ici 2035, les phases 1 et 2 consisteront notamment à créer une gare TER/TGV à Nice-Aéroport, un réseau express métropolitain autour de Toulon, une gare souterraine traversante à Marseille-Saint-Charles (pour faire gagner près de 15 minutes aux trajets vers Toulon et Nice). Elles permettront aussi de réaménager les voies de surface de cette gare.
Le projet de ligne nouvelle inclut des dessertes cadencées dans le cadre de la création d’une navette azuréenne entre Cannes, Nice et Menton. Les premiers travaux sont programmés dès 2024.

Ewa

Florence Aretz prend la direction générale France de TIER Mobility

Florence Aretz

Agée de 34 ans et diplômée de l’EDHEC, Florence Aretz a été nommée directrice générale France de TIER Mobility. Elle avait rejoint l’opérateur de mobilité partagée l’année dernière, en tant que directrice financière pour la région Europe du Sud-Ouest et Moyen-Orient, après douze ans d’expérience internationale en finance d’entreprise, stratégie et développement.

Elle mettra en oeuvre la stratégie de TIER Mobilty qui cherche à élargir son domaine d’action en France « au-delà de la trottinette, notamment via l’intégration de Nextbike« . Rappelons que la société allemande TIER, l’un des trois opérateurs de trottinettes électriques en libre service à Paris et qui se présente comme le leader européen de la micro-mobilité,  a racheté en fin d’année dernière l’opérateur de vélo partage Nextbike, également allemand.

« Avec l’acquisition de Nextbike, TIER Mobility est désormais présent sur toute la chaîne de valeur des micro-mobilités urbaines: vélos, trottinettes électriques et scooters électriques. Notre objectif en 2022 va être de continuer ce développement multimodal pour donner corps aux ambitions des collectivités sur les mobilités douces », souligne Florence Aretz, qui est également impliquée dans les sujets de diversité et d’égalité professionnelle, via son engagement au sein de Female Founders, un accélérateur européen dédié aux entrepreneures, et via son soutien au développement de CodeOp, une école de code  fournissant aux femmes les bases nécessaires pour lancer leurs carrières dans le secteur de la tech.

Ewa

Un nouveau système d’information voyageurs sur les quais du RER B sud et du métro parisien

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Ile-de-France Mobilités (IDFM) a décidé, lors de son conseil d’administration du 17 février, de changer tous les panneaux d’information voyageurs, dans un premier temps, sur les quais du RER B sur la partie RATP au sud en prenant modèle sur les dispositifs mis en place sur le RER A.  Le coût est de 15 millions d’euros. La partie nord du RER B, gérée par la SNCF, plus récente, pourrait être équipée à partir de 2025.

Les quais de métro sont aussi concernés. Un nouvel équipement sera déployé entre 2023 et 2024, représentant un investissement de 15 millions d’euros. « En place depuis 20 ans, ces panneaux arrivent en fin de vie. Ils seront remplacés par le même système que celui mis en place sur la ligne 14, avec un écran indiquant les temps d’attente pour les deux prochains trains et offrant de la place pour faire de l’information voyageurs« , résume un porte-parole.

Enfin, côté SNCF, IDFM, Gares et Connexion et Transilien poursuivent la mise à jour et l’homogénéisation de la signalétique du réseau ferré. Déjà en place dans plus d’une vingtaine de gares franciliennes (le réseau compte 430 gares de trains et RER), le déploiement doit se poursuivre jusqu’en 2024.

 

 

Ewa

Pierre Labarthe, nouveau directeur des gares d’Ile-de-France

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Pierre Labarthe, membre du comité exécutif de Gares & Connexions, a été nommé le 15 février directeur des gares d’Ile-de-France. Agé de 40 ans, ce diplômé de l’Université Paris Dauphine avait rejoint en 2013 le groupe SNCF, d’abord au sein de SNCF Consulting, le cabinet de conseil filiale à 100 % de la SNCF, puis deux ans plus tard Gares & Connexions. Il était alors chargé de la stratégie, et plus particulièrement de la transformation en SA à partir du 1er janvier 2020.

Depuis février 2020, il était directeur de cabinet de Marlène Dolveck, la directrice générale de Gares & Connexions, et s’était vu aussi confier les relations institutionnelles de l’entreprise.

Ewa

SNCF Connect : encore une centaine de corrections à faire

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Interrogé le 24 février lors de la présentation des résultats de la SNCF, Jean-Pierre Farandou a reconnu que l’entreprise n’avait « peut-être pas assez informé et accompagné » ses clients, malgré les 9000 testeurs interrogés par les 200 salariés de l’agence digitale interne. « Nous avons sous-estimé le fait que certaines fonctionnalités manqueraient aux clients et que cela perturberait autant de monde », a-t-il souligné en précisant que suite aux remarques des clients, 50 demandes de corrections avaient déjà été traitées. Il en reste une centaine à réaliser d’ici la fin mars selon échéance fixée.

Ewa

L’année 2021 s’est finalement mieux passée que prévu pour la SNCF

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La SNCF s’en sort mieux que prévu : en 2021, malgré les longues périodes de restrictions sanitaires, elle a enregistré un bénéfice net de 900 millions d’euros alors qu’elle affichait une perte de près de trois milliards un an auparavant. Un résultat positif qui s’explique principalement par le produit de la cession de sa filiale Ermewa qui lui a apporté une plus-value d’un bon milliard. Le résultat net récurrent (qui exclut les éléments exceptionnels) est lui négatif à 185 millions d’euros

Le chiffre d’affaires réalisé en 2021, de 34,8 milliards d’euros (en hausse de 15 % par rapport à 2020), est quasiment revenu au niveau de 2019, même si la profitabilité du groupe n’est pas aussi élevée.

Croissance de l’activité tirée par Geodis

Le chiffre d’affaires global est avant tout porté par Geodis, dont l’activité a fait un bond de 33 % en deux ans (à 10,9 milliards d’euros), une performance qui explique la moitié de la hausse du chiffre d’affaires du groupe. La direction insiste aussi sur la capacité de résilience de l’entreprise qui a su adapter son offre et sa politique commerciale en fonction de la fréquentation de ses trains. Notamment au cours du second semestre quand l’activité a connu un fort rebond.

Plus précisément, le chiffre d’affaires de SNCF Voyageurs (TGV, Intercités, TER et Transilien) progresse de 14 % (à 13,71 milliards d’euros) mais reste sous son niveau de 2019. Les activités fret et logistique exercées sous la bannière de Rail Logistics Europe ont également bien tiré leur épingle du jeu, engrangeant 226 millions d’euros de marge opérationnelle. Fret SNCF, en particulier, revient dans le vert, ce qui n’était pas arrivé depuis de très nombreuses années. Un motif de satisfaction fort pour Jean-Pierre Farandou qui parle d’un « beau signal » pour le fret ferroviaire en France. Fret SNCF doit son redressement notamment à la hausse des volumes transportés, aux efforts de productivité (comprenant la réduction des frais de structure) mais aussi à l’aide financière des pouvoirs publics qui ont décidé de soutenir les wagons isolés et de réduire le coût des péages payés par les opérateurs de fret ferroviaire.

Du côté des gestionnaires d’infrastructures, le chiffre d’affaires de SNCF Réseau croît de 12 % comparé à 2020, tandis que celui de Gares & Connexions progresse de 4 % (mais ses revenus restent inférieurs de 12 % à ceux de 2019).

Poursuite des plans d’économies

Le plan d’économies drastique mis en place en 2021, qui a atteint 1,9 milliard d’euros, après un programme d’économies de 2,5 milliards l’année précédente, a aussi permis d’atténuer les effets de la crise sanitaire (dont le coût total est estimé à 10 milliards d’euros). « Nous avons ajusté l’ensemble de nos dépenses pour récupérer l’impact négatif sur le chiffre d’affaires », commente le PDG de la SNCF. Selon Laurent Trevisani, le directeur général délégué Stratégie et Finances, la SNCF a réussi à compenser l’impact négatif de la crise dans une fourchette de 40 à 50 %. Enfin, malgré le contexte difficile, la SNCF, épaulée par l’Etat, a continué à investir en 2021 à hauteur de 10,3 milliards d’euros.

L’ensemble de ces résultats « conforte la stratégie de diversification de notre portefeuille d’activités », estime Laurent Trevisani. Geodis est le « second poumon économique du groupe », commente Jean-Pierre Farandou. « Quand l’un (le TGV) va mal, l’autre est là », poursuit-il, se félicitant de ces « business models indépendants ».

Retour à un cash-flow libre à l’équilibre attendu en 2022

« Tout cela nous rend confiant sur le retour en 2022 à un cash-flow libre à l’équilibre, conformément aux engagements financiers pris avec l’Etat », ajoute le patron du groupe, qui compte sur la hausse de l’activité et sur la poursuite du plan de performance. Il faudra notamment continuer à réaliser des économies « de quelques centaines de millions d’euros », selon le directeur des Finances.

Les indicateurs financiers sont aussi encourageants du point de vue de l’endettement, après la reprise par l’Etat de 35 milliards d’euros. L’endettement, qui était auparavant de quelque 60 milliards d’euros, est tombé à 26,3 milliards au 1er janvier 2022. « Rapporté à la MOP espérée en 2022, le ratio de solvabilité devrait être proche d’une structure financière équilibrée », précise Laurent Trevisani. L’entreprise se donne l’objectif de recourir à des financements 100 % durables à l’horizon 2025.

Marie-Hélène Poingt